Selon Africa Intelligence, le Colonel Frédéric Bongo, le frère d’Ali Bongo, très lié avec les Israéliens et les Français qui a surtout été l’homme fort du renseignement Gabon se trouve à Paris d’où il a activé son réseau contre ce qu’il considère n’être seulement une Révolution de palais à Libreville plutôt qu’un Coup d’Etat qui a renversé son Frère Ali Bongo le 30 aout dernier.
Frédéric Bongo, colonel de la Garde républicaine, frère d’Ali Bongo et ancienne pièce maîtresse du régime était tombé en disgrâce après le grave accident de santé de son frère et chef d’état, en raison de l’hostilité de l’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, avant de retrouver les faveurs d’Ali, dont il pourrait compter parmi les derniers soutiens.
Gabon, le retour de Frédéric Bongo par la grande porte
Un putsch dans le putsch?
Toujours selon Africa Intelligence Frédéric Bongo se trouvait en Guadeloupe avec le judoka Teddy Riner lorsqu’il a appris la nouvelle du renversement de son président de frère. Rentré à Paris précipitamment, Frédéric Bongo a « tenté de faire passer le message aux autorités françaises des risques de déstabilisation et prédit un putsch dans le putsch ».
Et notre source d’ajouter: « Frédéric a battu le rappel parmi les généraux, avec qui il est resté en contact ».
Des luttes de sérail
Frédéric Bongo a côtoyé Brice Oligui Nguema l’actuel homme fort du Gabon qui était un des aides de camp de son père Omar Bongo, ancien président du Gabon), alors que, lui Frédéric, était à la tête de la Direction Générales des Recherches (DGR – Gendarmerie,)
Selon plusieurs témoignages, les relations entre les deux officiers étaient très froides. Ce que confirme un officier de la Garde Républicaine qui a requis l’anonymat : «Le Colonel Frédéric Bongo a toujours méprisé le général Oligui Nguema. Il se considère meilleur que lui, notamment en raison de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et de l’ École des Officiers de la Gendarmerie Nationale « .
Pour sa part, le Général Brice Oligui Nguema n’a jamais vraiment prêté attention au mépris de Frédéric, concentré qu’il était à atteindre son objectif. Ce à quoi il a réussi là où tant d’autres ont échoué.
Un soldat pas si perdu
La question est de savoir ce que fera Frédéric Bongo face à la situation. Va-t-il couper court aux intentions que certains lui prêtent et retourner à Libreville où il avait été nommé à la tête de l’École de Gendarmerie d’Owendo ou décidera-t-il d’entrer en résistance contre le nouvel homme fort du Gabon ?
S’il décide d’entrer en résistance et d’appuyer son frère déchu aujourd’hui en résidence surveillée, Frédéric Bongo sera sans doute l’une des rares personnes à soutenir encore Ali Bongo. Un Ali Bongo dont les partisans ont tous retourné leurs veste dans les heures qui ont suivi le coup d’Etat.
Frédéric Bongo est bien seul…Pour l’instant.
Gabon, le colonel Frédéric Bongo radié de l’armée