FMI - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/fmi/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Wed, 18 Apr 2018 15:21:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg FMI - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/fmi/ 32 32 Réunion à Brazzaville, la France refuse de négocier le CFA https://mondafrique.com/economie/reunion-a-brazzaville-france-refuse-de-negocier-cfa/ Wed, 18 Apr 2018 15:21:17 +0000 https://mondafrique.com/?p=18799 Les ministres des Finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales des pays membres de la zone franc se sont réunis à Brazzaville, vendredi 13 avril 2018. M. Bruno Le  Maire, ministre français de l’Economie et des finances, accompagné de Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France ont aussi participé à cette réunion. […]

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Les ministres des Finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales des pays membres de la zone franc se sont réunis à Brazzaville, vendredi 13 avril 2018. M. Bruno Le  Maire, ministre français de l’Economie et des finances, accompagné de Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France ont aussi participé à cette réunion.

Les participants ont réitéré leur volonté de continuer à faire de la zone franc un espace de dialogue ouvert, de coordination des politiques. Cet espace d’échanges, qui prend une dimension unique en Afrique, reste un facteur de stabilité et de développement.

La France s’est dite disposée à apporter une aide financière à la République du Congo, à hauteur de 135 millions d’euros sur trois ans, en vue d’améliorer sa situation  macroéconomique. Mais, cette aide française est conditionnée à l’accord avec le FMI.

Cette réunion  a été tenue dans un contexte économique marqué par une reprise de la croissance à l’échelle du continent africain. C’est pourquoi, les ministres des finances ont rappelé leur souhait d’œuvrer pour le développement des pays de la zone franc et de mettre en œuvre des politiques économiques soutenables susceptibles de promouvoir une croissance inclusive.

Les participants  ont aussi souligné qu’une majorité de pays de la zone franc a conclu un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui contribue à l’harmonisation des diagnostics à l’échelle sous-régional et à la coordination des politiques macroéconomiques, ainsi que des réformes économiques et financières mises en œuvre.

On aussi été abordés lors de la réunion les sujets suivants : Le changement de l’appellation FCFA, la révision du système de dépôt des états membres auprès du trésor public français ainsi que l’élargissement de la zone monétaire à d’autres États.

A ces questions, la France a répondu qu’il n’était pas question de changer le franc CFA ni de le rattacher au Dollar ou au Yen, et qu’elle refusait que l’Afrique de l’Ouest se désolidarise de la Zone CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale).

La France a aussi proposé une Congo, une aide de 135 millions d’euros en 2019 étalée sur 3 ans à condition de – garantir la transparence, qu’un accord soit trouvé avec le FMI et que la lutte contre la corruption soit améliorée.

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Des intermédiaires manipulateurs cherchent à rouler le gouvernement mauritanien https://mondafrique.com/decryptage/intermediaires-douteux-cherchent-a-rouler-gouvernement-mauritanien/ Sat, 02 Apr 2016 13:44:36 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=6285 La fin de l’accord entre Matthieu Pigasse, le patron de la banque Lazard et la Mauritanie, suscite d’étranges manoeuvres. A la veille de l’expiration du contrat de la banque Lazard avec la Mauritanie en avril, des tuyaux percés sont distillés dans la presse spécialisée à Paris. Ainsi « la Lettre du Continent », un média consacré aux […]

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La fin de l’accord entre Matthieu Pigasse, le patron de la banque Lazard et la Mauritanie, suscite d’étranges manoeuvres.

A la veille de l’expiration du contrat de la banque Lazard avec la Mauritanie en avril, des tuyaux percés sont distillés dans la presse spécialisée à Paris. Ainsi « la Lettre du Continent », un média consacré aux coulisses des pouvoirs africains, a été visiblement abusée.

Dans la dernière livraison de « La Lettre », un article est en effet consacré à une hypothétique rencontre à Marrakech entre le patron de la Banque Lazard, Matthieu Pigasse et l’homme d’affaires mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou, en rupture totale avec le régime du président Aziz et qui vit actuellement dans cette ville.

A qui profite le crime?

A en croire « la Lettre du Continent », l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui réside souvent lui aussi à Marrakech, aurait été à l’origine de cette rencontre. Il aurait, apprend-on, conseillé à Matthieu Pigasse, qui fut son bras droit lorsqu’il était ministre des Finances du gouvernement de Lionel Jospin, « de se rapprocher de Mohamed Bouamatou, le principal opposant au chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.»

Hélas, ces informations sont erronées. « La Lettre du Continent » a été trompée par des sources fallacieuses. « Si DSK connait effectivement l’homme d’affaires mauritanien, Bouamatou et Pigasse ne se sont jamais rencontrés », indique un banquier qui connaît les deux hommes. Interrogé par « Mondafrique », un proche de Mohamed Bouamatou a qualifié les informations parues de « fantaisistes ».

A qui profite le crime? Certainement pas à la Banque Lazard, une honorable institution qui ne s’abaisserait pas à balancer ainsi de pareils couacs. En revanche, l’intermédiaire mauritanien qui a favorisé le rapprochement entre la Banque Lazard et le gouvernement de Nouakchott se démène, ces dernières semaines, pour que le contrat avec la banque Lazard soit renouvelé. Et on le comprend, ces accords lui rapportent de belles commissions.

Son calcul est simple. Rien de tel, pense ce forban, que d’agiter le spectre de Bouamatou, la bête noire du régime, pour convaincre le président mauritanien de reconduire à tout prix le contrat avec Lazard. L’intermédiaire sait très bien que Mohamed Ould Abdel Aziz sera piqué au vif en apprenant que Mathieu Pigasse se rapproche de Bouamatou. Ce sera, dès lors, un jeu d’enfants de convaincre le pouvoir mauritanien de poursuivre, au prix fort, sa coopération avec la Banque Lazard.

Au total, une seule question qui vaille: qui manipule qui dans ce dossier? 

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Mauritanie, la scandaleuse cécité du FMI https://mondafrique.com/libre-opinion/mauritanie-scandaleuse-cecite-fmi-pillage-ressources/ Sat, 05 Mar 2016 10:54:18 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=5795 Dans une lettre ouverte à la responsable du FMI pour la Mauritanie, Mercedes Vera Martin, le directeur du journal le Calame, Ahmed Ould Cheikh, partenaire de Mondafrique, met en cause la gestion du FMI à Nouakchott et sa totale indifférence face au gaspillage des richesses minières de la Mauritanie  Madame, Vous ne me connaissez pas. […]

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Dans une lettre ouverte à la responsable du FMI pour la Mauritanie, Mercedes Vera Martin, le directeur du journal le Calame, Ahmed Ould Cheikh, partenaire de Mondafrique, met en cause la gestion du FMI à Nouakchott et sa totale indifférence face au gaspillage des richesses minières de la Mauritanie 

Madame,

Vous ne me connaissez pas. Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de moi. Je me permets quand même de vous aborder. Le sujet est d’une telle importance qu’il n’est désormais plus possible de se taire. Votre institution, le Fonds Monétaire International (FMI) vous a fait hériter du dossier Mauritanie en 2013. Je n’ai cessé de suivre, depuis, vos visites dans notre pays, vos déclarations et communiqués sanctionnant chaque mission.

Vous êtes arrivée en pleine période faste, marquée, notamment, par une hausse sans précédent des cours du fer qui permirent, à la SNIM et, par conséquent, à l’Etat, son principal actionnaire, d’engranger des recettes-records. Les entrées fiscales et douanières étaient, elles aussi, au beau fixe. Mais, au fil du temps, la situation a changé du tout au tout. Les cours du fer ont plongé vers des abysses et les autres recettes n’ont pas compensé le manque à gagner. Vous deviez donc tirer la sonnette d’alarme.

Plus dure sera la chute

Madame, vous l’avez fait, mais en termes tellement diplomatiques qu’on vous croit feindre d’ignorer l’ampleur de la crise que traverse notre pays. Votre dernier communiqué, publié il y a quelques semaines, évoque ‘’un environnement extérieur plus difficile’’, ‘’les incertitudes accrues, au sujet des perspectives économiques mondiales, et les développements négatifs, sur les marchés mondiaux du minerai de fer [qui] ont beaucoup impacté l’économie mauritanienne et sont en train de modifier ses perspectives économiques’’. Après avoir fait preuve de beaucoup de complaisance, au cours des années passées, vous voilà rattrapée par l’amère réalité.

Ne vous êtes-vous jamais interrogée sur où sont passés les fruits de la croissance de 5 à 6% que vos « experts » s’ingéniaient, chaque année, à nous faire avaler ? Pourquoi n’avez-vous jamais posé de questions sur les sept milliards de dollars que la SNIM a encaissés, entre 2010 et 2014, grâce à la hausse spectaculaire des prix du fer ? Sur le racket auquel s’adonne le fisc, provoquant la faillite de dizaines d’entreprises et sur l’off shore trusté par le clan? Sur l’appauvrissement, continu, des couches les plus défavorisées ? La mainmise, sur le tissu économique, d’un cartel bénéficiant de passe-droits et d’avantages indus ? La multiplication des agréments bancaires délivrés en toute complaisance ? Les milliards du projet Emel, destinés, en principe, aux pauvres, et qui ne font qu’engraisser les mêmes parvenus ?

Main basse sur les importations

Ignorez-vous qu’un seul et même opérateur importe 90% des besoins du pays, a droit à l’exclusivité des devises et ne paie, pour autant, que 10 % des droits de douane ? Un simple calcul permet, pourtant, de déceler la supercherie : devises octroyées contre droits de douane (im)payées.

Avez-vous seulement une idée de la dépréciation rampante de l’ouguiya ? Le dollar s’achetait 230 ouguiyas, en 2008. Il en consomme 350, actuellement, malgré la bonne tenue économique que vous vantez. Et la COFACE qui a décidé de ne plus garantir les prêts contractés par la SNIM ? Des lanceurs d’alerte anonymes avaient pourtant attiré votre attention, en vous transmettant des informations fiables sur la situation. Au lieu de les exploiter, pour aider le gouvernement à redresser la barre ou dénoncer les pilleurs, on n’ose imaginer ce que vous en avez fait.
Ces ventres vides
Vous êtes ressortissante d’Espagne, un pays qui a connu la misère et la pauvreté, au cours de la première moitié du 20ème siècle et même avant. Pensez, un instant, à ces enfants mauritaniens qui dorment le ventre vide, parce que leur gouvernement a été incapable de répartir les immenses richesses du pays, entre tous ses citoyens, et qui n’ont pas droit aux soins ni à une éducation digne de ce nom. Vous ne péchez ni par incompétence ni mauvaise foi. Vous pouvez encore vous rattraper, à moins que vous ne vouliez voir nos enfants devenir ‘’the Children’’de la célèbre chanson visant à récolter des fonds pour l’Ethiopie.

Madame la représentante du FMI,

les avantages dont vous bénéficiez et les honneurs dont on vous entoure justifient-ils de fermer les yeux sur tous ces dépassements ? N’avez-vous pas tiré une leçon de la malheureuse expérience des faux chiffres de 2003 et 2004 que la Mauritanie communiquait à votre institution et que vos experts, censés bien formés, gobaient (incon)-sciemment ? Je n’arrive pas à imaginer que vous soyez, comme vos collègues, tombée dans le panneau, en prenant, pour argent comptant, les chiffres et tableaux qu’on vous communique, entre quatre murs ; sinon, entre la poire et le fromage.

Il est temps d’ouvrir les yeux ; de se rendre compte que les grands équilibres macro-économiques, dont le respect vous est un sacro-saint principe, ne veulent pas dire grand-chose, dans un pays comme le nôtre où l’informel est roi. Que signifie une croissance de 5, 6 ou 7% quand les salaires stagnent, les prix flambent, le chômage atteint des sommets, la pression fiscale, son comble, alors que les secteurs sociaux tombent à l’abandon ? Un simple constat aurait pourtant pu vous mettre la puce à l’oreille : qu’a fait l’Etat, des milliards de dollars engrangés, lors des années fastes pour le fer, l’or et le pétrole ? Détournés ou mal gérés, dans les deux cas, vous auriez dû vous alarmer. Si le gouvernement avait fait preuve d’un minimum de prévoyance, en pensant aux mauvais jours, il n’allait pas se retrouver dans d’aussi sales draps. Le choc que l’économie mauritanienne connaît actuellement, et que vous reconnaissez à demi-mots, allait, sans aucun doute, être moins violent. C’est à votre institution qu’incombait la responsabilité de ne pas laisser faire, de rappeler que « gouverner, c’est prévoir ».

A présent que vous héritez d’une situation que seule une hypothétique hausse des prix du fer pourrait atténuer, qu’envisagez-vous ? Proposer une dévaluation de l’ouguiya qu’on vous soupçonne d’encourager vivement, au risque d’entraîner une paupérisation encore plus poussée de la grande majorité, celle qui vit avec moins de deux dollars par jour, et creuser, un peu plus, le fossé entre riches et pauvres? Faire appel aux emprunts extérieurs, pour aider l’Etat à assumer ses charges ? Emettre des bons du Trésor, pour rentrer de l’argent frais ?

Une chose est certaine : votre responsabilité sera sérieusement engagée, en cas d’effondrement économique du pays. Vous aurez gagné, au moins, sur un point, en apportant de l’eau au moulin de ceux qui croient, dur comme fer, que les institutions de Bretton Woods sont loin d’être la panacée ; pas plus que leur programme d’ajustement structurel et autres, des remèdes-miracles, pour des économies mal en point dont les principaux fossoyeurs ne sont, paradoxalement, que ceux-là mêmes censés veiller à leur bonne tenue.

Et je vous dis tout cela, madame, sans aucune rancune. Mais si tristement, madame, si tristement…
 

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