Afrique du Sud - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/afrique-du-sud/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 06 Mar 2026 08:22:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Afrique du Sud - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/afrique-du-sud/ 32 32 L’Afrique craint les conséquences économiques de la guerre en Iran https://mondafrique.com/limage-du-jour/lafrique-craint-les-consequences-economiques-de-la-guerre-en-iran/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/lafrique-craint-les-consequences-economiques-de-la-guerre-en-iran/#respond Fri, 06 Mar 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148200 L’Union africaine, la CEDEAO et plusieurs chefs d’État ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences pour leurs économies de la guerre israélo-américaine en Iran. Un conflit prolongé pourrait fragiliser plusieurs pays du continent. La flambée du pétrole  Le premier impact concerne l’énergie. Les tensions au Moyen-Orient ont déjà fait remonter les cours du pétrole au-delà […]

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L’Union africaine, la CEDEAO et plusieurs chefs d’État ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences pour leurs économies de la guerre israélo-américaine en Iran. Un conflit prolongé pourrait fragiliser plusieurs pays du continent.

La flambée du pétrole 

Le premier impact concerne l’énergie. Les tensions au Moyen-Orient ont déjà fait remonter les cours du pétrole au-delà de 80 dollars le baril et ce n’est pas terminé. Certains analystes envisagent un baril à plus de 100 dollars. Or la plupart des pays africains importent leurs carburants. Une hausse du brut renchérit le transport, l’électricité et la production industrielle. Elle se répercute mécaniquement sur les prix à la consommation où l’énergie et l’alimentation représentent une part importante du budget des ménages.

 « L’Afrique subit déjà les conséquences de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, avec des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse des prix de l’énergie », a déclaré le Sud-Africain Cyril Ramaphosa

Inflation et pression sur les monnaies

La hausse des prix de l’énergie pourrait aussi accentuer les tensions inflationnistes. La plupart des pays africains paient leurs importations en dollars. Lorsque la facture énergétique augmente, la demande de devises progresse et les monnaies locales risquent de se déprécier. Cette pression renchérit encore le coût des importations et peut alourdir la dette extérieure libellée en dollars. Pour plusieurs économistes, un conflit prolongé pourrait ainsi peser sur la croissance et accentuer les fragilités de certaines économies africaines.

Perturbation des routes maritimes

Les inquiétudes portent également sur le commerce maritime. Le conflit menace des routes stratégiques comme le Détroit d’Hormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial. La mer Rouge et le canal de Suez sont également des axes essentiels pour les échanges entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique. Toute perturbation dans ces zones peut entraîner une hausse des coûts du transport maritime, des retards de livraison et une augmentation des primes d’assurance. Certaines compagnies ont déjà instauré des surtaxes liées au risque de guerre sur les routes vers l’Afrique.

Un effet inégal selon les pays 

Les conséquences de la crise pourraient toutefois varier d’un pays à l’autre. Certains exportateurs de pétrole, comme le Nigeria, l’Angola ou l’Algérie, pourraient bénéficier temporairement de la hausse des cours grâce à des recettes d’exportation plus élevées. Mais la majorité des pays africains, importateurs nets d’énergie, verraient au contraire leur facture énergétique s’alourdir.

Le paradoxe africain

Alors même que l’Afrique est l’un des grands producteurs mondiaux de matières premières, elle reste aussi l’une des régions les plus vulnérables aux chocs internationaux. La raison en est simple : elle produit peu. La plus grande partie de ses ressources est exportée à l’état brut, tandis que le continent importe encore de nombreux produits transformés, carburants ou biens industriels.

Cette dépendance aux marchés mondiaux explique pourquoi les crises géopolitiques, même lointaines, se traduisent souvent par une hausse rapide des prix, une pression sur les monnaies et un ralentissement de la croissance. Autrement dit, même lorsqu’elle n’est pas directement impliquée dans ces conflits, l’Afrique en paie l’addition économique. Une donnée jamais prise en compte par ceux qui décident de la guerre ou de la paix… 

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Guerre en Iran: réactions africaines contrastées https://mondafrique.com/limage-du-jour/guerre-en-iran-reactions-africaines-contrastees/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/guerre-en-iran-reactions-africaines-contrastees/#respond Thu, 05 Mar 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148043 Quatre jours après les frappes israélo-américaines contre l’Iran, les réactions africaines se répartissent en quatre catégories : fermes, prudentes, très réservées et silencieuses. Des positions parfois inattendues. Contrairement aux réactions qui avaient surpris le monde après le déclenchement de la guerre en Ukraine, les prises de position des organisations et des capitales africaines n’ont, cette […]

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Quatre jours après les frappes israélo-américaines contre l’Iran, les réactions africaines se répartissent en quatre catégories : fermes, prudentes, très réservées et silencieuses. Des positions parfois inattendues.

Contrairement aux réactions qui avaient surpris le monde après le déclenchement de la guerre en Ukraine, les prises de position des organisations et des capitales africaines n’ont, cette fois, guère marqué les esprits.

Positions tranchées

Parmi les réactions les plus claires figure celle du Sénégal. Dakar a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade et condamné l’usage de la force, considéré comme une violation du droit international et une menace pour la souveraineté des États. Le gouvernement a appelé à un cessez-le-feu immédiat et au retour au dialogue. Le Premier ministre Ousmane Sonko a dénoncé une « liquidation du droit international», tout en alertant sur les conséquences économiques potentielles pour l’Afrique.

L’Afrique du Sud a également adopté une position ferme. Pretoria condamne explicitement une violation du droit international et rejette la notion de « légitime défense préventive », restant fidèle à sa diplomatie et à son positionnement au sein des BRICS.

Le Tchad a lui aussi réagi clairement en exprimant sa « profonde tristesse » après la confirmation de la mort du Guide suprême Ali Khamenei, en partageant la douleur du peuple iranien et réaffirmant l’attachement du pays aux principes de paix et de solidarité internationale. Puis, dans un second message, sûrement pour ne pas se mettre à dos les Émirats arabes unis, N’Djamena a condamné avec fermeté la riposte iranienne contre plusieurs pays du Golfe et a qualifié ces attaques d’« inacceptables ».

Le  Maroc, lui s’est rangé sans surprise du côté de Washington et de Tel Aviv. Rabat n’a formulé aucune critique des frappes américano-israéliennes et a exprimé sa solidarité avec les États arabes visés par les ripostes iraniennes. Une posture attendue et cohérente avec son alignement sur les États-Unis et sur Israël depuis la signature des accords d’Abraham.

Le camp des prudents

Dans le camp des prudents, l’Union africaine a exprimé sa « profonde préoccupation » face à l’escalade et appelé à la désescalade, évoquant les risques pour la stabilité mondiale, les marchés énergétiques et la sécurité alimentaire. La CEDEAO a adopté un ton similaire, mettant en garde contre les conséquences économiques pour l’Afrique de l’Ouest. D’autres pays ont réagi de la même manière, comme le Ghana, la Sierra Léone ou la Côte d’ivoire.

L’étrange retenue d’Alger

Plus surprenante est la prudence extrême de l’Algérie. Alger s’est contentée de regretter l’échec des négociations menées à Oman et d’appeler à la retenue, tout en exprimant sa solidarité avec les États arabes visés par les ripostes iraniennes, sans condamnation directe des frappes initiales. Une position qui tranche avec sa tradition diplomatique de non-alignement affirmé et ses bonnes relations avec Téhéran. La Tunisie s’est alignée sur son voisin.

Le silence bavard de l’AES

Enfin, le silence de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) reste l’un des faits les plus marquants. Un mutisme d’autant plus notable que ces trois pays ont développé une coopération militaire avec l’Iran, notamment dans le domaine des drones. Deux jours avant le déclenchement du conflit, le ministre burkinabè de la Défense se trouvait encore à Téhéran. Cette absence de réaction est parlante, elle signifie que les États de l’AES souhaitent ne pas remettre en cause leur récente reprise du partenariat entre Washington.

Au final, toutes les réactions, quelles soient prudentes ou silencieuses s’expliquent par la volonté de ne pas froisser Washington afin de ne pas subir les foudres de l’imprévisible Donald Trump.

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Sahel, la course aux satellites de surveillance https://mondafrique.com/a-la-une/sahel-la-course-aux-satellites-de-surveillance/ https://mondafrique.com/a-la-une/sahel-la-course-aux-satellites-de-surveillance/#respond Wed, 04 Mar 2026 05:01:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147998 Après la rupture de plusieurs pays du Sahel central avec les armées française et américaine, une grande course aux satellites de surveillance s’est engagée, avec de nouveaux acteurs. Mondafrique reprend ici, avec son autorisation, un article du Centre des Stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (Centre 4s).  Par Paul Amara Ces outils – précieux […]

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Après la rupture de plusieurs pays du Sahel central avec les armées française et américaine, une grande course aux satellites de surveillance s’est engagée, avec de nouveaux acteurs. Mondafrique reprend ici, avec son autorisation, un article du Centre des Stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (Centre 4s). 

Par Paul Amara

Ces outils précieux dans la lutte contre le terrorisme et les trafics de drogue, d’armes, d’or, de migrants, d’êtres humains, de cigarettes et de carburant foisonnent. Dès novembre 2023, le Mali signait un mémorandum d’entente avec l’entreprise russe Glavkomos, spécialisée dans les activités spatiales. Cet accord lui a permis d’améliorer la couverture Internet, des télécommunications, de la télévision et de la surveillance du territoire.  D‘autres pays lui ont emboité le pas, affichant des ambitions spatiales de plus en plus grandes. Ainsi envisagent-ils le lancement de satellites d’observation militaire, à plusieurs ou à titre individuel.

La surveillance militaire par satellite permet de détecter, en temps réel, des mouvements ennemis à plusieurs centaines de km à la ronde. Elle sert aussi dans l’observation continue des zones à risque, y compris dans les environnements hostiles et inaccessibles par voie terrestre. Elle facilite un suivi serré des équipements ennemis et réduit les risques humains, en permettant d’économiser les missions de reconnaissance dangereuses au sol. En survolant, plus ou moins discrètement et librement, l’espace, les satellites appuient les opérations militaires au travers d’activités d’observation, d’écoute et de communication. La visualisation par l’imagerie satellite militaire aide à localiser des camps terroristes, et d’agir en conséquence. Grâce à ces machines complexes, les armées du Sahel peuvent développer des réactions rapides face aux menaces djihadistes.

En 2026, les satellites fournissent des images de haute définition, quasiment en temps réel, assistées par l’intelligence artificielle (IA). L’interprétation de ces quantités de données est ainsi effectuée sans grand usage de l’intelligence humaine, facilitant de promptes réactions. Ce modèle de satellite de surveillance coûte, en moyenne, 300 millions d’euros. Maintenance et exploitation restent aussi onéreuses. Leur miniaturisation et leur lancement en grappes peuvent réduire ce montant jusqu’à 40%. Malgré tout, cela demeure un défi financier pour les pays du Sahel.

De nombreux pays africains se dotent de satellites espions

En cette année 2026, on estime à 410 le nombre de satellites espions en orbite, couvrant 93% de la planète. En 2020, les pays africains suivants avaient lancé des satellites : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Égypte, Éthiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Nigeria et Soudan. Pionniers, grâce à des décennies d’investissements stratégiques et de partenariats internationaux, l’Égypte et l’Afrique du Sud comptent, chacun, 13 satellites en orbite. Le Nigeria, avec 7 satellites, est un acteur clé en Afrique de l’Ouest. L’Algérie en possède six. Le Ghana a mis au point GhanaSat-1. Le Royaume du Maroc se montre leader, du fait de l’acquisition du satellite Mohamed VI A, d’une valeur de 500 millions de dollars. Officiellement, ce satellite évolue en vols stationnaires à des fins de télécommunications.

D’autres pays africains, surtout au Sahel, doivent coopérer avec ceux-là ou compter sur les partenaires internationaux, ou encore opérer avec des drones. Mais les capacités de surveillance et de traitement de données de ces derniers sont bien moindres que celles des satellites. En revanche, ces vecteurs aériens peuvent aussi attaquer. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont signé avec leur nouveau partenaire stratégique, la Russie, un accord de coopération spatiale à Bamako le 23 septembre 2024. Ce protocole a été paraphé avec Glavkosmos, filiale de l’agence spatiale russe, Roscosmos.Deux satellites sont au cœur de cette ambition. L’un sera dédié aux télécommunications et promet une meilleure couverture Internet ainsi qu’une diffusion amplifiée de la radio et de la télévision. L’autre sera consacré à l’observation terrestre. Grâce à ses capacités d’imagerie à haute résolution, il devrait être d’un grand secours dans la surveillance des frontières et la prévention des risques d’insurrection.

Un satellite russo-burkinabè? 

En janvier 2026, la Russie et le Burkina Faso ont commencé à envisager la construction d’un satellite de communication destiné à accélérer la transformation numérique du Faso : ouvrir la voie à des services de connectivité, de cartographie et d’alerte précoce. Devant être conçu pour couvrir la région du Sahel, le satellite aura aussi pour vocation de sécuriser les communications gouvernementales et de renforcer la résilience des réseaux en période de crise. Parallèlement à la coopération sahélo-russe, le Niger, de son côté, a entamé une collaboration avec la Chine pour acquérir de l’imagerie satellitaire. Il coopère également avec l’Italie, qui déploie des unités de collecte d’information, de surveillance et de reconnaissance. Le cadre de cet appui est la Mission de soutien italienne à la République du Niger (MISIN), forte de 350 à 400 soldats. Le Parlement italien a autorisé cette opération, depuis 2018, pour accroitre les capacités du Niger dans sa lutte contre les différents trafics et les menaces à sa sécurité. L’attaque terroriste de l’aéroport international Hamani-Diori, à Niamey, la nuit du 28 au 29 janvier 2026, a révélé que ce site ultrasensible se trouve sous surveillance satellitaire de l’entreprise américaine Ventor Tech, spécialisée dans l’information spatiale. 

En Libye, des avions et des satellites russes surveillent les positions de Daech, à l’est et à la frontière avec l’Égypte. En Mauritanie, fin septembre 2024, le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration a annoncé le lancement d’un projet stratégique visant à créer un programme spatial national pour les nano-satellites. Le pays veut se doter d’un système spatial souverain au service de la sécurité, de la surveillance et du contrôle, ainsi que pour étendre la couverture numérique à l’ensemble du territoire national. Au Soudan, les images satellites jouent un rôle important dans la mise en évidence des atrocités commises à El Facher. Ces images sont le seul moyen permettant de suivre la situation dans une zone inaccessible et avec un réseau de communication défaillant.

Survols des pays sahéliens

Le sous-équipement de l’Afrique de l’Ouest, et particulièrement du Sahel, permet à des puissances étrangères de les survoler librement. Le jour de la Noël 2025, sur initiative du gouvernement américain, des bombardements ont visé des combattants de l’État islamique (EI) dans l’État de Sokoto, Nigeria. La raison avancée est que le Nigeria laisserait se perpétrer un génocide et une persécution des chrétiens. Après des discussions entre les deux pays, il a été décidé un mois plus tard que les avions nigérians opèreraient eux-mêmes les frappes aériennes, sur la base d’images et de données collectées par des appareils américains de surveillance. De plus, c’est le Nigeria qui choisira les cibles et son armée recevra des États-Unis des drones, des hélicoptères, des plateformes aériennes puis des pièces détachées et des systèmes de maintenance indispensables à leur exploitation, des équipements commandés par le Nigeria ces cinq dernières années mais non encore livrés. Faute d’en disposer, le Nigeria mène sa guerre contre les djihadistes à travers une surveillance aérienne américaine, qui consacre sa dépendance stratégique.

Donald Trump a menacé le Nigeria de nouvelles frappes si jamais des chrétiens étaient encore tués. Le général John Brennan, du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), a déclaré dans une interview en marge de discussions entre Washington et Abuja que le Pentagone poursuivait une coopération militaire avec les trois pays de l’AES. Il a ajouté que les États-Unis continuaient de partager des informations avec le Nigeria car le changement de partenariat, en matière sécuritaire, était parfois risqué.

À l’issue d’une embuscade attribuée à l’État islamique au grand Sahel (EIS), dans l’ouest du pays, à Tillabéri, qui a occasionné la disparition de 135 membres de la Garde nationale, le Niger pris une décision majeure. Début mai 2025, il a mis fin aux accords de coopération en matière de renseignement avec la Russie et la Turquie, dénonçant la faiblesse opérationnelle des équipements et des techniciens fournis par les deux partenaires dans le domaine du renseignement numérique. En remplacement, le Niger a engagé une société marocaine. Mais l’accord a été rompu dans l’urgence après la révélation d’un lien indirect avec un prestataire privé français. Le Niger a ordonné immédiatement le démantèlement du dispositif. Les États-Unis sont donc revenus proposer leurs services.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cape Town célèbre l’art subversif de Steven Cohen (jusqu’au 30 juin 2026) https://mondafrique.com/loisirs-culture/cape-town-celebre-lart-subversif-de-steven-cohen-jusquau-30-juin-2026/ Sun, 14 Dec 2025 08:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=144095 L’artiste sud-africain Steven Cohen investit l’Iziko South African National Gallery du 12 décembre 2025 au 30 juin 2026 avec « Long Life », une exposition rétrospective qui traverse quarante ans de création provocante, mêlant performance, identité et mémoire au cœur de l’art contemporain. Le 12 décembre 2025, l’Iziko South African National Gallery, nichée au cœur du Company’s Garden de […]

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L’artiste sud-africain Steven Cohen investit l’Iziko South African National Gallery du 12 décembre 2025 au 30 juin 2026 avec « Long Life », une exposition rétrospective qui traverse quarante ans de création provocante, mêlant performance, identité et mémoire au cœur de l’art contemporain.

Le 12 décembre 2025, l’Iziko South African National Gallery, nichée au cœur du Company’s Garden de Cape Town, inaugure Long Life, la plus vaste rétrospective jamais consacrée à Steven Cohen, figure incontournable de la scène artistique sud-africaine et internationale. De la fin des années 1980 à nos jours, Cohen n’a cessé d’interroger, de bousculer, de transcender les frontières de l’art par la performance, l’installation, la photographie et la vidéo. Long Life condense ce parcours singulier, offrant au public un voyage inédit à travers les obsessions, les combats et les métamorphoses d’un artiste qui fait du corps et de la marginalité un manifeste vivant.

Réputé pour ses interventions publiques aussi subversives que poétiques, Steven Cohen s’est forgé une réputation mondiale grâce à une pratique artistique qui ne recule ni devant la provocation ni devant l’introspection. À travers ses œuvres, il explore des thèmes aussi universels que l’identité, la sexualité, la mémoire, le deuil ou la transformation, tout en revendiquant une parole ancrée dans la réalité sud-africaine post-apartheid. Son art est celui de la confrontation : à la norme, à la violence sociale, à la politique du regard. Chaque performance, chaque objet, chaque vidéo devient un geste politique, une mise en lumière de ce qui reste habituellement dans l’ombre.

Le titre de la rétrospective, Long Life, fait référence à une expression juive prononcée lors des condoléances : un vœu de vie face à la mort, un mantra qui irrigue l’œuvre de Cohen depuis ses débuts. Sous le commissariat de la Dr Anthea Buys, l’exposition rassemble des pièces emblématiques du parcours de l’artiste, des archives inédites, des costumes-sculptures aux allures baroques, des films rares et des traces documentaires de ses performances emblématiques, dont certaines ont fait scandale dans l’espace public sud-africain.

Long Life s’ouvre sur les premiers travaux textiles de Cohen, où déjà le corps est mis en jeu, travesti, désacralisé et réinventé. Elle se déploie ensuite à travers des installations immersives, où l’artiste apparaît tantôt vulnérable, tantôt provocateur, jouant de sa propre image pour questionner l’altérité et la tolérance. Les visiteurs découvriront notamment les vestiges de performances marquantes, telles que Chandelier, où Cohen arpente des lieux symboliques revêtu d’un lustre monumental, ou Put Your Heart Under Your Feet… and Walk !, hommage vibrant à son compagnon disparu.

L’exposition ne se limite pas à la célébration d’un parcours individuel : elle interroge aussi la place de l’art dans la société sud-africaine, ses résistances et ses évolutions. Long Life résonne ainsi comme un manifeste pour la liberté d’expression, mais aussi comme un miroir tendu à tous les publics, au-delà des frontières et des identités.

Soutenue par l’Iziko Museums of South Africa, l’Institut Français en Afrique du Sud et de nombreux partenaires, la rétrospective propose également un riche programme public : visites guidées, rencontres avec l’artiste, ateliers et projections viendront ponctuer les six mois de l’exposition, invitant le public à dialoguer avec l’œuvre et à repenser la notion même de « longue vie » dans un monde en mutation.

Informations pratiques :
Dates : du 12 décembre 2025 au 30 juin 2026
Lieu : Iziko South African National Gallery, Company’s Garden, Cape Town, Afrique du Sud
Commissariat : Dr Anthea Buys
Accès : www.iziko.org.za
Programme public : ateliers, visites guidées, rencontres (détails sur le site du musée)
Tarifs et horaires : consulter le site officiel avant la visite

 

 

 

 

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L’art africain célébré à Johannesburg du 5 au 7 septembre https://mondafrique.com/loisirs-culture/lart-africain-celebre-a-johannesburg-du-5-au-7-septembre/ Tue, 02 Sep 2025 03:31:36 +0000 https://mondafrique.com/?p=138120  À Johannesburg, du 5 au 7 septembre 2025, le FNB Art Joburg ouvre ses portes aux meilleurs artistes, galeries et curieux du monde, vibrante vitrine de la création africaine. Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique Chaque année, Johannesburg se transforme en capitale artistique du continent. Quand le FNB Art Joburg lève le rideau, c’est tout […]

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 À Johannesburg, du 5 au 7 septembre 2025, le FNB Art Joburg ouvre ses portes aux meilleurs artistes, galeries et curieux du monde, vibrante vitrine de la création africaine.

Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique

Chaque année, Johannesburg se transforme en capitale artistique du continent. Quand le FNB Art Joburg lève le rideau, c’est tout un monde de créativité, de diversité et d’innovation qui s’invite à la table. Du 5 au 7 septembre 2025, la ville palpite au rythme de l’art contemporain africain : peintures, installations monumentales, performances déroutantes, photographies engagées, design et même gastronomie fusionnent dans une effervescence rare. Ce salon est une immersion, un carrefour d’influences et d’énergies où la scène africaine affirme sans complexe son inventivité et sa modernité.

Dans le quartier de Sandton, au cœur de l’immense Sandton Convention Centre, des galeries majeures du continent – Stevenson, Goodman Gallery, Galerie Cécile Fakhoury, SMAC – côtoient des espaces indépendants et collectifs émergents. Le public navigue de stand en stand, parfois ébloui, parfois interloqué, toujours stimulé. Les artistes y explorent sans retenue les grands thèmes du monde contemporain : identité, mémoire, politique, migrations, écologie, amours et fractures du présent. Ici, la voix africaine n’est pas en marge : elle est centrale, puissante, inventive et sûre d’elle-même.

La force du FNB Art Joburg, c’est sa capacité à conjuguer l’audace et la pédagogie. On y vient pour découvrir, bien sûr, mais aussi pour comprendre : chaque œuvre est replacée dans son contexte, souvent accompagné d’un texte, d’une médiation ou d’une discussion spontanée avec les artistes présents. Les visiteurs s’y pressent – collectionneurs, curieux, journalistes, étudiants – pour sentir le pouls du continent, anticiper les tendances de demain, et parfois acquérir une pièce unique qui portera la trace de l’Afrique contemporaine.

Mais Art Joburg, c’est aussi l’inattendu. En parallèle de l’exposition principale, l’événement « Open City » envahit les rues de Johannesburg pendant toute la semaine : visites guidées dans les ateliers, happenings, projections en plein air, rencontres dans les cafés-galeries ou performances sur les toits. La ville se laisse parcourir autrement, guidée par le flair des amateurs d’art et l’audace des jeunes créateurs. On croise une danseuse sur une place, un DJ à l’intérieur d’un bus, une installation qui se fond dans le paysage urbain. L’art déborde des murs, se propage dans la vie réelle, réinvente la façon de regarder, de sentir, de s’émouvoir.

Johannesburg, ville intense et contrastée, offre le décor parfait à cette effervescence : cosmopolite, insatiable, souvent déroutante, elle se fait le miroir d’un continent en pleine affirmation. Ici, l’art est une aventure collective, un dialogue permanent et une invitation à dépasser les frontières.

Le soir venu, la fête se prolonge dans les galeries partenaires, les restaurants fusion, les bars à jazz. Les conversations, commencées devant une œuvre, se poursuivent jusqu’à l’aube. On repart le cœur gonflé d’images, la tête pleine de questions, et la certitude que l’Afrique, bien loin des clichés, se raconte désormais par la voix de ses créateurs.

Infos pratiques

Dates : du 5 au 7 septembre 2025
Lieu principal : Sandton Convention Centre, Johannesburg, Afrique du Sud
Billetterie et infos : fnbartjoburg.com
Tarifs : Tickets journée ou pass week-end (réservation en ligne recommandée)

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Afrique du Sud, l’artiste Zanele Muholi bouleverse les codes de la beauté https://mondafrique.com/agenda-culture/lartiste-queer-zanel-muboli-bouleverse-les-codes-de-la-beaute-noire/ Sat, 10 Feb 2024 16:20:33 +0000 https://mondafrique.com/?p=89970 Malgré l’abolition de l’apartheid en 1994 et la constitution progressiste de 1996, les personnes noires LGBTQI demeurent cibles de violence et de préjugés en Afrique du Sud. C’est contre ces discriminations que l’artiste Queer Zanel Muholi (né-e à Durban en 1972) déploie son énergie Paris à travers une œuvre photographique percutante et magnifique. Une chronique […]

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Malgré l’abolition de l’apartheid en 1994 et la constitution progressiste de 1996, les personnes noires LGBTQI demeurent cibles de violence et de préjugés en Afrique du Sud. C’est contre ces discriminations que l’artiste Queer Zanel Muholi (né-e à Durban en 1972) déploie son énergie Paris à travers une œuvre photographique percutante et magnifique.

Miss Beauty transgenre

Une chronique de Sandra Joxe                                                                                                                  

En se définissant comme « activiste visuel-le », elle (ou il ? ou iel ?.) utilise l’appareil photo comme une arme contre les injustices pour donner de la visibilité à la communauté Queer noire dans toute cette diversité.

Privilégiant une approche collaborative Muholi considère les personnes photographiées comme des participantes active de l’œuvre et non comme des sujets passifs – d’où les mises en scène travaillées mais aussi les interviews filmées, articles de presse et autre documents passionnants  qui sont aussi proposées dans le parcours de l’exposition et qui permettent aux visiteurs d’entendre des voix trop souvent étouffées, de découvrir des personnalités trop souvent caricaturées. 

« Étreinte »

Mais l’intention militante revendiquée n’épuise pas la démarche artistique de Muholi, au contraire, elle la transcende : au delà des revendications légitimes ce sont de superbes oeuvres d’art que nous propose de découvrir la M.E.P. dans cette exposition majeure.

A travers une galerie de portraits – souvent regard caméra, ce qui renforce leur intensité – ou d’autoportraits (pas toujours complaisants) – la photographe met à nu l’intimité d’une communauté doublement ostracisée.

Jeunes ou moins jeunes, gros, maigres, homme, femmes, transgenre… peu importe : tous les protagonistes sont d’une élégance renversante, d’une noblesse mise en valeur par le sens du cadrage et la beauté plastique des –  d’un Noir & Blanc somptueux.

Autoportrait

Les visages et les corps sont noirs ébène tandis que les cornées et les dents sont d’une blancheur éclatante : rarement la photographie « en Noir & Blanc » se révèle aussi appropriée à ses sujets, d’autant que le contraste ne réside pas seulement dans le clair-obscur des tirages photographiques, mais aussi dans les expressions saisies sur vif : un douloureux mélange de fierté et de souffrance émane de ces visages qui semblent si familiers à la photographe – et par transitivité à nous simple chalands.

Zanele Muholi accentue le contraste de ses portraits ou autoportraits en  exagérant la noirceur de la peau pour en faire valoir la beauté : « je reconquiers ma Blackness qui est continuellement sujette aux interprétations d’un.e autre privilégié.e »

Les titres  des photos sont en zoulou –  sa langue maternelle et l’une des onze langue officielle de l’Afrique du Sud –  ainsi l’artiste (non binaire) réaffirme ainsi  une identité  ethnique dont il (ou elle) est fier.e.

Tendresse et  violence

Chaque photo raconte une histoire : une histoire personnelle mais aussi l’histoire d’une communauté, d’une ethnie, d’un peuple.

Les commentaires permettent aux visiteurs profanes (que pour la plupart nous sommes), de réaliser à quel point ces photos tricotent avec subtilité des éléments d’ultra-modernité et des références aux traditions tribales : tatouages, bijoux, coiffures, récupération des objets de la vie quotidienne à des fins décoratives…

Pour exemple cet autoportrait  «  aux pinces à linge » qui ne prend tout son sens que lorsque l’on apprend que Zahene Muholi rend ici hommage à sa mère, prénommée Bester,  jeune veuve et mère de 8 enfants,morte en 2009, et qui a travaillé pendant 40 ans chez des blancs comme employée de maison pour subvenir aux besoin de sa progéniture : sous le régime de l’apartheid les domestiques noirs hyper-exploités n’avaient ni statut ni contrat : seulement un paquet de pinces à linge –  ici disposées en coiffure couronne dans les cheveux de l’artiste…

« Femmes entre ellles »

« Salut à toi, lionne noire »

 La série des autoportraits s’intitule « Somnyama Ngonyama » ce qui signifie en Zoulou «  Salut à toi, lionne noire » et c’est ainsi que Muholi transforme toute une ribambelle d’objets de la vie quotidienne en « parures » : éponge en inox, gants de ménage en latex, épingle à nourrice etc.

Le parcours de l’exposition – très riche et diversifiée – propose aussi des scènes de genre, les moments d’intimité positive et tendre d’une communauté  marginalisée : autant de témoignages sur la vie des victimes de crime et d’agressions homophobe. Zuholi n’hésite pas à photographie la tristesse des regards, la peur ou la colère, la douleur voire les cicatrices laissées dans les corps – mais elle n’oublie jamais la sensualité et les instants de bonheur partagés. Plusieurs coupes, de ses connaissances et amis, sont ainsi immortalisés par l’objectif de l’artiste.

L’artiste militante photographe s’est aussi attachée à rendre hommage au courage des personnalités Transgenre et au concours de beauté qui chaque année leur permet de s’affirmer ainsi que de remettre en question l’image idéalisée de « la femme », de proposer une nouvelle esthétique des corps..

Malgré la gravité des enjeux évoqués dans cette exposition – le racisme, l’homophobie, la violence encore et toujours – Zanele Muholi a l’immense talent de regarder le monde avec humour, amour et poésie. Et son talent nous rend optimiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          

 

 

 

 

 

 

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D’un génocide à l’autre, la Namibie soutient le procès contre Israël https://mondafrique.com/a-la-une/dun-genocide-a-lautre-la-namibie-soutient-pretoria-dans-son-proces-contre-israel/ Sun, 14 Jan 2024 12:01:06 +0000 https://mondafrique.com/?p=103154 Dans un communiqué publié samedi, le Président de la Namibie, Hage Geingob, a dénoncé le soutien apporté la veille par l'Allemagne à Israël dans le procès pour génocide intenté devant la plus haute juridiction des Nations Unies par l'Afrique du Sud, invoquant les crimes de guerre commis contre son pays par Berlin au début du 20e siècle. 

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Dans un communiqué publié samedi, le Président de la Namibie, Hage Geingob, a dénoncé le soutien apporté la veille par l’Allemagne à Israël dans le procès pour génocide intenté devant la plus haute juridiction des Nations Unies par l’Afrique du Sud, invoquant les crimes de guerre commis contre son pays par Berlin au début du 20e siècle. 

 Un siècle après l’impitoyable répression à laquelle elle s’est livrée contre les peuples autochtones du Sud-Ouest africain lors de la colonisation de l’actuelle Namibie, l’Allemagne a reconnu pour la première fois avoir commis un génocide  contre les populations des Herero et Nama pendant l’ère coloniale. Elle va verser au pays plus d’un milliard d’euros d’aides au développement.

Une entreprise d’extermination engagée alors même que le corps expéditionnaire allemand venait pourtant de briser militairement et définitivement l’insurrection Herero lors de la bataille de Waterberg le 1er août 1904.

« L’Allemagne a commis le premier génocide du 20e siècle sur le sol namibien en 1904-1908, au cours duquel des dizaines de milliers de Namibiens innocents sont morts dans les circonstances les plus inhumaines et brutales. Le gouvernement allemand n’a jamais entrepris de réparer le génocide qu’il a commis sur le sol namibien. Pour cette raison, à la lumière de l’incapacité de l’Allemagne à tirer les leçons de son histoire terrible, le Président Geingob fait part de sa profonde inquiétude suscitée par la décision hier du gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne qui rejette l’accusation contre Israël (…) intentée par l’Afrique du Sud devant la Cour Internationale de Justice sur le génocide des Palestiniens de Gaza en cours », indique le communiqué publié par la Présidence de Namibie.

75% de la population exterminée  

A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, on estime que 75% de la population namibienne aurait été exterminée dans les combats contre les colons allemands. La Namibie est ensuite passée sous contrôle sud-africain, vivant dans un dur régime d’apartheid jusqu’à la reconnaissance de son indépendance en 1988 seulement. 

« De façon préoccupante, poursuit la Présidence de la Namibie,ignorant la mort violente de plus de 23 000 Palestiniens à Gaza et les différents rapports des Nations Unies mettant en lumière le déplacement interne de 85% des civils de Gaza, dans un contexte de pénuries aigües de nourriture et de services essentiels, le gouvernement allemand a choisi de défendre devant la Cour Internationale de Justice les actes génocidaires et macabres du gouvernement israélien contre les civils innocents à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés. »

« L’Allemagne ne peut pas moralement invoquer devant les Nations Unies son engagement contre le génocide, y compris la réparation du génocide commis en Namibie, tout en soutenant l’équivalent d’un holocauste et d’un génocide à Gaza. » 

Cour Internationale de Justice, Israel accusé de « génocide »

L’Allemagne invitée à soutenir Gaza

Le Président Geingob conclut son communiqué par une invitation du gouvernement allemand à « reconsidérer sa décision d’intervenir en tant que tierce partie en défense et en soutien des actes génocidaires d’Israël devant la Cour Internationale de Justice. » 

Vendredi, le gouvernement allemand s’est constitué en tant que tierce partie devant la Cour Internationale de Justice de La Haye pour soutenir Israël. Dans son communiqué, le gouvernement allemand avait invoqué «l’histoire allemande et le crime contre l’Humanité que fut la Shoah» comme raison de «se sentir particulièrement lié à la Convention contre le génocide», refusant «toute instrumentalisation politique de ces textes» devant la plus haute juridiction des Nations Unies.

L’Allemagne reconnait un génocide en Namibie

 

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Ahoua Don Mello, Monsieur BRICS Afrique, dénonce toute « hégémonie monétaire » https://mondafrique.com/a-la-une/ahoua-don-mello-monsieur-brics-afrique-en-faveur-dun-nouvel-ordre-monetaire/ https://mondafrique.com/a-la-une/ahoua-don-mello-monsieur-brics-afrique-en-faveur-dun-nouvel-ordre-monetaire/#comments Tue, 22 Aug 2023 08:34:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=94911 Alors que le sommet BRICS Afrique se tient en Afrique du Sud les 22 et 24 août, l’Ivoirien Ahoua Don Mello, représentant pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale  de l’alliance BRICS, donne un entretien à Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Mondafrique. « La crise nigérienne est un accélérateur de changement en Afrique », explique-t-il. […]

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Alors que le sommet BRICS Afrique se tient en Afrique du Sud les 22 et 24 août, l’Ivoirien Ahoua Don Mello, représentant pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale  de l’alliance BRICS, donne un entretien à Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Mondafrique. « La crise nigérienne est un accélérateur de changement en Afrique », explique-t-il.

Mondafrique : Le sommet BRICS AFRIQUE se tient ces 22 et 23 août, à Johannesburg.  Quels en sont les enjeux ? :

AD : L’enjeu fondamental est la construction d’un monde multipolaire. Le seul continent qui reste entièrement et totalement dominé, est l’Afrique depuis la conférence de Berlin de 1884-1885.

Ce sommet sonne comme le début de la fin de l’ordre berlinois sur le continent africain et son ouverture  sur le monde asiatique, eurasiatique, et sud-américain.

A Johannesburg, il sera aussi question de l’élargissement des BRICS à plusieurs pays africains et la définition de leur offre financière, monétaire, technique et logistique, afin de renforcer leur coopération avec l’Afrique en vue de son évolution vers un pôle économique africain intégré.

Mondafrique : Quels sont les pays africains qui intègreront les BRICS lors de ce sommet de Johannesburg ? :

AD : Plusieurs pays africains ont pris conscience de l’avenir que constituent les BRICS. Il est difficile au stade actuel de désigner les pays qui y seront admis. Le consensus est la règle.

Mondafrique : La dédollarisation de l’économie est-elle à l’ordre du jour ? :

AD : Un monde multipolaire est incompatible avec une hégémonie monétaire. Les pays africains ont plus que jamais l’obligation de se soustraire de tous les accords monétaires qui leur imposent une seule devise et diversifier leurs devises pour pouvoir élargir leurs champs de coopération. En tout état de cause, le sommet des BRICS jettera les bases d’une nouvelle coopération monétaire et financière.

Mondafrique : La Russie est déconnectée du réseau Swift. Comment les pays Africains peuvent-ils coopérer avec la Russie frappée par plusieurs sanctions ? :

AD : Le Swift est un exemple d’hégémonie occidentale. La diversification des techniques de transfert d’informations financières est une réalité au sein des BRICS. L’implantation des banques des pays BRICS en Afrique constitue une réponse. En attendant, les banques d’Afrique du Sud peuvent jouer un rôle relais.

Mondafrique : Quels sont les domaines financés par la Banque des BRICS ? :

AD : Les BRICS s’inscrivent dans une dynamique d’intégration des infrastructures en Afrique (routes, autoroutes, chemins de fer, télécommunications, énergies) et aussi dans une dynamique d’industrialisation du continent. Ses ressources sont orientées vers ces domaines.

L’objectif stratégique des Africains est de constituer un pôle économique autosuffisant pour accroître les échanges intra-africains.

Mondafrique : Avec les problèmes sécuritaires en Afrique, la volonté que vous affichez d’accroître les échanges intra-africains ne relève-t-elle pas d’un doux rêve ? :

AD : Plus que des questions de sécurité, c’est avant tout l’absence de souveraineté des Etats Africains qui engendre l’insécurité. En zone francophone, les accords de défense signés au lendemain des indépendances ont désarmé les Etats d’Afrique francophone au profit des bases militaires françaises. Ces accords sont assortis d’accords économiques qui dépossèdent les Etats de la libre gestion des matières premières. Ils n’en tirent que  20% en moyenne, lesquels sont vite repris par le jeu de la corruption et des contrats de gré à gré dans l’exécution des marchés publics contrairement aux pays du moyen orient qui bénéficient de plus de 80% de l’exploitation de leur gaz et de leur pétrole. Désarmés, les pays Africains font face à l’insécurité engendrée souvent par des coups d’Etat et des agressions opérés souvent avec l’appui des bases militaires implantées sur le continent, comme ce fut le cas de la Libye et de la Côte d’Ivoire, en 2011. La pauvreté grandit dans ces pays dépossédés économiquement. Elle constitue le principal fertilisant du djihadisme.

Mettre fin à ces accords de défense et leurs contreparties économiques et monétaires et faire monter en puissance les armées nationales et la part des Africains dans l’exploitation de leur richesse par la diversification des partenaires, marquent le début de la conquête de la souveraineté pour faire face aux problèmes de sécurité et d’intégration économique afin de créer un pôle économique africain. Les BRICS offrent une opportunité de diversification.

Mondafrique : Croyez-vous vraiment que Wagner offre une alternative crédible ? :

AD : C’est aux Etats Africains d’apprécier. Aux yeux des Africains, la Russie reste crédible par rapport à son passé. Elle s’est opposée à l’esclavage et à la colonisation et a fortement contribué à la lutte contre le colonialisme et l’apartheid. Aujourd’hui encore elle soutient les luttes pour la souveraineté et l’intégration du continent.

Mondafrique : En attendant, on assiste au retour des coups d’Etat à répétition. Que la France condamne. Pas vous ? :

AD : La France condamne tous les coups d’Etats mais réserve un traitement différent quand cela sert ses intérêts ou pas. Ces derniers temps, c’est vrai, il y a eu plusieurs coups d’Etat au sein de la CEDEAO  au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Niger. Mais leurs traitements par Paris diffèrent selon les intérêts de la France.

Mondafrique : Dans le cas du Niger, la France demande le rétablissement du Président Bazoum pour restaurer la démocratie et l’ordre constitutionnel. N’est ce pas une contribution majeure à la démocratie ? :

AD : D’abord, je constate que ça n’a pas été le cas pour les autres. Malgré le travail important abattu par l’équipe de Bazoum sur le plan économique, l’armée Nigérienne a mis fin à son mandat. C’est bien sûr condamnable. Mais plus condamnable est la volonté de vouloir éteindre le feu avec du feu en déclarant la guerre à une armée soudée avec une bonne partie de son peuple. Au nom de la démocratie, s’agirait-il de délivrer un permis de tuer à l’armée française, en la camouflant derrières des rebelles et djihadistes recyclés  qui seront drapés dans les treillis de la CEDEAO ? On comprend mieux pourquoi la France et la CEDEAO n’ont jamais pris une initiative analogue contre les djihadistes qui apparaissent, à la faveur de cette crise, comme une armée privée de réserve françafricaine à l’instar des « djihadistes modérés de Syrie ».

La crise nigérienne comporte plusieurs pièges. Le premier est le sort de Bazoum. S’il est rétabli dans ses fonctions, il est prisonnier des armées étrangères qui seules peuvent garantir sa sécurité jusqu’à la fin de son mandat ; ce qui le discréditera d’avantage aux yeux de son peuple et du puissant mouvement souverainiste qui s’est emparé des peuples africains. S’il n’est pas rétabli, il est le prisonnier du pouvoir militaire jusqu’à sa souhaitable libération. Le deuxième piège est le sort de la CEDEAO. En cas de non intervention pour rétablir Bazoum, c’est le discrédit. En cas d’intervention, c’est la fracture de la CEDEAO. Le troisième piège est le sort des occidentaux en Ukraine. Comment justifier le soutien apporté par l’occident pour défendre la souveraineté de l’Ukraine contre une « opération spéciale » de la Russie et lancer une « opération spéciale » contre la souveraineté du Niger au nom de la démocratie? Les exemples sont nombreux pour démontrer le sort réservé à la démocratie par les bombes. Il s’agira d’une opération de clonage de l’exemple libyen.  Le quatrième piège est le sort de la présence française en Afrique. En cas d’intervention soutenue par la France, elle sera désavouée par tout le continent et renforcera le rejet de la France en Afrique. En cas de non intervention, la France part du Niger.

Quel que soit le scenario, la crise nigérienne apparait comme un accélérateur d’un changement profond en Afrique.

Mondafrique : C’est ainsi que vous expliquez la multiplication des coups d’Etat ? :

AD : Le rêve de la démocratie proposé par François Mitterrand à la conférence de La Baule, le 20 Juin 1990, qui avait fait oublier les agissements des réseaux Foccart, s’est heurté à plusieurs obstacles dont le principal est l’ingérence occidentale ; laquelle a tourné ce rêve de 1990 au cauchemar, avec le génocide rwandais, la destruction de la Libye et la crise ivoirienne. Cela se prolonge encore dans les différentes crises au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, au Niger et au Tchad. Il apparait clairement qu’en 1990, la France avait reculé pour mieux sauter. 30 ans après, l’Afrique est devenue plus pauvre et plus endettée dans une totale insécurité. C’est l’heure du bilan et le début d’un nouveau cycle.

Le deuxième obstacle est endogène. Le multipartisme n’a pas rompu avec les pratiques du parti-Etat sous les partis uniques instaurés après les indépendances. La conséquence est que nous assistons à des gouvernements de parti par le Parti et pour le Parti au pouvoir, à l’exclusion des oppositions qui n’ont droit qu’au chômage et à la justice des vainqueurs. Fatiguées d’attendre la fin des injustices par des alternances sans alternatives, certaines oppositions se lancent à la conquête du pouvoir par tous les moyens ou applaudissent les changements par tous les moyens. Comment rompre avec les ingérences extérieures et les pratiques du Parti-Etat ? Tels sont les défis à relever pour accéder à la démocratie, c’est-à-dire au gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, pour un meilleur partage des richesses dans la liberté et l’égalité des citoyens devant la loi.

Le relèvement de ces défis passe nécessairement par la fin de toute domination militaire, économique, financière et monétaire et par de nouveaux régimes qui garantissent la séparation des pouvoirs de la République et l’indépendance des contrepouvoirs face au pouvoir.  Car, comme disait Acton, tout pouvoir absolu corrompt absolument

Le projet d’une monnaie commune des BRICS inquiète Oncle Sam

 

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Afrique du Sud, l’interprétation réjouissante des quate saisons de Vivaldi https://mondafrique.com/agenda-culture/une-interpretation-rejouissante-des-4-saisons-de-vivaldi-en-afrique-du-sud-par-le-groupe-de-marimba-bonne-chance/ Sat, 31 Dec 2022 17:44:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=79276 Le groupe musical « Goede Hoop, » qui défie les genres, en Afrique du Sud, s’attaque au Gloria et aux Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi. Voici cette vidéo étonnante tournée lors du Festival international de marimba et de steelpan 2019 d' »Education Africa », un festival annuel qui célèbre ces deux instruments. « Education Africa » cherche également à rassembler les communautés […]

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Le groupe musical « Goede Hoop, » qui défie les genres, en Afrique du Sud, s’attaque au Gloria et aux Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi.
Voici cette vidéo étonnante tournée lors du Festival international de marimba et de steelpan 2019 d' »Education Africa », un festival annuel qui célèbre ces deux instruments.
« Education Africa » cherche également à rassembler les communautés et offre des possibilités d’éducation musicale et de spectacle aux jeunes des communautés défavorisées d’Afrique du Sud.

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Umaro Embelo, chef de la CEDEAO, interpelle Macron https://mondafrique.com/video/umaro-embelo-chef-de-la-cedeao-interpelle-macron/ Sat, 24 Dec 2022 18:42:26 +0000 https://mondafrique.com/?p=82991 La voix de l’Afrique a une fois de plus été entendue au travers du Président de la Guinée Bissau , Umaro Sissoko embalo, par ailleurs président de la CEDEAO. Alors qu’il prenait part au forum de la paix à Paris qui a réuni entre le 11 et 12 novembre 2022 plus de 4000 participants, Le […]

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La voix de l’Afrique a une fois de plus été entendue au travers du Président de la Guinée Bissau , Umaro Sissoko embalo, par ailleurs président de la CEDEAO.

Alors qu’il prenait part au forum de la paix à Paris qui a réuni entre le 11 et 12 novembre 2022 plus de 4000 participants, Le président Embalo a laissé entendre que seul le dialogue franc, le respect entre nations malgré les écarts et les divergences peuvent favoriser une paix durable dans le monde.

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