- Mondafrique https://mondafrique.com/loisirs-culture/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 06 Mar 2026 23:03:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/loisirs-culture/ 32 32 Rocé en concert au New Morning le 11 mars https://mondafrique.com/loisirs-culture/148265/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/148265/#respond Sun, 08 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148265   Le 11 mars 2026, le rappeur franco-algérien Rocé investit la scène du New Morning à Paris. Entre hip-hop engagé, influences soul-jazz et mémoire afro-diasporique, l’artiste y présentera les titres de son sixième album studio, « Palmier ». Le 11 mars 2026, le New Morning à Paris accueillera Rocé pour un concert attendu qui marque […]

Cet article Rocé en concert au New Morning le 11 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
 

Le 11 mars 2026, le rappeur franco-algérien Rocé investit la scène du New Morning à Paris. Entre hip-hop engagé, influences soul-jazz et mémoire afro-diasporique, l’artiste y présentera les titres de son sixième album studio, « Palmier ».

Le 11 mars 2026, le New Morning à Paris accueillera Rocé pour un concert attendu qui marque une nouvelle étape dans le parcours de l’un des rappeurs les plus singuliers de la scène francophone. L’artiste franco-algérien y présentera les titres de son sixième album studio, Palmier, un projet qui prolonge et transforme son rap engagé en y introduisant des textures plus lumineuses, aux accents soul et jazz.

Depuis ses débuts, Rocé s’est imposé comme une figure à part dans le paysage du hip-hop français. Rappeur, compositeur et violoniste, il a bâti une œuvre attentive à la mémoire musicale des diasporas africaines et aux histoires politiques qui traversent ces héritages. Son travail mêle réflexion historique, recherche sonore et écriture poétique, dans une approche où le rap devient à la fois espace d’expression artistique et outil de transmission.

Avec Palmier, Rocé poursuit cette démarche en explorant une palette musicale plus ample. L’album tisse des liens entre hip-hop, soul et jazz, tout en conservant la dimension narrative et engagée qui caractérise son œuvre. Instruments acoustiques, textures orchestrales et mélodies fluides composent un univers sonore où l’histoire, l’art et le rythme se répondent.

Parmi les collaborations marquantes du disque figure notamment la chanteuse Natacha Atlas, dont la voix apporte une dimension supplémentaire à ce dialogue entre influences musicales. L’album s’inscrit ainsi dans la continuité d’un travail de recherche et de transmission que Rocé développe depuis plusieurs années autour des circulations culturelles afro-diasporiques.

 

Rocé

Un trio entre hip-hop, soul et jazz

Sur scène, Rocé défendra ce nouvel album dans une formation en trio qui promet une expérience musicale dense et organique. À ses côtés, la saxophoniste Nathalie Ahadji et la DJ Juicy Fruit accompagneront sa voix sur des arrangements mêlant improvisation jazz, textures soul et rythmes hip-hop.

Cette configuration permet à Rocé de proposer un concert à la fois intime et puissant, où la parole, la musique et le rythme se répondent en permanence. Le saxophone de Nathalie Ahadji apporte une dimension mélodique et expressive, tandis que Juicy Fruit construit un paysage sonore où se croisent samples, beats et textures électroniques.

L’ensemble crée une atmosphère musicale qui oscille entre la douceur de la soul et la précision rythmique du hip-hop. Les influences évoquées par l’artiste situent d’ailleurs cet univers à la croisée de deux figures majeures : la sensualité musicale de Sade et la rigueur rythmique du rap de Rakim.

Au fil de ses projets, Rocé a développé une approche singulière du hip-hop, nourrie par les archives sonores, les musiques diasporiques et les traditions musicales afro-atlantiques. Son travail de recherche autour des voix et des musiques oubliées s’est notamment exprimé à travers plusieurs projets consacrés aux archives du rap et de la musique noire francophone.

Cette dimension historique traverse également ses concerts, où le rap devient un espace de dialogue entre passé et présent. Sur scène, les textes de Rocé se déploient dans un univers musical ouvert, où les influences se croisent sans hiérarchie entre tradition et modernité.

Le concert du 11 mars au New Morning s’inscrit ainsi dans la continuité d’un parcours artistique exigeant, où le rap se nourrit de multiples héritages musicaux. Entre engagement politique, exploration sonore et mémoire culturelle, Rocé propose une musique qui interroge les histoires collectives tout en restant profondément ancrée dans le présent.

Informations pratiques
Lieu : New Morning, Paris
Date : 11 mars 2026
Artistes :Rocé – voix : Nathalie Ahadji – saxophoneJuicy Fruit – DJ

Cet article Rocé en concert au New Morning le 11 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/148265/feed/ 0
Les femmes cinéastes du Maghreb prennent l’écran https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-femmes-cineastes-du-maghreb-prennent-lecran/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-femmes-cineastes-du-maghreb-prennent-lecran/#respond Sat, 07 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148249   Du 4 au 9 mars 2026, le cinéma Chaplin Denfert à Paris consacre un cycle aux réalisatrices du Maghreb. Projections, débats et rencontres accompagnent cette programmation qui met en lumière les voix féminines du cinéma nord-africain. La Nouba des Femmes du Mont Chenoua Chaque mois de mars, conférences, rencontres et manifestations culturelles rappellent les […]

Cet article Les femmes cinéastes du Maghreb prennent l’écran est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
 

Du 4 au 9 mars 2026, le cinéma Chaplin Denfert à Paris consacre un cycle aux réalisatrices du Maghreb. Projections, débats et rencontres accompagnent cette programmation qui met en lumière les voix féminines du cinéma nord-africain.

La Nouba des Femmes du Mont Chenoua

Chaque mois de mars, conférences, rencontres et manifestations culturelles rappellent les luttes et les avancées liées aux droits des femmes. En 2026, le cinéma s’invite à ces célébrations avec un cycle dédié aux réalisatrices du Maghreb. Intitulée « Femmes cinéastes des pays du Maghreb », cette programmation spéciale se déroule du 4 au 9 mars au cinéma Chaplin Denfert, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.

 

 

Organisé en marge de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’événement propose plusieurs projections accompagnées de discussions avec le public. L’initiative entend mettre en lumière les réalisatrices d’Afrique du Nord et rappeler leur rôle dans l’évolution du cinéma maghrébin.

Au programme figurent plusieurs films récents signés par des réalisatrices reconnues. Le cycle s’ouvre notamment avec La Mère de tous les mensonges, documentaire de la cinéaste marocaine Asmae El Moudir, qui interroge les mémoires familiales et collectives. La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania est également à l’honneur avec le court métrage Peau de colle et le long métrage La Belle et la Meute, film salué dans de nombreux festivals pour son regard sur les violences faites aux femmes.

 

La mère de tous les mensonges

La programmation se poursuit avec Aucune rue ne portera ton nom, court documentaire de Nadia Salem, ainsi que 10949 Femmes, documentaire de Nassima Guessoum consacré aux femmes engagées dans la guerre d’indépendance algérienne. Certaines projections seront suivies de débats animés avec la participation des réalisatrices, offrant au public l’occasion de prolonger la réflexion sur les thématiques abordées.

 

 

Créé en 2009 sous l’impulsion de l’association culturelle Coup de Soleil, le festival Le Maghreb des films s’est donné pour mission de promouvoir le cinéma maghrébin auprès du public francophone. Chaque année, ce rendez-vous parisien explore les dynamiques artistiques et politiques qui traversent les cinématographies d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.

L’édition 2026 met particulièrement à l’honneur deux réalisatrices tunisiennes : Kaouther Ben Hania, figure majeure du cinéma contemporain, et Salma Baccar, pionnière du cinéma maghrébin. Ce choix reflète la volonté du festival de rappeler la contribution des femmes dans un secteur longtemps dominé par les hommes.

Des pionnières aux nouvelles générations

L’histoire du cinéma maghrébin s’est construite dans le contexte des indépendances nationales : 1956 pour le Maroc et la Tunisie, 1962 pour l’Algérie. Avant cette période, la production cinématographique dans la région relevait largement d’un cinéma colonial, réalisé principalement par des cinéastes européens et rarement par des créateurs locaux.

 

Aucune rue ne portera ton nom

Dans ce paysage dominé par les hommes, les premières femmes cinéastes du Maghreb apparaissent à la fin des années 1960. En Tunisie, Sophie Ferchiou devient la première Maghrébine à réaliser un documentaire avec Chéchia en 1966. Deux ans plus tard, Salma Baccar signe le court métrage L’Éveil et s’impose comme l’une des figures fondatrices du cinéma tunisien.

Salma Baccar poursuivra ce parcours en réalisant Fatma 75, considéré comme le premier long métrage signé par une cinéaste maghrébine. Son œuvre aborde déjà la condition féminine dans une société en transformation, marquée par les réformes progressistes mises en place en Tunisie après l’indépendance.

En Algérie, la romancière et cinéaste Assia Djebar marque un tournant en 1978 avec La Nouba des femmes du Mont Chenoua, film récompensé à la Mostra de Venise. Au Maroc, Farida Ben Lyazid devra attendre plusieurs années après son premier scénario pour réaliser en 1988 Une Porte sur le ciel, œuvre devenue une référence du cinéma marocain.

Aujourd’hui, une nouvelle génération de réalisatrices poursuit cet héritage en explorant des thèmes liés à la mémoire, aux identités et aux transformations sociales.

 

10949 Femmes

 

Malgré ces avancées, les femmes restent minoritaires dans l’industrie cinématographique africaine. Selon le rapport « Statistiques de l’industrie cinématographique africaine », publié en février 2026 par l’organisation Wifitalents, les réalisatrices représentent moins de 15 % des effectifs du secteur au Maroc. À l’échelle du continent, seulement 10 % des films produits sont réalisés par des femmes, tandis qu’elles ne constituent qu’environ 30 % des professionnels de l’industrie cinématographique.

 



Ces chiffres illustrent les inégalités persistantes dans un secteur encore largement masculin. Pourtant, les réalisatrices maghrébines se distinguent par des œuvres souvent marquées par des prises de position fortes et des regards singuliers sur les sociétés nord-africaines.

Le cycle proposé au cinéma Chaplin Denfert s’inscrit dans cette dynamique. En mettant à l’honneur les réalisatrices du Maghreb, il rappelle que le cinéma peut être un espace de réflexion sur les transformations sociales, les mémoires collectives et les aspirations à davantage d’égalité dans la région.

Informations pratiques
Lieu : Cinéma Chaplin Denfert
Adresse : 24 place Denfert-Rochereau, Paris 14ᵉ
Dates : du 4 au 9 mars 2026
Certaines projections seront suivies de débats avec les réalisatrices.




Cet article Les femmes cinéastes du Maghreb prennent l’écran est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/les-femmes-cineastes-du-maghreb-prennent-lecran/feed/ 0
Notre semaine culturelle débute avec Africapitales 2026 à Paris https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-6-au-15-mars-2026/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-6-au-15-mars-2026/#respond Fri, 06 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148083 Des scènes de la Goutte d’Or aux planches d’Accra, l’Afrique culturelle se déploie cette semaine en archipel vivant. Conakry s’invite à Paris avec Africapitales, les réalisatrices du Maghreb prennent l’écran au Chaplin Denfert, la Fashion Week Africa rallume les silhouettes, tandis que Rocé et Jann Halexander portent, chacun à leur manière, une mémoire diasporique en […]

Cet article Notre semaine culturelle débute avec Africapitales 2026 à Paris est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Des scènes de la Goutte d’Or aux planches d’Accra, l’Afrique culturelle se déploie cette semaine en archipel vivant. Conakry s’invite à Paris avec Africapitales, les réalisatrices du Maghreb prennent l’écran au Chaplin Denfert, la Fashion Week Africa rallume les silhouettes, tandis que Rocé et Jann Halexander portent, chacun à leur manière, une mémoire diasporique en mouvement.


Du 6 au 15 mars 2026, Africapitales consacre sa cinquième édition à Conakry. Dix jours de spectacles, expositions, rencontres littéraires, cinéma et concerts investissent la Goutte d’Or et plusieurs lieux parisiens pour célébrer la vitalité culturelle guinéenne.

Africapitales

Du 6 au 15 mars 2026, le festival Africapitales met Conakry à l’honneur. Après Bamako, Kigali, Cotonou et Dakar, la capitale guinéenne devient, le temps de dix jours, le centre d’une programmation pluridisciplinaire déployée entre le Lavoir Moderne Parisien, l’Institut des Cultures d’Islam, la Fondation Lucien Paye, FGO-Barbara, Le Louxor, La Scène Barbès et plusieurs structures partenaires du nord parisien.

Initié par la compagnie Graines de Soleil et porté par Khalid Tamer, Africapitales se définit comme une « hyper-rencontre » entre artistes africains, diasporas et publics européens. L’ambition est claire : créer des circulations durables entre capitales africaines et Paris, favoriser la diffusion d’œuvres contemporaines et interroger les récits culturels à l’œuvre sur le continent.




Cette édition 2026 s’inscrit dans un contexte particulier : en octobre 2025, Conakry a intégré le Réseau des villes créatives de l’UNESCO dans la catégorie Littérature. Une reconnaissance qui souligne la vitalité d’une scène marquée par l’oralité, les traditions griotiques et les dynamiques contemporaines du livre, notamment autour des 72 Heures du Livre.

Dix jours pour parcourir la scène guinéenne

La soirée d’ouverture, vendredi 6 mars, se déploie entre le Lavoir Moderne Parisien (LMP) et l’Institut des Cultures d’Islam (ICI). Au programme : inauguration officielle, vernissage des expositions, puis veillée de conte à l’ICI avec Petit Tonton et son spectacle Hirdhè, avant un temps musical au LMP.

Les arts visuels occupent une place centrale durant toute la durée du festival. La photographe suisse-guinéenne Namsa Leuba présente deux séries, The Kingdom of Mountains et Ya Kala Ben, explorant hybridité culturelle, rituels et esthétiques contemporaines. À ses côtés, l’artiste Mélissa Diallo expose un travail plastique autour des questions de mémoire et d’identité. Le Lavoir Moderne Parisien est transformé par la scénographie du collectif guinéen Scénoraba, qui investit l’ensemble du théâtre en espace immersif.

La littérature est à l’honneur samedi 7 mars à la Fondation Lucien Paye, avec une journée consacrée à Conakry ville créative en littérature. Deux tables rondes interrogent l’histoire du livre en Guinée, les politiques culturelles et les perspectives contemporaines. La rencontre est organisée en partenariat avec L’Harmattan Guinée.

Africapitales

La musique se déploie sur plusieurs scènes. Samedi 7 mars à FGO-Barbara, Queen Rima et Niariu incarnent la vitalité d’une nouvelle génération. Queen Rima, figure majeure du dancehall féminin guinéen et lauréate du Prix Découvertes RFI, partage l’affiche avec Niariu, artiste franco-guinéenne aux accents Afro R&B. Un autre concert est prévu vendredi 13 mars au Poulpe avec Mamady Diabaté.

Le théâtre et la performance occupent également une place importante. Les 10 et 11 mars, Hakim Bah présente 8 novembre, une lecture musicale autour de la mémoire politique guinéenne, accompagnée par Victor Pitoiset. Le 14 mars, la conférence performée Une histoire panafricaine, portée par Elara Bertho et Armand Gauz, revient sur la présence de Miriam Makeba et Stokely Carmichael en Guinée à la fin des années 1960, mettant en lumière les circulations intellectuelles et militantes du panafricanisme.

Africapitales

Le conte traverse le festival avec Petit Tonton, figure majeure de la transmission orale. Outre Hirdhè, il propose le spectacle Ingratitude le 8 mars au LMP, ainsi qu’un atelier conte dans le cadre du Café des enfants organisé avec Home Sweet Mômes.

Le cinéma guinéen bénéficie d’un focus spécifique. Le 12 mars au Louxor, projection de Au cimetière de la pellicule de Thierno Souleymane Diallo, en présence du réalisateur, suivie d’un débat. Le 14 mars au LMP, Il va pleuvoir sur Conakry de Cheick Fantamady Camara est présenté, suivi d’un atelier Ciné-Cercle organisé par le collectif Mind the Gap.

La danse est représentée par un atelier de danse guinéenne animé par Aïssata Kouyaté, le 7 mars à FGO-Barbara, ouvert à tous les niveaux. L’écriture trouve sa place avec un atelier animé par Hakim Bah le 14 mars à la Bibliothèque de la Goutte d’Or.

Le festival s’ouvre aussi à la mode et à l’humour. Le 15 mars au LMP, Barbi Black présente un défilé en partenariat avec les étudiants du Master Industries Culturelles de l’Université Paris 8. Le même jour, à La Scène Barbès, l’humoriste Bappa Oumar joue L’Étranger, un spectacle autobiographique interrogeant les notions d’appartenance et d’identité.

Enfin, la gastronomie n’est pas oubliée : un repas solidaire guinéen est proposé le 14 mars à la ressourcerie Le Poulpe.

Au-delà de la diversité des disciplines, Africapitales #5 affirme une ligne cohérente : donner à voir la complexité historique et culturelle de Conakry, faire dialoguer héritage et création contemporaine, et offrir à la jeunesse guinéenne une scène de visibilité à Paris. Entre mémoire politique, scènes urbaines, arts visuels et littérature, le festival compose un panorama dense d’une capitale en mouvement.

Informations pratiques

Africapitales #5 : Conakry à Paris
Du 6 au 15 mars 2026
Lieux principaux : Lavoir Moderne Parisien (35 rue Léon, 75018), Institut des Cultures d’Islam (19 rue Léon, 75018), Fondation Lucien Paye (45 bis boulevard Jourdan, 75014), FGO-Barbara (1 rue Fleury, 75018), Le Louxor (170 boulevard Magenta, 75010), La Scène Barbès (11 rue d’Oran, 75018), Le Poulpe (4 bis rue d’Oran, 75018).
Programmation détaillée : www.lavoirmoderneparisien.com et africapitales.org
Certains événements sont gratuits, d’autres payants sur réservation selon les lieux.

 

Akwaaba Festival 2026 : Accra célèbre la culture ghanéenne 

Du 5 au 7 mars 2026, le National Theatre d’Accra accueille l’Akwaaba Festival 2026. Pendant trois jours, concerts, artisanat, gastronomie et traditions se rencontrent pour célébrer la vitalité culturelle du Ghana et la richesse de son héritage panafricain.

Akwaaba Festival

Du 5 au 7 mars 2026, la capitale ghanéenne vibrera au rythme de l’Akwaaba Festival 2026. Organisé au National Theatre d’Accra, cet événement culturel de trois jours promet de rassembler artistes, artisans, entrepreneurs culturels et passionnés autour d’une célébration vivante du patrimoine ghanéen et panafricain.

Pensé comme un espace de rencontre et de découverte, le festival met en lumière la diversité des expressions culturelles du Ghana. Musique, danse, arts visuels et gastronomie y dialoguent dans une programmation ouverte à tous les publics. L’objectif est clair : offrir une vitrine à la créativité locale tout en valorisant les traditions qui façonnent l’identité culturelle du pays.

Placée sous le thème « Welcome to Ghana », l’édition 2026 entend également accueillir un public international. En invitant visiteurs, créateurs et acteurs culturels venus d’horizons différents, l’événement se veut un lieu d’échanges où se croisent initiatives artistiques, savoir-faire artisanaux et expressions contemporaines.

Trois jours de culture, d’artisanat et de gastronomie

Durant ces trois journées, les visiteurs pourront découvrir une programmation riche mêlant concerts, performances artistiques et expositions. Des artisans et créateurs présenteront leurs œuvres à travers des stands consacrés à l’art et à l’artisanat ghanéens. Textiles traditionnels, accessoires et objets décoratifs permettront d’explorer l’esthétique et les techniques qui traversent les cultures locales.

Akwaaba Festival

La musique occupera également une place centrale dans le festival. Concerts et performances rythmeront les journées et les soirées, offrant un aperçu de la scène artistique ghanéenne et de ses influences multiples. Des formes musicales traditionnelles aux expressions plus contemporaines, la programmation reflète la diversité d’une culture en constante évolution.

Au-delà des arts visuels et de la musique, l’Akwaaba Festival mettra aussi à l’honneur la gastronomie locale. Un grand espace culinaire réunira boissons traditionnelles et spécialités issues des différentes régions du pays. Ce marché alimentaire permettra aux visiteurs de découvrir la richesse des cuisines indigènes, dans une atmosphère conviviale et festive.

L’événement vise également à soutenir les entrepreneurs culturels et les créateurs locaux. En réunissant artistes, artisans et acteurs économiques du secteur culturel, le festival offre une plateforme de visibilité et d’échanges. Il encourage ainsi la circulation des idées, des talents et des projets au sein d’un écosystème créatif en pleine expansion.

L’Akwaaba Festival 2026 est organisé par Ceejay Multimedia en partenariat avec la MUSIGA, l’Union des musiciens du Ghana. Ensemble, ces organisations souhaitent renforcer la place des industries culturelles dans le paysage artistique national et promouvoir les talents ghanéens auprès d’un public plus large.

Les inscriptions sont d’ailleurs ouvertes pour les exposants et les vendeurs souhaitant participer au festival. Artisans, créateurs et entrepreneurs peuvent ainsi rejoindre cette plateforme culturelle qui ambitionne de devenir un rendez-vous incontournable de la scène artistique locale.

 

Akwaaba Festival

En réunissant musique, arts visuels, artisanat et gastronomie, l’Akwaaba Festival se présente comme une célébration de la créativité et de l’héritage culturel du Ghana. Dans un contexte où les industries culturelles jouent un rôle croissant dans les économies africaines, ce type d’événement contribue également à soutenir les artistes et les producteurs culturels tout en renforçant les liens entre traditions et modernité.

Pendant trois jours, Accra se transformera ainsi en un espace de rencontres, de découvertes et de célébration culturelle, où le public pourra explorer la richesse et la vitalité des expressions artistiques ghanéennes.

 

Informations pratiques
Lieu : National Theatre, Accra (Ghana)
Dates : du 5 au 7 mars 2026
Organisation : Ceejay Multimedia, en partenariat avec la MUSIGA

 

À Paris, les femmes cinéastes du Maghreb prennent l’écran

Du 4 au 9 mars 2026, le cinéma Chaplin Denfert à Paris consacre un cycle aux réalisatrices du Maghreb. Projections, débats et rencontres accompagnent cette programmation qui met en lumière les voix féminines du cinéma nord-africain.

La Nouba des Femmes du Mont Chenoua

Chaque mois de mars, conférences, rencontres et manifestations culturelles rappellent les luttes et les avancées liées aux droits des femmes. En 2026, le cinéma s’invite à ces célébrations avec un cycle dédié aux réalisatrices du Maghreb. Intitulée « Femmes cinéastes des pays du Maghreb », cette programmation spéciale se déroule du 4 au 9 mars au cinéma Chaplin Denfert, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.

 

 

Organisé en marge de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’événement propose plusieurs projections accompagnées de discussions avec le public. L’initiative entend mettre en lumière les réalisatrices d’Afrique du Nord et rappeler leur rôle dans l’évolution du cinéma maghrébin.

Au programme figurent plusieurs films récents signés par des réalisatrices reconnues. Le cycle s’ouvre notamment avec La Mère de tous les mensonges, documentaire de la cinéaste marocaine Asmae El Moudir, qui interroge les mémoires familiales et collectives. La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania est également à l’honneur avec le court métrage Peau de colle et le long métrage La Belle et la Meute, film salué dans de nombreux festivals pour son regard sur les violences faites aux femmes.

 

La mère de tous les mensonges

La programmation se poursuit avec Aucune rue ne portera ton nom, court documentaire de Nadia Salem, ainsi que 10949 Femmes, documentaire de Nassima Guessoum consacré aux femmes engagées dans la guerre d’indépendance algérienne. Certaines projections seront suivies de débats animés avec la participation des réalisatrices, offrant au public l’occasion de prolonger la réflexion sur les thématiques abordées.

 

 

Créé en 2009 sous l’impulsion de l’association culturelle Coup de Soleil, le festival Le Maghreb des films s’est donné pour mission de promouvoir le cinéma maghrébin auprès du public francophone. Chaque année, ce rendez-vous parisien explore les dynamiques artistiques et politiques qui traversent les cinématographies d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.

L’édition 2026 met particulièrement à l’honneur deux réalisatrices tunisiennes : Kaouther Ben Hania, figure majeure du cinéma contemporain, et Salma Baccar, pionnière du cinéma maghrébin. Ce choix reflète la volonté du festival de rappeler la contribution des femmes dans un secteur longtemps dominé par les hommes.

Des pionnières aux nouvelles générations

L’histoire du cinéma maghrébin s’est construite dans le contexte des indépendances nationales : 1956 pour le Maroc et la Tunisie, 1962 pour l’Algérie. Avant cette période, la production cinématographique dans la région relevait largement d’un cinéma colonial, réalisé principalement par des cinéastes européens et rarement par des créateurs locaux.

 

Aucune rue ne portera ton nom

Dans ce paysage dominé par les hommes, les premières femmes cinéastes du Maghreb apparaissent à la fin des années 1960. En Tunisie, Sophie Ferchiou devient la première Maghrébine à réaliser un documentaire avec Chéchia en 1966. Deux ans plus tard, Salma Baccar signe le court métrage L’Éveil et s’impose comme l’une des figures fondatrices du cinéma tunisien.

Salma Baccar poursuivra ce parcours en réalisant Fatma 75, considéré comme le premier long métrage signé par une cinéaste maghrébine. Son œuvre aborde déjà la condition féminine dans une société en transformation, marquée par les réformes progressistes mises en place en Tunisie après l’indépendance.

En Algérie, la romancière et cinéaste Assia Djebar marque un tournant en 1978 avec La Nouba des femmes du Mont Chenoua, film récompensé à la Mostra de Venise. Au Maroc, Farida Ben Lyazid devra attendre plusieurs années après son premier scénario pour réaliser en 1988 Une Porte sur le ciel, œuvre devenue une référence du cinéma marocain.

Aujourd’hui, une nouvelle génération de réalisatrices poursuit cet héritage en explorant des thèmes liés à la mémoire, aux identités et aux transformations sociales.

 

10949 Femmes

 

Malgré ces avancées, les femmes restent minoritaires dans l’industrie cinématographique africaine. Selon le rapport « Statistiques de l’industrie cinématographique africaine », publié en février 2026 par l’organisation Wifitalents, les réalisatrices représentent moins de 15 % des effectifs du secteur au Maroc. À l’échelle du continent, seulement 10 % des films produits sont réalisés par des femmes, tandis qu’elles ne constituent qu’environ 30 % des professionnels de l’industrie cinématographique.

 

 

Ces chiffres illustrent les inégalités persistantes dans un secteur encore largement masculin. Pourtant, les réalisatrices maghrébines se distinguent par des œuvres souvent marquées par des prises de position fortes et des regards singuliers sur les sociétés nord-africaines.

Le cycle proposé au cinéma Chaplin Denfert s’inscrit dans cette dynamique. En mettant à l’honneur les réalisatrices du Maghreb, il rappelle que le cinéma peut être un espace de réflexion sur les transformations sociales, les mémoires collectives et les aspirations à davantage d’égalité dans la région.

Informations pratiques
Lieu : Cinéma Chaplin Denfert
Adresse : 24 place Denfert-Rochereau, Paris 14ᵉ
Dates : du 4 au 9 mars 2026
Certaines projections seront suivies de débats avec les réalisatrices.

 

À Paris, la fashion Week Africa celebre la creativite du continent

Le 7 mars 2026, Paris accueille une nouvelle édition de la Fashion Week Africa Paris. Défilés, artisanat, performances artistiques et gastronomie se réunissent pour mettre en lumière la créativité africaine et les talents de la diaspora au cœur de la capitale.


Fashion Week Africa

Le 7 mars 2026, l’Espace MAS, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, accueillera une nouvelle édition de la Fashion Week Africa Paris, un événement dédié à la promotion des créateurs africains et des cultures du continent. Pensée comme une immersion dans l’univers de la mode africaine contemporaine, cette journée entend réunir designers, artistes et public autour d’un programme mêlant défilés, artisanat et performances artistiques.

Si Paris demeure l’une des capitales mondiales de la mode, les initiatives mettant à l’honneur les créateurs africains et afro-diasporiques s’y multiplient depuis plusieurs années. La Fashion Week Africa Paris s’inscrit dans cette dynamique, avec l’ambition de créer une plateforme de visibilité pour des talents encore trop peu représentés dans les circuits traditionnels.

Au cœur de l’événement figure le Grand Défilé Africain, présenté comme le moment phare de la journée. Des créateurs venus de différents horizons du continent et de la diaspora y dévoileront leurs collections, dans un dialogue entre traditions textiles et influences contemporaines. Wax, bogolan, kente ou encore broderies artisanales côtoieront ainsi des silhouettes modernes, témoignant de la vitalité d’une mode africaine en pleine transformation.


Fashion Week Africa

Au-delà des défilés, la manifestation se veut également un espace de rencontre et de découverte culturelle. Les visiteurs pourront explorer un univers mêlant artisanat, design, musique et gastronomie, dans une ambiance immersive inspirée des cultures africaines. L’événement entend ainsi dépasser le simple cadre d’un défilé de mode pour proposer une expérience culturelle plus large.

L’initiative s’inscrit dans le travail de structures et de collectifs engagés dans la promotion de la création africaine à Paris. À travers ce type de rendez-vous, leurs organisateurs cherchent à soutenir l’émergence de designers, d’artisans et d’entrepreneurs culturels issus du continent africain ou de sa diaspora.

La mode africaine connaît depuis plusieurs années une visibilité croissante sur la scène internationale. Des créateurs comme Imane Ayissi, Thebe Magugu ou Kenneth Ize ont contribué à faire entrer l’esthétique africaine dans les circuits de la mode mondiale. Dans ce contexte, des événements comme la Fashion Week Africa Paris participent à structurer des réseaux et à créer des espaces de rencontre entre créateurs, professionnels et public.

Installé dans le 13ᵉ arrondissement, l’Espace MAS accueillera ainsi, le temps d’une journée, une célébration de la créativité africaine contemporaine. Entre défilés, performances artistiques et rencontres culturelles, la Fashion Week Africa Paris entend offrir un aperçu de la richesse et de la diversité des expressions stylistiques venues du continent.


Informations pratiques:

Fashion Week Africa Paris 2026
Date : 7 mars 2026
Horaire : 11h – 18h
Lieu : Espace MAS, 10 rue des Terres-au-Curé, 75013 Paris
Tarifs :
10 € en ligne et 15 € sur place
Billetterie : dreamteamafrica.com/fashion-week-africa-paris

Rocé fait vibrer le New Morning le 11 mars

Le 11 mars 2026, le rappeur franco-algérien Rocé investit la scène du New Morning à Paris. Entre hip-hop engagé, influences soul-jazz et mémoire afro-diasporique, l’artiste y présentera les titres de son sixième album studio, « Palmier ».

Rocé au New Morning

Le 11 mars 2026, le New Morning à Paris accueillera Rocé pour un concert attendu qui marque une nouvelle étape dans le parcours de l’un des rappeurs les plus singuliers de la scène francophone. L’artiste franco-algérien y présentera les titres de son sixième album studio, Palmier, un projet qui prolonge et transforme son rap engagé en y introduisant des textures plus lumineuses, aux accents soul et jazz.

Depuis ses débuts, Rocé s’est imposé comme une figure à part dans le paysage du hip-hop français. Rappeur, compositeur et violoniste, il a bâti une œuvre attentive à la mémoire musicale des diasporas africaines et aux histoires politiques qui traversent ces héritages. Son travail mêle réflexion historique, recherche sonore et écriture poétique, dans une approche où le rap devient à la fois espace d’expression artistique et outil de transmission.

Avec Palmier, Rocé poursuit cette démarche en explorant une palette musicale plus ample. L’album tisse des liens entre hip-hop, soul et jazz, tout en conservant la dimension narrative et engagée qui caractérise son œuvre. Instruments acoustiques, textures orchestrales et mélodies fluides composent un univers sonore où l’histoire, l’art et le rythme se répondent.

Parmi les collaborations marquantes du disque figure notamment la chanteuse Natacha Atlas, dont la voix apporte une dimension supplémentaire à ce dialogue entre influences musicales. L’album s’inscrit ainsi dans la continuité d’un travail de recherche et de transmission que Rocé développe depuis plusieurs années autour des circulations culturelles afro-diasporiques.

 

Rocé

Un trio entre hip-hop, soul et jazz

Sur scène, Rocé défendra ce nouvel album dans une formation en trio qui promet une expérience musicale dense et organique. À ses côtés, la saxophoniste Nathalie Ahadji et la DJ Juicy Fruit accompagneront sa voix sur des arrangements mêlant improvisation jazz, textures soul et rythmes hip-hop.

Cette configuration permet à Rocé de proposer un concert à la fois intime et puissant, où la parole, la musique et le rythme se répondent en permanence. Le saxophone de Nathalie Ahadji apporte une dimension mélodique et expressive, tandis que Juicy Fruit construit un paysage sonore où se croisent samples, beats et textures électroniques.

L’ensemble crée une atmosphère musicale qui oscille entre la douceur de la soul et la précision rythmique du hip-hop. Les influences évoquées par l’artiste situent d’ailleurs cet univers à la croisée de deux figures majeures : la sensualité musicale de Sade et la rigueur rythmique du rap de Rakim.

Au fil de ses projets, Rocé a développé une approche singulière du hip-hop, nourrie par les archives sonores, les musiques diasporiques et les traditions musicales afro-atlantiques. Son travail de recherche autour des voix et des musiques oubliées s’est notamment exprimé à travers plusieurs projets consacrés aux archives du rap et de la musique noire francophone.

Cette dimension historique traverse également ses concerts, où le rap devient un espace de dialogue entre passé et présent. Sur scène, les textes de Rocé se déploient dans un univers musical ouvert, où les influences se croisent sans hiérarchie entre tradition et modernité.

Le concert du 11 mars au New Morning s’inscrit ainsi dans la continuité d’un parcours artistique exigeant, où le rap se nourrit de multiples héritages musicaux. Entre engagement politique, exploration sonore et mémoire culturelle, Rocé propose une musique qui interroge les histoires collectives tout en restant profondément ancrée dans le présent.

Informations pratiques
Lieu : New Morning, Paris
Date : 11 mars 2026
Artistes :Rocé – voix : Nathalie Ahadji – saxophoneJuicy Fruit – DJ

Jann Halexander en concert à La Camilienne avec Cœur Canari

Chanteur, auteur et performeur à la plume acérée, Jann Halexander poursuit son exploration musicale entre confidences personnelles et regards sur le monde. Le 13 mars prochain, il présentera à Paris Cœur Canari, un concert inspiré de la chanson éponyme extraite de l’album Libreville Confidentiel, né de son récent séjour au Gabon.

Jann Halexander

Souvent surnommé le « Jacques Brel gabonais », l’artiste s’est fait connaître par des titres marquants comme C’était à Port-Gentil, Le poisson dans mon assiette ou encore Rester par habitude. Des chansons qui mêlent ironie, mélancolie et poésie, dans une écriture incisive qui lui vaut depuis plus de vingt ans un public fidèle.

Pour cette soirée, Jann Halexander sera entouré de plusieurs musiciens : Bertrand Ferrier au piano et à la clarinette, Sébastyen Defiolle à la guitare et Naïma aux percussions. La chanteuse Charlotte Grenat participera également au concert en tant qu’invitée.

Coeur Canari

Entre chansons, confidences et fragments de récit – notamment issus de son livre Cœur Canari, journal de son retour au Gabon natal – l’artiste promet une performance où l’intime se transforme en moment de partage avec le public.

Informations pratiques

Date : 13 mars 2026
Lieu : Théâtre La Camilienne
Adresse : 12 rue des Meuniers, 75012 Paris
Ouverture des portes : 19h30
Concert : 20h
Réservations : 06 16 13 98 32 / BilletReduc / Weezevent

 

 

 
 

 

Cet article Notre semaine culturelle débute avec Africapitales 2026 à Paris est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-6-au-15-mars-2026/feed/ 0
« Ce qu’attend l’Afrique » : un continent au cœur du siècle https://mondafrique.com/loisirs-culture/ce-que-lafrique-attend-un-continent-au-coeur-du-siecle/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/ce-que-lafrique-attend-un-continent-au-coeur-du-siecle/#respond Thu, 05 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148072 À rebours des clichés et des discours catastrophistes, Benoît Chervalier propose dans Ce qu’attend l’Afrique une lecture nuancée des transformations du continent. Entre démographie, souveraineté et mutations économiques, son essai esquisse les contours d’un siècle où l’Afrique comptera davantage que jamais. Une chronique de Karim Saadi L’Afrique n’est pas un bloc homogène. Elle ne parle […]

Cet article « Ce qu’attend l’Afrique » : un continent au cœur du siècle est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
À rebours des clichés et des discours catastrophistes, Benoît Chervalier propose dans Ce qu’attend l’Afrique une lecture nuancée des transformations du continent. Entre démographie, souveraineté et mutations économiques, son essai esquisse les contours d’un siècle où l’Afrique comptera davantage que jamais.

Une chronique de Karim Saadi

Benoît Chervalier

L’Afrique n’est pas un bloc homogène. Elle ne parle pas d’une seule voix, ne partage ni une histoire unique ni un destin uniforme. Pourtant, dans les imaginaires internationaux, le continent continue souvent d’être appréhendé comme un ensemble monolithique, résumé en quelques images simplificatrices. C’est précisément contre cette vision réductrice que se construit Ce qu’attend l’Afrique, l’essai de Benoît Chervalier publié aux Éditions de L’Aube.

Ancien haut fonctionnaire, entrepreneur et enseignant à l’ESSEC, l’auteur s’appuie sur près de vingt-cinq années d’expérience professionnelle et sur un parcours qui l’a conduit dans plus de quatre-vingts pays, dont une quarantaine en Afrique. Son livre ne se présente pas comme une synthèse académique classique, mais comme une réflexion nourrie d’observations de terrain, d’échanges avec des responsables publics et privés, et de nombreuses années d’enseignement auprès d’étudiants venus du monde entier.

L’ouvrage part d’une question simple : qu’est-ce qu’être africain ? Derrière cette interrogation se dessine une réalité que l’auteur rappelle d’emblée : l’Afrique est faite d’une pluralité de trajectoires historiques, culturelles et politiques. Au milieu du XIXᵉ siècle, le continent comptait près de dix mille royaumes et structures politiques différentes. Cette diversité reste aujourd’hui l’une des clés de lecture indispensables pour comprendre les dynamiques contemporaines.

Une Afrique de paradoxes et de potentialités

L’un des mérites du livre est de cartographier les paradoxes qui traversent le continent. Benoît Chervalier montre comment certaines économies africaines demeurent prises dans un modèle d’extraction des ressources naturelles, sans toujours parvenir à intégrer les chaînes de transformation industrielle.

L’exemple du cacao est devenu emblématique : l’Afrique produit une part majeure des fèves mondiales mais reste marginale dans la fabrication du chocolat. De même, plusieurs pays africains disposent d’importants gisements de cobalt ou de lithium, indispensables aux technologies contemporaines, tout en étant peu présents dans la production des batteries électriques qui en dépendent.

Cette dissociation entre extraction et transformation constitue, selon l’auteur, l’un des défis majeurs du continent. Le véritable basculement ne résiderait pas seulement dans l’exploitation des ressources mais dans la capacité à développer des industries locales créatrices d’emplois et de valeur ajoutée.

La question démographique occupe également une place centrale dans l’analyse. Le continent africain est aujourd’hui le plus jeune du monde et sa croissance démographique est appelée à jouer un rôle déterminant au cours du XXIᵉ siècle. Certains chiffres donnent la mesure de cette transformation : chaque jour, il naît autant d’enfants au Nigeria qu’aux États-Unis et en Europe réunis.

Cette dynamique ouvre à la fois des perspectives et des défis considérables. Les systèmes éducatifs devront absorber des dizaines de millions d’élèves supplémentaires dans les prochaines années. Pour répondre à ces besoins, il faudrait construire des millions de salles de classe et former des millions d’enseignants.

Loin d’être seulement un défi, cette jeunesse peut aussi constituer une formidable réserve d’énergie économique et d’innovation. Plusieurs initiatives technologiques ou entrepreneuriales en témoignent déjà. L’exemple de la société tunisienne Instadeep, spécialisée dans l’intelligence artificielle et rachetée pour plusieurs centaines de millions de dollars, illustre cette capacité d’innovation qui émerge sur le continent.

Mais l’auteur souligne également les contraintes structurelles qui persistent : infrastructures énergétiques insuffisantes, disparités importantes entre pays, inégalités territoriales ou encore fragilités institutionnelles. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi les trajectoires africaines resteront probablement diverses et contrastées.

L’Europe et l’Afrique face à un destin partagé

Au-delà de l’analyse économique et démographique, le livre explore aussi les relations entre l’Afrique et l’Europe. Benoît Chervalier insiste sur un point essentiel : les deux continents entrent dans une période où leurs destins seront de plus en plus étroitement liés.

Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, l’Afrique devient un acteur incontournable. Sa démographie, ses ressources naturelles, ses marchés émergents et son rôle dans les transitions énergétiques en font un partenaire stratégique pour de nombreuses puissances.

Pour l’Europe, cette proximité géographique et historique crée une relation particulière. Mais l’époque où certains pays européens pouvaient prétendre exercer une influence dominante sur le continent africain semble désormais révolue.

L’auteur souligne que la diversification des partenariats est devenue une réalité. Les pays africains multiplient les relations économiques et diplomatiques avec des acteurs variés : Chine, Turquie, Inde, États-Unis ou encore pays du Golfe. Cette pluralité d’alliances reflète une volonté croissante de souveraineté.

Dans ce contexte, la relation franco-africaine se transforme profondément. Les anciennes logiques de la « Françafrique » appartiennent désormais au passé, même si les héritages historiques continuent d’influencer les perceptions. L’auteur insiste sur la nécessité pour la France et l’Europe de repenser leurs partenariats sur des bases nouvelles : économiques, technologiques, scientifiques et culturelles.

L’un des axes centraux du livre concerne également l’évolution du modèle de coopération internationale. Benoît Chervalier plaide pour dépasser l’opposition traditionnelle entre aide au développement et commerce. Selon lui, l’aide ne peut être efficace que si elle soutient l’investissement, l’entrepreneuriat et la création d’emplois.

Cette idée s’inscrit dans un débat plus large sur les politiques de développement. L’auteur propose de distinguer clairement les logiques de solidarité – notamment dans les situations humanitaires ou climatiques – et celles relevant de l’investissement économique. L’objectif serait de favoriser un partenariat davantage fondé sur l’échange et la création de valeur.

À travers ces analyses, Ce qu’attend l’Afrique esquisse une vision nuancée de l’avenir du continent. L’auteur ne cède ni à l’optimisme naïf ni au pessimisme systématique. Il rappelle que les trajectoires africaines seront multiples et que tous les pays ne suivront pas la même voie.

Certaines économies pourraient connaître des transformations rapides, portées par l’urbanisation, les technologies numériques ou l’industrialisation. D’autres pourraient rester confrontées à des fragilités politiques ou institutionnelles plus durables.

Ce qui semble en revanche acquis, selon lui, c’est que l’Afrique occupera une place centrale dans les équilibres mondiaux des prochaines décennies. Les enjeux démographiques, climatiques, énergétiques et économiques du XXIᵉ siècle y convergent.

Une idée traverse l’ensemble du livre : l’Afrique ne peut être pensée qu’au pluriel. En rappelant la diversité de ses trajectoires, Benoît Chervalier invite à voir dans ce continent non une marge du monde, mais l’un de ses futurs centres de gravité.

Benoît Chervalier, Ce qu’attend l’Afrique, Éditions de L’Aube, 2025, 200 pages.

Cet article « Ce qu’attend l’Afrique » : un continent au cœur du siècle est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/ce-que-lafrique-attend-un-continent-au-coeur-du-siecle/feed/ 0
FGO-Barbara aux couleurs du Sahara et du Nil https://mondafrique.com/loisirs-culture/148032/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/148032/#respond Wed, 04 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148032 Le 6 mars 2026, FGO-Barbara accueille Tissilawen et Sulafa Elyas pour une soirée entre désert saharien et rives du Nil. Rock touareg et soufisme électro-pop dialoguent dans un concert placé sous le signe des circulations musicales africaines. Le vendredi 6 mars 2026, FGO-Barbara accueille une soirée placée sous le signe des circulations musicales africaines. À […]

Cet article FGO-Barbara aux couleurs du Sahara et du Nil est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>

Le 6 mars 2026, FGO-Barbara accueille Tissilawen et Sulafa Elyas pour une soirée entre désert saharien et rives du Nil. Rock touareg et soufisme électro-pop dialoguent dans un concert placé sous le signe des circulations musicales africaines.



Le vendredi 6 mars 2026, FGO-Barbara accueille une soirée placée sous le signe des circulations musicales africaines. À l’affiche : le groupe touareg Tissilawen et la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas. Deux univers, deux géographies, une même volonté de faire dialoguer héritage et modernité.

Originaire du Tassili N’Ajjer, au sud-est de l’Algérie, Tissilawen — pluriel de « Tassili » — est formé en 2008 à Djanet. Le groupe s’inscrit dans la lignée des grandes formations touarègues comme Tinariwen, Bombino ou encore Othmane Bali, tout en affirmant une identité propre. Leur musique puise dans le répertoire touareg traditionnel, porté par des guitares électriques aux accents blues, mais s’ouvre également au rock, au rap et au reggae.

Leur son, à la fois ample et hypnotique, repose sur des rythmiques répétitives et des mélodies ancrées dans le désert. Les textes évoquent l’identité, la transmission, l’exil et l’attachement au territoire. Comme nombre d’artistes touaregs contemporains, Tissilawen conjugue la mémoire collective et les réalités actuelles, inscrivant le blues saharien dans une dynamique globale. Sur scène, l’énergie des guitares dialogue avec la profondeur des voix, créant un espace sonore à la fois enraciné et ouvert.

En seconde partie de soirée, Sulafa Elyas propose une autre traversée. Chanteuse et oudiste soudanaise, elle s’est formée dès l’enfance dans un univers musical marqué par les traditions du nord du Soudan. Son travail s’inscrit dans une filiation soufie : une attention à la spiritualité, à la poésie et à la dimension intérieure du chant.

Installée à Paris, Sulafa Elyas enrichit aujourd’hui cette base patrimoniale d’influences électro-pop. Le oud, instrument emblématique du monde arabe, dialogue avec des textures contemporaines, des arrangements plus urbains, parfois minimalistes. Sa musique devient ainsi un espace de rencontre entre Khartoum et la scène parisienne, entre mémoire intime et création actuelle. Le résultat est une proposition sensible, où la voix demeure centrale, habitée, portée par une recherche d’équilibre entre fidélité et transformation.

La programmation de cette soirée à FGO-Barbara met en lumière deux trajectoires artistiques distinctes mais convergentes. Tissilawen incarne la vitalité du rock touareg et la permanence d’une culture saharienne en mouvement. Sulafa Elyas explore les résonances du soufisme et les hybridations contemporaines de la scène diasporique.

Au-delà du simple concert, l’événement propose une cartographie musicale qui relie désert algérien et rives du Nil, traditions nomades et métropoles européennes. Une invitation à écouter comment les musiques africaines, loin de se figer, se réinventent en permanence, entre transmission et expérimentation.

Informations pratiques :

Lieu : FGO-Barbara, Paris
Date : Vendredi 6 mars 2026
Artistes : Tissilawen & Sulafa Elyas
Horaire : 20h00

 

Cet article FGO-Barbara aux couleurs du Sahara et du Nil est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/148032/feed/ 0
« Soumsoum, la nuit des astres » : le retour de Mahamat-Saleh Haroun au cinéma https://mondafrique.com/loisirs-culture/berlinale-2026-le-retour-envoutant-de-mahamat-saleh-haroun/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/berlinale-2026-le-retour-envoutant-de-mahamat-saleh-haroun/#respond Tue, 03 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147973 En compétition officielle à la 76e Berlinale, Soumsoum, la nuit des astres signe le retour de Mahamat-Saleh Haroun. À travers le destin d’une adolescente habitée de visions, le cinéaste explore mémoire, croyances et bouleversements contemporains au cœur du Tchad. Dévoilé mi-février en compétition officielle à la 76e Berlinale, Soumsoum, la nuit des astres confirme la singularité du […]

Cet article « Soumsoum, la nuit des astres » : le retour de Mahamat-Saleh Haroun au cinéma est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
En compétition officielle à la 76e Berlinale, Soumsoum, la nuit des astres signe le retour de Mahamat-Saleh Haroun. À travers le destin d’une adolescente habitée de visions, le cinéaste explore mémoire, croyances et bouleversements contemporains au cœur du Tchad.

Dévoilé mi-février en compétition officielle à la 76e Berlinale, Soumsoum, la nuit des astres confirme la singularité du regard de Mahamat-Saleh Haroun. Depuis DarattUn homme qui crieGrigris ou Lingui, le réalisateur franco-tchadien n’a cessé de proposer une image du continent affranchie des clichés, attentive aux tensions entre héritages ancestraux et mutations modernes. Avec ce nouveau long métrage, il pousse plus loin encore une esthétique de l’épure et du symbolique.

Le film s’ouvre dans un Tchad désertique récemment frappé par des pluies diluviennes. Nous suivons Kellou, adolescente scolarisée, amoureuse, connectée à son téléphone comme toutes les jeunes filles de son âge. Mais Kellou est habitée par des visions. « Je fais des rêves. Je vois des événements qui se produisent », confie-t-elle. Née dans le sang après la mort de sa mère en couches, elle porte une marque ambivalente, à la fois stigmate et possible puissance.

Entre merveilleux et chronique contemporaine

Haroun installe son récit au cœur d’une cosmogonie où âmes errantes, fêtes des masques et étoiles messagères composent une trame discrète mais persistante. Le film convoque le merveilleux sans jamais basculer dans l’illustration folklorique. L’invisible affleure dans les silences, dans les regards, dans la manière dont la caméra capte les visages comme des paysages intérieurs.

La rencontre de Kellou avec Aya, femme ostracisée et qualifiée de sorcière par les habitants, constitue un pivot narratif. À travers cette figure marginalisée, le cinéaste interroge la peur collective, la désignation de boucs émissaires et la place des femmes dans un environnement social traversé par le syncrétisme religieux et les tensions identitaires. Ce qui pourrait relever du conte devient alors une lecture en creux du Tchad contemporain.

Le décor joue un rôle central. Le plateau de l’Ennedi, avec ses arches naturelles, ses falaises et ses grottes, impose une dimension quasi intemporelle au récit. Ces paysages spectaculaires, filmés avec ampleur, rappellent par moments l’usage mythique de Monument Valley chez John Ford. Ils inscrivent la quête de l’héroïne dans un espace qui semble échapper à l’agitation humaine, proche d’une éternité minérale.

Une œuvre d’épure et de transmission

Le parcours initiatique de Kellou se construit dans la tension entre modernité et héritage. Le téléphone portable coexiste avec les croyances anciennes. Les visions prophétiques se heurtent à un village en proie aux conséquences du dérèglement climatique. Les inondations du 1er septembre 2024, évoquées dans le film, ancrent le récit dans une actualité tangible.

Haroun tisse ces éléments avec une grande sobriété. La mise en scène privilégie les plans longs, les cadres ouverts et une direction d’acteurs contenue. Maïmouna Miawama incarne Kellou avec une fragilité retenue, tandis qu’Achouackh Abakar Souleymane confère à Aya une présence magnétique. Les dialogues, souvent elliptiques, invitent à lire entre les lignes.

Mahamat-Saleh Haroun

Produit par la société française Pili Films et coproduit en exécutif par la société tchadienne Goï-Goï Productions, le film bénéficie d’une diffusion internationale assurée par Films Boutique. Sa sélection en compétition à la Berlinale l’inscrit d’emblée dans la rotation des grands festivals, augurant un parcours soutenu dans les mois à venir.

Soumsoum, la nuit des astres peut dérouter par son rythme et son style narratif inhabituel. Il refuse les démonstrations appuyées et privilégie une progression presque méditative. Mais c’est précisément dans cette retenue que réside sa force. Haroun y apparaît en passeur, reliant passé et présent, visible et invisible, mémoire et devenir.

À Berlin, le film s’impose comme l’une des propositions les plus singulières de la compétition 2026. En explorant le merveilleux comme un prisme pour comprendre le réel, Mahamat-Saleh Haroun poursuit une œuvre cohérente et exigeante, attentive à la complexité des identités africaines contemporaines.

Informations
Réalisation : Mahamat-Saleh Haroun
Pays : Tchad / France
Première mondiale : Berlinale 2026, compétition officielle
Production : Pili Films, Goï-Goï Productions

 

Cet article « Soumsoum, la nuit des astres » : le retour de Mahamat-Saleh Haroun au cinéma est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/berlinale-2026-le-retour-envoutant-de-mahamat-saleh-haroun/feed/ 0
Saint-Martin-d’Hères : l’Afrique en grand écran pendant une semaine https://mondafrique.com/loisirs-culture/saint-martin-dheres-lafrique-en-grand-ecran-pendant-une-semaine/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/saint-martin-dheres-lafrique-en-grand-ecran-pendant-une-semaine/#respond Mon, 02 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147846 Du 4 au 10 mars 2026, Mon Ciné accueille la 9e édition des Rendez-vous des Cinémas d’Afrique. Dix-neuf films, dont plusieurs inédits et avant-premières, invitent le public à découvrir une Afrique plurielle, engagée et résolument contemporaine. À Saint-Martin-d’Hères, le cinéma devient une fenêtre ouverte sur le continent africain. Du mercredi 4 au mardi 10 mars, […]

Cet article Saint-Martin-d’Hères : l’Afrique en grand écran pendant une semaine est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Du 4 au 10 mars 2026, Mon Ciné accueille la 9e édition des Rendez-vous des Cinémas d’Afrique. Dix-neuf films, dont plusieurs inédits et avant-premières, invitent le public à découvrir une Afrique plurielle, engagée et résolument contemporaine.



À Saint-Martin-d’Hères, le cinéma devient une fenêtre ouverte sur le continent africain. Du mercredi 4 au mardi 10 mars, la salle Mon Ciné accueille la neuvième édition des Rendez-vous des Cinémas d’Afrique. Dix-neuf films, entre fictions et documentaires, composent une programmation dense qui explore la diversité des regards et des récits venus d’une douzaine de pays.

Fidèle à son ambition initiale, le festival entend mettre en lumière la richesse des créations africaines contemporaines. Après une édition 2025 qui avait réuni plus de 1 200 spectateurs, l’événement confirme son ancrage local et son rayonnement croissant. Cette année, l’identité visuelle a été conçue en partenariat avec le lycée Argouges, où des élèves de première ont participé à l’élaboration de l’affiche. Un geste symbolique qui souligne la dimension pédagogique et collective du projet.

Une programmation exigeante et engagée

Le programme, élaboré avec le concours de onze associations partenaires, propose un éventail de films permettant d’aborder des réalités sociales, politiques et culturelles variées. Huit œuvres sont inédites et quatre seront présentées en avant-première. Nombre d’entre elles ont été remarquées dans de grands festivals internationaux tels que Cannes, le Fespaco ou Locarno, parfois couronnées de prix.

En ouverture, le documentaire Soudan, souviens-toi de la réalisatrice Hind Meddeb donne le ton. Le film revient sur l’élan révolutionnaire soudanais et interroge la mémoire collective d’un pays traversé par les aspirations à la liberté. D’autres œuvres explorent les luttes pour l’indépendance, les mutations sociales ou encore les combats pour l’émancipation des femmes. Loin des clichés, la sélection propose un éclairage nuancé sur la complexité des sociétés africaines contemporaines.

La diversité des formats contribue à cette richesse. Les documentaires côtoient des fictions audacieuses, offrant des expériences cinématographiques complémentaires. Certaines œuvres adoptent une approche intimiste, d’autres privilégient la fresque historique ou la chronique sociale. Ensemble, elles dessinent un paysage pluriel, à l’image du continent.

Le jeune public n’est pas oublié. Le film Fantastique, sélectionné au Festival de Locarno 2025, sera projeté le dimanche 8 mars au matin. Destinée aux enfants à partir de dix ans, cette séance confirme la volonté des organisateurs d’élargir l’accès aux cinémas d’Afrique à toutes les générations.

« Fantastique », sélectionné à Lucarno

Un festival de rencontres et de débats

Au-delà des projections, Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique cultivent l’échange. Chaque séance devient l’occasion de rencontres avec des représentants associatifs, des réalisateurs, des distributeurs ou des historiens. Ces discussions prolongent les films, ouvrent des perspectives et invitent le public à confronter ses points de vue.

Nouvelle initiative cette année, un ciné-radio en lien avec Radio Campus accompagnera certaines projections. Cette formule permet de diffuser les débats au-delà de la salle et d’inscrire le festival dans un espace médiatique élargi. Elle témoigne de la volonté d’expérimenter de nouveaux formats pour faire circuler la parole.

À Mon Ciné, l’événement s’inscrit dans une tradition d’ouverture aux cinématographies du monde. Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique s’y imposent comme un temps fort, alliant exigence artistique et engagement citoyen. En mettant en avant des œuvres souvent peu visibles dans les circuits commerciaux, le festival contribue à diversifier les imaginaires et à renouveler les regards.

Informations pratiques

Événement : Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique 2026
Lieu : Mon Ciné, Saint-Martin-d’Hères
Dates : du 4 au 10 mars 2026
Programme : 19 films, dont 8 inédits et 4 avant-premières
Rencontres : débats avec réalisateurs, associations et professionnels
Billetterie et horaires : disponibles auprès de Mon Ciné et sur les supports officiels du festival.

 

Cet article Saint-Martin-d’Hères : l’Afrique en grand écran pendant une semaine est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/saint-martin-dheres-lafrique-en-grand-ecran-pendant-une-semaine/feed/ 0
Une nuit avec Angham au Grand Egyptian Museum le 3 mars https://mondafrique.com/loisirs-culture/une-nuit-avec-angham-au-grand-egyptian-museum/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/une-nuit-avec-angham-au-grand-egyptian-museum/#respond Sun, 01 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147837 Le 3 mars 2026, la star égyptienne Angham se produira pour la première fois au Grand Egyptian Museum, dans le cadre des GEM Nights. Une soirée caritative mêlant concert, exposition exclusive et sohour, sous le titre évocateur « One Night, One Light ».  Le mardi 3 mars, le Grand Egyptian Museum accueillera l’une des voix les plus […]

Cet article Une nuit avec Angham au Grand Egyptian Museum le 3 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 3 mars 2026, la star égyptienne Angham se produira pour la première fois au Grand Egyptian Museum, dans le cadre des GEM Nights. Une soirée caritative mêlant concert, exposition exclusive et sohour, sous le titre évocateur « One Night, One Light ».

Angham

 Le mardi 3 mars, le Grand Egyptian Museum accueillera l’une des voix les plus emblématiques du monde arabe. À partir de 22 heures, la chanteuse Angham investira la tente Al-Mashrafia pour une performance exceptionnelle, marquant sa première apparition dans ce lieu prestigieux.

Organisée par Ahl Masr Burn Hospital Sohour, la soirée porte le titre One Night, One Light. Au-delà du concert, l’événement revêt une dimension philanthropique. Il associe musique, exposition exclusive et sohour, transformant la nuit ramadanesque en moment de partage culturel et de solidarité. Le choix du Grand Egyptian Museum comme écrin confère à la soirée une portée symbolique forte, reliant patrimoine millénaire et création contemporaine.

Une voix majeure de la scène arabe

Née en 1972 dans une famille d’artistes, Angham grandit au cœur de la musique. Son père, Mohamed Ali Soliman, compositeur, violoniste et chanteur, l’initie très tôt à la scène. Sa mère, Magda Abdel-Haleem, appartient également au monde artistique. Angham débute à la fin des années 1980 aux côtés de son père, avant de poursuivre une formation au Conservatoire du Caire et d’entamer une carrière indépendante.

Depuis, elle a publié plus de vingt-cinq albums et construit un répertoire qui traverse les générations. De Fil Rokn El Baeed El Hady à Mazh, en passant par Betheb Meen ou Hala Khassa Geddan, elle a su conjuguer romantisme classique, arrangements modernes et maîtrise vocale. Sa présence scénique et sa capacité à incarner l’émotion lui valent une popularité constante en Égypte et dans l’ensemble du monde arabe.

En septembre 2025, elle franchissait une étape historique en se produisant au Royal Albert Hall de Londres, devenant la première artiste égyptienne à fouler la scène de cette salle mythique. Cinquante-huit ans après le concert d’Abdel Halim Hafez en 1967, sa performance y fut saluée par une ovation mémorable. Ce jalon international confirme son statut d’icône culturelle.

Les GEM Nights, nouvelle scène internationale

Le concert du 3 mars s’inscrit dans la série des GEM Nights, lancée fin 2025. Le Grand Egyptian Museum a depuis accueilli une programmation éclectique réunissant des artistes de renommée mondiale tels que le violoncelliste Hauser, le chanteur R&B Brian McKnight, l’auteur-compositeur britannique Calum Scott, le musicien canadien Bryan Adams ou encore la soprano égyptienne Fatma Said.

En accueillant Angham, le musée poursuit cette dynamique d’ouverture, mêlant figures internationales et grandes voix arabes. Le choix de la tente Al-Mashrafia crée une atmosphère à la fois intime et solennelle, propice à une expérience immersive où patrimoine architectural et performance musicale dialoguent.

Le format de la soirée, combinant concert, exposition et sohour, reflète une conception élargie de l’événement culturel. Il ne s’agit pas seulement d’assister à un spectacle, mais de vivre un moment complet, inscrit dans le rythme particulier des nuits de Ramadan. L’initiative caritative portée par Ahl Masr Burn Hospital Sohour ajoute une dimension solidaire, rappelant que l’art peut également être un vecteur d’engagement.

Au Grand Egyptian Museum, temple dédié à l’histoire pharaonique et à la mémoire nationale, la voix d’Angham résonnera comme un pont entre héritage et modernité. En s’inscrivant dans la programmation des GEM Nights, la chanteuse confirme son rôle central dans la scène musicale arabe contemporaine.

 

Informations pratiques

Événement : Angham – One Night, One Light
Date : mardi 3 mars 2026
Heure : à partir de 22 h
Lieu : Tente Al-Mashrafia, Grand Egyptian Museum, Le Caire
Organisation : Ahl Masr Burn Hospital Sohour
Programme : concert live, exposition exclusive et sohour
Billetterie : via les canaux officiels du Grand Egyptian Museum et des organisateurs.

Cet article Une nuit avec Angham au Grand Egyptian Museum le 3 mars est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/une-nuit-avec-angham-au-grand-egyptian-museum/feed/ 0
À Calgary, l’Ethnik Festival célèbre l’unité dans la diversité https://mondafrique.com/limage-du-jour/a-calgary-lethnik-festival-celebre-lunite-dans-la-diversite/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/a-calgary-lethnik-festival-celebre-lunite-dans-la-diversite/#respond Sat, 28 Feb 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147832 .

Cet article À Calgary, l’Ethnik Festival célèbre l’unité dans la diversité est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Du 27 février au 1er mars 2026, l’Ethnik Festival of Arts and Culture transforme Calgary en carrefour des cultures afro-canadiennes et caribéennes. Porté par l’Ethnik Festivals Association, l’événement réunit artistes, entrepreneurs culturels et publics autour d’une programmation mêlant musique, danse, arts visuels, marchés et rencontres communautaires.

Plus qu’un rendez-vous festif, le festival se veut une plateforme de visibilité et de transmission. Sur scène, répertoires traditionnels et expressions urbaines contemporaines dialoguent. Dans les espaces d’exposition et les marchés, créateurs et artisans mettent en avant des savoir-faire et des initiatives qui prolongent la culture dans la vie quotidienne.

Conférences et tables rondes viennent compléter la dimension artistique, en abordant la transmission, la représentation et la place des jeunes dans les identités diasporiques. Sous le mot d’ordre « Unity in diversity », l’Ethnik Festival affirme une vision d’une société canadienne où les héritages culturels ne s’effacent pas, mais participent pleinement à la vie collective.

Cet article À Calgary, l’Ethnik Festival célèbre l’unité dans la diversité est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/limage-du-jour/a-calgary-lethnik-festival-celebre-lunite-dans-la-diversite/feed/ 0
Notre semaine culturelle africaine débute avec le festival Ramadan à la Cité à Tunis https://mondafrique.com/loisirs-culture/semaine-culturelle-africaine-festival-ramadan/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/semaine-culturelle-africaine-festival-ramadan/#respond Fri, 27 Feb 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147723   Des nuits ramadanesques de Tunis aux écrans engagés de Saint-Martin-d’Hères, des grandes scènes du Caire aux projecteurs de Berlin, l’Afrique culturelle s’impose cette semaine comme un espace en mouvement. Festivals, concerts et cinémas relient les diasporas, déplacent les centres et rappellent qu’il ne s’agit pas d’une périphérie créative, mais d’un cœur battant du monde […]

Cet article Notre semaine culturelle africaine débute avec le festival Ramadan à la Cité à Tunis est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
 

Des nuits ramadanesques de Tunis aux écrans engagés de Saint-Martin-d’Hères, des grandes scènes du Caire aux projecteurs de Berlin, l’Afrique culturelle s’impose cette semaine comme un espace en mouvement. Festivals, concerts et cinémas relient les diasporas, déplacent les centres et rappellent qu’il ne s’agit pas d’une périphérie créative, mais d’un cœur battant du monde artistique contemporain.

Du 21 février au 17 mars 2026, le festival Ramadan à la Cité investit la Cité de la culture Chedli Klibi à Tunis. Musique, tarab, raï, théâtre et créations tunisiennes rythment les soirées du Ramadan, entre grandes voix arabes et talents locaux.

 


Abir Naama

À Tunis, le mois de Ramadan rime avec scène et partage. Du 21 février au 17 mars 2026, le festival Ramadan à la Cité revient animer les soirées de la capitale à la Cité de la culture Chedli Klibi. Conçu et orchestré par le Théâtre de l’Opéra de Tunis, l’événement s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur du calendrier ramadanesque, conjuguant exigence artistique et convivialité nocturne.

Pensé comme un festival pluridisciplinaire, Ramadan à la Cité propose une programmation qui traverse les registres et les générations. Concerts symphoniques, grandes voix arabes, figures du raï, groupes engagés, hommages à la chanson tunisienne et propositions théâtrales s’y succèdent, dessinant un paysage artistique à la fois ancré et ouvert.

Grandes voix et répertoires populaires

L’ouverture officielle s’est faite en musique le 25 février avec la chanteuse libanaise Abir Naama. Elle a été accompagnée par l’Orchestre symphonique tunisien sous la direction du Maestro Chady Garfi, dans un spectacle annoncé comme l’un des temps forts de cette édition. Une rencontre entre voix orientale et écriture orchestrale qui fut un moment d’élévation.

Les 27 et 28 février, le public retrouvera le Prince du Raï, Cheb Mami, pour deux soirées très attendues. Icône d’un genre populaire qui a marqué toute une génération, l’artiste algérien incarne cette capacité du festival à conjuguer nostalgie et énergie contemporaine.

Le 1er mars, place au quintet du musicien turc Aytaç Doğan, virtuose du kanoun, qui apportera une couleur instrumentale singulière à la programmation. Du 5 au 7 mars, le Festival de la chanson tunisienne prendra le relais avec un hommage appuyé aux voix locales, rappelant l’importance du patrimoine musical national dans l’identité culturelle du pays.

Zied Gharsa

Le 10 mars sera placé sous le signe du tarab avec Zied Gharsa, figure majeure de la musique classique tunisienne. Le lendemain, le 11 mars, le mythique groupe marocain Nass El Ghiwane montera sur scène. Connu pour son esprit engagé et ses textes puissants, le collectif continue de fédérer un public intergénérationnel à travers le monde arabe.

Enfin, le 15 mars, la clôture du festival sera confiée à la star libanaise Carole Samaha. Une soirée annoncée comme somptueuse, qui devrait attirer un large public et refermer cette édition sur une note festive et spectaculaire.

Un rendez-vous culturel ramadanesque

Au-delà des concerts, le festival accorde également une place au théâtre. Le 14 mars, la pièce “11-14” de Moez El Gdiri viendra enrichir la programmation, confirmant la dimension pluridisciplinaire de l’événement. Cette diversité témoigne de la volonté des organisateurs de faire de Ramadan à la Cité un espace d’expression multiple, où la musique dialogue avec les arts de la scène.

Aytaç Doğan

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis, à l’origine de cette manifestation, affirme ainsi son rôle central dans la structuration de la vie culturelle nationale. En investissant la Cité de la culture Chedli Klibi, complexe emblématique au cœur de la capitale, il ancre le festival dans un lieu devenu symbole du renouveau artistique tunisien.

Ramadan à la Cité ne se limite pas à une succession de spectacles. Il s’inscrit dans une tradition propre aux soirées du Ramadan, où les familles et les amis se retrouvent après la rupture du jeûne pour partager des moments de culture et de détente. L’événement cultive cette atmosphère particulière faite de ferveur, de recueillement et de célébration.

En consolidant d’année en année sa programmation et en invitant des artistes tunisiens, arabes et internationaux, le festival affirme sa vocation de passerelle. Il relie les générations, les styles et les sensibilités. À Tunis, il s’impose comme un cœur battant de la saison culturelle, où le plaisir artistique se conjugue à la convivialité.

Informations pratiques

Événement : Ramadan à la Cité 2026
Lieu : Cité de la culture Chedli Klibi, Tunis
Dates : du 21 février au 17 mars 2026
Organisation : Théâtre de l’Opéra de Tunis
Billetterie et programme détaillé : disponibles auprès de la Cité de la culture et des canaux officiels du festival.

À Calgary, l’Ethnik Festival célèbre l’unité (jusqu’au 1 er mars)

Du 27 février au 1er mars 2026, l’Ethnik Festival of Arts and Culture investit Calgary pour trois jours de célébration afro-canadienne et caribéenne. Musique, performances, marchés culturels et rencontres communautaires composent un rendez-vous placé sous le signe de l’unité dans la diversité.

À Calgary, la fin février s’annonce haute en couleurs. Du 27 février au 1er mars 2026, l’Ethnik Festival of Arts and Culture réunit artistes, collectifs, entrepreneurs culturels et publics autour d’une programmation dense mêlant musique, danse, expositions, conférences et marchés culturels. Plus qu’un simple festival, l’événement se veut une plateforme de rencontre et de reconnaissance pour les communautés afro-canadiennes et caribéennes.

Porté par l’Ethnik Festivals Association, organisme à but non lucratif ancré dans la communauté, le festival revendique une ambition claire : créer des espaces d’apprentissage, de recherche, de formation et de célébration des réussites individuelles et collectives. Son credo, « Unity in diversity », traduit une vision d’une société canadienne intégrée et socialement cohésive, où les identités culturelles ne s’effacent pas mais dialoguent.

Une plateforme pour raconter et transmettre

L’association se définit comme un acteur communautaire à vocation globale. Elle se présente à la fois comme organisatrice d’événements, incubatrice de talents et gardienne de mémoires culturelles. Au cœur de son action, trois axes structurent son travail : le développement et la recherche artistique, l’apprentissage et l’autonomisation des jeunes, la célébration des créateurs et la promotion des identités culturelles à travers des festivals et rassemblements significatifs.

 

 



L’Ethnik Festival incarne concrètement cette mission. Sur scène, des artistes afro-canadiens et caribéens font vibrer des répertoires qui traversent les générations et les géographies. Les performances mêlent musiques traditionnelles et expressions urbaines contemporaines. Les danses racontent des histoires de migrations, d’héritages et de métissages. Dans les espaces d’exposition, arts visuels et artisanat témoignent de savoir-faire transmis et réinventés.

Les marchés culturels occupent également une place centrale. Ils offrent une vitrine à des entrepreneurs issus des communautés représentées, qu’il s’agisse de mode, de gastronomie, d’édition ou d’objets artisanaux. Cette dimension économique n’est pas secondaire. Elle participe d’une volonté d’autonomisation et de visibilité, en soutenant des initiatives qui prolongent la culture dans la vie quotidienne.

L’art comme langage commun

Pour les organisateurs, l’art constitue un langage universel capable de dépasser les frontières et de favoriser une meilleure compréhension des histoires et des valeurs des différents peuples. Il ne s’agit pas seulement d’expression esthétique. L’art est envisagé comme une force dynamique, inscrite dans la vie de tous les jours, capable de guérir, de créer du lien et de renforcer le sentiment d’appartenance.

Dans cette perspective, les conférences et tables rondes proposées durant le festival occupent une fonction essentielle. Elles permettent d’aborder des enjeux liés à la transmission culturelle, à la représentation des minorités dans les industries créatives ou encore à la place des jeunes dans la construction des identités diasporiques. Ces moments d’échange complètent la dimension festive et donnent au rendez-vous une profondeur réflexive.

Le festival s’inscrit également dans une vision assumée du « rêve canadien », façonné par la diversité, l’opportunité et l’unité. Les organisateurs affirment leur conviction que chaque personne doit pouvoir vivre, apprendre et créer à partir de son héritage culturel. En ce sens, l’Ethnik Festival ne se contente pas de montrer des cultures ; il revendique un droit à la visibilité et à la participation pleine et entière à la société canadienne.

À Calgary, ville marquée par une forte croissance démographique et une diversité croissante, l’événement joue un rôle de catalyseur. Il favorise les rencontres entre communautés, encourage la curiosité et contribue à enrichir le paysage culturel local. Loin de se limiter à une célébration ponctuelle, il s’inscrit dans un travail continu mené tout au long de l’année par l’association.

En réunissant artistes, publics et acteurs communautaires, l’Ethnik Festival of Arts and Culture affirme que la diversité n’est pas un slogan mais une pratique vivante. Pendant trois jours, Calgary devient un espace de partage où les cultures afro-canadiennes et caribéennes se racontent, se célèbrent et se projettent vers l’avenir.

Informations pratiques

Événement : Ethnik Festival of Arts and Culture 2026
Dates : du 27 février au 1er mars 2026
Lieu : Calgary, Alberta, Canada
Organisation : Ethnik Festivals Association
Programme détaillé et billetterie : disponibles sur les plateformes officielles du festival.


Le Caire : Angham se produira au Grand Egyptian Museum le 3 mars

Le 3 mars 2026, la star égyptienne Angham se produira pour la première fois au Grand Egyptian Museum, dans le cadre des GEM Nights. Une soirée caritative mêlant concert, exposition exclusive et sohour, sous le titre évocateur « One Night, One Light ».

Angham

Le mardi 3 mars, le Grand Egyptian Museum accueillera l’une des voix les plus emblématiques du monde arabe. À partir de 22 heures, la chanteuse Angham investira la tente Al-Mashrafia pour une performance exceptionnelle, marquant sa première apparition dans ce lieu prestigieux.

Organisée par Ahl Masr Burn Hospital Sohour, la soirée porte le titre One Night, One Light. Au-delà du concert, l’événement revêt une dimension philanthropique. Il associe musique, exposition exclusive et sohour, transformant la nuit ramadanesque en moment de partage culturel et de solidarité. Le choix du Grand Egyptian Museum comme écrin confère à la soirée une portée symbolique forte, reliant patrimoine millénaire et création contemporaine.

Une voix majeure de la scène arabe

Née en 1972 dans une famille d’artistes, Angham grandit au cœur de la musique. Son père, Mohamed Ali Soliman, compositeur, violoniste et chanteur, l’initie très tôt à la scène. Sa mère, Magda Abdel-Haleem, appartient également au monde artistique. Angham débute à la fin des années 1980 aux côtés de son père, avant de poursuivre une formation au Conservatoire du Caire et d’entamer une carrière indépendante.

Angham

Depuis, elle a publié plus de vingt-cinq albums et construit un répertoire qui traverse les générations. De Fil Rokn El Baeed El Hady à Mazh, en passant par Betheb Meen ou Hala Khassa Geddan, elle a su conjuguer romantisme classique, arrangements modernes et maîtrise vocale. Sa présence scénique et sa capacité à incarner l’émotion lui valent une popularité constante en Égypte et dans l’ensemble du monde arabe.

En septembre 2025, elle franchissait une étape historique en se produisant au Royal Albert Hall de Londres, devenant la première artiste égyptienne à fouler la scène de cette salle mythique. Cinquante-huit ans après le concert d’Abdel Halim Hafez en 1967, sa performance y fut saluée par une ovation mémorable. Ce jalon international confirme son statut d’icône culturelle.

Les GEM Nights, nouvelle scène internationale

Le concert du 3 mars s’inscrit dans la série des GEM Nights, lancée fin 2025. Le Grand Egyptian Museum a depuis accueilli une programmation éclectique réunissant des artistes de renommée mondiale tels que le violoncelliste Hauser, le chanteur R&B Brian McKnight, l’auteur-compositeur britannique Calum Scott, le musicien canadien Bryan Adams ou encore la soprano égyptienne Fatma Said.

En accueillant Angham, le musée poursuit cette dynamique d’ouverture, mêlant figures internationales et grandes voix arabes. Le choix de la tente Al-Mashrafia crée une atmosphère à la fois intime et solennelle, propice à une expérience immersive où patrimoine architectural et performance musicale dialoguent.

Le format de la soirée, combinant concert, exposition et sohour, reflète une conception élargie de l’événement culturel. Il ne s’agit pas seulement d’assister à un spectacle, mais de vivre un moment complet, inscrit dans le rythme particulier des nuits de Ramadan. L’initiative caritative portée par Ahl Masr Burn Hospital Sohour ajoute une dimension solidaire, rappelant que l’art peut également être un vecteur d’engagement.

Au Grand Egyptian Museum, temple dédié à l’histoire pharaonique et à la mémoire nationale, la voix d’Angham résonnera comme un pont entre héritage et modernité. En s’inscrivant dans la programmation des GEM Nights, la chanteuse confirme son rôle central dans la scène musicale arabe contemporaine.

Informations pratiques

Événement : Angham – One Night, One Light
Date : mardi 3 mars 2026
Heure : à partir de 22 h
Lieu : Tente Al-Mashrafia, Grand Egyptian Museum, Le Caire
Organisation : Ahl Masr Burn Hospital Sohour
Programme : concert live, exposition exclusive et sohour
Billetterie : via les canaux officiels du Grand Egyptian Museum et des organisateurs.

À Saint-Martin-d’Hères, une semaine au rythme des Cinémas d’Afrique (4-10 mars)

Du 4 au 10 mars 2026, Mon Ciné à Saint-Martin-d’Hères accueille la neuvième édition des Rendez-vous des Cinémas d’Afrique. Dix-neuf films, dont plusieurs inédits et avant-premières, célèbrent la vitalité des créations africaines et ouvrent un espace de dialogue avec le public.

 

À Saint-Martin-d’Hères, le cinéma devient une fenêtre ouverte sur le continent africain. Du mercredi 4 au mardi 10 mars, la salle Mon Ciné accueille la neuvième édition des Rendez-vous des Cinémas d’Afrique. Dix-neuf films, entre fictions et documentaires, composent une programmation dense qui explore la diversité des regards et des récits venus d’une douzaine de pays.

Fidèle à son ambition initiale, le festival entend mettre en lumière la richesse des créations africaines contemporaines. Après une édition 2025 qui avait réuni plus de 1 200 spectateurs, l’événement confirme son ancrage local et son rayonnement croissant. Cette année, l’identité visuelle a été conçue en partenariat avec le lycée Argouges, où des élèves de première ont participé à l’élaboration de l’affiche. Un geste symbolique qui souligne la dimension pédagogique et collective du projet.

Une programmation exigeante et engagée

Le programme, élaboré avec le concours de onze associations partenaires, propose un éventail de films permettant d’aborder des réalités sociales, politiques et culturelles variées. Huit œuvres sont inédites et quatre seront présentées en avant-première. Nombre d’entre elles ont été remarquées dans de grands festivals internationaux tels que Cannes, le Fespaco ou Locarno, parfois couronnées de prix.

En ouverture, le documentaire Soudan, souviens-toi de la réalisatrice Hind Meddeb donne le ton. Le film revient sur l’élan révolutionnaire soudanais et interroge la mémoire collective d’un pays traversé par les aspirations à la liberté. D’autres œuvres explorent les luttes pour l’indépendance, les mutations sociales ou encore les combats pour l’émancipation des femmes. Loin des clichés, la sélection propose un éclairage nuancé sur la complexité des sociétés africaines contemporaines.

La diversité des formats contribue à cette richesse. Les documentaires côtoient des fictions audacieuses, offrant des expériences cinématographiques complémentaires. Certaines œuvres adoptent une approche intimiste, d’autres privilégient la fresque historique ou la chronique sociale. Ensemble, elles dessinent un paysage pluriel, à l’image du continent.

Le jeune public n’est pas oublié. Le film Fantastique, sélectionné au Festival de Locarno 2025, sera projeté le dimanche 8 mars au matin. Destinée aux enfants à partir de dix ans, cette séance confirme la volonté des organisateurs d’élargir l’accès aux cinémas d’Afrique à toutes les générations.

Un festival de rencontres et de débats

Au-delà des projections, Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique cultivent l’échange. Chaque séance devient l’occasion de rencontres avec des représentants associatifs, des réalisateurs, des distributeurs ou des historiens. Ces discussions prolongent les films, ouvrent des perspectives et invitent le public à confronter ses points de vue.

Nouvelle initiative cette année, un ciné-radio en lien avec Radio Campus accompagnera certaines projections. Cette formule permet de diffuser les débats au-delà de la salle et d’inscrire le festival dans un espace médiatique élargi. Elle témoigne de la volonté d’expérimenter de nouveaux formats pour faire circuler la parole.

À Mon Ciné, l’événement s’inscrit dans une tradition d’ouverture aux cinématographies du monde. Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique s’y imposent comme un temps fort, alliant exigence artistique et engagement citoyen. En mettant en avant des œuvres souvent peu visibles dans les circuits commerciaux, le festival contribue à diversifier les imaginaires et à renouveler les regards.

Dans un contexte où les représentations de l’Afrique restent parfois stéréotypées, cette semaine de projections offre un contrepoint salutaire. Elle rappelle que le cinéma africain est multiple, inventif et profondément ancré dans les réalités contemporaines. À Saint-Martin-d’Hères, le public est invité à voyager, à réfléchir et à débattre, le temps d’un festival devenu incontournable.

Informations pratiques

Événement : Les Rendez-vous des Cinémas d’Afrique 2026
Lieu : Mon Ciné, Saint-Martin-d’Hères
Dates : du 4 au 10 mars 2026
Programme : 19 films, dont 8 inédits et 4 avant-premières
Rencontres : débats avec réalisateurs, associations et professionnels
Billetterie et horaires : disponibles auprès de Mon Ciné et sur les supports officiels du festival.

 

Berlinale 2026 : « Soumsoum, la nuit des astres », 

Présenté en compétition à la Berlinale 2026, Soumsoum, la nuit des astres marque le retour de Mahamat-Saleh Haroun. Entre mythe et réalisme, le cinéaste franco-tchadien explore l’invisible, la mémoire et la place des femmes dans un Tchad traversé par les bouleversements contemporains.


Dévoilé mi-février en compétition officielle à la 76e Berlinale, Soumsoum, la nuit des astres confirme la singularité du regard de Mahamat-Saleh Haroun. Depuis Daratt, Un homme qui crie, Grigris ou Lingui, le réalisateur franco-tchadien n’a cessé de proposer une image du continent affranchie des clichés, attentive aux tensions entre héritages ancestraux et mutations modernes. Avec ce nouveau long métrage, il pousse plus loin encore une esthétique de l’épure et du symbolique.

Le film s’ouvre dans un Tchad désertique récemment frappé par des pluies diluviennes. Nous suivons Kellou, adolescente scolarisée, amoureuse, connectée à son téléphone comme toutes les jeunes filles de son âge. Mais Kellou est habitée par des visions. « Je fais des rêves. Je vois des événements qui se produisent », confie-t-elle. Née dans le sang après la mort de sa mère en couches, elle porte une marque ambivalente, à la fois stigmate et possible puissance.

Entre merveilleux et chronique contemporaine

Haroun installe son récit au cœur d’une cosmogonie où âmes errantes, fêtes des masques et étoiles messagères composent une trame discrète mais persistante. Le film convoque le merveilleux sans jamais basculer dans l’illustration folklorique. L’invisible affleure dans les silences, dans les regards, dans la manière dont la caméra capte les visages comme des paysages intérieurs.

La rencontre de Kellou avec Aya, femme ostracisée et qualifiée de sorcière par les habitants, constitue un pivot narratif. À travers cette figure marginalisée, le cinéaste interroge la peur collective, la désignation de boucs émissaires et la place des femmes dans un environnement social traversé par le syncrétisme religieux et les tensions identitaires. Ce qui pourrait relever du conte devient alors une lecture en creux du Tchad contemporain.

Le décor joue un rôle central. Le plateau de l’Ennedi, avec ses arches naturelles, ses falaises et ses grottes, impose une dimension quasi intemporelle au récit. Ces paysages spectaculaires, filmés avec ampleur, rappellent par moments l’usage mythique de Monument Valley chez John Ford. Ils inscrivent la quête de l’héroïne dans un espace qui semble échapper à l’agitation humaine, proche d’une éternité minérale.

Une œuvre d’épure et de transmission

Le parcours initiatique de Kellou se construit dans la tension entre modernité et héritage. Le téléphone portable coexiste avec les croyances anciennes. Les visions prophétiques se heurtent à un village en proie aux conséquences du dérèglement climatique. Les inondations du 1er septembre 2024, évoquées dans le film, ancrent le récit dans une actualité tangible.

Haroun tisse ces éléments avec une grande sobriété. La mise en scène privilégie les plans longs, les cadres ouverts et une direction d’acteurs contenue. Maïmouna Miawama incarne Kellou avec une fragilité retenue, tandis qu’Achouackh Abakar Souleymane confère à Aya une présence magnétique. Les dialogues, souvent elliptiques, invitent à lire entre les lignes.

Produit par la société française Pili Films et coproduit en exécutif par la société tchadienne Goï-Goï Productions, le film bénéficie d’une diffusion internationale assurée par Films Boutique. Sa sélection en compétition à la Berlinale l’inscrit d’emblée dans la rotation des grands festivals, augurant un parcours soutenu dans les mois à venir.

Soumsoum, la nuit des astres peut dérouter par son rythme et son style narratif inhabituel. Il refuse les démonstrations appuyées et privilégie une progression presque méditative. Mais c’est précisément dans cette retenue que réside sa force. Haroun y apparaît en passeur, reliant passé et présent, visible et invisible, mémoire et devenir.

À Berlin, le film s’impose comme l’une des propositions les plus singulières de la compétition 2026. En explorant le merveilleux comme un prisme pour comprendre le réel, Mahamat-Saleh Haroun poursuit une œuvre cohérente et exigeante, attentive à la complexité des identités africaines contemporaines.

Informations

Titre : Soumsoum, la nuit des astres
Réalisation : Mahamat-Saleh Haroun
Pays : Tchad / France
Première mondiale : Berlinale 2026, compétition officielle
Production : Pili Films, Goï-Goï Productions
Ventes internationales : Films Boutique

Berlinale 2026 : Leyla Bouzid fait entendre la force du murmure

Sélectionné en compétition officielle à la 76e Berlinale, In a Whisper confirme la maturité du cinéma de Leyla Bouzid. Entre retour aux sources et mémoire féminine, la réalisatrice tuniso-française explore les silences familiaux et les fractures intimes d’une Tunisie plurielle.

La nouvelle a circulé comme un souffle devenu écho : In a Whisper, troisième long-métrage de fiction de Leyla Bouzid, figure parmi les films en compétition officielle à la 76e Berlinale, qui se tient du 12 au 22 février 2026 à Berlin. Aux côtés de vingt-et-un autres films venus de vingt-huit pays, l’œuvre concourt pour les Ours d’or et d’argent, inscrivant une nouvelle fois le cinéma tunisien au cœur d’un rendez-vous majeur du septième art.

Coproduit par Unité (France) et Cinétéléfilms (Tunisie), le film, d’une durée de 1h53, s’inscrit dans la continuité d’un parcours artistique cohérent, où l’intime dialogue avec le politique. Depuis À peine j’ouvre les yeux jusqu’à Une histoire d’amour et de désir, Leyla Bouzid a construit un cinéma attentif aux voix empêchées, aux désirs contrariés et aux identités en tension entre deux rives.

Une maison, trois générations, des silences

Le récit s’ouvre sur un retour contraint. Lilia, interprétée par Eya Bouteraa, quitte Paris pour revenir en Tunisie à l’occasion des funérailles de son oncle. Ce retour agit comme un révélateur. Dans la maison familiale, trois générations de femmes cohabitent, liées par des histoires tues, des blessures anciennes et des fidélités invisibles.

Autour de Lilia, les présences de Hiam Abbas et Marion Barbeau composent une constellation féminine dense. Les regards s’échangent, les gestes s’interrompent, les phrases restent en suspens. Chez Bouzid, le conflit ne s’énonce pas frontalement. Il affleure dans la retenue, dans les silences qui pèsent plus lourd que les mots.

La maison devient un espace symbolique. Elle concentre les héritages, les ruptures et les attentes d’une Tunisie traversée par des mutations profondes. Les murs semblent porter la mémoire des femmes qui les ont habités. La cinéaste filme ces corps comme des archives vivantes, gardiennes d’histoires souvent marginalisées.

Un cinéma de la nuance

Avec In a Whisper, Leyla Bouzid poursuit son exploration des territoires intérieurs. Son style, loin de l’emphase, privilégie la suggestion. La caméra avance à pas feutrés, attentive aux détails, aux respirations, aux zones d’ombre. Cette écriture délicate trouve un écho particulier dans le cadre berlinois, festival historiquement attentif aux œuvres engagées et audacieuses dans leur forme.

Leyla Bouzid

Révélée en 2015 avec À peine j’ouvre les yeux, portrait d’une jeune chanteuse à la veille de la révolution tunisienne, la réalisatrice interrogeait déjà la liberté et la parole entravée. En 2021, Une histoire d’amour et de désir abordait le désir féminin et l’exil intérieur avec une rare sensibilité. In a Whisper apparaît aujourd’hui comme une œuvre mûrie, creusant le sillon d’un cinéma du murmure où les tensions sociales se lisent dans les fractures intimes.

La sélection en compétition officielle à la Berlinale ne constitue pas seulement une consécration individuelle. Elle marque une étape importante pour la visibilité du cinéma tunisien contemporain, porté par des voix féminines exigeantes et profondément ancrées dans leur époque. Dans un paysage international souvent dominé par des narrations spectaculaires, le choix d’un film fondé sur la retenue et la complexité des liens familiaux a valeur de signal.

À Berlin, Leyla Bouzid ne cherche pas l’éclat. Elle choisit la vibration discrète. Et c’est dans ce chuchotement que se déploie la puissance de son cinéma.

Informations

Titre : In a Whisper (À voix basse)
Réalisation : Leyla Bouzid
Pays : France / Tunisie
Durée : 1h53
Première mondiale : Berlinale 2026, compétition officielle
Sortie en Tunisie : 29 avril 2026
Production : Unité (France), Cinétéléfilms (Tunisie)

Cet article Notre semaine culturelle africaine débute avec le festival Ramadan à la Cité à Tunis est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/semaine-culturelle-africaine-festival-ramadan/feed/ 0