- Mondafrique https://mondafrique.com/loisirs-culture/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Sat, 24 Jan 2026 06:09:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/loisirs-culture/ 32 32 Aníkúlápó, une épopée yoruba sur Netflix (30 janvier) https://mondafrique.com/loisirs-culture/anikulapo-une-epopee-yoruba-sur-netflix-30-janvier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/anikulapo-une-epopee-yoruba-sur-netflix-30-janvier/#respond Tue, 27 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145857 Avec Aníkúlápó, le cinéma nigérian s’empare de la mythologie yoruba pour bâtir une fresque ambitieuse, où le surnaturel éclaire les mécanismes du pouvoir. Né comme un film, le projet se prolonge aujourd’hui en série sur Netflix, dont la nouvelle saison sera mise en ligne le 30 janvier. Rarement une production africaine aura assumé avec autant de […]

Cet article Aníkúlápó, une épopée yoruba sur Netflix (30 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Avec Aníkúlápó, le cinéma nigérian s’empare de la mythologie yoruba pour bâtir une fresque ambitieuse, où le surnaturel éclaire les mécanismes du pouvoir. Né comme un film, le projet se prolonge aujourd’hui en série sur Netflix, dont la nouvelle saison sera mise en ligne le 30 janvier.

Rarement une production africaine aura assumé avec autant de clarté son ancrage mythologique. Aníkúlápó s’inscrit dans une tradition narrative profondément yoruba, tout en adoptant les codes d’une fresque épique contemporaine. Le projet, imaginé et réalisé par Kunle Afolayan, s’est d’abord imposé comme un film avant d’être développé en série, confirmant l’ambition de construire un univers durable, cohérent et pleinement africain.

Le récit se déroule dans l’ancien empire d’Oyo, au XVIIᵉ siècle, à une époque précoloniale rarement représentée à l’écran. Saro, voyageur sans titre ni fortune, cherche à se frayer un chemin dans un monde régi par les hiérarchies sociales, les alliances politiques et les forces invisibles. Son ascension brutale, déclenchée par une relation interdite avec une reine, le conduit à une chute tout aussi radicale. Trahi, condamné, puis ramené à la vie par un oiseau mystique, il devient un être à part : celui qui a franchi la frontière entre la vie et la mort.

Le cœur symbolique du film repose sur cette figure surnaturelle. Dans la cosmologie yoruba, la mort n’est pas une fin, mais un passage régi par des équilibres précis. En défiant ces lois, Saro ne gagne pas un pouvoir absolu ; il s’expose au contraire à une forme de malédiction. Aníkúlápó interroge ainsi la tentation humaine de dominer le destin, et rappelle que toute transgression du sacré a un coût. Le mythe devient un outil de réflexion politique : gouverner, désirer, posséder sont autant de gestes qui engagent une responsabilité morale.

Une œuvre africaine qui choisit le mythe

Là où une grande partie des productions africaines contemporaines privilégient le réalisme social ou le thriller urbain, Aníkúlápó fait un autre choix. Kunle Afolayan s’appuie sur les récits ancestraux pour parler du présent. Le pouvoir royal, les intrigues de cour, la violence symbolique exercée sur les corps et les esprits font écho à des questions toujours actuelles : légitimité, abus d’autorité, rapport entre individu et communauté.

Sur le plan formel, le film se distingue par une attention particulière portée aux décors, aux costumes et à la langue. Le choix du yoruba comme langue principale n’est pas anecdotique : il affirme une souveraineté culturelle et narrative, sans souci de simplification. Le spectateur est invité à entrer dans un monde dont il doit accepter les règles, les silences et les symboles. Cette exigence contribue à la singularité de l’œuvre sur une plateforme dominée par des récits standardisés.

Le succès du film a conduit Netflix à développer la série Aníkúlápó : Rise of the Spectre. Celle-ci prolonge l’histoire au-delà de la mort initiale de Saro et explore les conséquences politiques et spirituelles de sa résurrection. Les intrigues s’élargissent, les personnages gagnent en complexité, et l’univers mythologique se densifie. La série permet ainsi d’inscrire le récit dans une temporalité longue, fidèle à la logique des épopées.

La saison 2, dont la sortie est annoncée le 30 janvier, confirme la volonté de Netflix d’investir dans des narrations africaines ambitieuses, capables de conjuguer ancrage local et portée universelle.

Informations pratiques

Titre : Aníkúlápó/Aníkúlápó : Rise of the SpectreCréation et réalisation : Kunle Afolaya
Origine : NigeriaPlateforme : NetflixFormat : film (2022), puis série
Saison 1 : disponible
Saison 2 : sortie le 30 janvier
Langue : yoruba (sous-titres)
Genre : fresque historique, mythe et fantasy

Cet article Aníkúlápó, une épopée yoruba sur Netflix (30 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/anikulapo-une-epopee-yoruba-sur-netflix-30-janvier/feed/ 0
À l’UNESCO, l’Afrique au cœur de l’universel culturel (26 janvier) https://mondafrique.com/loisirs-culture/a-lunesco-lafrique-au-coeur-de-luniversel-culturel-26-janvier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/a-lunesco-lafrique-au-coeur-de-luniversel-culturel-26-janvier/#respond Mon, 26 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145850 Le 26 janvier, l’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante. Un rendez-vous institutionnel et symbolique qui affirme la centralité des cultures africaines dans le monde contemporain, entre héritage, création vivante et dialogue global. Chaque 26 janvier, la culture africaine quitte les marges pour occuper le centre d’une scène internationale. À Paris, au siège […]

Cet article À l’UNESCO, l’Afrique au cœur de l’universel culturel (26 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 26 janvier, l’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante. Un rendez-vous institutionnel et symbolique qui affirme la centralité des cultures africaines dans le monde contemporain, entre héritage, création vivante et dialogue global.

Chaque 26 janvier, la culture africaine quitte les marges pour occuper le centre d’une scène internationale. À Paris, au siège de UNESCO, la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA) s’impose comme un temps fort du calendrier culturel mondial. Instituée officiellement en 2019, cette journée vise à reconnaître la contribution décisive des cultures africaines et des diasporas africaines à l’histoire, à la pensée et à la création universelles.

La date n’est pas anodine. Elle renvoie à l’adoption, en 2006, de la Charte de la Renaissance culturelle africaine par l’Union africaine, texte fondateur qui affirme la culture comme pilier du développement, de la dignité et de la souveraineté des peuples africains. En lui donnant une portée mondiale, l’UNESCO inscrit cette ambition dans une dynamique multilatérale : celle d’un dialogue des cultures fondé sur l’égalité symbolique et la reconnaissance mutuelle.

Pour l’édition 2026, la célébration prend la forme d’un événement hybride, combinant rencontres en présentiel à Paris et participation en ligne. Cette configuration permet une ouverture large, à l’image même des cultures africaines et afrodescendantes, dont l’histoire est faite de circulations, de déplacements et de réinventions permanentes. La JMCA n’est ni un festival folklorique ni une commémoration figée : elle se veut un espace de réflexion, de visibilité et de projection.

Les échanges organisés à l’UNESCO rassemblent artistes, intellectuels, chercheurs, responsables culturels et représentants institutionnels. Tables rondes, prises de parole officielles et interventions artistiques structurent une journée pensée comme une agora contemporaine. Les discussions portent sur la diversité des expressions culturelles africaines, leur transmission, mais aussi sur leur rôle dans les grands enjeux actuels : cohésion sociale, développement durable, industries culturelles, mémoire et innovation.

Une force de création et de transformation

L’un des apports majeurs de la JMCA est de déplacer le regard. Ici, l’Afrique n’est pas envisagée comme un héritage figé ou un réservoir de traditions, mais comme un espace de création active, traversé par des dynamiques contemporaines. Musiques, arts visuels, littérature, cinéma, modes de vie : les cultures africaines et afrodescendantes irriguent aujourd’hui les imaginaires mondiaux, souvent sans être pleinement reconnues comme telles.

La JMCA met également en lumière le rôle central des diasporas africaines. Porteuses d’identités multiples, elles participent à la circulation des formes artistiques et des idées, tout en interrogeant les notions d’appartenance, de mémoire et de transmission. À travers ces trajectoires diasporiques, la culture africaine se révèle comme un espace transnational, capable de relier les continents et de produire des récits communs.

Autre axe structurant : la jeunesse. À l’UNESCO, la JMCA donne une place particulière aux jeunes créateurs et penseurs, considérés comme les vecteurs d’une renaissance culturelle en devenir. Leur parole souligne l’urgence de soutenir les industries culturelles africaines, non seulement comme secteurs économiques, mais comme lieux d’expression et de construction citoyenne.

Enfin, la journée s’inscrit dans une réflexion plus large sur la diversité culturelle comme bien commun de l’humanité. En affirmant que les cultures africaines et afrodescendantes sont constitutives de l’universel, la JMCA combat les stéréotypes, les hiérarchies implicites et les récits dominants. Elle rappelle que la reconnaissance culturelle est indissociable des combats pour l’égalité, la dignité et la justice symbolique.

Informations pratiques

Événement : Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA)
Date : 26 janvier 2026
Lieu : Siège de l’UNESCO, Paris
Format : événements présentiels et en ligneProgramme : cérémonie officielle, tables rondes, interventions culturelles et artistiques
Public : grand public, artistes, chercheurs, institutions culturelles
Accès : inscription recommandée pour les événements sur place et en ligne

Cet article À l’UNESCO, l’Afrique au cœur de l’universel culturel (26 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/a-lunesco-lafrique-au-coeur-de-luniversel-culturel-26-janvier/feed/ 0
Ogobagna, la culture malienne en partage (26 janvier–1er février) https://mondafrique.com/loisirs-culture/ogobagna-la-culture-malienne-en-partage-26-janvier-1er-fevrier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/ogobagna-la-culture-malienne-en-partage-26-janvier-1er-fevrier/#respond Sun, 25 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145841 À Bamako, le Festival culturel Ogobagna déploie une semaine de créations, de rites et de dialogues pour célébrer la diversité du Mali. Musiques, danses et savoirs ancestraux s’y croisent comme autant de réponses culturelles aux défis contemporains. Chaque année, Bamako se transforme en scène ouverte où les cultures du Mali se donnent à voir, à […]

Cet article Ogobagna, la culture malienne en partage (26 janvier–1er février) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
À Bamako, le Festival culturel Ogobagna déploie une semaine de créations, de rites et de dialogues pour célébrer la diversité du Mali. Musiques, danses et savoirs ancestraux s’y croisent comme autant de réponses culturelles aux défis contemporains.

Chaque année, Bamako se transforme en scène ouverte où les cultures du Mali se donnent à voir, à entendre et à transmettre. Du 26 janvier au 1er février 2026, la Place du Cinquantenaire accueille la onzième édition du Festival Culturel Ogobagna, un rendez-vous devenu incontournable pour qui s’intéresse aux expressions vivantes du patrimoine malien. Pensé comme un espace de rencontre et de circulation des savoirs, le festival rassemble artistes, artisans, communautés et chercheurs autour d’une même ambition : faire de la culture un levier de cohésion sociale et de projection vers l’avenir.

Le nom Ogobagna, issu de la tradition dogon, renvoie au « plat du Hogon », figure spirituelle centrale. Le symbole est clair : partage, égalité et unité. Cette philosophie irrigue l’ensemble de la programmation, qui mêle performances musicales, danses rituelles, défilés symboliques, expositions artisanales et ateliers de transmission. Loin d’une vitrine folklorique, Ogobagna revendique une culture en mouvement, ancrée dans les territoires mais attentive aux mutations du présent.

L’édition 2026 s’inscrit sous le thème « Cultures du Mali : dialogue, créativité, résilience pour un développement durable ». Une orientation qui dit l’essentiel : dans un contexte social et politique éprouvé, la culture devient un langage commun, un espace de médiation et un outil de reconstruction. Les organisateurs mettent en avant la capacité des traditions à nourrir des réponses contemporaines, qu’il s’agisse de vivre-ensemble, de préservation du patrimoine immatériel ou de développement local.

Traditions vivantes

Au cœur du festival, la musique et la danse occupent une place centrale. Des ensembles traditionnels aux formes plus contemporaines, les scènes d’Ogobagna donnent à entendre la richesse des répertoires maliens : rythmes mandingues, chants bozo liés au fleuve Niger, danses communautaires et performances rituelles. La communauté Bozo, invitée d’honneur de cette édition, incarne ce lien ancestral entre culture, environnement et modes de vie, rappelant l’importance du fleuve comme matrice culturelle et économique.

Mais Ogobagna ne se limite pas au spectacle. Les espaces de dialogue et de réflexion constituent un pilier du festival. Tables rondes, rencontres et échanges informels permettent d’aborder des questions de transmission intergénérationnelle, de sauvegarde des langues et des pratiques, ou encore de place des artistes dans la société. Cette dimension réflexive confère au festival une portée qui dépasse l’événementiel : Ogobagna se veut un laboratoire social où la culture sert de médiateur.

L’artisanat et la gastronomie participent également de cette mise en commun. Masques, textiles, objets rituels et savoir-faire culinaires sont présentés comme des expressions à part entière de l’identité malienne. En favorisant la rencontre directe entre artisans et public, le festival soutient des économies locales et valorise des métiers souvent fragilisés.

Soutenu par des partenaires institutionnels, dont l’UNESCO lors de précédentes éditions, Ogobagna s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance internationale du patrimoine culturel malien. Cette visibilité contribue à renforcer la confiance des acteurs culturels et à inscrire Bamako sur la carte des grandes capitales culturelles africaines.

Au fil des jours, Ogobagna rappelle une évidence : la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. À Bamako, elle se vit comme un acte de résistance pacifique, un moyen de préserver la mémoire tout en inventant des formes nouvelles. Dans un monde fragmenté, le festival affirme la force du collectif et la capacité des traditions à éclairer le présent.

Informations pratiques
Festival : Festival culturel Ogobagna
Dates : du 26 janvier au 1er février 2026
Lieu : Place du Cinquantenaire, Bamako, Mali
Programme : concerts et danses traditionnelles, défilés rituels, expositions artisanales, gastronomie, ateliers et rencontres
Accès : ouvert au public

Cet article Ogobagna, la culture malienne en partage (26 janvier–1er février) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/ogobagna-la-culture-malienne-en-partage-26-janvier-1er-fevrier/feed/ 0
À Montréal, « Nuits d’Afrique » explore les musiques du continent (24–30 janvier) https://mondafrique.com/loisirs-culture/nuits-dafrique-la-scene-afro-diasporique-en-format-intimiste-24-30-janvier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/nuits-dafrique-la-scene-afro-diasporique-en-format-intimiste-24-30-janvier/#respond Sat, 24 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145830 Fin janvier, les « Cabarets acoustiques Nuits d’Afrique » investissent le Club Balattou à Montréal pour une série de concerts dédiés aux musiques africaines et du monde. Une programmation resserrée, exigeante et conviviale, où la scène afro-diasporique se donne à entendre au plus près. À contre-courant des grandes messes musicales, Festival Nuits d’Afrique défend, en plein hiver, […]

Cet article À Montréal, « Nuits d’Afrique » explore les musiques du continent (24–30 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Fin janvier, les « Cabarets acoustiques Nuits d’Afrique » investissent le Club Balattou à Montréal pour une série de concerts dédiés aux musiques africaines et du monde. Une programmation resserrée, exigeante et conviviale, où la scène afro-diasporique se donne à entendre au plus près.

À contre-courant des grandes messes musicales, Festival Nuits d’Afrique défend, en plein hiver, une autre idée du concert : l’écoute, la proximité, le dialogue. Du 24 au 31 janvier 2026, la programmation des « Cabarets acoustiques Nuits d’Afrique » réunit plusieurs artistes au Club Balattou, lieu emblématique de la diffusion des musiques africaines et afro-descendantes. Ici, pas de démesure : la musique se vit dans un format intime, presque confidentiel, fidèle à l’esprit originel du festival.

Fondé à partir de la scène du Balattou avant de devenir l’un des plus importants festivals de musiques du monde en Amérique du Nord, Nuits d’Afrique conserve cette double identité : une grande manifestation estivale et, tout au long de l’année, des rendez-vous plus resserrés. Les cabarets acoustiques prolongent cette mission fondatrice : offrir une visibilité constante aux artistes issus d’Afrique, des Caraïbes et des diasporas, dans un cadre propice à la découverte.

Screenshot

La programmation de fin janvier 2026 reflète cette diversité. Le 23 janvier, Melting Point ouvre la série avec une proposition de fusion, nourrie de rythmes africains et d’influences world, pensée pour l’écoute autant que pour le partage. Le lendemain, Bumaranga investit la scène avec une énergie collective : percussions, flûtes et pulsations afro-colombiennes rappellent les filiations africaines qui traversent l’Atlantique et irriguent les musiques des Amériques.

Le 25 janvier, place à Modeline Raymond (Moray), artiste d’origine haïtienne installée au Canada. Sa musique, portée par une voix habitée, explore les thèmes de la résilience, de l’identité et de l’émancipation, dans un langage qui mêle héritage caribéen et sensibilités contemporaines. Une proposition à la fois intime et universelle, fidèle à l’ADN de ces soirées.

Une scène de proximité

Après une courte pause, la série reprend le 29 janvier avec Numidz, dont la démarche s’inscrit dans une exploration ouverte des musiques du monde. Le 30 janvier, Lasso Sanou clôture le cycle avec une performance ancrée dans les rythmes africains, portée par une approche acoustique qui met en valeur la voix, la percussion et le dialogue instrumental.

Ce qui relie ces soirées, au-delà des styles et des origines, c’est une même conception de la scène. Au Balattou, le public n’est jamais relégué à distance : il partage l’espace avec les artistes, perçoit les nuances, les silences, les respirations. Cette proximité favorise une autre relation à la musique, loin de la consommation rapide, et redonne toute sa place à l’écoute attentive.

Dans un contexte où les musiques africaines et afro-diasporiques connaissent une visibilité mondiale accrue, ces cabarets jouent un rôle essentiel. Ils rappellent que derrière les succès planétaires, il existe une multitude de scènes locales, de parcours singuliers et de formes hybrides. Nuits d’Afrique agit ici comme un passeur : il met en relation des héritages culturels, des territoires et des publics, sans jamais figer les identités musicales.

Dans la chaleur feutrée du Balattou, chaque concert devient ainsi un moment de circulation culturelle, à taille humaine.

Informations pratiques
Événement : Cabarets acoustiques – Festival Nuits d’Afrique
Dates : concerts les 23, 24, 25, 29 et 30 janvier 2026
Lieu : Club Balattou, Montréal
Programmation :  25 janvier – Modeline Raymond (Moray)
29 janvier – Numidz
30 janvier – Lasso Sanou
Format : concerts acoustiques en club
Billetterie : en ligne via le site officiel de Nuits d’Afrique et sur place, selon disponibilité

Cet article À Montréal, « Nuits d’Afrique » explore les musiques du continent (24–30 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/nuits-dafrique-la-scene-afro-diasporique-en-format-intimiste-24-30-janvier/feed/ 0
Notre semaine culturelle débute avec les musiques africaines au Maroc https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-debute-avec-les-musiques-africaines-au-maroc/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-debute-avec-les-musiques-africaines-au-maroc/#respond Fri, 23 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145720 De Biarritz à Bamako, de Paris à Montréal, du Maroc au Nigeria, la création africaine et afro-diasporique occupe cette semaine plusieurs scènes majeures. Cinéma documentaire, festivals, musiques, arts visuels et séries contemporaines témoignent d’une vitalité culturelle transnationale, inscrite au cœur des débats esthétiques et politiques actuels. Du 23 au 30 janvier, le Maroc vibre au rythme […]

Cet article Notre semaine culturelle débute avec les musiques africaines au Maroc est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
De Biarritz à Bamako, de Paris à Montréal, du Maroc au Nigeria, la création africaine et afro-diasporique occupe cette semaine plusieurs scènes majeures. Cinéma documentaire, festivals, musiques, arts visuels et séries contemporaines témoignent d’une vitalité culturelle transnationale, inscrite au cœur des débats esthétiques et politiques actuels.

Du 23 au 30 janvier, le Maroc vibre au rythme des musiques nord-africaines et afro-diasporiques. De la gnawa rituelle aux concerts participatifs, Tanger, Rabat, Oujda et Tétouan accueillent une série de rendez-vous qui dessinent un paysage musical pluriel et vivant.

 




Fin janvier 2026, le Maroc confirme son statut de carrefour musical africain. À travers plusieurs concerts programmés dans différentes villes du pays, la scène marocaine met en dialogue traditions anciennes, répertoires populaires et influences afro-diasporiques. Cette séquence culturelle, concentrée entre le 23 et le 30 janvier, illustre une politique de diffusion musicale décentralisée, portée par des théâtres et des salles institutionnelles, mais aussi par une forte demande du public.

À Tanger, le 23 janvier, le projet Kolna Nghani investit le Théâtre Palais des Arts et de la Culture. Pensé comme un concert participatif, « Nous chantons tous » revisite un répertoire de chansons marocaines connues, invitant le public à devenir acteur du spectacle. Dans cette ville ouverte sur la Méditerranée et l’Afrique, la musique se fait langage commun, accessible et fédérateur, loin de toute hiérarchie entre scène et salle.

Le même soir, Rabat accueille l’un des temps forts majeurs de la période avec La Grande Soirée Gnawa au Zénith de Rabat. Sur scène, Hamid El Kasri, figure emblématique de la gnawa contemporaine, partage l’affiche avec Abdelkebir Merchane. Héritée des traditions subsahariennes intégrées à l’histoire marocaine, la musique gnawa, classée au patrimoine immatériel de l’humanité, conjugue ici dimension spirituelle, transe collective et performance scénique. Présentée dans un format ample, elle touche un public large tout en conservant sa profondeur rituelle.

Le 24 janvier, la programmation se déploie dans plusieurs villes. À Oujda, Dunia Batma se produit au Théâtre Mohammed VI. Incarnant une pop marocaine contemporaine nourrie d’influences orientales, la chanteuse s’adresse à une jeunesse urbaine attentive aux nouvelles formes musicales. Sa présence à Oujda souligne l’importance des scènes régionales dans la circulation des artistes, au-delà des grands centres habituels.

Traditions, pop et circulations afro-diasporiques

Toujours le 24 janvier, Rabat propose une autre facette de cette diversité musicale avec le Rabat Celebration – Gospel Concert #3, au Théâtre Al Mansour. Le gospel, genre né de l’histoire afro-américaine, y est revisité dans un contexte nord-africain, révélant les multiples circulations culturelles entre Afrique, diaspora et Méditerranée. Ce concert choral témoigne de la capacité des musiques afro-diasporiques à s’adapter à de nouveaux territoires tout en conservant leur charge émotionnelle et collective.

À Tétouan, enfin, Chantons Tous Ensemble se tient au Cinéma Español. Dans cette ville marquée par l’héritage andalou, le concert met en avant la pratique du chant collectif comme outil de transmission et de convivialité. Ici, la musique n’est pas seulement performance, mais expérience partagée, inscrite dans une tradition urbaine où se croisent influences arabes, andalouses et africaines.

Pris ensemble, ces rendez-vous dessinent un panorama révélateur de la scène marocaine actuelle. Ils montrent une coexistence assumée entre patrimoine musical et créations populaires, une ouverture aux influences africaines subsahariennes et afro-diasporiques, ainsi qu’une volonté de rapprocher la musique des publics locaux.

Informations pratiques
Période : du 23 au 30 janvier 2026 (semaine culturelle du 23–31 janvier) 
Concerts : 23 janvier – Kolna Nghani, Théâtre Palais des Arts et de la Culture, Tanger 23 janvier – La Grande Soirée Gnawa (Hamid El Kasri & Abdelkebir Merchane), Zénith de Rabat
24 janvier – Dunia Batma en concert, Théâtre Mohammed VI, Oujda
24 janvier – Rabat Celebration – Gospel Concert #3, Théâtre Al Mansour, Rabat
24 janvier – Chantons Tous Ensemble, Cinéma Español, Tétouan
Genres : gnawa, pop marocaine, gospel, chant participatif
Public : tous publics
Accès : billetterie et informations auprès des salles et plateformes locales

FIPADOC à Biarritz : raconter le réel, débattre le monde (24 janvier-1er février)

À Biarritz, le FIPADOC ouvre l’année documentaire européenne. Projections, avant-premières, débats et créations immersives composent un panorama du réel contemporain, où se croisent auteurs du monde entier, enjeux de société et nouvelles formes de narration.

Chaque hiver, Biarritz devient un observatoire privilégié du réel. FIPADOC s’impose comme le premier grand rendez-vous documentaire européen de l’année, réunissant créateurs, professionnels et public autour d’une programmation dense et exigeante. Pendant neuf jours, la ville vit au rythme des projections, des rencontres et des débats, affirmant la place centrale du documentaire dans le paysage culturel contemporain.

Le festival déploie une sélection internationale qui embrasse toutes les écritures : longs et courts métrages, films musicaux, séries documentaires, œuvres d’impact et créations numériques. La diversité des formats répond à une même ambition : interroger le monde tel qu’il est, sans simplification, en donnant du temps aux récits et aux points de vue. Les films présentés abordent les grands enjeux contemporains –  droits humains, environnement, mémoire, identités, géopolitique – et explorent la complexité du réel à travers des histoires singulières.

FIPADOC se distingue par son attention portée à la circulation des œuvres et des idées. Les projections sont systématiquement accompagnées d’échanges avec les équipes, favorisant un dialogue direct entre auteurs et spectateurs. Cette proximité nourrit la réflexion collective et conforte le rôle du documentaire comme espace de débat public. La présence régulière de cinéastes africains et de la diaspora, ainsi que de films produits ou tournés sur le continent, inscrit le festival dans une dynamique véritablement mondiale, attentive aux voix longtemps marginalisées.

Un espace d’expérimentation

Au-delà des salles de cinéma, FIPADOC investit le champ de l’innovation avec Biarritz Immersive, un espace dédié aux expériences documentaires en réalité virtuelle et aux formes interactives. Ici, le spectateur devient acteur de sa perception : il traverse des récits, explore des territoires et s’immerge dans des situations vécues. Cette section, accessible gratuitement sur réservation, illustre l’évolution du documentaire vers des dispositifs sensoriels qui renouvellent la relation au réel.

Le festival est aussi un lieu stratégique pour les professionnels. Les Industry Days réunissent producteurs, diffuseurs et auteurs autour de conférences, ateliers et sessions de pitch. Objectif : accompagner la création, favoriser les coproductions internationales et soutenir l’émergence de nouveaux talents. Pour de nombreux cinéastes, notamment venus d’Afrique ou de régions sous-représentées, FIPADOC constitue une plateforme décisive de visibilité et de financement.

Ce qui fait la singularité du festival tient enfin à son équilibre entre exigence artistique et ouverture au public. Les sélections « En famille » ou les panoramas thématiques élargissent l’audience du documentaire, sans renoncer à la rigueur. À Biarritz, le documentaire n’est ni un genre marginal ni un objet élitiste : il devient une expérience collective, accessible et profondément ancrée dans les préoccupations du présent.

Informations pratiques
Dates : du 24 au 1er févrierLieu : Biarritz (plusieurs cinémas et espaces culturels)
Programmation : projections, avant-premières, rencontres, Biarritz Immersive, Industry Days
Accès : pass festival, pass journée ou séance à l’unité
Billetterie et programme : en ligne sur le site officiel du festival et aux points d’accueil à Biarritz

Nuits d’Afrique, la scène afro-diasporique en format intimiste (24- 30 janvier)

Fin janvier, les « Cabarets acoustiques Nuits d’Afrique » investissent le Club Balattou pour une série de concerts dédiés aux musiques africaines et du monde. Une programmation resserrée, exigeante et conviviale, où la scène afro-diasporique se donne à entendre au plus près.

À contre-courant des grandes messes musicales, Festival Nuits d’Afrique défend, en plein hiver, une autre idée du concert : l’écoute, la proximité, le dialogue. Du 24 au 31 janvier 2026, la programmation des « Cabarets acoustiques Nuits d’Afrique » réunit plusieurs artistes au Club Balattou, lieu emblématique de la diffusion des musiques africaines et afro-descendantes. Ici, pas de démesure : la musique se vit dans un format intime, presque confidentiel, fidèle à l’esprit originel du festival.

Fondé à partir de la scène du Balattou avant de devenir l’un des plus importants festivals de musiques du monde en Amérique du Nord, Nuits d’Afrique conserve cette double identité : une grande manifestation estivale et, tout au long de l’année, des rendez-vous plus resserrés. Les cabarets acoustiques prolongent cette mission fondatrice : offrir une visibilité constante aux artistes issus d’Afrique, des Caraïbes et des diasporas, dans un cadre propice à la découverte.

La programmation de fin janvier 2026 reflète cette diversité. Le 23 janvier, Melting Point ouvre la série avec une proposition de fusion, nourrie de rythmes africains et d’influences world, pensée pour l’écoute autant que pour le partage. Le lendemain, Bumaranga investit la scène avec une énergie collective : percussions, flûtes et pulsations afro-colombiennes rappellent les filiations africaines qui traversent l’Atlantique et irriguent les musiques des Amériques.

Le 25 janvier, place à Modeline Raymond (Moray), artiste d’origine haïtienne installée au Canada. Sa musique, portée par une voix habitée, explore les thèmes de la résilience, de l’identité et de l’émancipation, dans un langage qui mêle héritage caribéen et sensibilités contemporaines. Une proposition à la fois intime et universelle, fidèle à l’ADN de ces soirées.

Une scène de proximité

Après une courte pause, la série reprend le 29 janvier avec Numidz, dont la démarche s’inscrit dans une exploration ouverte des musiques du monde. Le 30 janvier, Lasso Sanou clôture le cycle avec une performance ancrée dans les rythmes africains, portée par une approche acoustique qui met en valeur la voix, la percussion et le dialogue instrumental.

Ce qui relie ces soirées, au-delà des styles et des origines, c’est une même conception de la scène. Au Balattou, le public n’est jamais relégué à distance : il partage l’espace avec les artistes, perçoit les nuances, les silences, les respirations. Cette proximité favorise une autre relation à la musique, loin de la consommation rapide, et redonne toute sa place à l’écoute attentive.

Dans un contexte où les musiques africaines et afro-diasporiques connaissent une visibilité mondiale accrue, ces cabarets jouent un rôle essentiel. Ils rappellent que derrière les succès planétaires, il existe une multitude de scènes locales, de parcours singuliers et de formes hybrides. Nuits d’Afrique agit ici comme un passeur : il met en relation des héritages culturels, des territoires et des publics, sans jamais figer les identités musicales.

Dans la chaleur feutrée du Balattou, chaque concert devient ainsi un moment de circulation culturelle, à taille humaine.

Informations pratiques
Événement : Cabarets acoustiques – Festival Nuits d’Afrique
Dates : concerts les 23, 24, 25, 29 et 30 janvier 2026
Lieu : Club Balattou, Montréal
Programmation :  25 janvier – Modeline Raymond (Moray)
29 janvier – Numidz
30 janvier – Lasso Sanou
Format : concerts acoustiques en club
Billetterie : en ligne via le site officiel de Nuits d’Afrique et sur place, selon disponibilité

Ogobagna, la culture malienne en partage (26 janvier–1er février)

À Bamako, le Festival culturel Ogobagna déploie une semaine de créations, de rites et de dialogues pour célébrer la diversité du Mali. Musiques, danses et savoirs ancestraux s’y croisent comme autant de réponses culturelles aux défis contemporains.

 

Chaque année, Bamako se transforme en scène ouverte où les cultures du Mali se donnent à voir, à entendre et à transmettre. Du 26 janvier au 1er février 2026, la Place du Cinquantenaire accueille la onzième édition du Festival Culturel Ogobagna, un rendez-vous devenu incontournable pour qui s’intéresse aux expressions vivantes du patrimoine malien. Pensé comme un espace de rencontre et de circulation des savoirs, le festival rassemble artistes, artisans, communautés et chercheurs autour d’une même ambition : faire de la culture un levier de cohésion sociale et de projection vers l’avenir.

Le nom Ogobagna, issu de la tradition dogon, renvoie au « plat du Hogon », figure spirituelle centrale. Le symbole est clair : partage, égalité et unité. Cette philosophie irrigue l’ensemble de la programmation, qui mêle performances musicales, danses rituelles, défilés symboliques, expositions artisanales et ateliers de transmission. Loin d’une vitrine folklorique, Ogobagna revendique une culture en mouvement, ancrée dans les territoires mais attentive aux mutations du présent.

L’édition 2026 s’inscrit sous le thème « Cultures du Mali : dialogue, créativité, résilience pour un développement durable ». Une orientation qui dit l’essentiel : dans un contexte social et politique éprouvé, la culture devient un langage commun, un espace de médiation et un outil de reconstruction. Les organisateurs mettent en avant la capacité des traditions à nourrir des réponses contemporaines, qu’il s’agisse de vivre-ensemble, de préservation du patrimoine immatériel ou de développement local.

Traditions vivantes

Au cœur du festival, la musique et la danse occupent une place centrale. Des ensembles traditionnels aux formes plus contemporaines, les scènes d’Ogobagna donnent à entendre la richesse des répertoires maliens : rythmes mandingues, chants bozo liés au fleuve Niger, danses communautaires et performances rituelles. La communauté Bozo, invitée d’honneur de cette édition, incarne ce lien ancestral entre culture, environnement et modes de vie, rappelant l’importance du fleuve comme matrice culturelle et économique.

Mais Ogobagna ne se limite pas au spectacle. Les espaces de dialogue et de réflexion constituent un pilier du festival. Tables rondes, rencontres et échanges informels permettent d’aborder des questions de transmission intergénérationnelle, de sauvegarde des langues et des pratiques, ou encore de place des artistes dans la société. Cette dimension réflexive confère au festival une portée qui dépasse l’événementiel : Ogobagna se veut un laboratoire social où la culture sert de médiateur.

L’artisanat et la gastronomie participent également de cette mise en commun. Masques, textiles, objets rituels et savoir-faire culinaires sont présentés comme des expressions à part entière de l’identité malienne. En favorisant la rencontre directe entre artisans et public, le festival soutient des économies locales et valorise des métiers souvent fragilisés.

Soutenu par des partenaires institutionnels, dont l’UNESCO lors de précédentes éditions, Ogobagna s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance internationale du patrimoine culturel malien. Cette visibilité contribue à renforcer la confiance des acteurs culturels et à inscrire Bamako sur la carte des grandes capitales culturelles africaines.

Au fil des jours, Ogobagna rappelle une évidence : la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. À Bamako, elle se vit comme un acte de résistance pacifique, un moyen de préserver la mémoire tout en inventant des formes nouvelles. Dans un monde fragmenté, le festival affirme la force du collectif et la capacité des traditions à éclairer le présent.

Informations pratiques
Festival : Festival culturel Ogobagna
Dates : du 26 janvier au 1er février 2026
Lieu : Place du Cinquantenaire, Bamako, Mali
Programme : concerts et danses traditionnelles, défilés rituels, expositions artisanales, gastronomie, ateliers et rencontres
Accès : ouvert au public

À l’UNESCO, l’Afrique au cœur de l’universel culturel (26 janvier)

Le 26 janvier, l’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante. Un rendez-vous institutionnel et symbolique qui affirme la centralité des cultures africaines dans le monde contemporain, entre héritage, création vivante et dialogue global.

Chaque 26 janvier, la culture africaine quitte les marges pour occuper le centre d’une scène internationale. À Paris, au siège de UNESCO, la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA) s’impose comme un temps fort du calendrier culturel mondial. Instituée officiellement en 2019, cette journée vise à reconnaître la contribution décisive des cultures africaines et des diasporas africaines à l’histoire, à la pensée et à la création universelles.

La date n’est pas anodine. Elle renvoie à l’adoption, en 2006, de la Charte de la Renaissance culturelle africaine par l’Union africaine, texte fondateur qui affirme la culture comme pilier du développement, de la dignité et de la souveraineté des peuples africains. En lui donnant une portée mondiale, l’UNESCO inscrit cette ambition dans une dynamique multilatérale : celle d’un dialogue des cultures fondé sur l’égalité symbolique et la reconnaissance mutuelle.

Pour l’édition 2026, la célébration prend la forme d’un événement hybride, combinant rencontres en présentiel à Paris et participation en ligne. Cette configuration permet une ouverture large, à l’image même des cultures africaines et afrodescendantes, dont l’histoire est faite de circulations, de déplacements et de réinventions permanentes. La JMCA n’est ni un festival folklorique ni une commémoration figée : elle se veut un espace de réflexion, de visibilité et de projection.

Les échanges organisés à l’UNESCO rassemblent artistes, intellectuels, chercheurs, responsables culturels et représentants institutionnels. Tables rondes, prises de parole officielles et interventions artistiques structurent une journée pensée comme une agora contemporaine. Les discussions portent sur la diversité des expressions culturelles africaines, leur transmission, mais aussi sur leur rôle dans les grands enjeux actuels : cohésion sociale, développement durable, industries culturelles, mémoire et innovation.

Une force de création et de transformation

L’un des apports majeurs de la JMCA est de déplacer le regard. Ici, l’Afrique n’est pas envisagée comme un héritage figé ou un réservoir de traditions, mais comme un espace de création active, traversé par des dynamiques contemporaines. Musiques, arts visuels, littérature, cinéma, modes de vie : les cultures africaines et afrodescendantes irriguent aujourd’hui les imaginaires mondiaux, souvent sans être pleinement reconnues comme telles.

La JMCA met également en lumière le rôle central des diasporas africaines. Porteuses d’identités multiples, elles participent à la circulation des formes artistiques et des idées, tout en interrogeant les notions d’appartenance, de mémoire et de transmission. À travers ces trajectoires diasporiques, la culture africaine se révèle comme un espace transnational, capable de relier les continents et de produire des récits communs.

Autre axe structurant : la jeunesse. À l’UNESCO, la JMCA donne une place particulière aux jeunes créateurs et penseurs, considérés comme les vecteurs d’une renaissance culturelle en devenir. Leur parole souligne l’urgence de soutenir les industries culturelles africaines, non seulement comme secteurs économiques, mais comme lieux d’expression et de construction citoyenne.

Enfin, la journée s’inscrit dans une réflexion plus large sur la diversité culturelle comme bien commun de l’humanité. En affirmant que les cultures africaines et afrodescendantes sont constitutives de l’universel, la JMCA combat les stéréotypes, les hiérarchies implicites et les récits dominants. Elle rappelle que la reconnaissance culturelle est indissociable des combats pour l’égalité, la dignité et la justice symbolique.

Informations pratiques

Événement : Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA)
Date : 26 janvier 2026
Lieu : Siège de l’UNESCO, Paris
Format : événements présentiels et en ligneProgramme : cérémonie officielle, tables rondes, interventions culturelles et artistiques
Public : grand public, artistes, chercheurs, institutions culturelles
Accès : inscription recommandée pour les événements sur place et en ligne

Aníkúlápó, une épopée yoruba sur Netflix (30 janvier)

Avec Aníkúlápó, le cinéma nigérian s’empare de la mythologie yoruba pour bâtir une fresque ambitieuse, où le surnaturel éclaire les mécanismes du pouvoir. Né comme un film, le projet se prolonge aujourd’hui en série sur Netflix, dont la nouvelle saison sera mise en ligne le 30 janvier.

Rarement une production africaine aura assumé avec autant de clarté son ancrage mythologique. Aníkúlápó s’inscrit dans une tradition narrative profondément yoruba, tout en adoptant les codes d’une fresque épique contemporaine. Le projet, imaginé et réalisé par Kunle Afolayan, s’est d’abord imposé comme un film avant d’être développé en série, confirmant l’ambition de construire un univers durable, cohérent et pleinement africain.

Le récit se déroule dans l’ancien empire d’Oyo, au XVIIᵉ siècle, à une époque précoloniale rarement représentée à l’écran. Saro, voyageur sans titre ni fortune, cherche à se frayer un chemin dans un monde régi par les hiérarchies sociales, les alliances politiques et les forces invisibles. Son ascension brutale, déclenchée par une relation interdite avec une reine, le conduit à une chute tout aussi radicale. Trahi, condamné, puis ramené à la vie par un oiseau mystique, il devient un être à part : celui qui a franchi la frontière entre la vie et la mort.

Le cœur symbolique du film repose sur cette figure surnaturelle. Dans la cosmologie yoruba, la mort n’est pas une fin, mais un passage régi par des équilibres précis. En défiant ces lois, Saro ne gagne pas un pouvoir absolu ; il s’expose au contraire à une forme de malédiction. Aníkúlápó interroge ainsi la tentation humaine de dominer le destin, et rappelle que toute transgression du sacré a un coût. Le mythe devient un outil de réflexion politique : gouverner, désirer, posséder sont autant de gestes qui engagent une responsabilité morale.

Une œuvre africaine qui choisit le mythe

Là où une grande partie des productions africaines contemporaines privilégient le réalisme social ou le thriller urbain, Aníkúlápó fait un autre choix. Kunle Afolayan s’appuie sur les récits ancestraux pour parler du présent. Le pouvoir royal, les intrigues de cour, la violence symbolique exercée sur les corps et les esprits font écho à des questions toujours actuelles : légitimité, abus d’autorité, rapport entre individu et communauté.

Sur le plan formel, le film se distingue par une attention particulière portée aux décors, aux costumes et à la langue. Le choix du yoruba comme langue principale n’est pas anecdotique : il affirme une souveraineté culturelle et narrative, sans souci de simplification. Le spectateur est invité à entrer dans un monde dont il doit accepter les règles, les silences et les symboles. Cette exigence contribue à la singularité de l’œuvre sur une plateforme dominée par des récits standardisés.

Le succès du film a conduit Netflix à développer la série Aníkúlápó : Rise of the Spectre. Celle-ci prolonge l’histoire au-delà de la mort initiale de Saro et explore les conséquences politiques et spirituelles de sa résurrection. Les intrigues s’élargissent, les personnages gagnent en complexité, et l’univers mythologique se densifie. La série permet ainsi d’inscrire le récit dans une temporalité longue, fidèle à la logique des épopées.

La saison 2, dont la sortie est annoncée le 30 janvier, confirme la volonté de Netflix d’investir dans des narrations africaines ambitieuses, capables de conjuguer ancrage local et portée universelle.

Informations pratiques

Titre : Aníkúlápó/Aníkúlápó : Rise of the SpectreCréation et réalisation : Kunle Afolaya
Origine : NigeriaPlateforme : NetflixFormat : film (2022), puis série
Saison 1 : disponible
Saison 2 : sortie le 30 janvier
Langue : yoruba (sous-titres)
Genre : fresque historique, mythe et fantasy

Mickalene Thomas, rétrospective d’un regard qui déplace les normes 

Au Grand Palais, la rétrospective consacrée à Mickalene Thomas retrace plus de vingt ans d’une œuvre centrée sur la représentation des femmes noires. Peintures, collages et photographies interrogent l’histoire de l’art, le désir et le pouvoir des images.

 

Le Grand Palais consacre une vaste rétrospective à Mickalene Thomas, figure majeure de l’art contemporain afro-américain. Intitulée All About Love, l’exposition, présentée du 17 décembre 2025 au 5 avril 2026, réunit peintures monumentales, collages, photographies et installations réalisées depuis le début des années 2000. Elle offre une lecture claire et structurée d’un travail qui a profondément renouvelé les questions de représentation, en particulier celles liées au corps féminin noir.

Mickalene Thomas s’est imposée par une iconographie immédiatement identifiable. Ses portraits de femmes, souvent allongées ou frontalement installées dans des intérieurs domestiques, revendiquent une présence pleine et assumée. Les modèles regardent le spectateur sans détour. Ils occupent l’espace, dominent la composition, et inversent les rapports traditionnels entre sujet et regardeur. Ce positionnement constitue l’un des axes centraux de l’exposition.

La rétrospective met en évidence le dialogue constant que l’artiste entretient avec l’histoire de l’art occidental. Thomas cite, recompose et détourne des œuvres canoniques de la peinture européenne, notamment du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle. En réinterprétant ces compositions avec des femmes noires comme figures centrales, elle ne procède pas à une simple substitution. Elle interroge les hiérarchies implicites qui ont longtemps structuré les récits visuels dominants et questionne la notion même d’universalité esthétique.

L’exposition souligne également l’importance du décor dans le travail de l’artiste. Tissus, motifs géométriques, papiers peints et meubles ne sont jamais secondaires. Ils construisent un espace visuel dense, souvent saturé, qui participe pleinement à la signification des œuvres. Ce choix formel inscrit les corps dans un environnement maîtrisé, affirmant une souveraineté visuelle rarement accordée aux sujets noirs dans l’histoire de la peinture.

Représentation, désir et politique de l’image

Le titre All About Love renvoie explicitement à l’ouvrage de bell hooks. Cette référence éclaire l’ensemble du parcours. Chez Mickalene Thomas, l’amour n’est pas un thème sentimental, mais une position politique. Il s’agit d’un amour revendiqué pour les corps, les histoires et les subjectivités longtemps marginalisées. Cette approche traverse l’ensemble de l’exposition sans jamais verser dans le discours théorique explicite.

Les strass, souvent associés au travail de Thomas, occupent une place importante dans plusieurs œuvres exposées. Leur usage ne relève pas d’un simple effet décoratif. Ils attirent l’œil, fragmentent la surface picturale et soulignent la construction artificielle des codes de beauté. Cette matérialité assumée participe d’une réflexion sur la fabrication des images et sur les attentes projetées sur les corps féminins.

La photographie, autre médium central de l’exposition, permet de comprendre le processus de travail de l’artiste. Mise en scène, pose, cadrage : rien n’est laissé au hasard. Les images révèlent un rapport précis au contrôle du regard et à la construction de l’identité visuelle. Peinture et photographie dialoguent ainsi sans hiérarchie, renforçant la cohérence de l’ensemble.

En accueillant cette rétrospective, le Grand Palais inscrit Mickalene Thomas dans une reconnaissance institutionnelle forte en France. L’exposition ne cherche pas l’exhaustivité spectaculaire. Elle propose au contraire un parcours lisible, centré sur les enjeux essentiels de l’œuvre : visibilité, autorité du regard, réécriture des récits visuels. All About Love s’impose comme une exposition de référence pour comprendre comment l’art contemporain peut déplacer durablement les normes de représentation.

Informations pratiques
Exposition : Mickalene Thomas – All About Love
Dates : du 17 décembre 2025 au 5 avril 2026
Lieu : Grand Palais, Paris
Œuvres présentées : peintures, collages, photographies, installations
Billetterie : site officiel du Grand Palais

Cet article Notre semaine culturelle débute avec les musiques africaines au Maroc est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/notre-semaine-culturelle-debute-avec-les-musiques-africaines-au-maroc/feed/ 0
Quand le Louvre réinvente l’universel https://mondafrique.com/loisirs-culture/quand-le-louvre-reinvente-luniversel/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/quand-le-louvre-reinvente-luniversel/#respond Thu, 22 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145689 À l’heure où les crispations identitaires fragilisent l’idéal universaliste, le Louvre esquisse une réponse audacieuse : faire dialoguer les cultures par les œuvres. Avec la Galerie des Cinq Continents, le musée interroge son rôle humaniste face aux replis idéologiques contemporains. Par Christian Labrande Dans un monde morcelé comme jamais par les passions identitaires quel peut […]

Cet article Quand le Louvre réinvente l’universel est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
À l’heure où les crispations identitaires fragilisent l’idéal universaliste, le Louvre esquisse une réponse audacieuse : faire dialoguer les cultures par les œuvres. Avec la Galerie des Cinq Continents, le musée interroge son rôle humaniste face aux replis idéologiques contemporains.

Par Christian Labrande

Dans un monde morcelé comme jamais par les passions identitaires quel peut être le rôle des musées ? Peuvent-ils être encore porteurs d’un humanisme partout menacé par des idéologies totalitaires ?

Le sujet a été récemment abordé dans Mondafrique à l’occasion de l’interview que nous avait accordée le 24 novembre dernier le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Il avait alors analysé le sens que prenait l’ouverture au Louvre de nouvelles salles où des chefs-d’œuvre des arts premiers d’Afrique, d’Océanie et des Amériques cohabitent avec des chefs d’œuvres de l’art occidental. Une manière pour lui d’enfin faire dialoguer des œuvres porteuses de l’universel de chaque culture.



Souleymane Bachir Diagne

L’ouverture de ce nouvel espace, des salles vastes et épurées restructurées par l’architecte Jeam-Michel Wilmotte marque en effet un tournant dans la vie du Louvre. Cet ensemble de salles ouvert au public depuis le 3 décembre dernier et appelé Galerie des cinq Continents dispose de sa propre entrée d’un espace d’accueil et de sa propre billetterie.

L’ouverture a été accompagnée d’un cycle de cinq conférences données au Louvre par Souleymane Bachir Diagne et d’un ouvrage du même auteur Les Universels du Louvre. Le philosophe y montre, de nombreuses illustrations à l’appui, comment la confrontation des arts classiques occidentaux et ceux des arts premiers peut transformer notre regard sur les musées et partant, leur vocation universaliste.

Du musée occidental au musée-monde

Malheureusement cette actualité s’est fortuitement télescopée avec une autre actualité, certes plus spectaculaire, mais aussi plus anecdotique au regard des enjeux des questions soulevées par le philosophe africain. Si, comme chacun sait, le Musée a perdu à cette occasion quelques « trésors » (essentiellement de la joaillerie Empire…) gageons qu’il n’a pas perdu au change avec l’ouverture de cette Galerie des Cinq Continents où sont donc, pour la première fois, mises en relation des œuvres du Louvre avec un ensemble de provenant du Musée du Quai Branly, du musée Guimet, mais aussi du musée de la marine et de la Bibliothèque nationale. Un dépôt exceptionnel du Nigéria complète cette présentation de plusieurs millénaires de création humaine.

L’introduction des arts extra européens dans les collections du Musée du Louvre n’est cependant pas une nouveauté. Les Universels du Louvre revient sur la passionnante histoire de ce Musée, créé en 1793 sous le nom de Museum central des Arts. On l’ignore généralement, mais certaines salles de ce Museum accueillaient dès sa création des œuvres extra européennes. Toutefois celles-ci seront transférées en 1937 dans le nouveau musée du Trocadéro, le Musée de l’homme.

Souleymane Bachir Diagne le souligne opportunément, la vision dominante de l’histoire de l’art a longtemps été sans partage celle d’un européo centrisme radical, nourri notamment par la vision de Hegel, le philosophe allemand qui soutenait dans sa Philosophie de l’Histoire    que seuls les peuples européens avaient une histoire, les autres peuples restant tributaires d’un état de nature et donc voués au sommeil de la Raison…

Seuls se démarqueront de cette triste réduction les tenants des avant-gardes dadaïstes et surréalistes manifestant notamment leur intérêt pour que l’on appelait alors « l’art nègre ».   Et dans les années trente, les expositions organisées par les idéologues nazis consacrées à l’«art dégénéré» (Entartete Kunst) faisaient voisiner les œuvres des avant-gardes occidentales, celles de Picasso, Kandinsky, Soutine… avec des masques africains et autres objets jugés primitifs.

L’ouverture du musée du Musée du Quai Branly se traduisit certes par un regain d’intérêt pour les arts premiers (ou arts lointains, les dénominations sont multiples…), mais cet intérêt se matérialisait encore par la création de lieux spécifiques : à chaque établissement muséal son ère culturelle et son époque.

En 2000 l’ouverture au Louvre du Pavillon des Sessions voulue par le Président Jacques Chirac, marquera une étape nouvelle et controversée, Pierre Rosenberg, notamment alors Président du Louvre y sera, farouchement opposé. Et encore ne s’agissait-il que de montrer, dans un espace dédié, mais là encore isolé du reste des collections du Musée, une série d’œuvres témoignant de, l’extraordinaire richesse créative des arts non européens, dont attestait puissamment l’ouverture du Musée du Quai Branly.

Le pari d’un dialogue vivant entre les cultures

La nouvelle étape, voulue par l’actuelle Présidente du Louvre, Laurence des Cars, sera d’amorcer le dialogue, dans cette galerie des Cinq Continents, du proche et du lointain, à savoir entre certains des chefs-d’œuvre de l’art occidental provenant des collections du Louvre avec des œuvres venues des autres continents.

Or cette volonté de faire dialoguer les cultures à travers les objets artistiques est depuis longtemps un terrain de réflexion du philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diaye, c’est la raison pour laquelle le Louvre l’a invité pour concevoir, en liaison avec les conservateurs du musée, cette nouvelle Galerie des cinq continents. 

À cette confrontation inédite dans un Musée sont consacrés deux chapitres du nouveau livre de Bachir Diagne es Universels du Louvre. Dans ces deux chapitres intitulés apparentement et dialogue Bachir Diagne, développe longuement sa conception du musée comme lieu privilégié d’un dialogue des cultures. Un musée « qui soit autre chose qu’un cimetière où déambulent les promeneurs du dimanche ou les intellectuels du lundi » selon la formule du philosophe Maurice Merleau Ponty commenté par Bachir Diagne. Avant lui Paul Valéry avait dénoncé cette tendance à la momification de notre culture muséale. Et après lui, un certain Bob Dylan, qui avait asséné « les grandes peintures ne devraient pas être dans les musées, les musées sont des cimetières ». et à propos de cimetière peur revenir à l’esprit le mot du grand G. K.  Chesterton: « les morts ne demandent pas à être pleurés, mais à être prolongés.»  La confrontation avec leurs lointains voisins serait assurément une bonne manière de faire sortir les artistes de leur profond sommeil.

Alors, trêve de commentaires, courez voir cette nouvelle galerie des Cinq Continents. Le dialogue entre les chefs d’œuvresdu lointain et ceux de notre Panthéon occidental y est encore présenté de manière embryonnaire, mais les quelques essais en ce sens sont très convaincants ; telle cette juxtaposition d’une vierge à l’enfant espagnole de la Renaissance et du même motif traité à la même époque par un sculpteur africain. Et Les Universels du Louvre, ouvrage abondamment illustré, ouvre maintes autres pistes dans cette direction ; par exemple la juxtaposition des deux expressions de sérénité émanant d’un masque baule (Afrique de l’Ouest) exposé au Metropolitan Museum et celle d’une certaine Mona Lisa fameuse pensionnaire du Louvre. 

Conseils pratiques : on accède à la galerie des Cinq Continents par une entrée spécifique, par la Porte dite des Lions au bout du Pavillon de Flore. Cet accès est encore peu fréquenté et contraste donc avec la presse qui règne à l’entrée principale par la Pyramide. La visite de la nouvelle galerie peut être suivie par celle des autres salles du musée notamment celles toutes proches consacrées à la peinture espagnole, puis à la Grande Galerie….

Souleymane Bachir Diagne. Les Universels du Louvre. Albin Michel/Musée du Louvre. 2025. 234 pages. 22, 90 euros.

Cet article Quand le Louvre réinvente l’universel est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/quand-le-louvre-reinvente-luniversel/feed/ 0
La littérature africaine francophone se dote d’une nouvelle plateforme https://mondafrique.com/loisirs-culture/la-place-des-auteurs-africains-francophones-lance-un-appel-a-auteurs/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/la-place-des-auteurs-africains-francophones-lance-un-appel-a-auteurs/#respond Wed, 21 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145645 Plateforme collaborative et vitrine internationale, la Place des Auteurs Africains Francophones est lancée avec un appel à auteurs et à textes destiné aux écrivains africains et caribéens francophones. Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie, le projet sera officiellement dévoilé en 2026 à Paris. C’est une initiative d’envergure pour la littérature africaine et caribéenne d’expression […]

Cet article La littérature africaine francophone se dote d’une nouvelle plateforme est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Plateforme collaborative et vitrine internationale, la Place des Auteurs Africains Francophones est lancée avec un appel à auteurs et à textes destiné aux écrivains africains et caribéens francophones. Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie, le projet sera officiellement dévoilé en 2026 à Paris.

C’est une initiative d’envergure pour la littérature africaine et caribéenne d’expression française. La Place des Auteurs Africains Francophones est une nouvelle plateforme digitale collaborative dédiée à la découvrabilité, à la mise en réseau et à la valorisation des écrivains francophones d’Afrique et des Caraïbes. Le projet bénéficie du soutien de Organisation internationale de la Francophonie, soulignant sa portée internationale et son inscription dans une politique culturelle francophone ambitieuse.

La plateforme sera officiellement lancée lors du Salon du livre africain de Paris, rendez-vous désormais incontournable de la scène littéraire africaine contemporaine. Ce cadre symbolique offre une visibilité immédiate à un projet qui entend répondre à un enjeu central : mieux faire circuler les œuvres et les auteurs africains francophones dans l’espace mondial du livre.

Pensée comme un espace vivant, contributif et interactif, la Place des Auteurs Africains Francophones permettra à chaque auteur sélectionné de disposer d’un outil digital personnel. Les écrivains pourront y partager leurs actualités, publier des extraits, proposer des réflexions, présenter leurs ouvrages et rendre compte de leur démarche artistique. Les contenus seront alimentés directement par les auteurs, puis vérifiés et validés par une équipe de modération, afin de garantir la qualité éditoriale de la plateforme.

Un appel à auteurs et à textes

Dès son annonce, la plateforme s’accompagne d’un appel officiel à auteurs et à textes, ouvert aux écrivains africains et caribéens francophones. Cet appel vise à constituer la première sélection d’auteurs qui intégreront la plateforme dès son lancement officiel en 2026.

Les auteurs retenus bénéficieront d’une visibilité internationale accrue, à la fois par leur présence sur la plateforme et par leur intégration dans un réseau littéraire francophone mondial. Ils pourront inscrire leur travail dans une dynamique collective, tout en conservant la singularité de leur voix, de leur parcours et de leurs thématiques d’écriture.

Pour candidater, les auteurs sont invités à transmettre une biographie, une bibliographie, ainsi qu’un court texte présentant leur démarche d’auteur et leurs motivations à rejoindre la Place des Auteurs Africains Francophones. Les candidatures seront examinées par un comité de sélection, qui s’engage à revenir vers les auteurs dans des délais raisonnables.

Cet appel constitue une opportunité stratégique pour des écrivains souvent confrontés à des difficultés de diffusion, de visibilité et de reconnaissance à l’international, malgré la vitalité et la diversité de leurs œuvres.

Une plateforme ouverte à tout l’écosystème du livre

La Place des Auteurs Africains Francophones ne se limite pas aux seuls écrivains. Elle s’adresse également à l’ensemble de l’écosystème du livre africain : éditeurs, libraires, associations culturelles, institutions, festivals et acteurs de la chaîne du livre sont invités à rejoindre la plateforme.

Cette ouverture traduit une vision globale du secteur littéraire, fondée sur la coopération entre les différents acteurs de la création, de la production et de la diffusion. En favorisant les échanges et les collaborations, la plateforme entend renforcer durablement la présence de la littérature africaine francophone sur la scène internationale.

Un recueil collectif pour accompagner l’élan

En parallèle du lancement de la plateforme, les Éditions Rencontres des Auteurs Francophones publieront en 2026 un ouvrage collectif réunissant une sélection de textes d’auteurs membres de la Place des Auteurs Africains Francophones. Cette sortie mondiale viendra matérialiser ce nouvel élan littéraire et culturel, en offrant une vitrine éditoriale supplémentaire aux auteurs sélectionnés.

La Place des Auteurs Africains Francophones s’inscrit dans la dynamique du réseau Rencontre des Auteurs Francophones, créé en 2020 à New York. Premier réseau littéraire francophone mondial, il rassemble aujourd’hui plus de 400 auteurs issus de 55 pays et territoires, soutenus par des ambassadeurs répartis sur cinq continents. À travers ses plateformes, ses événements internationaux et ses projets éditoriaux collectifs, le réseau poursuit une mission claire : rendre la littérature et la culture francophones accessibles à toutes et à tous, partout dans le monde, et affirmer le livre comme un levier essentiel de transmission et d’émancipation.

APPEL À CANDIDATURE

DEVENEZ UN(E) DES PREMIER(E)S AUTEUR(E)S AFRICAIN(E)S FRANCOPHONES À REJOINDRE
LA PLACE DES AUTEURS AFRICAINS FRANCOPHONES
Envoyez-nous dès aujourd’hui :

Votre biographie
Votre bibliographie
Expliquez-nous en quelques phrases votre démarche d’auteur ainsi que vos motivations à rejoindre la Place des Auteurs Africains Francophones.

Le comité de sélection reviendra vers vous rapidement.

 

UN RÉSEAU UNIQUE DANS LE MONDE

  • Créé en 2020 à New York, Rencontre des Auteurs Francophones est aujourd’hui le premier réseau littéraire francophone mondial.
  • +400 auteurs de 55 pays et territoires.
  • 20 ambassadeurs sur 5 continents (Amérique, Europe, Afrique, Asie, Océanie).
  • Une chaîne YouTube dédiée avec +120 émissions (interviews, reportages…)
  • Une plateforme digitale contributive et interactive accessible aux membres du réseau (auteursfrancophones.com).
  • Une maison d’édition dédiée aux projets collectifs francophones (Hommages à Pagnol, Camus, Gary, Méditerranée, les mères…).
  • Des festivals et événements organisés à travers le monde : New York, Princeton, Miami, Bruxelles, Genève, et bientôt… Cannes.
  • Les Dîners des Auteurs dans le monde.

 

 

Cet article La littérature africaine francophone se dote d’une nouvelle plateforme est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/la-place-des-auteurs-africains-francophones-lance-un-appel-a-auteurs/feed/ 0
L’Arbre à palabres : un hommage vivant à Sotigui Kouyaté (23 janvier) https://mondafrique.com/loisirs-culture/larbre-a-palabres-un-hommage-vivant-a-sotigui-kouyate-23-janvier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/larbre-a-palabres-un-hommage-vivant-a-sotigui-kouyate-23-janvier/#respond Tue, 20 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145495 Le 23 janvier, sous l’arbre à palabres du Burkina Faso, Hassane Kassi Kouyaté rend hommage à son père Sotigui à travers des contes initiatiques vivants, entre mémoire griotique, humour, sagesse et dialogue avec le public. Sotigui Kouyaté Avec L’Arbre à palabres, Hassane Kassi Kouyaté rend hommage à son père Sotigui Kouyaté, figure majeure du théâtre […]

Cet article L’Arbre à palabres : un hommage vivant à Sotigui Kouyaté (23 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 23 janvier, sous l’arbre à palabres du Burkina Faso, Hassane Kassi Kouyaté rend hommage à son père Sotigui à travers des contes initiatiques vivants, entre mémoire griotique, humour, sagesse et dialogue avec le public.


Sotigui Kouyaté

Avec L’Arbre à palabres, Hassane Kassi Kouyaté rend hommage à son père Sotigui Kouyaté, figure majeure du théâtre et du cinéma africains, originaire du Burkina Faso. Plus qu’un spectacle, il s’agit d’un voyage sensible dans l’univers du conte, tel qu’il se transmet depuis des générations sous l’arbre à palabres : un espace de parole partagée, de sagesse collective et de lien vivant entre les êtres, profondément ancré dans les traditions ouest-africaines.

Sur scène, Hassane Kassi Kouyaté convoque des récits initiatiques venus d’Afrique et d’ailleurs, mais dont les racines plongent dans l’imaginaire et la culture du Burkina Faso. Des histoires pleines d’humour, de poésie et de profondeur, portées par une parole incarnée, rythmée, attentive à l’écoute du public. Loin d’une narration figée, le conte devient un moment d’échange : les spectateurs sont invités à réagir, répondre, rire, parfois même à entrer dans le jeu. Cette interaction constante recrée l’atmosphère conviviale des veillées traditionnelles, où la frontière entre celui qui raconte et ceux qui écoutent s’efface.

Cet hommage prend tout son sens à la lumière du parcours singulier de Sotigui Kouyaté. Issu d’une grande famille de griots du Burkina Faso, il connaît une vie aux multiples visages : footballeur professionnel, capitaine de l’équipe nationale burkinabè, puis comédien à partir de 1966. Sa carrière artistique est marquée par des collaborations majeures, notamment avec Peter Brook dans Le Mahabharata, œuvre monumentale qui le fait connaître sur les scènes internationales. Au cinéma, il s’illustre dans de nombreux films, dont London River de Rachid Bouchareb, rôle pour lequel il reçoit l’Ours d’argent du meilleur acteur au Festival de Berlin en 2009. Sotigui Kouyaté s’éteint le 17 avril 2010, laissant derrière lui une œuvre traversée par la spiritualité, la transmission et le dialogue des cultures.

Le Mandapa, lieu emblématique des arts du monde à Paris, occupe une place particulière dans cette histoire. Sotigui Kouyaté y est venu à de nombreuses reprises, souvent entouré de sa famille, renouant avec l’art du conte et la tradition griotique burkinabè. C’est dans cette continuité que s’inscrit aujourd’hui Hassane Kassi Kouyaté, lui-même comédien, metteur en scène et conteur, et directeur depuis 2019 du Festival des Francophonies en Limousin.

En redonnant corps à la parole du conte, Hassane Kassi Kouyaté prolonge l’héritage de son père et rappelle, du Burkina Faso aux scènes européennes, la puissance de la transmission orale.

Cet article L’Arbre à palabres : un hommage vivant à Sotigui Kouyaté (23 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/larbre-a-palabres-un-hommage-vivant-a-sotigui-kouyate-23-janvier/feed/ 0
Jeune Lion, un tournant artistique en approche https://mondafrique.com/loisirs-culture/jeune-lion-un-tournant-artistique-en-approche/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/jeune-lion-un-tournant-artistique-en-approche/#respond Tue, 20 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145488 Le 13 février 2026, Jeune Lion sort un nouvel album attendu sur la scène afro-urbaine francophone. En amont, le single Nyamien son no fall, prévu le 23 janvier, en esquisse les lignes : un projet dense, spirituel et profondément ancré dans une nouvelle génération ivoirienne. Le 13 février 2026, Jeune Lion dévoilera un nouvel album […]

Cet article Jeune Lion, un tournant artistique en approche est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 13 février 2026, Jeune Lion sort un nouvel album attendu sur la scène afro-urbaine francophone. En amont, le single Nyamien son no fall, prévu le 23 janvier, en esquisse les lignes : un projet dense, spirituel et profondément ancré dans une nouvelle génération ivoirienne.

Le 13 février 2026, Jeune Lion dévoilera un nouvel album qui marque une étape importante dans son parcours. Après plusieurs projets remarqués, l’artiste franco-ivoirien confirme une ambition claire : inscrire sa musique dans une dynamique à la fois contemporaine, spirituelle et résolument africaine, sans se conformer aux formats dominants de l’afro-urban.

Installé entre la France et la Côte d’Ivoire, Jeune Lion s’est imposé progressivement grâce à un univers immédiatement identifiable. Il se fait d’abord remarquer avec le morceau JUDA, dont le ton grave et les références spirituelles attirent l’attention. Très tôt, il affirme une écriture directe, parfois incantatoire, portée par des choix sonores qui mêlent rap, trap, afro et influences reggae. Cette hybridation devient sa signature.

La reconnaissance s’élargit avec Highly Spiritual, un projet qui marque un net changement d’échelle. Le titre SOUL, largement relayé sur les plateformes de streaming, agit comme un accélérateur de visibilité. Sans renoncer à son identité, Jeune Lion gagne alors en exposition et s’impose comme l’un des profils à suivre sur la scène afro-francophone émergente.

Le nouvel album attendu en février s’inscrit dans cette continuité, mais avec une intention plus affirmée. L’artiste revendique une « new wave » ivoirienne qu’il pense comme une rupture générationnelle : moins codifiée, plus personnelle, ouverte aux influences globales tout en restant solidement ancrée dans ses références culturelles. Cette posture traverse aussi bien les textes que l’esthétique visuelle associée au projet.Un single à forte charge symbolique

Avant la sortie de l’album, Jeune Lion publiera le 23 janvier le single Nyamien son no fall. Le titre est en soi un manifeste. « Nyamien », qui désigne Dieu en langue akan, indique clairement la place centrale du spirituel dans ce nouveau projet. Le morceau n’est pas conçu comme un simple avant-goût promotionnel, mais comme une véritable porte d’entrée thématique vers l’album.

Sur le plan musical, Nyamien son no fall prolonge les équilibres qui caractérisent Jeune Lion : une base trap assumée, des sonorités afro-urbaines et une interprétation vocale intense. Le texte évoque la résilience, la protection divine et la confiance — des thèmes récurrents dans son œuvre — mais ici abordés de manière plus frontale, presque déclarative.

Deux autres singles déjà dévoilés, CUBE MAGGI et PIGALLE, permettent de mieux saisir la diversité du projet. Le premier s’appuie sur une écriture plus brute et des références au quotidien, tandis que le second installe une atmosphère plus sombre, presque introspective. Ensemble, ces morceaux dessinent les contours d’un album qui refuse l’uniformité et assume pleinement les contrastes.

L’artiste soigne également son image. Les visuels associés à ces sorties témoignent d’un travail esthétique précis, où symboles, références urbaines et spiritualité se croisent. Cette cohérence entre musique et image participe pleinement à l’identité de Jeune Lion, qui conçoit ses projets comme des ensembles cohérents plutôt que comme une succession de singles indépendants.

Avec cet album, Jeune Lion revendique une liberté de ton et de forme, sans jamais renoncer à ses références culturelles. La sortie du 13 février sera donc scrutée de près : elle doit confirmer sa place parmi les artistes qui comptent dans le renouvellement actuel des musiques africaines francophones.

Informations pratiques
Artiste : Jeune Lion
Album : sortie le 13 février 2026
Single annonciateur : Nyamien son no fall – sortie le 23 janvier 2026
Style : afro-urban, trap, influences rastafari
Origines : artiste franco-ivoirien

Compte Instagram :  [CLIQUEZ ICI]
Compte Spotify :  [CLIQUEZ ICI]
Assets :  [CLIQUEZ ICI]

 

 

Cet article Jeune Lion, un tournant artistique en approche est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/jeune-lion-un-tournant-artistique-en-approche/feed/ 0
Burna Boy en escale à Bruxelles (23 janvier) https://mondafrique.com/loisirs-culture/burna-boy-en-escale-a-bruxelles-23-janvier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/burna-boy-en-escale-a-bruxelles-23-janvier/#respond Mon, 19 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145477 Le 23 janvier 2026, Burna Boy se produira à Bruxelles dans le cadre de sa tournée mondiale No Sign of Weakness. À l’ING Arena, l’artiste nigérian présentera son nouvel album lors d’un concert à 360 degrés, confirmant l’ancrage européen de son afro-fusion sur les grandes scènes internationales. Janvier 2026 marque une nouvelle étape dans le […]

Cet article Burna Boy en escale à Bruxelles (23 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
Le 23 janvier 2026, Burna Boy se produira à Bruxelles dans le cadre de sa tournée mondiale No Sign of Weakness. À l’ING Arena, l’artiste nigérian présentera son nouvel album lors d’un concert à 360 degrés, confirmant l’ancrage européen de son afro-fusion sur les grandes scènes internationales.

Janvier 2026 marque une nouvelle étape dans le déploiement européen de Burna Boy. Avec la No Sign of Weakness Tour, tournée mondiale accompagnant l’album du même nom sorti en juillet 2025, l’artiste confirme son statut de figure centrale des musiques africaines contemporaines. Après un lancement américain à l’automne, la tournée investit l’Europe selon une logique désormais assumée : grandes salles, concerts solo sans première partie, formats pensés pour un public large et transversal.

No Sign of Weakness prolonge l’esthétique afro-fusion qui a fait la renommée internationale de Burna Boy. L’album assume un métissage affirmé entre afrobeats, reggae, dancehall, hip-hop, rock et influences pop occidentales. Cette hybridation, devenue sa signature, s’accompagne ici d’une production plus dense, clairement conçue pour le live. Le disque rassemble plusieurs collaborations internationales marquantes — notamment avec Travis Scott, Stromae, Mick Jagger et Shaboozey — confirmant une stratégie artistique fondée sur la circulation fluide entre scènes, genres et publics.

Sur scène, la tournée privilégie un format resserré et exigeant, centré exclusivement sur la performance de l’artiste. Le concert bruxellois, accueilli à l’ING Arena, devrait s’articuler autour d’un équilibre entre les nouveaux titres et les morceaux qui ont jalonné son ascension mondiale — de Ye à Last Last, en passant par Anybody. Cette construction inscrit le nouvel album dans une continuité assumée, plutôt que dans une rupture avec un répertoire désormais solidement installé dans le paysage musical international.

Né à Port Harcourt, au Nigeria, Damini Ebunoluwa Ogulu s’est imposé en une quinzaine d’années comme l’une des figures majeures de l’afrobeats contemporain. Après ses débuts en 2010 et un premier album, L.I.F.E (2013), il franchit un cap décisif avec African Giant (2019), qui lui vaut une nomination aux Grammy Awards. Twice as Tall (2020) confirme cette reconnaissance en remportant le Grammy du Best Global Music Album, installant durablement Burna Boy dans le cercle restreint des artistes internationaux de premier plan.

La date bruxelloise du 23 janvier 2026 s’inscrit dans une séquence européenne dense, marquée par une tournée hivernale hors période de festivals. Ce choix est stratégique : il traduit la capacité de l’afro-fusion à soutenir, seule, des concerts de grande ampleur dans des arenas, sans dépendre d’un contexte événementiel estival. Burna Boy ne se positionne plus comme un ambassadeur ponctuel des musiques africaines, mais comme un artiste global, pleinement intégré aux logiques de tournée des scènes pop et urbaines internationales.

Avec No Sign of Weakness, il confirme une trajectoire sans rupture brutale, mais sans affaiblissement non plus : celle d’un artiste qui consolide son statut, affine son langage musical et continue d’inscrire les musiques africaines au cœur du paysage musical mondial contemporain.

Informations pratiques

Artiste : Burna Boy
Tournée : No Sign of Weakness Tour
Date : vendredi 23 janvier 2026
Lieu : ING Arena, Bruxelles
Configuration : scène à 360°
Billetterie : plateformes officielles (Ticketmaster, Live Nation)

Cet article Burna Boy en escale à Bruxelles (23 janvier) est apparu en premier sur Mondafrique.

]]>
https://mondafrique.com/loisirs-culture/burna-boy-en-escale-a-bruxelles-23-janvier/feed/ 0