L’ex capitaine Haroun Hussein, ancien haut responsable du service de renseignement extérieur algérien qui s’est réfugié à Londres en 1995 après avoir occupé des fonctions sécuritaires à l’ambassade d’Algérie en France, a confié récemment à un journaliste algérien le contenu confidentiel d’une conversation téléphonique entre le chef d’état-major de l’armée algérienne, Saïd Chengriha, et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Le contenu de ces échanges a été diffusé sur les réseaux sociaux sans que l’ancien militaire n’autorise cette publication qui montre clairement la force des relations entre Alger et Moscou et l’impasse du rapprochement entre les présidents Tebboune et Macron
Le général Chengriha a confirmé au responsable russe que les manœuvres dans le cadre de l’exercice « African Lion » étaient dirigées contre l’Algérie. Un rapport de renseignement montrerait les détails du plan américano-israélien de destruction des batteries algériennes S-400 livrées par la Russie. Il aurait été prévu que le bombardier américain B-52 décolle de la base de l’OTAN en Sicile, dans le sud de l’Italie, pour frapper les batteries sur le territoire algérien. Un contre ordre aurait entraîné l’arrêt de l’opération , a déclaré le responsable qui a entendu l’appel téléphonique secret.
« Un partenariat stratégique » Moscou/Alger
Selon toujours selon ces fuites, le général Chengriha a assuré à Sergei Shoigu que l’Algérie était prête à être un partenaire stratégique de la Russie dans toute l’Afrique pour affronter l’alliance américano-marocaine.
Les deux parties ont convenu d’accélérer la mise en œuvre de l’accord sur les avions de combat Sukhoi Su-35 de quatrième génération avant la fin de 2023. Toujours selon le patron de l’armée algérienne, il est égal en capacités aux nouveaux avions de combat marocains Af-16. La fuite a également affirmé que les deux parties avaient accepté de recevoir des sous-marins nucléaires russes dans les ports algériens.
L’Algérie et la Russie ont également convenu d’inaugurer la base navale russe en Algérie en juillet 2023, afin de protéger le sol algérien de toute attaque de l’alliance américano-marocaine-israélienne, selon Changaria.

