Violences au Cameroun, 1800 morts depuis fin 2016

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Le Conseil de sécurité se réunit dans un contexte de violations des droits humains dans les régions anglophones du pays

(New York, le 13 mai 2019) – La décision du Conseil de sécurité des Nations Unies de tenir une réunion informelle sur le Cameroun le 13 mai 2019 vient à point pour stimuler les efforts internationaux pour qu’on s’occupe de la crise des droits humains dont souffrent les régions anglophones du pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

« Les membres du Conseil de sécurité devraient appeler le gouvernement du Cameroun et les chefs des groupes armés séparatistes à mettre fin aux abus qui sont commis contre les civils dans les régions anglophones et faire rendre des comptes aux responsables de ces abus », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Cette réunion est une occasion de rappeler aux auteurs d’abus que le monde les observe. »

Depuis fin 2016, les régions anglophones du Cameroun ont été le théâtre de violences meurtrières, qui ont causé la mort de 1 800 personnes et ont forcé un demi-million d’autres à fuir en abandonnant leurs domiciles. Parmi les catégories les plus exposées aux risques se trouvent les personnes handicapées et les personnes âgées, qui ont subi des attaques violentes, ont été abandonnées ou déplacées de force et ont rencontré des problèmes pour recevoir une assistance humanitaire.

Les forces gouvernementales ont tué de nombreux civils, ont incendié des centaines d’habitations et ont eu recours à la torture et à la détention au secret dans une impunité quasi-totale. Des séparatistes armés ont agressé et enlevé des dizaines de personnes, dont des écoliers et des enseignants, dans un contexte où se multiplient les attaques et les appels à la sécession des régions Nord-Ouest et Sud-Ouest du pays.

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