- Mondafrique https://mondafrique.com/video/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Wed, 02 Apr 2025 16:13:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/video/ 32 32 Le tourisme en Côte d’Ivoire (3/4), la sauce gouagouassou au menu des restaurants huppés https://mondafrique.com/video/le-tourisme-en-cote-divoire-3-4-la-sauce-gouagouassou-au-menu-des-restaurants-huppes/ https://mondafrique.com/video/le-tourisme-en-cote-divoire-3-4-la-sauce-gouagouassou-au-menu-des-restaurants-huppes/#respond Sat, 29 Mar 2025 08:58:27 +0000 https://mondafrique.com/?p=130644 Dans un Abidjan qui se développe à un rythme effréné, la Côte d’Ivoire implémente sous le fouet de la demande une gastronomie typiquement ivoirienne qui a déjà été adoptée dans les principaux hôtels de luxe. Correspondance à Abidjan, Bati Abouè Dans les cuisines du restaurant de l’hôtel Palm Beach, le chef Léandre Kouamé, un ivoirien […]

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Dans un Abidjan qui se développe à un rythme effréné, la Côte d’Ivoire implémente sous le fouet de la demande une gastronomie typiquement ivoirienne qui a déjà été adoptée dans les principaux hôtels de luxe.

Correspondance à Abidjan, Bati Abouè

Côte d’Ivoire : la cheffe Zeinab Bancé bat le record Guinness du plus long marathon de cuisine

Dans les cuisines du restaurant de l’hôtel Palm Beach, le chef Léandre Kouamé, un ivoirien formé en France, expose avec délicatesse des produits locaux qu’il prépare soigneusement avec son savoir-faire français. Comme lui, plusieurs de ses confrères parfois formés par des restaurateurs ayant pignon sur rue de l’Hexagone sont de plus en plus enclins à utiliser les spécialités locales.

Au nombre de celles-ci, la sauce gouagouassou, emblématique de la cuisine ivoirienne ne manque plus au menu des restaurants huppés. Autour d’une viande de lapin qui mijote dans une marmite, des dizaines de tranches d’aubergines et de tomates africaines cuisent à petit feu avant que le tout ne soit arrosé d’huile rouge, de poudre d’akpi – une amande – et d’un brin de poivre appelé dans le jargon local « fèfè » puis enfin d’un grand bol d’eau.

Hommage à la cuisine de maman

C’était la recette culte de la mère de Léandre décédée depuis 2018. Alors, forcément, elle est devenue la sienne. « Je l’ai tellement appréciée durant mon enfance », admet-il, avant d’ajouter que la revisiter était presque une obligation de rendre hommage à ma mère qui ne m’a pas vu devenir un chef cuisinier.

Amoureux de la cuisine, Léandre, formé en France, espère ouvrir dans quelques années son propre restaurant. En attendant, il a rendez-vous avec Jérôme Grobli qui patiente dans une salle attenante éclairée à la lumière du jour pour goûter le gouagouassou en cassolette qu’il a commandé.

Ce midi, il partage ce repas copieux présenté avec soin avec son amie, Maïmouna Doumbia. Elle ne cache pas sa surprise de voir le gouagouassou, un plat traditionnel typiquement ivoirien dans un restaurant pareil. « Franchement c’est un plaisir », soupire-t-elle d’émerveillement.

Ici, rien à voir avec les maquis, ces restaurants typiques informels et très animés où l’on mange à la main le poulet ou le poisson braisé avec de l’attiéké (semoule de manioc) ou l’alloco (bananes plantain frites).

Des chips de manioc

A plusieurs kilomètres de là à Angré, au nord de la commune de Cocody, Hermiole Kassi expérimente sa nouvelle création d’amuse-bouche inspiré du placali, plat typiquement ivoirien fait de sauce gluante au gombo, de morceaux de viande et de poisson séché qui accompagnent la pâte de manioc fermenté.

Les Abidjanais dégustent également avec gourmandise le manioc soufflé et transformé en chips. Aux Trois Palmiers, le chef cuisinier, le Français Matthieu Pernier, propose des amuse-bouches de ce type chaque semaine, avec l’idée de « réveiller un souvenir chez les personnes qui connaissent parfaitement ces plats ». Car la moitié de sa clientèle est ivoirienne, avoue-t-il.

« Même si notre cuisine se veut être internationale parce que c’est un hôtel cinq étoiles, je pense que c’est un non-sens de ne pas faire un clin d’œil à tous les beaux produits qui nous entourent », affirme-Pernier. D’autant que grâce aux savanes du nord du pays où le climat est chaud et sec, il y a des céréales » à foison ou encore le « fonio » et le « sorgho », détaille Léandre, tandis que dans la zone forestière du sud, les « feuilles d’épinard », de « taro » et « des produits typiquement tropicaux » sont disponibles.

La gastronomie enseignée à l’école

Pour apparaître sur la carte culinaire internationale, la Côte d’Ivoire cherche à normer et à codifier sur des fiches techniques les éléments qui identifient sa gastronomie. Et avec cela parvenir à cette norme et l’enseigner dans toutes les écoles hôtelières, a récemment expliqué le directeur du Festival de la Cuisine ivoirienne (FCI), Dr. Klo Fagama.

Lancé en 2023, ce festival s’est rapidement imposé comme un événement incontournable du calendrier culturel et touristique de la Côte d’Ivoire puisqu’en seulement trois éditions, il est devenu une vitrine des richesses culinaires locales et un levier pour la reconnaissance internationale de la gastronomie ivoirienne.

Car pour le directeur du FCI, « la gastronomie est un véritable marqueur identitaire, un élément de cohésion sociale, un vecteur de développement et d’attractivité touristique. Qui permet non seulement de préserver notre héritage culinaire mais aussi de le moderniser et de l’exporter ».

L’Association des chefs créateurs d’émotions culinaires de Côte d’Ivoire ne dit pas autre chose. Puisqu’elle contribue également à enraciner cette vision qui a commencé au milieu des années 2000. Avant cette date, les chefs de restaurants huppés avaient l’habitude de faire des plats occidentaux avec des produits importés.

Mais le coût de la vie devenant cher, tous se sont tournés vers des produits moins onéreux et disponibles. Outre l’aspect financier, il y a une volonté de donner « l’accès » à la cuisine locale aux « grands restaurants de luxe » qui fleurissent depuis plusieurs années à Abidjan.

2025, année « Côte d’Ivoire, terre de saveurs »

La semoule de manioc très pauvre en gluten, en protéine et en matières grasses, mais extrêmement riche en magnésium, potassium, calcium, vitamine et fer. Ce qui en fait un allié de choix pour les soucis digestifs et les régimes minceur.

Surfant à la fois sur la grande visibilité offerte par l’immense succès de la CAN 2023 organisée par la Côte d’Ivoire, ainsi que l’inscription de l’attiéké (semoule de manioc) au patrimoine de l’Unesco l’année dernière, Abidjan a déjà placé l’année 2025 sous le signe de la « Côte d’Ivoire, Terre de saveurs » afin de positionner la cuisine ivoirienne comme un atout touristique majeur, lors du forum ivoiro-thaïlandais organisé par l’Ambassadrice ivoirienne, Ada-Kouassi, en poste en Thaïlande.

A cette occasion, Mme Ada-Kouassi a mis en parallèle les traditions culinaires de la Thaïlande et de la Côte d’Ivoire. La première renommée pour ses saveurs exotiques et ses marchés de rue, tandis que la seconde se distingue par ses plats emblématiques comme le gouagouassou, l’Attieké, inscrit au patrimoine de l’Unesco, ou encore le Kedjenou, (recette de ragoût très épicée de viande de brousse ou de poulet) et l’alloco, (frite de banane mûre ».

Le tourisme en Côte d’Ivoire (2/4): Abidjan, la magnifique vitrine

Le tourisme en Côte d’Ivoire (1/4), un nouvel eldorado

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Video, le président libanais Aoun en visite en France https://mondafrique.com/video/video-le-president-aoun-en-visite-en-france/ https://mondafrique.com/video/video-le-president-aoun-en-visite-en-france/#respond Fri, 28 Mar 2025 18:04:49 +0000 https://mondafrique.com/?p=130603 Au milieu du chaos libanais survit, comme un radeau dans la tempête, la petite armée libanaise, respectée par le peuple. La dernière, toute dernière institution qui tient encore debout. Et à sa tète, se trouvait le commandant en chef de l’armée libanaise désigné le 8 mars 2017, le général Joseph Aoun devenu le Président du […]

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Au milieu du chaos libanais survit, comme un radeau dans la tempête, la petite armée libanaise, respectée par le peuple. La dernière, toute dernière institution qui tient encore debout. Et à sa tète, se trouvait le commandant en chef de l’armée libanaise désigné le 8 mars 2017, le général Joseph Aoun devenu le Président du pays et aujourdhui à la tète du pays

Ce militaire consensuel, 58 ans, a la réputation d’un homme intègre et honnête, une denrée rare au Liban. Pas de fortune personnelle, ni de propriétés hollywoodiennes, aucune affaire de corruption. Un homme simple, qui collectionne les couteaux et poignards en souvenir de sa formation dans les forces spéciales, qui ne sort pas et vit très modestement.

Joseph Aoun qui vient de la communauté maronite d’où le Président de la République doit être originaire a toujours été apprécié par l’ensemble des forces politiques. Ce haut gradé dirige une armée composée  d’une bonne moitié d’officiers chrétiens. Encore que ces dernières années, le Président Michel Aoun, allié du Hezbollah, qui a quitté le pouvoir en octobre 2022, a fait pression pour que des militants de son mouvement, le Courant Patriotique Libre (CPL), grossissent les rangs de ses sympathisants au sein de l’institution militaire.
Le général Joseph Aoun doit compter également avec des sous-officiers  sunnites pour 35% et chrétiens pour 28%. Un quart seulement de la hiérarchie militaire intermédiaire est chiite, mais pas nécessairement sous l’influence du Hezbollah. « Ces dernières années, observe un officier, l’accent mis par l’armée sur le recrutement des femmes a été certainement un moyen habile d’éviter la venue de militaires qui soient des musulmans fondamentalistes ».
Au Liban, tout a été ces dernières années affaire de dosage. Des gradés au sein de l’armée sont connus pour leur proximité avec le Hezbollah comme le général Malek Chamas, qui fut longtemps membre du conseil militaire et directeur général de l’administration. Ses fonctions précédentes comme commandant adjoint du secteur du Sud du Litani, directeur adjoint des Renseignements et coordinateur du gouvernement Libanais près de la FINU, montrent à quel point les équilibres communautaires sont respectés au sein de l’institution militaire.

Lorsque le Hezbollah, ces deux dernières années, s’employait à imposer son propre candidat cà la Présidence libanaise, les forces chrétiennes n’étaient pas loin de se rallier au général Aoun. Depuis la décapitation du mouvement chiite par l’armée israélienne, les chefs de clans, Samir Geagea à la tète des Forces Libanaises et d’autres, se sont ralliés à son panache

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Le tourisme en Côte d’Ivoire (2/4): Abidjan, la magnifique vitrine https://mondafrique.com/societe/notre-serie-abidjan-metamorphoses-dune-ville/ https://mondafrique.com/societe/notre-serie-abidjan-metamorphoses-dune-ville/#respond Fri, 28 Mar 2025 07:48:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=130145 Sur un ton à la fois provocateur et détaché, Venance Konan, journaliste et écrivain, lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire 2012, revient dans cette nouvelle chronique sur les métamorphose d’Abidjan, cette ville qui est la sienne et qui est en train de devenir une des grandes capitales africaines où affluent chaque années des touristes […]

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Sur un ton à la fois provocateur et détaché, Venance Konan, journaliste et écrivain, lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire 2012, revient dans cette nouvelle chronique sur les métamorphose d’Abidjan, cette ville qui est la sienne et qui est en train de devenir une des grandes capitales africaines où affluent chaque années des touristes de plus en plus nombreux

Nous étions en 1987 et je commençais ma carrière de journaliste dans un journal qui venait de naître et qui s’appelait « Ivoir’soir ». Une année plus tôt Kéké Kassiry avait sorti sa chanson « Abidjan », qui faisait danser tout Abidjan, toute la Côte d’Ivoire, et toute l’Afrique sur les rythmes du « gnama gnama », ou la danse des loubards.

« Abidjan é

Oh oh, Abidjan hé !

Y a des sapés

A Abidjan é

Y a des branchés

A Abidjan é

Y a des griffés

A Abidjan é

Y a la vie à Abidjan

Y a la joie à Abidjan y a la fête à Abidjan é »

Oui, à cette époque c’était tous les soirs la fête à Abidjan, la ville la plus branchée et la plus bouillonnante d’Afrique francophone et même au-delà. Abidjan était en pleine croissance. De nouveaux quartiers sortaient de terre à grande vitesse. Adjin, Angré, Attoban, partout, il y avait des promotions immobilières pour toutes les bourses.

« Le Plateau », le Manhattam africain

Le quartier du Plateau, en plein cœur de la ville, avec ses gratte-ciels, cultivait nonchalamment son côté Manhattan d’Afrique. Au temps colonial c’était le quartier des Européens. Les Africains eux, habitaient Treichville, de l’autre côté de la lagune, et Adjamé, dans le prolongement du Plateau. Plus tard, Cocody, à l’est du Plateau devint le quartier des « en haut d’en haut », c’est-à-dire la nouvelle bourgeoisie ivoirienne. Et puis il y eut les cités dortoirs de Yopougon (qui faisait un peu penser à Soweto en Afrique du sud), d’Abobo, de Port-Bouet, d’Attécoubé…

Côté ambiance, Abidjan s’amusait. Il y avait des maquis, des clubs de jazz, des boîtes de nuit, des dancings partout, des concerts tous les week-ends, et de galeries d’art dans les quartiers chics. Abidjan dansait sur la musique de Kéké Kassiry. Et aussi, sur le Zouk venu des Antilles, sur le Soukouss de ce pays qui s’appelait encore le Zaïre, sur le reggae d’Alpha Blondy. Les clubs de jazz, c’était du côté de Marcory et de Cocody, et les dancings, dans les gros quartiers populaires tels que Yopougon ou Abobo. A Treichville, c’était plutôt les boites de nuit, dont le Griffet, celle du célèbre animateur télé Roger Fulgence Kassy qui décédera en 1989. Abidjan était toujours en fête, Abidjan était une fête. Les artistes peintres avaient inventé le Vohou Vohou, ou l’art de faire de la peinture avec tout et n’importe quoi. Tous les artistes africains qui voulaient se faire un nom passaient nécessairement par Abidjan. Même le grand Kassav ne se fit connaître en Afrique qu’après s’être produit à Abidjan.

Le départ du « Vieux »

Le président Houphouet Boigny, dit le Vieux »

Abidjan ne le savait pas encore, mais elle vivait ses derniers jours de joie et de tranquillité avant très longtemps. En 1990, la crise qui couvait éclata. Les jeunes voulaient tout : le départ du « Vieux », le Président Félix Houphouët-Boigny, au pouvoir depuis trente ans, la démocratie, de bonnes conditions d’études, du travail, tout. Chaque jour c’étaient des manifestations, des grèves, des bus incendiés, des bombes lacrymogènes, des arrestations, parfois des morts. Le cœur n’était plus à la fête. Non, il n’y avait plus de joie à Abidjan. Mais les étudiants trouvèrent l’inspiration pour inventer un nouveau genre musical, le Zouglou, qui chantait leurs misères et celles de leur société.

Le « Vieux » meurt en 1993. Henri Konan Bédié, son dauphin, lui succède. La situation politico-sociale ne s’améliore pas. Le pays se divise de plus en plus. Chacun se replie sur lui, sur sa région, sur son ethnie, et les soirs, l’on sort de moins en moins de son quartier. Les galeries se ferment les unes après les autres. Les clubs de jazz et les dancings aussi. Ça ne sent pas bon.

L’hôtes Ivoire depuis la baie d’Abidjan

En 1999, à la veille de passer au nouveau millénaire, survient l’impensable dans ce pays connu pour sa stabilité dans cette Afrique si instable : un coup d’Etat. Suivi par une transition militaire violente. Et des élections tout aussi violentes dix mois plus tard. Et deux ans plus tard, arrive une rébellion armée qui coupe le pays en deux.

Le pays s’enfonce dans le chaos. Un chaos qui durera huit longues années. Il y a un nord occupé par la rébellion, et un sud dit « loyaliste ». Les populations venues à Abidjan des zones occupées par la rébellion s’installent où elles peuvent, n’importe où, créent des bidonvilles qui poussent comme des champignons. L’hôtel Ivoire, l’hôtel de luxe par excellence où toute personne qui se respecte doit avoir passé au moins une nuit, est occupée par les « jeunes patriotes », soutiens indéfectibles du régime d’Abidjan. Il sera plus tard le théâtre de meurtriers affrontements entre ces « jeunes patriotes » et l’armée française.

Au rythme du « Coupé Décalé »

« Rue Princesse », une histoire de la nuit

Et curieusement, c’est à cette époque que les Ivoiriens inventent une musique qui envahira toute l’Afrique. Le « Coupé Décalé ». On l’écoute et la danse dans les super-maquis et les bars climatisés. Yopougon est le temple du Coupé Décalé. On s’encanaille aussi dans les bars de la Zone 4, un sous-quartier de Marcory. Les filles s’y exhibent complètement nues. Progressivement, c’est toute la ville qui se pervertit.

A Yopougon il y a la fameuse « rue princesse », bordée de dizaines de maquis les uns plus bruyants que les autres. Là-bas aussi la chair de jeune fille se monnaye pour pas grand’chose, une bouteille de bière, ou juste de quoi manger, et se consomme sur un parking, ou parfois dans la rue, sans souci de discrétion. Tout juste à côté, dans une rue adjacente, c’est la chair de très jeunes enfants, parfois de douze ans qui se monnaie. Abidjan devient glauque. Et triste.

En 2011, le pouvoir est renversé après des élections aux résultats très contestés et une guerre éclair. En avril, lorsque les combats cessèrent, il y avait des cadavres et des monceaux d’ordures dans toutes les rues. Il fallut nettoyer, curer, nettoyer, curer. Puis réparer, reconstruire, construire. Et Abidjan se mit à changer. Quelques semaines après la fin des hostilités, personne n’aurait pu dire que la ville fut l’objet de violents et meurtriers combats.

Abidjan renait de ses cendres

Quelque quinze ans après, Abidjan est aujourd’hui méconnaissable. Ont surgi de partout de nouvelles routes, de nouveaux échangeurs, trois nouveaux ponts, là où en 50 ans on ne put en construire que deux, de nouveaux quartiers, de nouveaux gratte-ciels…Abidjan vit à nouveau. Abidjan respire mieux. La forêt du Banco, la plus grande forêt primaire d’Afrique située en pleine ville est clôturée pour la protéger contre les prédateurs. L’ancienne décharge d’Akouédo est transformée en jardin.

Abidjan attire à nouveau. On y organise de grands évènements. Les avions qui y vont sont toujours pleins. Les hôtels aussi. Abidjan fait à nouveau la fête. De nouveaux endroits pour se divertir se sont ouverts partout, les artistes ont retrouvé leur créativité et les galeries se multiplient.  Les jeunes filles qui s’exhibaient toutes nues dans des bars en Zone 4 et ailleurs ont été priées d’aller s’habiller.

Une capitale du football

Le stade Félix Houphouët-Boigny dans le quartier du Plateau, à Abidjan (photo d’illustration). © AFP/Sia Kambou

On a aussi construit de nouveaux stades et en 2024, la Côte d’Ivoire s’est offert le luxe d’organiser une Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, qualifiée de meilleure jamais organisée dans l’histoire de cette coupe, et elle l’a gagnée. C’est le retour de la Côte d’Ivoire qui gagne. Et ça se fête.

Après la fête, il faut penser au cadre de vie et à la sécurité des Abidjanais. Alors on a cassé les bidonvilles qui avaient poussé un peu partout dans l’anarchie, dans des zones à risque. Des dents ont grincé, mais c’était le prix à payer.

Le pays doit avancer. Et il doit avancer avec Abidjan, sa vitrine.

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Dominique de Villepin, discret faiseur de paix entre Paris et Alger https://mondafrique.com/video/dominique-de-villepin-le-discret-faiseur-de-paix-entre-paris-et-alger/ https://mondafrique.com/video/dominique-de-villepin-le-discret-faiseur-de-paix-entre-paris-et-alger/#respond Wed, 26 Mar 2025 04:09:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=127704 Le timing d’intervention du Président Algérien Tebboune et de l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villlepin, dans les médias français et algérien dénote d’une volonté manifeste des deux cotés de la Méditerranée de maintenir des liens entre la France et l’Algérie au delà de l’actuelle crise. Sur fond d’une négociation discrète entre les deux Présidences […]

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Le timing d’intervention du Président Algérien Tebboune et de l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villlepin, dans les médias français et algérien dénote d’une volonté manifeste des deux cotés de la Méditerranée de maintenir des liens entre la France et l’Algérie au delà de l’actuelle crise. Sur fond d’une négociation discrète entre les deux Présidences française et algérienne pour la libération de l’écrivain Bouallem Sansal dont témoignent les déplacements à Alger, ces dernières semaines,  de la conseillère Maghreb d’Emmanuel Macron et du patron des services extérieurs français.


Hélas, le microcosme parisien qui croit bien faire d’entretenir un brouhaha hostile à la nation algérienne et qui pensent favoriser ainsi la libération de l’écrivain,  mettre du feu sur les braises franco-algériennes. En écho, des voix algériennes jouent de l’appartenance de l’écrivain au comité éditorial de la revue d’extrême droite « Frontières » pour alimenter la détestation d’une partie de l’opinion algérienne envers la France et rendre impossible tout apaisement entre Paris et Alger.

Depuis la fin du mois de juillet passé, les relations entre les deux pays ont atteint un niveau de crise jamais égalé mais pas encore au bord de la rupture. La reconnaissance de la marocanité du Sahara occidentale par le président français cet été est la principale cause de la discorde actuelle  qui a provoqué le rappel de l’ambassadeur d’Algérie de Paris. La détérioration des relations entre les deux pays s’est accompagnée des joutes verbales provocatrices des personnels politiques dans les médias français et algérien.

Bruno Retailleau, le ministre de l’intérieur français déclare dans l’Express: « Rien ne donne à l’Algérie le droit d’offenser la France »

Bruno Retailleau, le ministre de l’intérieur fraîchement installé à la place Beauvau, tente un bras de fer en expulsant un agitateur algérien qui s’en prend violemment à l’opposition algérienne en France, sans passer par la voie judiciaire. Alger refuse l’accès à son territoire et renvoi l’expulsé en France. La droite et l’extrême droite haussent le ton en proposant des mesures de rétorsion sur plusieurs dossiers: la rétention des Algériens coupables de délits sur le territoire français,  les visas de la nomenklatura qui dispose de fait d’un droit d’entrée permanent en France, les soins médicaux dont les élites algériennes profitent largement à Paris ou encore les biens mal acquis que certains dignitaires ont acheté à Paris ou ailleurs. Côté algérien, on prépare des contre attaques sur la restriction de l’usage du Français dans l’administration officielle tel que le journal officiel, des mesures dans le domaine économique et commerciaux.

Tout récemment un site algérien, « Twala », a révélé que les autorités françaises ont fait embarquer, le 13 février, l’ancien directeur de cabinet du président Tebboune, Abdelaziz Khellaf, sur un vol à destination d’Alger après lui avoir fait passer une nuit à l’hôtel IBIS. Les raisons de ce refus d’entrer sur le territoire n’ont pas été données. Il s’agit clairement d’envoyer un signal clair aux autorités algériennes de l’état d’esprit du gouvernement franaçis.. La personnalité refoulée n’est pas un citoyen ordinaire puisqu’il s’agit de l’ancien directeur de cabinet du président algérien.

Dans le même ordre d’isées, on se souvient que des Algériens, de retour sur le territoire français, se sont plaints de « traitements dégradants » dans les aéroports parisiens. L’affaire a été prise au sérieux à Alger puisque l’ambassadeur de France avait été convoqué au ministère des affaires étrangères pour s’entendre dénoncer « des traitements provocateurs, dégradants et discriminatoires » qu’auraient subis des ressortissants algériens.

Un climat délétère  corrompt les relations entre les deux pays, et peu de voix réconciliatrice, hélas, se font entendre.

Le « poil de Mu’awiya » de Tebboune

Le 3 février passé, le président algérien s’est donné, avec une large ouverture d’esprit, dans une interview accordée au quotidien français « l’Opinion » abordant en larges les grands thèmes des relations internationales, s’agissant des relations avec le nouveau locataire de la maison blanche, de la Chine, la Russie, sans oublier la France, avec laquelle l’Algérie a des liens historiques, culturels, qui ne sont plus à justifier. Le président Algérien voulait, à travers un média ayant pignon sur rue en France, s’adresser à l’opinion française eainsi qu’à l’opinion internationale.

Pour évoquer la nécessité du maintient du lien entre son pays et la France, le président algérien évoque la métaphore « je maintiens le cheveu de mu’awiya » une expression à forte charge symbolique utilisée dans la culture diplomatique musulmane comme une vertu de la part de celui qui s’oppose au ruptures brutales par volonté de sagesse et de clairvoyance. Mu’awiya fut le premier khalife omeyyade à Damas connu pour sa gestion diplomatique de l’empire musulman Ommeyade. « c’est mon état d’esprit pour ne pas tomber dans une situation qui deviendrait irréparable » se justifie le président algérien.

Les « fils qui se tissent » de Dominique De Villepin

Le 9 février du mois en cours, l’ancien premier ministre français et ancien secrétaire général à l’Elysée du président Chirac, Dominique De Villepin, était l’invité de la chaîne internationale algérienne (AL24), dépendant de la présidence, en s’adressant à l’opinion publique algérienne et à la diaspora algérienne à l’étranger, n’avait de viser que renouer le dialogue avec un pays central au Maghreb et important sur l’échiquier Africain.

Ces tirs croisés médiatiques soulèvent la nécessité le maintien des liens en dépit des désaccords profonds sur des dossiers brûlants entre la France et l’Algérie. Conscient des enjeux géopolitiques régionaux et internationaux et de l’histoire commune aux deux pays, la nécessité de dépasser les obstacles s’impose comme réalité avérée. Le silence du président français est complice, du fait qu’il est condamné de garder le silence contenu de la fragilité de son gouvernement constamment menaçait par le glaive de la mention de censure de l’extrême droite au parlement.

En écho à la métaphore de président Tebboun évoquant « le poil de Mu’awiya », l’ancien premier ministre Français, Dominique De Villepin, plaide pour que «les fils se tissent à nouveau ». La comparaison fait raison dans ce jeu de langage qui est similaire dans sa forme expressive mais subtile et avisé dans son fond de pensée. L’ancien ministre des affaires étrangères a fait une démonstration de son style diplomatique habituel. « La responsabilité, qui la notre, chacun à notre place, c’est de faire en sorte que les fils puissent se tisser à nouveau, Je n’ignore pas les difficultés, les obstacles. Mais ce que je sais, c’est que notre volonté doit être trés forte. » .

Dans son interview à AL24, l’ancien premier ministre français met l’accent sur la nécessité du dialogue en se basant sur le partage du socle commun « la langue, l’histoire y compris l’histoire tragique, j’ai grandi avec le poids de cette histoire », Sans renier le passé colonial, Dominique De Villepin voit aussi d’autres horizons d’opportunités citant « le partenariat, entre la France et l’Algérie des défis formidables, l’Algérie a des capacités, des richesses, La France a des atouts, qui, misent ensemble peuvent constituer des chance de croissance, d’ouverture au monde, des chances pour la stabilité, à la fois de l’Afrique mais aussi des régions du monde ».

Le contentieux mémoriel, encore et toujours

La crise multidimensionnelle couve encore et les dissensions ne se sont totalement apaisées. Des dossiers sont en attente, économiques et commerciaux, mais aussi ceux relevant de la mémoire. «  Nous avions beaucoup d’espoirs de dépasser le contentieux mémoriel » précise le président algérien. « Trouver des voix qui nous permettent de régler ces difficultés, Parce que tout ce qui est entre les deux peuples est trop important ». répond De Villepin, La similitudes des arguments des deux interviews s’alignent dans une logique de la démarche de dialogue.

Il est vrai que beaucoup voient dans la démarche de De Villepin comme une tentative de positionnement politique en vue des échéances politiques de 2027. Prend à rebours la politique du président Macron au Maghreb comme en Afrique. ce qui pourrait servir ses ambitions présidentielles.

Le président algérien exprime le souhait de renouer un dialogue franc, tout en se démarquant d’une partie du personnel politique français. « Personnellement, je distingue la majorité des français de la minorité de ses forces rétrogrades et je n’insulterai jamais votre pays », note le président algérien.

Des deux cotés de la Méditerranée,  des voix s’élèvent pour ne pas insulter l’avenir. Des deux cotés aussi, des forces nationalistes et identitaires jouent la politique du pire.





 
 
 
 

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Tisam Mazza, romancière marocaine: « la sexualité au coeur de mes questionnements » https://mondafrique.com/video/notre-entretien-avec-tisam-mazza-romanciere-et-citoyenne-du-monde/ Thu, 20 Mar 2025 11:33:02 +0000 https://mondafrique.com/?p=125574 Mondafrique a réalisé un entretien avec une auteure prometteuse, Tisam MAZZA, afin de mettre en lumière son livre: « Qui suis-je ? Une femme marocaine qui fait le tour du monde ». Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique «  »Je suis une femme marocaine qui est née en Belgique, qui a grâce aux études a trouvé une issue de […]

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Mondafrique a réalisé un entretien avec une auteure prometteuse, Tisam MAZZA, afin de mettre en lumière son livre: « Qui suis-je ? Une femme marocaine qui fait le tour du monde ».

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«  »Je suis une femme marocaine qui est née en Belgique, qui a grâce aux études a trouvé une issue de secours et pris le temps d’apprendre à se connaître en faisant pleins d’erreurs. Chaque erreur a été douloureuse et m’a rendu plus humble mais surtout m’a fait grandir et découvrir ce que je veux et ce que je ne veux surtout plus. »

Si j’ai écrit et que je publie ce livre aujourd’hui, c’est tout d’abord parce que j’ai enfin atteint un degré d’introspection suffisant pour commencer à comprendre le pourquoi du comment, mais surtout pour comprendre que, si je voulais vivre bien, il fallait que j’apprenne à m’aimer à travers la compassion et l’acceptation de moi-même. Je n’ai pas besoin d’être parfaite pour être heureuse, au contraire. Et le jugement des autres, on s’en fout, car finalement ils s’en foutent. Soyez certains que, quand la vie devient rude, ces gens-là ne sont pas là pour vous soutenir. Ce qui compte, c’est de pouvoir vivre ma vie de la manière la plus authentique possible et d’être honnête avec moi-même.

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Notre entretien avec l’auteur libanais Philippe Aractingi (1/2) https://mondafrique.com/video/parlons-il-est-temps-la-premiere-piece-du-libanais-philippe-aratingi-1-2/ Sun, 16 Mar 2025 03:53:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=129207 Acclamée au Liban et à Paris, la pièce du cinéaste Philippe Aractingi revient à l’Essaïon, revisitant avec humour ses déboires artistiques. Entre vie et mort, guerre et paix, rires et larmes, Philippe Aractingi revisite, avec humour et autodérision, ses souvenirs et ses déboires avec diverses langues artistiques. Une création multimédia singulière et poignante, au discours […]

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Acclamée au Liban et à Paris, la pièce du cinéaste Philippe Aractingi revient à l’Essaïon, revisitant avec humour ses déboires artistiques. Entre vie et mort, guerre et paix, rires et larmes, Philippe Aractingi revisite, avec humour et autodérision, ses souvenirs et ses déboires avec diverses langues artistiques. Une création multimédia singulière et poignante, au discours universel.

Un entretien de Christophe Barreyre

Philippe Aractingi est un auteur, réalisateur, documentariste et acteur franco-libanais né à Beyrouth. Autodidacte, il réalise plus de soixante-dix documentaires et quatre longs métrages primés dans différentsFestivals à travers le monde. « Parlons, il est temps » est sa première pièce de théatre.

Un jour, au Liban, une crise financière, puis une explosion au port de Beyrouth qui détruit tout. Le temps s’arrête. Cette pièceexplore le multilinguisme, la quête de soi à travers les langues et les identités d’un pays déchiré
par la guerre, où la parole est souvent réprimée.

Dans cette pièce, se mêlent un récit, des films projetés sur des écrans disloqués, de la musique et parfois même de la danse. C’est l’histoire d’une recherche, celle d’un artiste qui tente de comprendre les raisons de son silence.

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La suite de notre entretien video avec l’auteur libanais Philippe Aractingi https://mondafrique.com/video/la-suite-de-notre-entretien-video-avec-lauteur-libanais-philippe-aractingi/ Sun, 16 Mar 2025 00:12:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=129284 Acclamée au Liban et à Paris, la pièce du cinéaste Philippe Aractingi revient au théatre de l’Essaïon du 7 au 29 avril, revisitant avec humour ses déboires artistiques. Entre vie et mort, guerre et paix, rires et larmes, Philippe Aractingi raconte avec une forte dose d’autodérision, ses souvenirs et ses déboires avec diverses langues artistiques. Une […]

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Acclamée au Liban et à Paris, la pièce du cinéaste Philippe Aractingi revient au théatre de l’Essaïon du 7 au 29 avril, revisitant avec humour ses déboires artistiques. Entre vie et mort, guerre et paix, rires et larmes, Philippe Aractingi raconte avec une forte dose d’autodérision, ses souvenirs et ses déboires avec diverses langues artistiques. Une création multimédia singulière et poignante, au discours universel. 

Dans la deuxième partie de notre entretien, Philippe Aractingi réfléchit à quel avenir pour son pays. Il évoque une rencontre qui l’a particulièrement touché: un milicien lui raconte comment il a tué des civils, des villageois qui n’avaient rien fait. Obsédé par cette confession Il a tout noté sur un papier et l’enterre non pour oublier mais faire cesser cette violence.
 
 » Nous avons trop vécu
Nous sommes morts trop de fois »
Alors « Parlons, il est temps »…


« Parlons il est temps » est reprise à Paris au théâtre de l’Essaïon du 7avril au 29 avril 2025, les Lundis et Mardis à 21h.

Le deuxième volet de l’entretien de Christophe Barreyre avec l’auteur

Christophe Barreyre, auteur de nombreux documentaires, directeur de collections et créateur de l’émission « Affaires sensibles » sur France Inter

« Parlons, il est temps », la première pièce du libanais Philippe Aractingi (1/2)

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Video, Rami Aman, ce palestinien pacifique torturé par le Hamas https://mondafrique.com/video/notre-video-avec-rami-aman-ce-palestinien-pacifique-torture-par-le-hamas/ Wed, 12 Mar 2025 10:33:19 +0000 https://mondafrique.com/?p=129210 Aujourd’hui, il est dur de croire en une paix entre Palestiniens et Israéliens, il n’y a sans doute que des fous ou des utopistes pour s’en persuader. Rami Aman n’est ni l’un ni l’autre, mais il a la foi dans son peuple.  » Trump veut tous nous tuer ? Il veut nous envoyer en Jordanie, […]

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Aujourd’hui, il est dur de croire en une paix entre Palestiniens et Israéliens, il n’y a sans doute que des fous ou des utopistes pour s’en persuader. Rami Aman n’est ni l’un ni l’autre, mais il a la foi dans son peuple.  » Trump veut tous nous tuer ? Il veut nous envoyer en Jordanie, en Malaisie ou au Canada?  » Lui ilite pour une compréhension entre les deux peuples juif et palestinien

Rami Aman est né en Algérie en 1981. Sa mère est algérienne, son père est originaire de Gaza. Il est militant pour la construction de la paix. Après avoir passé sa jeunesse à Gaza, il a étudié pendant cinq ans l’ingénierie électrique à l’université du Caire. Il a ensuite fondé le Comité de la jeunesse de Gaza et mis en place « Skype with your Enemy », qui crée des dialogues entre les habitants de Gaza et d’Israël.

Trahi, ce militant est emprisonné et torturé par le Hamas pendant six mois et demi en 2020 et accusé d’avoir « affaibli l’esprit révolutionnaire ». ALLMEP, (Alliance for Middle East Peace) a contribué à sa libération. 

Rami Aman est ensuite retourné au Caire pour reprendre des forces et poursuivre son combat pour apporter l’éducation, la culture, un sentiment de dignité, etc. à son peuple à Gaza. Et pour continuer à dialoguer avec les Israéliens et d’autres au Moyen Orient et en Europe tous engagées dans un travail sur la paix sur et la compréhension entre les deux peuples.

 

 

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Le dialogue imaginaire entre Jacques Vergès et Bruno Retaillleau https://mondafrique.com/video/le-dialogue-imaginaire-entre-jacques-verges-et-bruno-retaillleau/ Tue, 04 Mar 2025 18:46:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=128875 France Télévision a récemment diffusé un documentaire consacrée à l’avocat du FLN pendant la guerre d’Algérie, Jacques Vergès, décédé aujourd’hui. Ces quatre épisodes au titre un peu facile : « Jacques Vergès ou l’amoral de l’histoire »,  n’ont aucune chance de détrôner l’immense film de Barber Schroeder « l’avocat de la terreur. » Cependant, en […]

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France Télévision a récemment diffusé un documentaire consacrée à l’avocat du FLN pendant la guerre d’Algérie, Jacques Vergès, décédé aujourd’hui. Ces quatre épisodes au titre un peu facile : « Jacques Vergès ou l’amoral de l’histoire »,  n’ont aucune chance de détrôner l’immense film de Barber Schroeder « l’avocat de la terreur. » Cependant, en ces temps de tensions extrêmes entre la France et l’Algérie cette série a le mérite de nous rappeler les saillies de l’avocat des militants algériens emprisonnés et torturés par la France.

Que répondrait aujourd’hui cet ami de l’Algérie au ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, qui met en cause la relation entre Paris et Alger ?

Bruno Retailleau : « Je ne m’interdis rien. On peut vérifier les conditions dans lesquelles les commandants de bord respectent notre droit et les formalités administratives. »

Jacques Vergès : « Ah, mon cher Retailleau, vous jouez les gendarmes du ciel maintenant ? Rappelez-vous que le droit n’est pas une matraque, mais un instrument de justice. Vos menaces ne font que raviver les fantômes d’un passé colonial que la France ferait mieux d’exorciser. »

Bruno Retailleau : « Il y a sur la table les moyens d’une riposte graduée. »

Jacques Vergès : « Une riposte graduée ? Comme c’est élégant ! Mais graduée vers quoi ? La diplomatie, mon cher, ce n’est pas un concours de qui pisse le plus loin. »

Bruno Retailleau : « L’Algérie doit cesser son chantage migratoire et respecter nos accords. »

Jacques Vergès : « Ah, le chantage migratoire ! Quelle belle expression pour masquer notre incapacité à gérer notre propre histoire.

Bruno Retailleau : « Nous devons être fermes et ne pas céder aux provocations d’Alger. »

Jacques Vergès : « La fermeté, quelle noble vertu ! Surtout quand elle s’applique aux autres, n’est-ce pas ? Dites-moi, cette fermeté, l’appliqueriez-vous aussi à l’examen de conscience de la France sur son passé ? Ou préférez-vous la réserver pour vos discours musclés… 

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Les juifs de Syrie peuvent prier à nouveau dans une synagogue https://mondafrique.com/video/les-juifs-de-syrie-prient-a-nouveau-une-premiere-depuis-des-decennies/ Mon, 24 Feb 2025 07:48:35 +0000 https://mondafrique.com/?p=128209  

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