Un festival de vin et de musique à Beyrouth sous le signe de la résistance

Le week-end des 30 et 31 Juillet 2022 a été marqué au Liban par la tenue de la première édition du festival « De vin et de musique », organisé par le musicien libanais Khaled Mouzanar, dans la citadelle de Smar Jbeil, à une trentaine de kilomètres au nord de Beyrouth.

Le musicien libanais Khaled Mouzanar, époux de la célèbre cinéaste libanaise Nadine Labaki, a organisé un festival à Smar Jbeil, à une trentaine de kilomètres au nord de Beyrouth,  les 30 et 31 juillet sous le signe de « la résistance par l’art et la culture », comme l’a souligné M. Mouzanar. Cette première édition, ayant pour thème « Festival de Vin et de musique » est pour le musicien libanais un acte de résistance face aux ennemis du Liban « qui n’aiment ni le vin ni la musique ».

Le festival a permis ainsi de gouter à des vins locaux de la région de Batroun, sur la route du Liban-Nord, en dégustant des bouteilles d’Ixsir, Atibaia et le Clos du Phoenix, mais surtout d’apprécier un prodigieux concert de musique classique avec un quintette sous la direction du chef d’orchestre et bandonéoniste Mario Stephano Pietrodarchi.

Les musiques d’entre autres Ennio Morricone, Nino Rota, Astor Piazzolla et Khaled Mouzanar, lui-même, ont raisonné sous les arcades magnifiques et bien conservées du château-fort d’origine phénicienne qui a eu, à travers le siècles, une vocation défensive. C’est dans cette citadelle, symbole de résistance et de préservation du patrimoine archéologique, que l’initiative de Khaled Mouzanar prend toute sa dimension ; une initiative qu’il promet d’organiser à un rythme annuel. L’objectif de M. Mouzanar est de redonner vie aux régions périphériques rurales du Liban et de relancer la culture après trois années de crises économique, sociale, financière et sanitaire qui ont frappé le pays du Cèdre, affectant l’art et le divertissement.

Vidéo de Amine Jules Iskandar.

Les recettes récoltées seront dédiées à la réhabilitation et à l’entretien du château-fort puisqu’à l’ombre de la situation économique actuelle, l’Etat n’est plus en mesure de conserver les monuments historiques et archéologiques. Cette option qui consiste à organiser un festival dans un site culturel est courant au Liban, comme l’illustrent, notamment, les festivals de Baalbeck, de Beiteddine, de Byblos, des Cèdres, etc. Après une interruption de près de deux ans, seuls les festivals de Beiteddine et de Baalbeck ont été relancés cet été. Le festival de Smar-Jbeil vient ainsi compléter le tableau afin de promouvoir tous les lieux archéologiques et historiques importants du Liban.

C’est donc un message de résistance et d’espoir que lance Khaled Mouzanar avec le lancement de la première saison « De Vin et De Musique ».

 

 

 

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