Un cataclysme pour les états pétroliers africains

Partages

La chute du prix du baril du pétrole crée un véritable cataclysme pour les Etats exportateurs de pétrole et de gaz naturel, dont on a peine à voir toutes les conséquences politiques et sociales.

Depuis quelques mois, la plupart des Etats africains enregistraient une remontée de leur croissance économique, mais le FMI ne manquait pas de rappeler leur fragilité. La crise, liée à l’expansion mondiale du coronavirus avec le blocage de l’économie mondialisée, atteint de plein fouet ces Etats.

L’explosion de l’OPEP

Lundi 9 mars 2020, le baril du Brent est passé sous les 30 us dollars soit une chute vertigineuse de 25% par rapport à la semaine précédente. L’échec de la réunion de conciliation de l’Opep qui a eu lieu à  Vienne, vendredi 6 mars 2020, et notamment le profond désaccord entre la Russie et l’Arabie saoudite, a constitué l’étincelle de cet embrasement planétaire.

Désormais l’Arabie saoudite augmente sa production et baisse les prix en plein marasme économique mondial.

Les pays pétroliers africains percutés 

Les premiers pays africains exportateurs de pétrole et de gaz ne s’attendaient pas à une telle catastrophe, tant les recettes des hydrocarbures sont essentielles pour leur budget et pour faire face à leurs engagements internationaux. 

Le Nigeria ( 2 000 000 barils/jour), l’Angola (1 750 000 b/j), l’Algérie (1 600 000 b/j), la Libye ( 800 000 b/j), l’Égypte (700 000b/j),  le Congo( 350 000b/j), la Guinée équatoriale ( 280 000b/j), le Gabon (200 000b/j), le Ghana ( 150 000b/j)  le Soudan du sud (150 000b/j), le Tchad ( 120 000 b/j) et le Cameroun (85 000 b/j) vont devoir affronter une crise qui risque fort d’être plus grave qu’en 2014, lors du dernier choc pétrolier.

N’ayant pas diversifié leur économie, malgré les injonctions du FMI, ces Etats risquent de s’exposer à des crises politiques majeures, notamment pour ceux qui doivent déjà faire face à des mouvements de rébellions, comme au Cameroun, au Tchad, au Soudan du sud, au Nigeria et en Libye.

Certains autocrates d’Afrique centrale pourraient bien être des victimes collatérales du coronavirus… 

RépondreTransférer
Partages