Tunis, des vols de bagages à l’Aéroport

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Malgré les caméras de surveillance installées à l’aéroport de Tunis en novembre 2017, les vols des bagages n’ont pas cessé à l’aéroport de Carthage.

Sur les réseaux sociaux, les Tunisiens ont toujours droit à une photo illustrant le vol de bagages qui a lieu fréquemment dans leur aéroport: « Arrêtez les voleurs de bagages aux Aéroports en Tunisie ». Toutefois, si certains mettent désormais des cadenas à leurs valises, d’autres n’hésitent pas à utiliser le rouleau de cellophane pour protéger leurs valises avant de voyager.

Ainsi ce consultatn, qui fait souvent Paris-Tunis, n’emporte plus d’objets de valeur dans ses valises : « Cela fait maintenant sept ans que je fais la navette entre Paris et Tunis, explique-t-il, au début, j’étais étonné de voir des objets manquants dans ma valise: du déodorant, du chocolat, une ceinture, un gel douche». Et d’ajouter : « Même en utilisant un petit cadenas, je n’ai pas échappé au vol. Une fois, on m’a même volé un smartphone que je voulais offrir à un ami ».La plupart des voyageurs volés se plaignent mais très peu d’entre nous reçoivent des feedback sur les objets volés.

Pour rappel, les membres d’une délégation officielle tunisienne en route pour le Qatar ont signalé le vol de leurs bagages, malgré l’installation des caméras en novembre dernier. Alors qu’ils accompagnaient le ministre du Commerce pour le Forum des affaires tuniso-qatari à Doha, les membres de la délégation ont trouvé que leurs valises ont été ouvertes.

Récemment, Mahmoud Saïd, directeur général pour les services terrestres de Tunisair a annoncé le 1er février que 24 bagagistes au sein de l’aéroport ont été traduits en justice pour leur implication dans des actes de vol de bagages.

De son côté, le PDG de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA), Kamel Miled a annoncé que les vols ont diminué de 70%, et ce « grâce au système de surveillance installé et la rigueur de toutes les parties impliquées », a-t-il déclaré.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)