Ghana - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/ghana/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 06 Mar 2026 20:30:08 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Ghana - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/ghana/ 32 32 Cacao : Abidjan réduit drastiquement le prix payé aux planteurs https://mondafrique.com/limage-du-jour/cacao-abidjan-reduit-drastiquement-le-prix-paye-aux-planteurs/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/cacao-abidjan-reduit-drastiquement-le-prix-paye-aux-planteurs/#respond Sat, 07 Mar 2026 05:29:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148241 Le retournement brutal du marché mondial du cacao rattrape la Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial, le pays a révisé le prix bord champ payé aux planteurs pour la campagne intermédiaire 2025-2026. Il passe d’environ 2 800 francs CFA à 1 200 francs CFA le kilogramme, une baisse spectaculaire proche de 60 %. Le retournement spectaculaire […]

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Le retournement brutal du marché mondial du cacao rattrape la Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial, le pays a révisé le prix bord champ payé aux planteurs pour la campagne intermédiaire 2025-2026. Il passe d’environ 2 800 francs CFA à 1 200 francs CFA le kilogramme, une baisse spectaculaire proche de 60 %.

Le retournement spectaculaire du marché mondial

Cette décision illustre la dépendance de la filière ouest-africaine aux cycles du marché mondial. Le cacao sort, en effet, d’une période de volatilité exceptionnelle. Après avoir atteint des sommets historiques en 2024 plus de 12 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux les cours se sont fortement corrigés pour revenir autour de 3 000 dollars. La perspective d’un retour de l’offre mondiale et le reflux des positions spéculatives ont accéléré ce mouvement.

En Côte d’Ivoire, cette chute impacte directement le revenu des producteurs. Le prix bord champ est fixé administrativement par l’État à partir des ventes anticipées réalisées sur les marchés internationaux, un système piloté par le Conseil du Café-Cacao. Conçu pour stabiliser les revenus agricoles, ce mécanisme oblige néanmoins les autorités à ajuster le prix intérieur lorsque les cours mondiaux reculent.

Cela dépend également d’une volonté politique. Pour la campagne précédente, dans un contexte de cours internationaux record et à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, les producteurs ivoiriens avaient bénéficié d’une rémunération exceptionnellement élevée.

L’exemple du Ghana voisin est souvent avancé par les planteurs. Deuxième producteur mondial, le pays applique lui aussi un prix administré via son organisme public, mais il a historiquement cherché à mieux rémunérer les producteurs afin de préserver la qualité des fèves et de limiter la contrebande transfrontalière. Si Accra a également ajusté ses prix à la baisse en 2026, la correction y apparaît moins brutale que celle décidée en Côte d’Ivoire, aux environs de 29 %, soit environ la moitié de la baisse pratiquée par Abidjan.

La bataille de la valeur ajoutée

La situation met en lumière un paradoxe structurel. La Côte d’Ivoire et le Ghana produisent ensemble plus de la moitié du cacao mondial, mais ils ne fixent pas les prix, déterminés sur les marchés internationaux, et transforment encore une part limitée de leur production. La valeur ajoutée du chocolat est captée en grande partie en Europe ou en Amérique du Nord. Cette dépendance aux marchés extérieurs rend les économies cacaoyères particulièrement vulnérables.

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Sahel, la course aux satellites de surveillance https://mondafrique.com/a-la-une/sahel-la-course-aux-satellites-de-surveillance/ https://mondafrique.com/a-la-une/sahel-la-course-aux-satellites-de-surveillance/#respond Wed, 04 Mar 2026 05:01:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147998 Après la rupture de plusieurs pays du Sahel central avec les armées française et américaine, une grande course aux satellites de surveillance s’est engagée, avec de nouveaux acteurs. Mondafrique reprend ici, avec son autorisation, un article du Centre des Stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (Centre 4s).  Par Paul Amara Ces outils – précieux […]

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Après la rupture de plusieurs pays du Sahel central avec les armées française et américaine, une grande course aux satellites de surveillance s’est engagée, avec de nouveaux acteurs. Mondafrique reprend ici, avec son autorisation, un article du Centre des Stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (Centre 4s). 

Par Paul Amara

Ces outils précieux dans la lutte contre le terrorisme et les trafics de drogue, d’armes, d’or, de migrants, d’êtres humains, de cigarettes et de carburant foisonnent. Dès novembre 2023, le Mali signait un mémorandum d’entente avec l’entreprise russe Glavkomos, spécialisée dans les activités spatiales. Cet accord lui a permis d’améliorer la couverture Internet, des télécommunications, de la télévision et de la surveillance du territoire.  D‘autres pays lui ont emboité le pas, affichant des ambitions spatiales de plus en plus grandes. Ainsi envisagent-ils le lancement de satellites d’observation militaire, à plusieurs ou à titre individuel.

La surveillance militaire par satellite permet de détecter, en temps réel, des mouvements ennemis à plusieurs centaines de km à la ronde. Elle sert aussi dans l’observation continue des zones à risque, y compris dans les environnements hostiles et inaccessibles par voie terrestre. Elle facilite un suivi serré des équipements ennemis et réduit les risques humains, en permettant d’économiser les missions de reconnaissance dangereuses au sol. En survolant, plus ou moins discrètement et librement, l’espace, les satellites appuient les opérations militaires au travers d’activités d’observation, d’écoute et de communication. La visualisation par l’imagerie satellite militaire aide à localiser des camps terroristes, et d’agir en conséquence. Grâce à ces machines complexes, les armées du Sahel peuvent développer des réactions rapides face aux menaces djihadistes.

En 2026, les satellites fournissent des images de haute définition, quasiment en temps réel, assistées par l’intelligence artificielle (IA). L’interprétation de ces quantités de données est ainsi effectuée sans grand usage de l’intelligence humaine, facilitant de promptes réactions. Ce modèle de satellite de surveillance coûte, en moyenne, 300 millions d’euros. Maintenance et exploitation restent aussi onéreuses. Leur miniaturisation et leur lancement en grappes peuvent réduire ce montant jusqu’à 40%. Malgré tout, cela demeure un défi financier pour les pays du Sahel.

De nombreux pays africains se dotent de satellites espions

En cette année 2026, on estime à 410 le nombre de satellites espions en orbite, couvrant 93% de la planète. En 2020, les pays africains suivants avaient lancé des satellites : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Égypte, Éthiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Nigeria et Soudan. Pionniers, grâce à des décennies d’investissements stratégiques et de partenariats internationaux, l’Égypte et l’Afrique du Sud comptent, chacun, 13 satellites en orbite. Le Nigeria, avec 7 satellites, est un acteur clé en Afrique de l’Ouest. L’Algérie en possède six. Le Ghana a mis au point GhanaSat-1. Le Royaume du Maroc se montre leader, du fait de l’acquisition du satellite Mohamed VI A, d’une valeur de 500 millions de dollars. Officiellement, ce satellite évolue en vols stationnaires à des fins de télécommunications.

D’autres pays africains, surtout au Sahel, doivent coopérer avec ceux-là ou compter sur les partenaires internationaux, ou encore opérer avec des drones. Mais les capacités de surveillance et de traitement de données de ces derniers sont bien moindres que celles des satellites. En revanche, ces vecteurs aériens peuvent aussi attaquer. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont signé avec leur nouveau partenaire stratégique, la Russie, un accord de coopération spatiale à Bamako le 23 septembre 2024. Ce protocole a été paraphé avec Glavkosmos, filiale de l’agence spatiale russe, Roscosmos.Deux satellites sont au cœur de cette ambition. L’un sera dédié aux télécommunications et promet une meilleure couverture Internet ainsi qu’une diffusion amplifiée de la radio et de la télévision. L’autre sera consacré à l’observation terrestre. Grâce à ses capacités d’imagerie à haute résolution, il devrait être d’un grand secours dans la surveillance des frontières et la prévention des risques d’insurrection.

Un satellite russo-burkinabè? 

En janvier 2026, la Russie et le Burkina Faso ont commencé à envisager la construction d’un satellite de communication destiné à accélérer la transformation numérique du Faso : ouvrir la voie à des services de connectivité, de cartographie et d’alerte précoce. Devant être conçu pour couvrir la région du Sahel, le satellite aura aussi pour vocation de sécuriser les communications gouvernementales et de renforcer la résilience des réseaux en période de crise. Parallèlement à la coopération sahélo-russe, le Niger, de son côté, a entamé une collaboration avec la Chine pour acquérir de l’imagerie satellitaire. Il coopère également avec l’Italie, qui déploie des unités de collecte d’information, de surveillance et de reconnaissance. Le cadre de cet appui est la Mission de soutien italienne à la République du Niger (MISIN), forte de 350 à 400 soldats. Le Parlement italien a autorisé cette opération, depuis 2018, pour accroitre les capacités du Niger dans sa lutte contre les différents trafics et les menaces à sa sécurité. L’attaque terroriste de l’aéroport international Hamani-Diori, à Niamey, la nuit du 28 au 29 janvier 2026, a révélé que ce site ultrasensible se trouve sous surveillance satellitaire de l’entreprise américaine Ventor Tech, spécialisée dans l’information spatiale. 

En Libye, des avions et des satellites russes surveillent les positions de Daech, à l’est et à la frontière avec l’Égypte. En Mauritanie, fin septembre 2024, le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration a annoncé le lancement d’un projet stratégique visant à créer un programme spatial national pour les nano-satellites. Le pays veut se doter d’un système spatial souverain au service de la sécurité, de la surveillance et du contrôle, ainsi que pour étendre la couverture numérique à l’ensemble du territoire national. Au Soudan, les images satellites jouent un rôle important dans la mise en évidence des atrocités commises à El Facher. Ces images sont le seul moyen permettant de suivre la situation dans une zone inaccessible et avec un réseau de communication défaillant.

Survols des pays sahéliens

Le sous-équipement de l’Afrique de l’Ouest, et particulièrement du Sahel, permet à des puissances étrangères de les survoler librement. Le jour de la Noël 2025, sur initiative du gouvernement américain, des bombardements ont visé des combattants de l’État islamique (EI) dans l’État de Sokoto, Nigeria. La raison avancée est que le Nigeria laisserait se perpétrer un génocide et une persécution des chrétiens. Après des discussions entre les deux pays, il a été décidé un mois plus tard que les avions nigérians opèreraient eux-mêmes les frappes aériennes, sur la base d’images et de données collectées par des appareils américains de surveillance. De plus, c’est le Nigeria qui choisira les cibles et son armée recevra des États-Unis des drones, des hélicoptères, des plateformes aériennes puis des pièces détachées et des systèmes de maintenance indispensables à leur exploitation, des équipements commandés par le Nigeria ces cinq dernières années mais non encore livrés. Faute d’en disposer, le Nigeria mène sa guerre contre les djihadistes à travers une surveillance aérienne américaine, qui consacre sa dépendance stratégique.

Donald Trump a menacé le Nigeria de nouvelles frappes si jamais des chrétiens étaient encore tués. Le général John Brennan, du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), a déclaré dans une interview en marge de discussions entre Washington et Abuja que le Pentagone poursuivait une coopération militaire avec les trois pays de l’AES. Il a ajouté que les États-Unis continuaient de partager des informations avec le Nigeria car le changement de partenariat, en matière sécuritaire, était parfois risqué.

À l’issue d’une embuscade attribuée à l’État islamique au grand Sahel (EIS), dans l’ouest du pays, à Tillabéri, qui a occasionné la disparition de 135 membres de la Garde nationale, le Niger pris une décision majeure. Début mai 2025, il a mis fin aux accords de coopération en matière de renseignement avec la Russie et la Turquie, dénonçant la faiblesse opérationnelle des équipements et des techniciens fournis par les deux partenaires dans le domaine du renseignement numérique. En remplacement, le Niger a engagé une société marocaine. Mais l’accord a été rompu dans l’urgence après la révélation d’un lien indirect avec un prestataire privé français. Le Niger a ordonné immédiatement le démantèlement du dispositif. Les États-Unis sont donc revenus proposer leurs services.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Santrofi en concert au New Morning le 27 février https://mondafrique.com/loisirs-culture/santrofi-en-concert-au-new-morning-le-27-fevrier/ https://mondafrique.com/loisirs-culture/santrofi-en-concert-au-new-morning-le-27-fevrier/#respond Wed, 25 Feb 2026 17:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=147656 Le 27 février 2026, le groupe ghanéen Santrofi investit le New Morning à Paris. Figure du renouveau du highlife, la formation propose un concert ancré dans les traditions ouest-africaines, traversé par des influences afrobeat, afro-caribéennes et funk. Le collectif Santrofi s’est imposé ces dernières années comme l’un des porte-étendards du highlife contemporain. Né au Ghana, […]

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Le 27 février 2026, le groupe ghanéen Santrofi investit le New Morning à Paris. Figure du renouveau du highlife, la formation propose un concert ancré dans les traditions ouest-africaines, traversé par des influences afrobeat, afro-caribéennes et funk.

Le collectif Santrofi s’est imposé ces dernières années comme l’un des porte-étendards du highlife contemporain. Né au Ghana, ce genre musical emblématique d’Afrique de l’Ouest, apparu au début du XXᵉ siècle, mêle cuivres, guitares rythmiques, percussions et lignes de basse syncopées. Santrofi en propose une lecture actuelle, nourrie d’afrobeat, de funk et de sonorités afro-caribéennes.

Dirigé par le producteur et bassiste Emmanuel Kwadwo Ofori, le groupe réunit plusieurs musiciens issus de la scène ghanéenne. Sur scène, la formation développe une structure orchestrale dense : section de cuivres, guitare lead inspirée des maîtres du highlife classique, rythmique soutenue et chœurs puissants. L’énergie live constitue l’un des marqueurs de leur identité.

Le concert parisien s’inscrit dans la tournée de promotion de leur album Making Moves, qui revisite l’esthétique highlife des années 1970 tout en intégrant des arrangements contemporains. Les compositions alternent morceaux festifs et titres plus introspectifs, portés par des textes en anglais et en langues ghanéennes.

Santrofi revendique également un dialogue avec la scène afro actuelle. Le collectif a collaboré ou partagé la scène avec plusieurs artistes majeurs du Ghana, dont Black Sherif, Kidi, Yaw Tog et AratheJay. Ces interactions illustrent la circulation des influences entre highlife traditionnel, afro-rap et afro-beat contemporain. Toutefois, ces artistes ne sont pas annoncés comme participants au concert parisien ; il s’agit de collaborations antérieures dans le parcours du groupe.

Salle emblématique du 10ᵉ arrondissement, le New Morning accueille depuis des décennies des artistes de jazz, de musiques du monde et de grooves internationaux. Santrofi y trouve un espace adapté à sa configuration scénique et à son répertoire dansant.

Le public parisien pourra ainsi découvrir un groupe qui contribue à repositionner le highlife sur la scène internationale. Dans un contexte où l’afrobeats domine les classements mondiaux, Santrofi propose une alternative enracinée dans l’histoire musicale ouest-africaine, tout en restant connectée aux dynamiques contemporaines.

Informations pratiques

Date : vendredi 27 février 2026
Heure : 20 h 30
Lieu : New Morning, Paris 10ᵉ
Album récent : Making Moves

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Une exposition est une maison qui a été déconstruite (Ibrahim Mahama) https://mondafrique.com/agenda-culture/une-exposition-est-une-maison-qui-a-ete-deconstruite-ibrahim-mahama/ Sat, 24 Sep 2022 03:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=75221 Le Frac des Pays de la Loire invite l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama à réaliser un projet  entre sculpture et peinture, installation et architecture. Avez-vous déjà marché dans un espace retourné ? Un espace où ce qui vous entoure semble vous tourner le dos ? Le travail d’Ibrahim Mahama (né en 1987 à Tamale, au nord […]

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Le Frac des Pays de la Loire invite l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama à réaliser un projet  entre sculpture et peinture, installation et architecture.

Avez-vous déjà marché dans un espace retourné ? Un espace où ce qui vous entoure semble vous tourner le dos ? Le travail d’Ibrahim Mahama (né en 1987 à Tamale, au nord du Ghana) joue précisément avec la signification des objets, des structures et même de l’histoire. Avec ses productions, Ibrahim Mahama cherche à occuper des espaces vidés par l’histoire. Il utilise la matérialité des objets pour transmettre des souvenirs et a fortiori des mémoires, enfouies, interdites, cachées. Il collecte, détourne, retourne, assemble, suspend.

A travers l’accumulation de matériaux traditionnels et d’objets usagés jusqu’à leur quasi destruction, Ibrahim Mahama observe comment le corps reste visible dans toutes ces marques d’usure : le sac de toile de jute, vidé de son contenu, porte la sueur, l’écriture, la déchirure des hommes. Face aux histoires de ces corps en suspension, l’artiste propose également un autre corps : celui du spectateur. Comment le corps réagit-il à une masse qui se déploie dans sa gravité ? Car, chez Ibrahim Mahama, l’espace est compris comme un volume, jamais comme un plan. Ce volume permet la rencontre des corps dans une cartographie qui mêle les couches de l’histoire autant que les continents.

Ibrahim Mahama, The Memory of Love, 2022.
Ibrahim Mahama.
Ibrahim Mahama, The Memory of Love, 2022.
Ibrahim Mahama, The Memory of Love, 2022.

 

Renseignements

Ibrahim Mahama, The Memory of Love, jusqu’au 2 octobre au Frac des Pays de la Loire

Frac des Pays de la Loire
21 quai des Antilles
44000 Nantes
FRANCE

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Le Nigérian Buhari rappelle à l’ordre ses pairs de la CEDEAO https://mondafrique.com/confidentiels/le-nigerian-buhari-rappelle-a-lordre-ses-pairs-de-la-cedeao/ Tue, 08 Sep 2020 08:53:16 +0000 https://mondafrique.com/?p=40333 A l’occasion du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO lundi à Niamey, le Président nigérian Muhammadu Buhari a rappelé à l’ordre ses pairs d’Afrique de l’Ouest sur le respect des règles démocratiques, au moment où l’institution régionale maintenait sa position de fermeté à l’endroit de la junte malienne, sommée de désigner un président de […]

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A l’occasion du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO lundi à Niamey, le Président nigérian Muhammadu Buhari a rappelé à l’ordre ses pairs d’Afrique de l’Ouest sur le respect des règles démocratiques, au moment où l’institution régionale maintenait sa position de fermeté à l’endroit de la junte malienne, sommée de désigner un président de transition civil avant le 15 septembre.

Cité sur twitter par son porte-parole, Gaba Shehu, il a  demandé aux dirigeants ouest-africains d’arrêter d’allonger leurs mandats car cela devient une source de problèmes. « En tant que dirigeants de nos Etats membres de la CEDEAO, nous devons adhérer aux dispositions constitutionnelles de nos pays, particulièrement en ce qui concerne la limitation des mandats. Car ce domaine est cause de crises et de tensions politiques dans notre sous-région », a-t-il déclaré, visant non seulement le Guinéen Alpha Condé mais aussi l’Ivoirien Alassane Ouattara.

Le Président nigérian est allé encore plus loin en précisant que cette retenue devait aussi embrasser « la nécessité de garantir des élections libres, justes et crédibles. » « Cela doit être le socle de la démocratie qu’il faut soutenir dans notre sous-région, de la même façon que le respect de l’état de droit. »

La veille, le porte-parole avait évoqué explicitement les élections législatives et présidentielles prévues cette année au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée et au Niger, annonçant que le Président Buhari rappellerait, à l’occasion du sommet, « l’impératif de renforcer la démocratie dans la sous-région en respectant les dispositions constitutionnelles, l’état de droit et les résultats  de scrutins libres et équitables. »

La CEDEAO a été beaucoup perçue comme un club des chefs d’Etat prompts à défendre l’un des leurs lorsque Ibrahim Boubacar Keita a été renversé par une junte, après des mois de troubles et de protestations dans son pays et des élections législatives marquées par un double contexte de pandémie et d’insécurité et l’enlèvement du chef de file de l’opposition.

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Nana Akufo-Addo, le président du Ghana, s’en prend à la corruption https://mondafrique.com/decryptage/nana-akufo-addo-president-ghana-sen-prend-a-corruption/ Tue, 06 Feb 2018 08:41:19 +0000 https://mondafrique.com/?p=16386 Nana Akufo-Addo, le Président du Ghana, estime que chaque année, cinquante milliards de dollars sont détournés d’Afrique et placés à l’étranger « Nous ne pouvons pas dépendre des autres pour financer l’éducation de nos pays » a clairement signifié à l’assistance, Nana Akufo-Addo qui s’étonne du bien fondé de l’organisation de la conférence sur le […]

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Nana Akufo-Addo, le Président du Ghana, estime que chaque année, cinquante milliards de dollars sont détournés d’Afrique et placés à l’étranger

« Nous ne pouvons pas dépendre des autres pour financer l’éducation de nos pays » a clairement signifié à l’assistance, Nana Akufo-Addo qui s’étonne du bien fondé de l’organisation de la conférence sur le financement du partenariat mondial sur l’éducation. « Je ne le dis pas pour tourner le dos à ces nombreux bailleurs qui nous soutiennent, mais si notre politique dépend d’autres bailleurs de fonds, si leur politique est réformée, nous allons souffrir».

Des fonds dilapidés

En clair, pour le président ghanéen dont le pays a déjà mis en oeuvre, la gratuité de l’enseignement dans les collèges et lycées, l’Afrique dispose bien des fonds pour financer son éducation. Seulement, ces ressources dans la plupart des pays du continent se volatilisent à travers la corruption et les fuites de capitaux. «Les fonds sont disponibles sur notre continent. Nous en avons en abondance, si nous éliminons la corruption de notre continent, si nous nous organisons pour avoir des arrangements plus prometteurs et plus attractifs pour exploiter nos ressources» a t-il fait observer, rappelant ainsi au passage, le Panel Mbeki lors de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA qui avait révélé que *chaque année durant les dix dernières années, « cinquante milliards de dollars américains sont envoyés hors de l’Afrique à des fins illicites* » à travers des nids de corruption et de fuite de capitaux.
«Imaginez ce que ces fonds auraient pu faire si nous n’étions pas restés inactifs devant cette fuite de capitaux. *Nous devons nous organiser pour nous assurer que les richesses du continent soient utilisées pour servir les populations du continent et pas ailleurs*. Si nous comblons ce fossé, nous reviendrons à Dakar pour discuter d’Éducation, mais nous ne parlerons plus de financement. Il est pour nous temps de changer d’état d’esprit. Nous avons les capacités en nous pour nous développer et promouvoir l’intérêt de notre continent nous-mêmes»

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La corruption africaine dans le collimateur des USA https://mondafrique.com/libre-opinion/le-geant-minier-kinross-corrupteur-de-choc-en-mauritanie-et-au-ghana/ Fri, 24 Nov 2017 05:35:16 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=4462 L’arrestation aux Etats Unis de l’ancien ministre des Affaires Etrangères sénégalais, Cheikh Tidiane Gadio, pourrait être suivie par d’autres procédures spectaculaires, notamment contre le groupe Kinross, cinquième producteur d’or dans le monde. Un vent mauvais souffle contre les chefs d’Etat africains corrompus depuis trop longtemps et de ce fait aveugles sur les risques qu’ils prennent […]

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L’arrestation aux Etats Unis de l’ancien ministre des Affaires Etrangères sénégalais, Cheikh Tidiane Gadio, pourrait être suivie par d’autres procédures spectaculaires, notamment contre le groupe Kinross, cinquième producteur d’or dans le monde.

Un vent mauvais souffle contre les chefs d’Etat africains corrompus depuis trop longtemps et de ce fait aveugles sur les risques qu’ils prennent face à une communauté internationale dont les attentes ont changé, plus sensible désormais aux questions de corruption, de blanchiment et de bonne gouvernance. Dans le discours qu’il devrait prononcer la semaine prochaine au Burkina, le président français, Emmanuel Macron, devrait s’en prendre aux autocrates africains qui pillent leurs pays. Les Sassou, Déby, Bongo et autres Aziz devraient avoir les oreilles qui sifflent.

Petits arrangements

Aux Etats Unis, les plaintes se multiplient contre les petits arrangements entre les groupe miniers et pétroliers et les pouvoirs africains en place. Le 17 novembre 2017, Cheikh Tidiane Gadio, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères (2000-2009), a été arrêté à New York et mis en détention. Mais de n’est pas le seul exemple de cette vigilance américaine. En août 2017, l’ancien ministre guinéen des mines, Mahmoud Thiam a déjà écopé de sept ans de prison, pour corruption, pots-de-vin et blanchiment au bénéfice de sociétés minières chinoise. En octobre 2016, un juge de New York condamnait à quatre ans de prison pour trafic de stupéfiants l’ex-chef d’état-major de la marine de Guinée-Bissau, le contre amiral Bubo Na Tchuto, capturé en mer en 2013.

Autre exemple de ce réveil judiciaire, la société minière canadienne Kinross Gold Corporationqui qui exploite deux importants gisements du précieux métal en Mauritanie et au Ghana avait été visée en 2014 par une enquête de la Securities and exchange commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine. La SEC avait mis en évidence les relations étroites du groupe avec le régime mauritanien et des responsables ghanéens. Elle avait notamment exigé de la direction des explications sur les versements opaques à de fonctionnaires et des sociétés proches des autorités de ces deux pays africains. la compagnie.

Depuis ces premières enquêtes, le groupe Kinross est dans le collimateur de la justice canadienne. Une plainte a été en effet déposée par  l’ONG canadienne Mining Watch et par l’association française Sherpa. Malgré ces mises en cause, le cinquième producteur mondial d’or vient d’annoncer qu’il investissait l’équivalent de 500 millions de dollars dans ses installations en Mauritanie.

Corruption au quotidien

D’après le Monde Afrique, la section des investigations internationales de la Gendarmerie royale du Canada a reçu, voici quelque temps, un rapport à charge contre Kinross Le document, qui fait office de plainte, contient des accusations explosives d’anciens employés de Kinross qui mettent en cause les méthodes opaques de l’entreprise sur le continent africain.

Interrogés par le Monde Afrique, plusieurs anciens employés confirment ces critiques. L’un d’entre eux affirme notamment avoir assisté, sur la mine de Tasiast, au nord ouest de la Mauritanie, à un dialogue entre un policier et l’un des officiels de Kinross qui lui proposait de le faire bénéficier de la formation d’une joint venture si celui ci le laissait prendre un avion sans billet depuis la piste d’atterrissage de la mine.

Contrats léonins

D’autres anciens de la compagnie décrivent des arrangements du même type impliquant directement les autorités étatiques. Dans la ville de Las Palmas dans les Canaries où se situe la direction Afrique de Kinross, des contrats léonins étaient passés avec des hommes d’affaires très proches du président mauritanien surfacturant des locations de matériels et de services », relève un ancien employé mauritanien au service « contrats » du groupe. « De toute façon dès qu’on demandait un contrat, ils refusaient de nous le donner. Et le niveau de corruption en devenait ubuesque », affirme un autre.

Plusieurs dignitaires du régime du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz ont ainsi profité des largesses de la société canadienne destinnées à faciliter certaines opérations ou régler des différends

Même politique du côté du Ghana où Kinross explore une mine d’or dans l’ouest du pays . « Kinross ne veut pas entendre parler de corruption, c’est un sujet tabou qui malheureusement existe. La direction était au courant. Il détestait qu’on leur rapporte un problème, surtout si c’était un problème de corruption ou de fraude interne », déclare un ancien cadre de la société.

De quoi accabler un peu plus le géant canadien ! Et inquiéter les chefs d’Etat qui restent aveugles sur l’état du monde qui les entoure…

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L’arrestation aux USA de Cheikh Tidiane Gadio secoue le Sénégal

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Burkina Faso : l’armée prépare l’assault contre le camp du RSP https://mondafrique.com/confidentiels/afrique/burkina-faso-larmee-prepare-lassault-contre-le-camp-du-rsp/ Wed, 30 Sep 2015 12:36:16 +0000 http://plamotte.fr/Mondafrique/?p=490 En prévision de l’assaut qu’elle envisage de lancer contre le camp du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’armée a demandé ce mardi aux populations de la ville de Ouagadougou d’éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga 2000. Les habitants de ce quartier résidentiel, qui abrite la présidence de la république et le camp Naaba […]

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En prévision de l’assaut qu’elle envisage de lancer contre le camp du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’armée a demandé ce mardi aux populations de la ville de Ouagadougou d’éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga 2000. Les habitants de ce quartier résidentiel, qui abrite la présidence de la république et le camp Naaba Koom II du RSP juste derrrière, sont également invités à ne pas sortir de chez eux. Parallèlement aux conseils aux civils, l’état-major général des forces armées burkinabé a rappelé à Ouagadougou des unités prêtes aux combats de l’intérieur du pays. Par ailleurs, après la réinstallation mercredi dernier du gouvernement de transition au Burkina Faso, de nombreux Burkinabé favorables au coup d’Etat perpétré le 17 septembre par une junte militaire dirigée par le général Gilbert Diendéré fuient en direction de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Leur objectif étant d’éviter des représailles et se soustraire aux poursuites judiciaires déclenchées par les autorités de leur pays après l’échec du putsch orchestré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Selon des sources dignes de foi, les fuyards empruntent de nuit les pistes villageoises pour contourner les postes officiels d’entrées de la Côte d’Ivoire et du Ghana. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, une fois la frontière traversée, ils se mettent à l’abri dans leurs différentes familles installées dans plusieurs localités du pays. Le Burkina Faso partage une frontière de 584 kilomètres avec la Côte d’Ivoire et une autre frontière de 549 kilomètres avec le Ghana.

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Burkina Faso : des pro-putschs fuient vers la Côte d’Ivoire et le Ghana https://mondafrique.com/confidentiels/burkina-faso-des-pro-putschs-fuient-vers-la-cote-divoire-et-le-ghana/ Mon, 28 Sep 2015 16:15:29 +0000 http://plamotte.fr/Mondafrique/?p=423 Après la réinstallation mercredi dernier du gouvernement de transition au Burkina Faso, de nombreux Burkinabé favorables au coup d’Etat perpétré le 17 septembre par une junte militaire dirigée par le général Gilbert Diendéré fuient en direction de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Leur objectif étant d’éviter des représailles et se soustraire aux poursuites judiciaires […]

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Après la réinstallation mercredi dernier du gouvernement de transition au Burkina Faso, de nombreux Burkinabé favorables au coup d’Etat perpétré le 17 septembre par une junte militaire dirigée par le général Gilbert Diendéré fuient en direction de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Leur objectif étant d’éviter des représailles et se soustraire aux poursuites judiciaires déclenchées par les autorités de leur pays après l’échec du putsch orchestré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Selon des sources dignes de foi, les fuyards empruntent de nuit les pistes villageoises pour contourner les postes officiels d’entrées de la Côte d’Ivoire et du Ghana. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, une fois la frontière traversée, ils se mettent à l’abri dans leurs différentes familles installées dans plusieurs localités du pays. Le Burkina Faso partage une frontière de 584 kilomètres avec la Côte d’Ivoire et une autre frontière de 549 kilomètres avec le Ghana.

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