Football - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/football/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Mon, 23 Mar 2026 07:43:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Football - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/football/ 32 32 CAF : le match rejoué… sur les réseaux sociaux https://mondafrique.com/decryptage/caf-le-match-rejoue-sur-les-reseaux-sociaux/ https://mondafrique.com/decryptage/caf-le-match-rejoue-sur-les-reseaux-sociaux/#respond Thu, 19 Mar 2026 16:19:01 +0000 https://mondafrique.com/?p=149028 Deux mois après le coup de sifflet final, le match continue… mais cette fois sur les réseaux. Entre indignation et ironie bien sentie, la décision de la CAF de prendre le trophée au Sénégal pour l’attribuer au Maroc a offert aux internautes un terrain de jeu inépuisable. Florilège des meilleures punchlines.  • « Ainsi, le […]

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Deux mois après le coup de sifflet final, le match continue… mais cette fois sur les réseaux. Entre indignation et ironie bien sentie, la décision de la CAF de prendre le trophée au Sénégal pour l’attribuer au Maroc a offert aux internautes un terrain de jeu inépuisable. Florilège des meilleures punchlines. 

• « Ainsi, le Maroc devient le premier pays à gagner une Coupe d’Afrique dans une salle de réunion. »

• « La blague du siècle », « Un scandale mondial » : la presse internationale n’en revient pas… Les Sénégalais répondent : « Merci pour la pub gratuite, maintenant on crée notre propre CAN ».

• « La CAF, c’est comme un arbitre qui siffle penalty pour l’équipe adverse après le match… et qui dit : « Désolé, j’ai oublié de compter les pots-de-vin pendant la prolongation. » Résultat : le Sénégal gagne sur le terrain, perd au tribunal, et tout le monde sait que la vraie coupe est maintenant exposée dans un bureau à Rabat, avec une petite plaque : « Sponsorisé par l’influence marocaine – merci pour le chèque ! » »

• « Les Sénégalais fondent le trophée, recyclent les médailles en bijoux pour les Lionnes et envoient les cendres par colis express à la CAF. Comme ça, même le Maroc n’aura rien à mettre dans sa vitrine. Propre, écolo, définitif. »

Si de nombreuses vannes étaient déjà bien senties, celles à connotation historique ont sans conteste été les plus savoureuses – et les plus pimentées.

• « La CAF annonce que c’est finalement Soumangourou Kanté qui a gagné la bataille de Kirina en 1235. L’ergot de coq sur la flèche n’était pas sec. Soundjata Keita doit lui remettre l’Empire du Mali. »

Les Sénégalais excellent à transformer l’indignation en sarcasme historique ultra-pointu – du troll intellectuel de haut vol. En voici quelques exemples dans le même esprit :

• « La CAF vient d’annoncer que l’Égypte de Ramsès II n’a jamais vraiment gagné la bataille de Qadesh en 1274 av. J.-C. : les Hittites avaient simplement quitté le champ un peu tôt pour protester contre l’arbitrage divin. Hattousili III récupère donc le titre de pharaon d’Afrique du Nord sur forfait. Ramsès doit rendre son obélisque et ses chars. »

• « Après réexamen du dossier, la CAF déclare que Carthage a gagné la deuxième guerre punique en -202. Hannibal n’a pas franchi les Alpes pour rien : Rome a abandonné le terrain à Zama en se plaignant d’un éléphant non déclaré. Scipion l’Africain doit restituer l’Afrique proconsulaire au vainqueur moral. »

• « Décision rétroactive majeure : la CAF retire la victoire à Alexandre le Grand à Gaugamèles en -331. Darius III avait protesté contre un hors-jeu perse mal sifflé par les dieux ; le Macédonien est déclaré forfait. L’Empire perse reprend donc l’Asie, la Grèce et le titre de plus grand conquérant de l’Antiquité. »

• « La CAF, après appel, accorde la victoire finale de la guerre de Cent Ans à la France en 1453. Les Anglais avaient quitté le terrain d’Azincourt trop tôt pour cause de flèches non conformes au règlement. Jeanne d’Arc reste la vraie championne, mais Henri VI récupère la couronne sur tapis vert. »

• « Ultime révision historique : la CAF annonce que les Gaulois ont gagné la bataille d’Alésia en -52. Vercingétorix n’a pas rendu les armes ; César a simplement mal interprété le siège comme un abandon. Rome doit rendre la Gaule et les deux étoiles sur le maillot impérial. »

• « La CAF déclare que le Brésil a perdu la finale de 1950 contre l’Uruguay sur tapis vert rétroactif. Le Maracanazo n’était qu’une protestation contre un penalty imaginaire ; les Brésiliens ont quitté le terrain moralement. L’Uruguay récupère donc la coupe Rimet avec 75 ans de retard. »

• « La CAF a tranché : Napoléon n’a jamais gagné Austerlitz. Les Austro-Russes avaient simplement quitté le plateau de Pratzen pour contester l’arbitrage des neiges. La troisième coalition reprend donc l’Europe centrale et le titre de maître du continent. »

En conclusion, la meilleure vanne sélectionnée par Mondafrique :

• « La CAF annonce que c’est finalement Soumangourou Kanté qui a gagné la bataille de Kirina en 1235. L’ergot de coq sur la flèche n’était pas sec. Soundjata Keita doit lui remettre l’Empire du Mali. »

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Comment la « plus belle CAN de l’histoire » a échappé au Maroc https://mondafrique.com/a-la-une/comment-la-plus-belle-can-de-lhistoire-a-echappe-au-maroc/ Sat, 24 Jan 2026 06:10:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145818 Présentée comme la plus belle de l’histoire, la CAN 2025 s’est achevée dans la confusion, dimanche à Rabat, et se poursuit en coulisses depuis, alors que le Sénégal célèbre son deuxième titre de champion d’Afrique. Il ne s’agit pas ici de refaire la finale, perdue à Rabat par le Maroc, mais plutôt de décrypter comment […]

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Présentée comme la plus belle de l’histoire, la CAN 2025 s’est achevée dans la confusion, dimanche à Rabat, et se poursuit en coulisses depuis, alors que le Sénégal célèbre son deuxième titre de champion d’Afrique. Il ne s’agit pas ici de refaire la finale, perdue à Rabat par le Maroc, mais plutôt de décrypter comment on en est arrivé là, et de quoi ce dénouement dans le chaos est-il le nom.  

Par Patrick Juillard

Pouvait-on rêver de plus belle finale pour conclure dimanche cette CAN 2025, saluée la veille comme « la plus belle de l’histoire » par nul autre que le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe ? Certes, l’instance panafricaine a coutume de brandir de tels superlatifs après chaque édition, mais c’était cette fois plus mérité que lors de précédentes occurrences de cette communication triomphaliste. Et puis le titre n’allait-il pas se jouer entre le Maroc, pays organisateur et première nation africaine à se glisser dans le dernier carré d’une Coupe du monde, trois ans plus tôt au Qatar, et le Sénégal, finaliste pour la troisième fois en quatre tournois et premier challenger du Maroc au classement mondial ? Cette finale du ranking FIFA allait opposer les deux premières têtes de série de l’épreuve, les deux seules à avoir eu le privilège de jouer tous leurs matchs dans un même stade, à Rabat pour le Maroc et à Tanger pour le Sénégal. Comme un train qui arrive à l’heure.

Un train qui arrive à l’heure, mais…

Et c’est précisément à cause d’un TGV arrivé dans les temps que la pression, déjà intense comme avant toute finale, avait commencé à entrer dans la zone rouge, l’avant-veille de la rencontre. Annoncée sur les réseaux sociaux, l’arrivée de l’équipe du Sénégal en gare de Rabat avait été l’occasion d’instants de pagaille et de cohue, avec un afflux de supporters des deux camps au moment de la sortie des joueurs et de leurs encadrants, en l’absence criante du moindre cordon de sécurité. Dans la nuit, la Fédération sénégalaise de football publiait un communiqué furibard contre les organisateurs de la CAN, dénonçant non seulement une « absence manifeste de dispositif de sécurité adéquat lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à la gare ferroviaire de Rabat », mais aussi l’attribution d’un hôtel 4 étoiles plutôt qu’un 5 étoiles et celle d’un terrain d’entraînement situé sur les installations mêmes du… Maroc. Comme si à la veille d’une finale de l’Euro contre la France à Saint-Denis, l’Italie (ou tout autre adversaire) avait dû s’entraîner à Clairefontaine. 

Le lendemain matin, alors que le flou persistait sur le lieu d’entraînement de son équipe –  la séance eut finalement lieu au complexe olympique, non loin du stade Moulay Abdellah  –, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, haussait le ton. « Je pense que les enjeux du football ne doivent pas nous amener à faire certaines choses. Aujourd’hui, c’est l’image de l’Afrique qui est en jeu. Je parle en tant qu’Africain. Ce qui s’est passé avec les joueurs est anormal. Une équipe comme le Sénégal ne peut pas se retrouver au milieu de la foule populaire. Mes joueurs étaient en danger. Tout pouvait se passer, face à des personnes mal intentionnées », taclait le technicien, habituellement plus mesuré. Le message était clair : le Sénégal n’était pas là pour se laisser marcher sur les pieds. 

Thiaw-Regragui, stratèges de la tension


Comme en écho, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, promettait un stade bouillant à ses adversaires : « Je veux que le Sénégal sente que ce n’est pas le Stade des Martyrs (à Kinshasa, où le Sénégal a affronté et battu la RDC en éliminatoires du Mondial 2026, ndlr). Pour venir nous battre au Maroc, c’est très compliqué, très dur. Le Cameroun s’en est rendu compte et le Nigeria aussi. Il faudra une équipe du Sénégal très forte pour venir nous battre chez nous. »

La suite allait montrer à quel point il ne s’agissait pas de paroles en l’air. Car cette tension ne venait pas de nulle part ; elle était montée progressivement au fil des différents tours. Avant cette veille de match explosive, la CAN 2025 avait été gagnée par les doutes sur la qualité de l’arbitrage, avec une curieuse non-utilisation du VAR dans plusieurs situations litigieuses, lors des matchs Maroc-Tanzanie (8e de finale), Cameroun-Maroc et Algérie-Nigeria (quarts de finale). De cette mise en cause légitime du niveau des sifflets retenus par la CAF découla un soupçon d’arbitrage « maison », en faveur du pays hôte de cette CAN premium en termes d’infrastructures et d’organisation. 

Au risque d’alimenter ce qu’il disait vouloir dénoncer, Walid Regragui avait lui-même longuement abordé le sujet, le 13 janvier en conférence de presse, énumérant les décisions défavorables à son équipe. « Contre la Tanzanie où tout le monde a essayé de faire croire qu’il y avait penalty parce qu’il y avait un joueur de 20 kilos contre un autre de 120 kilos (sic). En Angleterre, jamais ça ne se siffle », avait-il notamment argumenté, avant d’appeler à un arbitrage de qualité pour la suite du tournoi. 

Infantino sort de ses gonds

En finale, ce fut globalement le cas au cours d’un affrontement de haute tenue, jusqu’au terrible enchaînement qui allait faire dérailler la rencontre à l’orée du temps additionnel de la seconde période. La suite est connue : sortis du terrain pour protester contre ce qu’ils considéraient comme une injustice, les joueurs du Sénégal et leur staff allaient revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre. Un penalty manqué de Brahim Diaz et une prolongation victorieuse plus loin, Sadio Mané, Pape Gueye et les Lions de la Teranga remportaient une deuxième Coupe d’Afrique. 

Terminée dans la nuit de dimanche à lundi, la CAN 2025 se poursuit sur le terrain disciplinaire. Le tir de barrage est concentré sur le Sénégal et son sélectionneur, Pape Thiaw, accusé d’avoir ordonné à ses joueurs de quitter le terrain et d’avoir donné une mauvaise image de l’Afrique, malgré ses excuses a posteriori. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, qualifie d’« inacceptable » ce comportement et appelle la Confédération africaine de football à prendre les « mesures appropriées », passant sous silence, comme beaucoup d’observateurs, les dérapages enregistrés côté marocain, avec les tentatives répétées de subtiliser la serviette du gardien sénégalais Edouard Mendy. De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) annonce au lendemain de la finale saisir les instances compétentes de la CAF et de la FIFA. 

Le Sénégal peut-il perdre la CAN sur tapis vert ?

Pendant que les joueurs du Sénégal étaient accueillis en héros à Dakar, les juristes du sport refaisaient le match et se demandaient si, au-delà des sanctions disciplinaires et financières qui leur pendent au nez, les Lions de la Teranga et leur sélectionneur risquaient plus gros. Le fait que l’arbitre de la finale, M. Ndala, n’ait pas sifflé la fin de la rencontre après le retour temporaire des Sénégalais aux vestiaires, les met à l’abri d’une défaite par forfait, prévue par les articles 82 et 84 du règlement de la CAF. La finale est allée à son terme, le coup de sifflet final valant homologation du résultat. 

Le Maroc pourrait s’engouffrer dans une autre brèche, située dans le texte de la loi 12 de l’IFAB. Celle-ci pose qu’un joueur quittant             « délibérément le terrain sans l’autorisation de l’arbitre » doit être averti. Or, au moins trois joueurs sénégalais ayant suivi leur coach aux vestiaires étaient déjà sous le coup d’un carton jaune : Lamine Camara, El Hadji Malick Diouf et Ismaïla Sarr. Un second avertissement, synonyme d’expulsion, aurait dû leur être attribués. Les deux derniers nommés auraient ainsi laissé leurs coéquipiers à neuf pour la prolongation. Reste à savoir quelle lecture les juridictions sportives feront de l’interruption de la rencontre et du caractère temporaire du retrait de l’équipe sénégalaise. 

Plus globalement, la déconvenue subie par le Maroc a fait naître un important sentiment d’injustice à travers le pays. Non tant à cause de la victoire du Sénégal, fut-ce dans ces conditions chaotiques, qu’en raison des efforts consentis par le Royaume pour offrir à l’Afrique la meilleure édition jamais organisée. Comme si ces indéniables efforts avaient fini par laisser croire que la seule récompense possible était la victoire de l’équipe nationale à cette CAN, cinquante ans après sa seule victoire dans cette compétition. « Le Maroc doit-il encore se sacrifier pour le football africain ? », s’interrogeait ainsi le média Le Desk dans un éditorial au lendemain du match. La question risque en effet de se poser, au moment où les lignes bougent en coulisses autour de l’attribution des prochaines éditions de la CAN, désormais organisée sur un rythme quadriennal.

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CAN : Brahim Diaz, de héros à zéro au milieu du chaos https://mondafrique.com/decryptage/can-brahim-diaz-de-heros-a-zero-au-milieu-du-chaos/ Tue, 20 Jan 2026 13:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145639 Entre Brahim Diaz et le Maroc, la belle histoire de la CAN 2025 s’est achevée sur un penalty manqué, dimanche, en conclusion d’une finale perdue face au Sénégal. Retour sur ces moments de chaos qui ont vu le buteur des Lions de l’Atlas passer de héros à zéro, au moment où la partie, incertaine, basculait […]

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Entre Brahim Diaz et le Maroc, la belle histoire de la CAN 2025 s’est achevée sur un penalty manqué, dimanche, en conclusion d’une finale perdue face au Sénégal. Retour sur ces moments de chaos qui ont vu le buteur des Lions de l’Atlas passer de héros à zéro, au moment où la partie, incertaine, basculait dans le temps additionnel de la seconde période.
 
Par Patrick Juillard 

90e+2 : le Sénégal ouvre le score par Ismaïla Sarr. Problème : l’arbitre, M. Ndala, a préalablement sifflé une faute de Seck sur Hakimi. L’action est interrompue, le but n’est pas accordé et le VAR (assistance vidéo) ne peut être consulté. L’examen des images aurait dû conduire l’arbitre congolais à accorder le but.

90e+8 : accrochage sur Diaz, dans la surface de réparation sénégalaise. Appelé par le VAR, l’arbitre accorde un penalty au Maroc.

Dans la foulée, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, demande à ses joueurs de quitter le terrain pour protester contre ces décisions, jugées inéquitables. Les supporters du Sénégal, rassemblées dans une section de la tribune opposée, tentent de pénétrer sur le terrain. Des coups sont échangés et plusieurs blessés sont à dénombrer. Le protocole FIFA, qui interdit au diffuseur de montrer ce type d’images, favorise la prolifération des rumeurs. 

L’échange Sadio Mané-Claude Le Roy

Dans ce chaos, un homme se distingue : Sadio Mané, la star des Lions de la Teranga, refuse de quitter le terrain. Après un bref échange avec Claude Le Roy, présent au bord de la pelouse en tant que consultant télé – «À ta place, j’irais chercher mes potes », lui conseille le coach chevronné – l’attaquant demande à ses coéquipiers de revenir. « On va jouer comme des hommes ! Allez, venez », lance l’ancien joueur de Liverpool. 

Après le retour des Sénégalais sur le terrain, la partie peut reprendre. L’interruption a duré 15 minutes et 22 secondes. Brahim Diaz frappe le penalty et le manque en tentant une panenka (ndlr, du nom du joueur tchèque qui inventa ce geste, consistant à lober le gardien, plongeant d’un côté ou de l’autre du but, d’un petit ballon fouetté). Le Maroc vient de gâcher une occasion historique…

94e : le Sénégal, revigoré, a entamé la prolongation pied au plancher et marque sur une frappe surpuissante de Pape Gueye. Il reste alors près de trente minutes aux Marocains pour inverser la tendance, mais ce ne sera jamais le cas. Les Lions de la Teranga remportent la CAN 2025, la deuxième de l’histoire du pays après l’édition 2021. 

Passé de héros à zéro le temps d’un penalty manqué, Brahim Diaz va recevoir sa médaille de soulier d’or (meilleur buteur) de la compétition sous les sifflets d’un stade Prince-Moulay-Abdellah vidé d’une grande partie de ses spectateurs. Après avoir marqué à chacune des cinq premières sorties des  Lions de l’Atlas, l’ailier droit du Real Madrid a flanché au pire moment, à l’image de son équipe, incapable de marquer dans le jeu tant en demi-finales contre le Nigeria qu’en finale face au Sénégal. 

Brahim Diaz, un échec en forme de fardeau 

Devenu international marocain après avoir porté les couleurs de l’Espagne, le natif de Malaga va devoir vivre toute sa carrière avec ce penalty raté, dans un pays déjà échaudé par les tentatives avortées d’Hakim Ziyech (contre le Bénin, lors des huitièmes de finale de la CAN 2019) et d’Achraf Hakimi (contre l’Afrique du Sud lors de ceux de la CAN 2023). 

Le lendemain, Brahim Diaz s’adresse au public dans un post sur Instagram. « Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité. Je vous présente mes excuses les plus sincères, écrit le héros malheureux de la finale. J’ai mal au cœur. J’ai rêvé de ce titre grâce à tout l’amour que vous m’avez donné, à chaque message, à chaque marque de soutien qui m’a fait sentir que je n’étais pas seul. Je me suis battu de toutes mes forces, avec mon cœur avant tout. Il me sera difficile de m’en remettre, car cette blessure ne guérit pas facilement, mais je vais essayer. Pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi et pour tous ceux qui ont souffert avec moi. »

La théorie du complot pour réécrire l’histoire

Mais le mal est fait. La presse n’est pas tendre avec Brahim Diaz. TelQuel évoque même une « panenka atroce». Parmi les observateurs du football africain, une théorie a ses adeptes : le joueur aurait volontairement manqué son geste, dans le but d’éviter un chaos plus grand encore. Une variante complotiste circule également : c’est SAR le prince Moulay Rachid qui en aurait donné l’ordre, dans le souci de ne pas voir le Maroc gagner la CAN sur un but litigieux.

On peut voir dans cette théorie diffusée, sans la moindre preuve, par certains proches du régime, une manière commode de justifier une défaite a posteriori. D’autres, plus rationnels et plus nombreux, estiment que le contexte explosif et le quart d’heure d’attente avant d’exécuter la sentence ont sorti l’intéressé de son match et provoqué son échec. 

Alors qu’il lui avait adressé une soufflante depuis son banc de touche avant de le remplacer, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, sera plus clément pour son joueur au moment de sa conférence de presse d’après-match : « Brahim a frappé un tir au but contre le Mali et l’a marqué. Aujourd’hui, il l’a loupé. Ça fait partie du football. »

Tous les entraîneurs ne sont pas du même avis. Ancien occupant du banc du Maroc, aujourd’hui assis sur celui de l’Arabie Saoudite, Hervé Renard livre un verdict sans appel. « On a le droit de rater un penalty, mais, en pareil cas, je suis catégorique et je n’ai aucune complaisance, déclare le technicien français dans un entretien au Parisien. C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans. » Brahim Diaz va devoir être fort, très fort, pour revenir plus fort.

 

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CAN 2025 : le Maroc face à son destin https://mondafrique.com/societe/can-2025-le-maroc-face-a-son-destin/ Sun, 18 Jan 2026 10:44:05 +0000 https://mondafrique.com/?p=145548 Tout un peuple n’attend que cela : en quête d’un titre continental depuis 1976, le Maroc affronte le Sénégal ce dimanche (20h00) à Rabat en finale de la CAN 2025. Ambiance fébrile à quelques heures de ce rendez-vous historique entre les deux meilleures équipes africaines du moment.     Par Patrick Juillard    Vendeur de drapeaux, […]

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Tout un peuple n’attend que cela : en quête d’un titre continental depuis 1976, le Maroc affronte le Sénégal ce dimanche (20h00) à Rabat en finale de la CAN 2025. Ambiance fébrile à quelques heures de ce rendez-vous historique entre les deux meilleures équipes africaines du moment.  
 
Par Patrick Juillard 
 
Vendeur de drapeaux, d’écharpes, de casquettes et d’objets destinés aux supporters du Maroc et des autres équipes de la CAN 2025, Mehdi ne chôme pas en cette veille de finale entre les Lions de l’Atlas et le Sénégal. Dans son magasin « Au beau fanion », à quelques encablures de la mosquée Al-Badr, dans le vivant quartier d’Agdal, le jeune homme arbore un sourire discret. « Au début, c’était surtout les gens des pays francophones qui venaient acheter, des drapeaux aux couleurs de leur pays ou des maillots du Maroc, dit-il. Aujourd’hui, ce sont surtout des Marocains, de toutes tranches d’âge, hommes et femmes. Tout le monde veut montrer qu’il supporte son équipe. »

La folie des billets

Les affaires se portent donc bien, mais en ville, pourtant, la fièvre monte tout doucement. Que l’on ne s’y trompe pas, toutefois : le jour J, à l’heure H, le stade Prince Moulay-Abdellah grondera et poussera son équipe comme un seul homme, et les quelques supporters du Sénégal n’existeront que visuellement dans ce vacarme patriotique. Tout le monde veut en être, tous ceux qui n’ont pas (encore) de place en cherchent désespérément.
 
Quoiqu’en disent les organisateurs et les autorités locales, le marché noir carbure non-stop pour tous ceux qui ne veulent pas se contenter pas de suivre le match dans les fanzones et les cafés, où l’IPTV tourne à plein régime depuis un mois. Les heureux détenteurs brandissent parfois leur ticket comme un trophée. « C’est un billet à 300 dirhams (environ 30 euros) et le gars me le faisait à 4000 (400 euros), mais je l’ai acheté à 2000 dirhams », racontait jeudi un jeune et débrouillard habitant de la capitale à L’Équipe. Depuis, les prix ont continué de grimper sur ce marché informel, alimenté par le système D et les messageries cryptées. 

Des petits fours aux 100 décibels 

Peut-être le revers d’une médaille, celle de la fidélité ? Après avoir tancé le public en début de CAN – « Si le public vient juste pour manger les petits fours, on n’a rien à faire de lui », avait-il déclaré – le sélectionneur Walid Regragui n’a cessé, depuis, de saluer sa montée en puissance. Celle-ci a été synchrone avec celle de l’équipe qu’il dirige, en quête d’un second sacre continental, cinquante ans après le trophée ramené d’Éthiopie.
 
« Contre le Nigeria [en demi-finale], nos supporters sont montés à 100 décibels, a rappelé l’ancien joueur de Grenoble et d’Ajaccio. Je veux que le Sénégal sente que ce n’est pas le stade des Martyrs [à Kinshasa, où le Sénégal a affronté et battu la RDC cet automne en éliminatoires du Mondial 2026, ndlr]. Pour venir nous battre au Maroc, c’est très compliqué, très dur. Le Cameroun s’en est rendu compte et le Nigeria aussi. Ce n’est pas Dortmund, le Parc [des Princes] ou Marseille. Il faudra une équipe du Sénégal très forte pour venir nous battre chez nous. » 

 Aux portes du Top 10 mondial

Battu en 1988 par le futur vainqueur camerounais, le Maroc entend, cette fois, être roi en son Royaume. Doté d’un effectif de qualité à tous les postes, le pays hôte de cette 35e édition recueillerait ainsi les fruits de sa régularité dans cette finale du triomphe de la logique, entre le pays africain leader au classement mondial de la FIFA (le Maroc, 11e) et son premier challenger continental (le Sénégal, 19e).
 
Il lui faudra d’abord vaincre une équipe remontée contre les organisateurs : vendredi, l’arrivée de la délégation du Sénégal à la gare TGV de Rabat, pourtant annoncée publiquement, s’est faite sans cordon de sécurité et le lendemain, un nouveau lieu d’entraînement a été alloué au dernier moment aux Lions de la Teranga, désireux de ne pas effectuer leur dernière séance sur les installations du complexe Mohammed V, habituellement dédié au Maroc.
 
Il s’agira ensuite de chasser les soupçons de favoritisme, prompts à se déchaîner à la moindre erreur d’arbitrage. Enfin, Walid Regragui et ses joueurs devront surmonter la (relative) malédiction du pays organisateur au 21e siècle : depuis 2000, seules la Tunisie (2004), l’Égypte (2006) et la Côte d’Ivoire (2024) ont triomphé à domicile.

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CAN 2025 : Brahim Diaz, le « facteur X » haut débit du Maroc https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-brahim-diaz-le-facteur-x-haut-debit-du-maroc/ Wed, 14 Jan 2026 17:58:50 +0000 https://mondafrique.com/?p=145316 Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation. Par Patrick Juillard Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. […]

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Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation.

Par Patrick Juillard

Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. Aux dires mêmes de son sélectionneur, Walid Regragui, le petit ailier droit au sourire malicieux s’est imposé comme le « facteur X » d’un Maroc qui ne survole pas toujours son sujet. Devenu le premier Marocain à inscrire quatre buts lors d’une même édition, le natif de Malaga est aussi le premier joueur de l’histoire à marquer lors de ses cinq premiers matchs de Coupe d’Afrique. Il faut remonter à la CAN 2010 organisée en Angola pour retrouver la trace d’un joueur, en l’occurrence le supersub égyptien Gedo, futur vainqueur, à avoir pareillement scoré contre cinq nations différentes. En course pour le titre honorifique de meilleur buteur, le joueur du Real Madrid reste talonné par le Nigérian Victor Osimhen et l’Egyptien Mohamed Salah (4 buts chacun).

Un éphémère international espagnol…

Marocain par sa grand-mère maternelle, Brahim Abdelkader Diaz a pourtant d’abord repoussé les appels du Maroc, sous les mandats d’Hervé Renard puis de Vahid Halilhodzic. International espagnol dans toutes les catégories jeunes, celui qui porte à l’adolescence les couleurs de Manchester City se voit alors mener une carrière internationale sous les couleurs de la Roja. Le rêve semble devenir réalité le 6 juin 2021 : désormais joueur du Real Madrid, Brahim Diaz fait ses débuts avec l’Espagne contre la Lituanie, marquant un but (victoire 4-0). Mais cette sélection restera sans lendemain, et ne mettra pas le Maroc hors-course : la rencontre en question étant amicale, la FIFA autorise depuis 2009 l’intéressé à changer de nationalité sportive par la suite, sans limite d’âge.

… devenu le visage souriant du football marocain

Ironie de l’histoire, c’est grâce à cet assouplissement de la réglementation obtenu par… l’Algérie que le Maroc va parvenir à ses fins. Au mois de mars 2023, après avoir attendu en vain une convocation pour le Mondial 2022 au Qatar avec l’Espagne, Brahim Diaz choisit de passer sous pavillon marocain, rejoignant les Lions de l’Atlas tombeurs de… l’Espagne et demi-finalistes. La suite, Brahim Diaz l’écrit à coup de passes décisives et de buts. Sur les murs de la ville, son visage souriant orne des affiches pour une célèbre compagnie de téléphonie mobile et ses offres 5G. La pub, une fois n’est pas coutume, tombe juste : qui mieux que Brahim Diaz pour mettre de la connexion dans le jeu du Maroc ?

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El Hadji Diouf face à Laurent Blanc et à Didier Drogba https://mondafrique.com/video/el-hadji-diouf-a-laurent-blanc-le-plus-important-cest-detre-decisif-et-de-marquer/ Wed, 01 May 2024 11:06:49 +0000 https://mondafrique.com/?p=109204 El Hadji Diouf , joueur international sénégalais, et Laurent Blanc, joueur clé de l’équipe de France lors de la coupe du monde 1998,  ont échangé sur le football en présence de Didier Drogba. C’était dans le bus dans lequel se trouvaient plusieurs légendes du football notamment Didier Drogba, Laurent Blanc le champion du monde en […]

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El Hadji Diouf , joueur international sénégalais, et Laurent Blanc, joueur clé de l’équipe de France lors de la coupe du monde 1998,  ont échangé sur le football en présence de Didier Drogba.

C’était dans le bus dans lequel se trouvaient plusieurs légendes du football notamment Didier Drogba, Laurent Blanc le champion du monde en 1998 et El Hadji Diouf qui étaient réunies pour prendre par à un match caritatif du Variétés club au profit de l’opération Pièces jaunes auquel a participé le président de la République Française Emmanuel Macron.

Lors d’une conversation entres plusieurs légendes du football, le sénégalais dont l’équipe était allée en finale de la can 2002 puis avait eu un parcours remarquable à la coupe du Monde la même année (le Sénégal avait notamment battu la France championne du Monde en titre) a déclaré :  « Quand on se qualifie à la coupe du Monde [de 2002 ] on marque  14 buts durant le tournoi sur les 14  j’en marque 11, est ce que tu vas me sortir même si je dors en boite [de nuit]. Le plus important c’est d’être décisif et de marquer ».

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CAN 2024, les Éléphants ivoiriens virent leur entraineur avant d’affronter le Sénégal https://mondafrique.com/societe/can-2024-les-elephants-soffrent-la-polemique-renard-avant-daffronter-le-senegal/ Mon, 29 Jan 2024 11:54:14 +0000 https://mondafrique.com/?p=104226 Les Ivoiriens qui rencontrent, lundi 29 janvier, l’équipe nationale du Sénégal dans un match couperet comptant pour les quarts de finale de sa CAN, démarrent leur préparation de la pire des façons, entre nomination d’un nouvel entraîneur et une demande inédite de recruter l’entraîneur français Hervé Renard Un article de Z. Bati Abouè Si ce […]

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Les Ivoiriens qui rencontrent, lundi 29 janvier, l’équipe nationale du Sénégal dans un match couperet comptant pour les quarts de finale de sa CAN, démarrent leur préparation de la pire des façons, entre nomination d’un nouvel entraîneur et une demande inédite de recruter l’entraîneur français Hervé Renard

Un article de Z. Bati Abouè

Si ce genre de polémique est toujours prisée par les réseaux sociaux, pour les Eléphants c’est la pire ambiance qu’on pouvait leur souhaiter au moment d’affronter, lundi, à Yamoussoukro, l’ogre sénégalais qui est sorti premier de sa poule avec autant de victoires en trois matches. L’épopée sénégalaise en ce début de Can n’est en rien comparable au premier tour affligeant des Eléphants ivoiriens qui ont attendu trois jours pour se faire repêcher comme meilleur troisième, suffisant tout de même pour accéder en 8è des finales en raison de la victoire étriquée du Maroc face au Mozambique (1-0). Mais avant qu’advienne ce grand moment de soulagement qui a été fêté comme une victoire obtenue sur le terrain de jeu par des milliers de supporters ivoiriens qui ont sorti, pour l’occasion, chants, danses et grelots, la fédération ivoirienne avait déjà limogé son technicien français Jean Louis Gasset pour insuffisance de résultats.

Emerse Faé, coach par intérim 

A son poste, a été désigné son adjoint, Emerse Faé, ancien international ivoirien qui dut arrêter sa carrière pour cause de malformation cardiaque alors qu’il jouait encore à Nantes, en première division française. Le nouvel entraîneur intérimaire qui sera secondé par son ancien compère de jeu, Guy De Mel, a pourtant été publiquement discrédité par l’affaire Hervé Renard qui décrit la manière dont la fédération ivoirienne a négocié en toute discrétion avec le coach de France féminine pour qu’il prenne la tête de l’équipe avant de faire face au refus aux dirigeants de la Fédération française de football (FFF). Hervé Renard a d’ailleurs exprimé ses regrets à la suite de ce refus de ses employeurs, assumant avec honnêteté son envie de reprendre, même pour quelques jours, l’entraînement avec les Eléphants.

Ce nouvel épisode vient en revanche doucher la sérénité qui commençait à s’installer autour des Eléphants alors que l’équipe ivoirienne reprenait ses esprits après avoir été la cible de ses propres supporters qui lui ont violemment reproché sa défaite (4-0) face à la volontaire sélection équato-guinéenne. Humiliés sur ses terres, les ivoiriens ont alors bloqué leurs héros durant une demi-heure avant que ceux-ci ne retournent, tête basse, au vestiaire puis à l’hôtel où les attendaient d’autres groupes de mécontents prêts à en découdre. Finalement, trois jours plus tard, la pression et la colère retombaient grâce au seul but marqué par le Maroc devant la Mozambique. Cette victoire redonnait finalement des couleurs aux Eléphants qui se retrouvent néanmoins, une fois encore, dans le doute avec cette affaire Hervé Renard dont on ne peut, pour l’heure, mesurer l’ampleur avant ce fameux Sénégal-Côte d’Ivoire prévu dans la capitale politique ivoirienne.

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