Emmanuel Macron - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/emmanuel-macron/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Sat, 11 May 2024 02:45:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Emmanuel Macron - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/emmanuel-macron/ 32 32 Ukraine : Le nouveau front de Macron https://mondafrique.com/limage-du-jour/ukraine-le-nouveau-front-de-macron/ Fri, 22 Mar 2024 11:48:41 +0000 https://mondafrique.com/?p=106767   Lors d’une récente interview diffusée sur TF1, le président de la République française, Emmanuel Macron, a abordé les récents développements dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Dans un contexte marqué par une escalade des tensions et une série d’événements sur le terrain, Macron a expliqué les raisons derrière son récent changement de […]

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Lors d’une récente interview diffusée sur TF1, le président de la République française, Emmanuel Macron, a abordé les récents développements dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Dans un contexte marqué par une escalade des tensions et une série d’événements sur le terrain, Macron a expliqué les raisons derrière son récent changement de ton.

 

Emmanuel Macron a souligné un changement significatif dans la situation en Ukraine depuis le début de l’année en cours. Il a noté une escalade des actions russes, mettant en lumière une contre-offensive ukrainienne qui n’a pas abouti aux résultats escomptés face à la Russie. Ce constat soulève les défis auxquels l’Ukraine est confrontée en termes de ressources humaines et d’armement.

Radicalisation du régime Russe

Le président français a également pointé du doigt une radicalisation du régime russe ces derniers mois, en particulier en ce qui concerne les attaques informationnelles et cyber menées par la Russie. Ces attaques, qui ont également ciblé des institutions françaises telles que les hôpitaux, ont renforcé les tensions internationales.

Un appel à l’Action

Face à ces défis croissants, Emmanuel Macron a appelé à une réaction ferme de la part de la communauté internationale. Il a souligné l’importance d’un réveil face à la situation actuelle et a rappelé les différentes étapes de son engagement depuis le début de l’invasion russe en Ukraine en février 2022. Macron a mis en évidence les changements de stratégie en fonction de l’évolution du contexte sur le terrain.

Complexité de la situation

Le discours de Macron reflète la complexité et l’urgence de la situation en Ukraine. Alors que les tensions persistent et que les défis augmentent, l’appel à une solidarité internationale renforcée devient de plus en plus pressant. La manière dont la communauté internationale répondra à cet appel reste à voir, mais les paroles de Macron mettent en lumière l’importance de rester vigilants et de prendre des mesures décisives face à cette nouvelle réalité.

 

 

A propos de Placide  

Placide, originaire du Sud-ouest, découvre sa passion pour la caricature et le dessin de presse en s’inspirant des œuvres de Moisan dans le « Canard enchaîné ». Il devient rapidement populaire grâce à ses créations originales, adoptant le pseudonyme de Placide pendant l’ère de popularité de « Pif-Gadget ». Après avoir travaillé comme mécano dans l’aviation à Orange, il remporte le premier prix du Festival de BD d’Aix-en-Provence en 1985 pour ses contributions à la presse régionale. S’installant ensuite à Paris, il se consacre pleinement au dessin de presse, publiant quotidiennement ses œuvres politiques sur son site web www.leplacide.com depuis 1999.

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Revue de presse Afrique (28-10) : Macron piégé par Déby https://mondafrique.com/international/revue-de-presse-de-navarro-28-10-la-ligne-est-brouillee-entre-deby-et-macron/ https://mondafrique.com/international/revue-de-presse-de-navarro-28-10-la-ligne-est-brouillee-entre-deby-et-macron/#comments Mon, 11 Dec 2023 23:39:49 +0000 https://mondafrique.com/?p=98958 Voici la revue de presse Afrique signée Norbert Navarro, ex-rédacteur en chef de Radio France internationale (RFI) qui a rejoint Mondafrique en ce début d’année. Une voix chaleureuse et familière que tous les Africains connaissent et reconnaissent. Dans cette nouvelle édition de la revue de presse Afrique que Norbert Navarro livre sur notre site, il […]

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Voici la revue de presse Afrique signée Norbert Navarro, ex-rédacteur en chef de Radio France internationale (RFI) qui a rejoint Mondafrique en ce début d’année. Une voix chaleureuse et familière que tous les Africains connaissent et reconnaissent.

Dans cette nouvelle édition de la revue de presse Afrique que Norbert Navarro livre sur notre site, il est question notamment de l’entretien qu’a eu le président tchadien Mahamat Idriss Déby avec son homologue français Emmanuel Macron à l’Élysée cette semaine.
de la star malienne Salif Keïta qui semble être devenue persona non grata en Côte-d’Ivoire, ainsi que de la réorganisation au sein du PPA-CI en Côte d’Ivoire
 
N’hésitez pas à rejoindre les différents groupes Whatsapp de Mondafrique pour ne rien rater de l’actualité du continent africain ! 
 
 

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La rencontre entre Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron à Dubaï. https://mondafrique.com/a-la-une/gabon-france-la-rencontre-entre-brice-oligui-nguema-et-emmanuel-macron-a-dubai/ Mon, 04 Dec 2023 17:56:07 +0000 https://mondafrique.com/?p=101130 Brice Oligui Nguema le nouveau dirigeant du Gabon a rencontré le Président français Emmanuel Macron le 1er septembre 2023 à Dubaï (Emirats Arabes Unis ) lors de la Cop 28. La première fois qu’ils se sont rencontrés, c’était à Libreville en marge du One Forest Summit en mars dernier. Emmanuel Macron avait – protocolairement – serré la main du Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema commandant en chef de la Garde républicaine, la garde prétorienne de la Présidente du Gabon […]

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Brice Oligui Nguema le nouveau dirigeant du Gabon a rencontré le Président français Emmanuel Macron le 1er septembre 2023 à Dubaï (Emirats Arabes Unis ) lors de la Cop 28.

La première fois qu’ils se sont rencontrés, c’était à Libreville en marge du One Forest Summit en mars dernier. Emmanuel Macron avait – protocolairement – serré la main du Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema commandant en chef de la Garde républicaine, la garde prétorienne de la Présidente du Gabon forte de plus de 3 000 hommes et très puissamment armée.

À l’époque, une partie de l’opinion gabonaise avait perçu cette visite du président de la République française comme un soutien apporté à un Ali Bongo très affaibli depuis son accident vasculaire cérébral survenu en Arabie Saoudite lors du Davos du désert en octobre 2018.

Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron à Libreville en mars 2023
Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron à Libreville en mars 2023.

La France et le Coup d’Etat

Après l’annonce du coup d’Etat au Gabon qui a renversé Ali Bongo le 30 août 2023 La Première ministre Élisabeth Borne  dit suivre « avec la plus grande attention » la situation au Gabon. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement condamne le coup d’Etat et demande que les résultats des élections soient respectés sans demander qu’Ali Bongo qui venait d’être déclaré élu pour un troisième mandat soit remis sur son trône. À Paris, on s’interroge sur les intentions réelles de ces militaires à l’heure où d’autres en Afrique de l’Ouest s’en sont pris à la présence militaire française sur leur sol. 

Succès politique

Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron se sont donc rencontrés le 1er décembre dernier lors de la COP 28 à Dubaï aux Émirats Arabes Unis. La rencontre de Dubaï entre Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron constitue à n’en point douter un succès politique pour Brice Oligui Nguema qui doit présider aux destinées du Gabon au moins jusqu’en 2025.

Si Paris n’a pas fermement demandé à Brice Oligui Nguema de remettre le pouvoir aux civils dans les plus brefs délais et si la France actuelle n’est plus celle de De Gaulle, Brice Oligui Nguema sait toutefois que cette rencontre confirme son leadership au sein de l’armée qui a pris le pouvoir et qui dirige le Gabon via son comité militaire, le CTRI malgré l’existence d’un « gouvernement » civil. Brice Oligui Nguema – qui alterne entre des costumes cravates impeccables et uniformes militaires – sait aussi qu’auprès de la population, cette photo a un très grand impact.

Au Gabon, malgré les années, on suit avec une particulière attention tout ce que dit et fait celui qui dirige la France… 

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Emmanuel Macron, une incertaine idée de l’Afrique https://mondafrique.com/decryptage/emmanuel-macron-une-incertaine-idee-de-lafrique/ Sat, 21 Nov 2020 16:50:03 +0000 https://mondafrique.com/?p=42079 Dans un entretien avec  Jeune Afrique, le Président français, Emmanuel Macron, révèle ce qui serait sa vision de l’Afrique et des relations franco-africaines.  C’est peu de dire que cet entretien ne fera pas date, aussi médiocre que le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy sur ce continent africain qui ne serait « pas entré dans l’Histoire ».  […]

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Dans un entretien avec  Jeune Afrique, le Président français, Emmanuel Macron, révèle ce qui serait sa vision de l’Afrique et des relations franco-africaines. 

C’est peu de dire que cet entretien ne fera pas date, aussi médiocre que le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy sur ce continent africain qui ne serait « pas entré dans l’Histoire ». 

Première source du malaise, Emmanuel Macron n’évoque jamais les peuples africains. Le Président français n’apprécie pas davantage qu’on l’interroge sur la démocratie ou le pluralisme, également hors sujet. Ce qu’il apprécie en Afrique, c’est la naissance de technocraties mondialisées, des diasporas riches et bien nées, des perspectives de business et les start-upers, comme ceux de la plateforme « Digital Africa». Le chef d’Etat français  souhaite avant tout « impulser une nouvelle dynamique dans la relation économique qui unit la France et le continent. »

Emmanuel Macron aime les débats, quand il les organise et quand leur objet est culturel ou patrimonial. Il rend hommage à « l’ambition » de Felwine Sarr et au « talent » de la commissaire générale de l’exposition Africa 2020, N’Goné Fall.

Emmanuel Macron n’aime pas trop les vieux. Il croit au « changement générationnel», dont il se pense le meilleur exemple. Il n’a pas à proprement parler de vision. Les capitales africaines qu’il connait le mieux, ce sont Washington, Bruxelles et Bonn. 

Le renouvellement de génération en guise de vision politique

Il  en appelle à « une nouvelle méthode », dont on ne voit guère les contours en lisant la longue dissertation livrée à Jeune Afrique. Il serait visionnaire en invitant « des personnes qui incarnent le renouvellement générationnel, y compris sur le plan politique » à côté des chefs d’Etat au prochain sommet France-Afrique. Un peu comme les plateaux télé lorsqu’ils font venir des téléspectateurs autour des invités politiques.

Mais qui seront ces jeunes pousses? Le conseil présidentiel pour l’Afrique qu’il avait créé au début de son quinquennat avec la même feuille de route, a vu une grand partie de ses membres démissionner et quelques survivants  promus à des postes diplomatiques.

Une certitude, les opposants ne sont pas bienvenus dans une France qui est pourtant celle des droits de l’Homme et, croyait-on savoir, de la liberté d’expression. Ainsi l’Ivoirien Guillaume Soro, un des hommes politiques ivoiriens de premier plan et pourtant interdit d’élection présidentielle, est invité à prendre le large. Emmanuel Macron lui a fait savoir qu’il n’était plus le bienvenu en France. «Nous ne souhaitons pas qu’il mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. »

Emmanuel Macron n’aime pas les débats qui s’enflamment. Il veut bien accueillir des personnes « qui seraient menacées chez elles ,» mais pas « des activistes qui cherchent à déstabiliser un pays. » 

Quand Jeune Afrique interroge Emmanuel Macron sur la démocratie en Afrique, il revient sur le « renouvellement des générations », son idée fixe, et estime que ce renouvellement « est relativement en échec en politique ». 

Le méchant complot russe et turc

La démocratie n’est pas un sujet. Emmanuel Macron ne voit pas quelle relation il pourrait y avoir entre le sentiment anti-français qui se développe en Afrique francophone et le soutien de Paris à des chefs d’Etat mal aimés et mal élus. Il ne voit pas du tout. C’est un complot. Une manipulation de la Russie et de la Turquie « qui jouent sur le ressentiment post-colonial. »

« Il ne faut pas être naïf sur ce sujet : beaucoup de ceux qui donnent de la voix, qui font des vidéos, qui sont présents dans les médias francophones sont stipendiés par la Russie ou la Turquie. »

Pour Emmanuel Macron, en somme, les Africains ne peuvent penser par eux-mêmes. Et quand ils pensent contre la France, c’est qu’ils sont « stipendiés. »

Pour Emmanuel Macron, on le répète, la démocratie est une question de génération. Pas de droits humains. Pas d’élection. Pas de troisième mandat. Alassane Ouattara, par exemple, est « totalement réceptif » à la question de l’âge du Président. « Il a lui –même hésité à introduire une limite d’âge dans la Constitution ! », s’exclame, encore impressionné, le Président français. Certes, il ne l’a pas fait mais qu’à cela ne tienne. « Il serait bon que le prochain président ait moins de 70 ans. »

Sur les troisièmes mandats, les élections truquées, les atteintes aux droits  qui nourrissent la frustration des peuples, Emmanuel Macron « n’a pas à donner de leçons. » Tant mieux. Ce serait si embarrassant.

Tout juste, en trois lignes, estime-t-il que l’Afrique a intérêt  « à construire les règles, les voies et les moyens pour avoir des rendez-vous démocratiques réguliers et transparents. » Qu’importe si ces règles, qui existent, sont violées, dans le silence ou sous les applaudissements de Paris.

Contrairement à Alpha Condé, Ouattara « ne voulait pas se présenter »

Quand Emmanuel Macron n’est pas d’accord avec une grave violation des droits, voire quelques tombereaux de morts, il se fâche : il n’envoie pas de lettre de félicitation et il déjeune longuement. C’est à noter.

Son principal sujet d’agacement, ces derniers temps, c’est Alpha Condé, qui a d’ailleurs le fâcheux défaut d’être vieux.

« Le Président Condé a une carrière d’opposant qui aurait justifié qu’il organise de lui-même une bonne alternance. Et d’évidence, il a organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir. C’est pour ça que je ne lui ai pas encore adressé de lettre de félicitations. »

Il n’en va pas de même en Côte d’Ivoire. Car le Président Ouattara « ne voulait pas se représenter pour un troisième mandat. » Emmanuel Macron le sait. Il n’était pas d’accord, d’ailleurs, avec ce projet et il le lui a dit tout de go, en septembre dernier. « Tout le monde a bien noté ce long déjeuner en tête à tête que nous avons eu. » Mazette !

Malheureusement, le Président Ouattara n’a pas écouté l’avis d’Emmanuel Macron.  « Il a considéré qu’il était de son devoir d’y aller. » Et le Président français l’a bien compris.

Emmanuel Macron n’est pas très soucieux de la démocratie en Afrique mais il n’aime pas pour autant les militaires putschistes. Surtout au Mali. « Cela n’a échappé à personne : la transition en cours est militaire, pas démocratique. Notre rôle a été, en lien avec les dirigeants africains, de tout faire pour qu’elle soit la plus courte possible avec un engagement d’élections. »

La CEDEAO, dont la fermeté à l’égard de la junte a été beaucoup critiquée par les Africains qui lui reprochaient de ne pas être la CEDEAO des peuples mais plutôt un club de chefs d’Etat, a été soutenue dans sa raideur par la France. On s’en doutait. Mais maintenant, c’est clair.

Des groupes « strictement terroristes »

Lorsqu’Emmanuel Macron dit qu’il n’a pas « de jugement à porter », c’est qu’il en porte. Pas d’envolée sentimentale envers le Président malien et son gouvernement. « Je constate simplement que les autorités de transition ont réitéré leur volonté de lutter avec efficacité contre le terrorisme. » C’est le plus important pour la France et son engagement militaire.

Le Président français compte « faire évoluer Barkhane » dans les prochains mois. Mais pour cela, il a besoin d’une « réitération claire du soutien de nos partenaires de voir la France rester à leurs côtés. » L’évolution envisagée ne sera donc pas à la baisse. Car la France continue son combat au Mali contre « l’EIGS et les groupes strictement terroristes. » Yiad Ag Ghali, le chef de la coalition d’Al Qaida au Mali, est-il « strictement terroriste » ? Mystère.

Le gouvernement malien doit « s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords d’Alger (qui) prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes » – bien noter que les autonomistes ne sont pas politiques.

« Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec les groupes terroristes qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris les nôtres. Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat. » Si les Maliens entendent discuter avec les groupes armés affiliés à Al Qaida, ce sera sans la France.

Mais attention ! Il ne s’agirait pas non plus de combattre « toutes les formes de trafic dans la région. » « Ce serait absurde, » s’exclame Emmanuel Macron. Absurde en effet. Nous voilà rassurés, et, avec nous, les grands réseaux criminels qui sapent l’Etat dans la sous-région.

Emmanuel Macron n’aime pas non plus qu’on critique trop la France. Il veut bien « regarder l’histoire en face » mais pas de trop près. Sur l’intervention française en Libye, dont tous les analystes s’accordent à dire qu’elle est le détonateur de l’effondrement du Mali, il pèse bien ses mots. « Tous ceux qui sont intervenus, dont la France, ont une part de responsabilité dans l’anomie qui règne en Libye depuis 2011. » Anomie, c’est plus érudit qu’anarchie ou guerre civile. « Mais la question sahélienne ne se réduit pas à la question libyenne », conclut-il, stoppant là une dangereuse introspection.

A nouveau interrogé sur la démocratie, ce mot qu’il se refuse à prononcer, il estime qu’il faut changer d’habitudes et cite en modèles l’Ethiopien Abiy Ahmed, malheureusement aux prises ces derniers jours avec des massacres dans le Tigré, et le Ghanéen Nana Afuko-Addo. Car, on ne cesse d’y revenir, « c’est important de montrer que l’on peut avoir moins de 65 ans et devenir Président .»

C’est important aussi de montrer «que l’on peut quitter le pouvoir sans problème, comme le Nigérien Mahamadou Issoufou », continue-t-il, nous évitant, de justesse, « la référence pour l’Afrique » de son ministre des Affaires étrangères de passage à Niamey.  Sans problème, c’est vite dit. Le Niger s’est évité, il est vrai, le principal risque d’alternance en éliminant de la course le chef de file de l’opposition Hama Amadou, dont la candidature a été invalidée par une Cour Constitutionnelle aux couleurs du parti au pouvoir.

D’ailleurs, Emmanuel Macron, toujours innovant, a une idée de génie. Pour en finir avec ces fâcheux problèmes démocratiques, il a trouvé la solution : « rassurer les dirigeants en leur expliquant ce qu’ils deviendront quand ils ne seront plus au pouvoir. Car beaucoup de ceux qui s’y attardent éprouvent au fond une espèce de peur panique à l’idée de ne plus pouvoir rester dans leur pays, de ne plus avoir de statut ou à l’idée qu’eux ou leur famille aient des ennuis judiciaires. » On se demande bien pourquoi ils craindraient quoi que ce soit de leurs peuples, après avoir si bien gouverné. Emmanuel Macron n’approfondit pas. Mais il dessine une solution inédite : une sorte d’impunité à vie, avec, peut-être, une jolie petite retraite dans un EPADH pour dictateurs…Quelle belle idée !

« Le chef Macron décerne médailles et avertissements »

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« Le chef Macron décerne médailles et avertissements » https://mondafrique.com/decryptage/le-chef-macron-decerne-medailles-et-avertissements/ Sat, 21 Nov 2020 09:21:39 +0000 https://mondafrique.com/?p=42071 Dans une interview fleuve publiée vendredi par Jeune Afrique, le Président français s’exprime sur la politique de la France à l’égard du continent africain, trois ans après le discours de Ouagadougou présenté alors comme l’annonce d’une rupture. Cette interview suscite une marée de réactions en Afrique de l’Ouest. Mondafrique publie ici celle de Moussa Tchangari, […]

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Dans une interview fleuve publiée vendredi par Jeune Afrique, le Président français s’exprime sur la politique de la France à l’égard du continent africain, trois ans après le discours de Ouagadougou présenté alors comme l’annonce d’une rupture. Cette interview suscite une marée de réactions en Afrique de l’Ouest. Mondafrique publie ici celle de Moussa Tchangari, leader historique de la société civile au Niger, secrétaire général de l’association Alternative Espaces Citoyens.

Le président Macron est le plus jeune de tous les occupants du palais de l’Élysée à Paris; il est le seul chef d’État français de la cinquième république né après la colonisation. C’est un atout important; et beaucoup ont pensé que cela pourrait faire de lui un chef différent dans ses rapports à l’Afrique.

Au cours de sa campagne, il avait promis de changer les choses dans ces rapports ; et beaucoup l’ont cru en France et en Afrique, se disant qu’un homme de son âge en est capable.

Le temps est passé : tout le monde découvre qu’un jeune Français, qui n’a rien appris de la colonisation et de ses crimes sur les bancs de l’école, peut en être le gardien. En Afrique, où chaque jeune de l’âge de Macron ayant eu la chance d’aller à l’école a suivi au moins un cours d’histoire sur l’aventure coloniale, on sait que l’esprit qui l’a guidé continue toujours d’habiter l’Élysée ; et c’est bien ce que Macron est venu étaler dans les pages de Jeune Afrique.

Son interview à ce journal est une insulte à notre intelligence collective; mais, on peut lui dire grand merci. En effet, il faut admettre que ses propos ont le mérite de la clarté : tout ce que nous pensons et disons sur l’impérialisme français nous est dicté par les ennemis stratégiques de la France, la Russie en tête, et la Turquie ensuite.

Sarkozy disait que l’homme africain n’est pas suffisamment rentré dans l’histoire; Macron nous dit en quelque sorte qu’il n’y a pas de pensée africaine sur les problèmes africains. Oui, il l’a dit à sa manière, en parlant de l’influence de la Russie et de la Turquie sur la formation de l’opinion africaine. On ne peut être plus clair : Tout ce qu’un jeune africain dit sur la francafrique, il l’a appris sous la tente d’un tuteur russe ou turque. La France dont l’Afrique est l’avenir, n’est pas rejetée par la jeunesse africaine pour ce qu’elle a fait et continue à faire sur le continent ; elle l’est parce que russes et turques l’ont travaillée.

A travers son interview, le chef Macron, qui se défend de jouer les moralisateurs, n’a pas pu se départir de la condescendance à laquelle nous ont habitué ses prédécesseurs ; il a distribué médailles et avertissements aux dirigeants africains du pré carré : médaille d’or à Issoufou Mahamadou ; médaille d’argent à Alassane Ouattara ; avertissement à Alpha Condé. On sait pourquoi ; et ça fait mal : l’Afrique est l’avenir de la France; elle doit le rester encore longtemps. Barkhane y sera toujours en place. Le franc CFA aussi.

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Afrique, Nathalie Loiseau n’aime pas les lanceurs d’alerte https://mondafrique.com/libre-opinion/nathalie-loiseau-tuer/ Wed, 01 May 2019 07:40:50 +0000 http://mondafrique.com/?p=11878 Fonctionnaire au Quai d’Orsay en arrêt de travail depuis 2015, Françoise Nicolas a subi toutes sortes de harcèlements pour avoir joué le rôle de « lanceur d’alerte » lorsqu’en poste au Bénin de juillet 2008 à janvier 2010, elle signalait à sa hiérarchie de nombreux errements comptables et autres. Sa mise à l’écart a été l’oeuvre notamment de celle qui était en charge des ressources humaines du Qaui d'Orsay, Nathalie Loiseau, qui est devenue avec Emmanuel Macron ministre déléguée aux Affaires européennes et qui prend la tète de la liste d'En Marche aux élections européennes.

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Fonctionnaire au Quai d’Orsay en arrêt de travail depuis 2015, Françoise Nicolas a subi toutes sortes de harcèlements pour avoir joué le rôle de « lanceur d’alerte » lorsqu’en poste au Bénin de juillet 2008 à janvier 2010, elle signalait à sa hiérarchie de nombreux errements comptables et autres. Sa mise à l’écart a été l’oeuvre notamment de celle qui était en charge des ressources humaines du Quai d’Orsay, Nathalie Loiseau, devenue avec Emmanuel Macron ministre déléguée aux Affaires européennes avant de prendre la tète de la liste d’En Marche aux élections européennes.

Voici le témoignage de Françoise Nicolas que Mondafrique publie.

« Je m’appelle Françoise Nicolas. En 2008, j’ai été affectée à l’ambassade de France à Cotonou » au Bénin, au sein du Service d’Action et de Coopération Culturelle (SCAC) en charge des bourses d’études, de stage, des missions, des invitations et de l’organisation d’examens . Le secteur qui m’était confié était en grand désordre. Une simple remise à plat des dossiers entreposés me permit de mettre fin à des abus à la grande satisfaction de mon premier chef de bureau. Ainsi une bourse d’études pouvait être attribuée depuis sept ans sans justificatif quand le maximum est de trois ans pour une thèse. J’ai mis en place des bases de données pour gérer efficacement ces dossiers.

Premières manoeuvres

Pendant ma première année, j’ai fait l’objet de manoeuvres de l’ambassadeur visant à m’écarter de mon poste. C’était également le cas de mon premier chef de bureau. Décoré en janvier 2013, l’ambassadeur Hervé Besancenot, qui ne brillera pas plus tard en Mauritanie en servant les plats à l’actuel président Aziz sans jamais recevoir les mouvements d’opposition à cette dictature, obtint le départ de mon premier chef de bureau. J’étais de plus constammentl’objet de propos menaçants de la part de collaborateurs de l’ambassadeur. Du genre : « Attention, Madame Nicolas, vous jouez un jeu dangereux ».

L’ambassadeur me renvoya en France, au motif mensonger que j’avais contracté une maladie parasitaire. Je me retrouvais piégée, interdite de reprendre mes fonctions à l’ambassade. Je décidai de consulter un cabinet d’avocats et de saisir un tribunal administratif en août 2009 afin de pouvoir reprendre le cours de ma vie.

Retour au Bénin

À mon retour à Cotonou, en septembre 2009, je découvrais un nouveau chef de bureau, choisi par l’ambassadeur. Très vite, grâce à mes bases de données, je repérais et mettais en évidence un système de créations de dépenses fictives imputées sur le budget dont j’étais responsable. Concrètement, les dossiers se devaient de comporter un certain nombre d’informations, précises, essentielles, afin de justifier l’utilisation des fonds (telles que les coordonnées des bénéficiaires, des organismes concernés, etc).

Alors que j’étais en fonction depuis plus d’un an, les dossiers que je traitais m’étaient brusquement retirés pour être confiés à une recrutée locale. J’en restais pourtant officiellement responsable, mais, de fait, je ne contrôlais plus rien. Et ce que j’arrivais à en percevoir m’alarmait au plus haut point. Les dossiers étaient juste vides.

Agression physique

Pendant quatre mois, j’ai attiré l’attention de ma hiérarchie sur les « anomalies » induites par cette nouvelle organisation. En vain. Au bout de trois mois, j’avais fini également par exposer la situation à mon administration centrale, à Paris.

À cette période, j’ai reçu des menaces précises de l’encadrement de l’ambassade. Je communiquai certaines de ces menaces à mes avocats. Trois mois plus tard, j’étais agressée par surprise par la collègue qui partageait mon bureau alors que j’étais assise, absorbée par mon travail. J’ai survécu à une tentative de strangulation grâce à l’intervention d’un agent d’entretien qui, alerté par le bruit, est entré dans le bureau et est intervenu alors que je perdais connaissance. Il n’a été procédé à aucune enquête. L’agent d’entretien a été aussitôt licencié sans avoir été auditionné.

Mise en quarantiane

J’ai fait l’objet d’un rapatriement … disciplinaire. J’étais blessée, en état de choc. Je ne tenais pas seule debout, incapable de faire une valise. J’ai abandonné au Bénin tous mes biens, ma maison dont je venais de régler un an de loyer, mon véhicule, etc. Et, évidemment, sans qu’il ne me soit versé un centime d’euro de « compensation ». A titre personnel, j’ai dû surmonter les conséquences d’un état de stress post-traumatique, aigu puis chronique. Je suis restée hospitalisée deux mois avec demi-salaire, le ministère ne voulant pas reconnaître l’accident de service qui sera reconnu après dix huit mois de bataille acharnée.

Professionnellement, j’ai été mutée d’office sur un poste ne correspondant ni à mes compétences, ni à mes aspirations. Toutes mes demandes de mutation ont été refusées au titre de « la politique du noeud coulant » (sic) que m’applique le ministère des Affaires étrangères. Entre 2011 et 2015, j’ai listé 72 refus de changement de poste. Ma plainte pénale pour violences volontaires a été classée sans suite, sans instruction digne de ce nom, au motif qu’il ne s’était agi que d’une simple dispute. Une plainte pénale contre X pour tentative de meurtre a été déposée en 2015. L’instruction traine.

Des ressources bien peu humaines

Nathalie Loiseau, actuelle ministre déléguée aux Affaires Européennes, n’ a pas montré, dans une vie antérieure, beaucoup d’attention au personnel du Qual d’Orsay, se battait pour une bonne gouvernance

Nathalie Loiseau, l’actuelle ministre déléguée aux affaires européennes, était alors directrice des ressources humaines du ministère des Affaires étrangères de 2009 à 2011, puis directrice générale de l’administration et de la modernisation (2011-2012). À partir d’août 2009, plusieurs procédures amiables ou devant des tribunaux ont été signifiées au ministère des Affaires étrangères, tant avant qu’après mon agression.

 De par ses fonctions, Nathalie Loiseau en était la destinataire naturelle. En outre, en juin 2011, paraissait un livre de poche qui racontait mes aventures au Bénin (« Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France » de Franck Renaud, éditions Nouveau Monde).

Nathalie Loiseau, incarnation des baronnies du Quai d’Orsay, est en grande partie responsable de mes malheurs.

Responsable de l’absence d’enquête après mon agression.

Responsable de mon rapatriement disciplinaire sans commission de discipline.

Responsable de l’impunité de l’ambassadeur.

Responsable de la raison d’Etat que m’oppose le ministère des Affaires étrangères pour me priver de l’application des lois de la République.

Ministre désormais, Nathalie Loiseau se fait passer pour une féministe convaincue et une catholique fervente.

Le droit de réponse de Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes

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Emmanuel Macron, une incertaine idée de la France https://mondafrique.com/international/france-emmanuel-macron-une-incertaine-idee-de-la-paris/ Wed, 10 Apr 2019 05:00:35 +0000 https://mondafrique.com/?p=28186 Le tempérament transgressif du jeune chef de l’État français qui a d’abord suscité beaucoup d’espoirs, connait des lendemains qui déchantent aussi bien en France qu’à l’étranger. La politique étrangère française a connu, en presque deux années de mandat du président Macron, de profonds changements. La perte d’influence de la France perceptible sous Sakozy puis Hollande […]

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Le tempérament transgressif du jeune chef de l’État français qui a d’abord suscité beaucoup d’espoirs, connait des lendemains qui déchantent aussi bien en France qu’à l’étranger.

La politique étrangère française a connu, en presque deux années de mandat du président Macron, de profonds changements. La perte d’influence de la France perceptible sous Sakozy puis Hollande a-t-elle été enrayée ? On peut en douter.

La rupture avec les grands axes de la politique étrangère, telle qu’elle avait été définie par le Général de Gaulle et remodelée par le président Mitterrand, est de plus en plus visible. Que ce soient la priorité donnée au multilatéralisme, l’européisme militant, l’extension du domaine réservé de l’Elysée, les nominations intuitu personae dans les ambassades et les nouvelles relations interétatiques, ces changements inquiètent plus qu’ils ne rassurent.

« Nouveau monde »ou déni des réalités

Les actions tendant à essayer de consolider un multilatéralisme affaibli et mis à mal par les présidents Trump et Poutine interpellent. A quoi peut ressembler le multilatéralisme sans les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine ? La nomination d’un proche du président Trump, David Malpass, à la tête de la Banque mondiale, le rejet par Trump de nombreux accords internationaux et les restrictions américaines aux aides apportées au système onusien annoncent des lendemains difficiles pour le multilatéralisme.
Les déclarations de foi envers une Union européenne de plus en plus contestée, à l’heure du Brexit et des émancipations nationales, telles que celles constatées en Italie, Pologne, Hongrie et Autriche questionnent. Les affaires du veto européen à la fusion Alstom/ Siemens et du rejet européen d’une taxe sur les Gafa montrent à l’évidence le chemin à parcourir pour concilier le libéralisme européen et la défense des intérêts nationaux. Les échecs en matière de politique d’immigration, la cacophonie en matière de politique de défense, la question récurrente des paradis fiscaux européens ( Chypre, Malte, Irlande, Luxembourg) et l’impossible harmonisation fiscale sont des réalités incontournables sauf à se complaire dans l’utopie.
En dépit de l’Accord Franco-Allemand d’Aix-la-Chapelle, les relations entre les deux pays connaissent des turbulences jusqu’ici inconnues. La question du siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU est désormais en débat entre les deux pays, surtout après le Brexit. Les lignes de fracture entre la France et l’Allemagne sont de plus en plus apparentes notamment en matière d’immigration, de relations avec l’Europe de l’est et les pays méditerranéens, de commerce extérieur et de réforme des institutions européennes.

Ces nominations qui court-circuitent le Quai d’Orsay

Sans s’attarder sur l’embrouillamini des passeports diplomatiques utilisés par Alexandre Benalla, après son licenciement, et sa visite invraisemblable à Idriss Deby Itno, quelques jours avant la visite officielle du président Macron au Tchad et sans que ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en soit informé par son ambassadeur, il convient de constater que la verticalité du pouvoir est également de mise pour la politique étrangère.
La décision personnelle d’Emmanuel Macron de soutenir la candidature de la ministre des affaires étrangères du Rwanda auparavant peu francophile, Louise Mushikiwabo, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, a été considérée comme le fait du prince par de nombreux défenseurs de la francophonie, notamment en Afrique.
Le puissant syndicat CFDT du Quai d’Orsay a demandé avec succès au Conseil d’Etat la censure du décret du 4 août 2018 qui aurait permis la nomination discrétionnaire par le gouvernement et le chef de l’Etat de 22 consuls généraux sur 89 postes existants. Parmi ceux-ci, Philippe Besson avait été proposé pour le consulat de Los Angeles. Cet ami personnel du couple présidentiel n’ira donc pas à Los Angeles.

Incompréhensions en Afrique


Vis-à-vis de l’Afrique, les incompréhensions se multiplient. Il y eut d’abord la création d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique avec  neuf membres, originaires  pour la plupart d’Afrique, nommés par le président Macron. Leur représentativité de la societe civile africaine a été vite sujette à caution. Leurs propositions sont-elles plus pertinentes que celles des ambassadeurs en poste et des députés et sénateurs des Français à l’étranger de la zone Afrique ? Ne s’agit-il pas plutot de communication ?
Les représentants personnels d’Emmanuel Macron remplacent le plus souvent des représentants officiels de l’État. Ainsi la franco-marocaine Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, a été nommée représentante personnelle pour la Francophonie. Dernièrement, Ségolène Royal, ambassadrice chargée de la négociation pour les Pôles Arctique et Antarctique, mais native de Dakar, a été la représentante personnelle d’Emmanuel Macron à l’investiture du président sénégalais Macky Sall. Le député de Saint-Brieuc, Hervé Berville, mais natif de Kigali et rescapé du génocide du Rwanda, a représenté le chef de l’État auprès de Paul Kagame pour le 25 ème anniversaire du génocide. Enfin, le promotionaire d’Emmanuel Macron à l’ENA, Jules-Armand Aniambossou a été nommé coordinateur du Conseil présidentiel pour l’Afrique. Ce haut fonctionnaire franco-beninois, avait précédemment été l’ambassadeur du Bénin à Paris (2013-2026). Il vient d’être proposé pour être, cette fois-ci, ambassadeur de la France en Ouganda. Pour la première fois, un ambassadeur de la France avait été, trois ans auparavant, ambassadeur à Paris pour le compte d’un État étranger. 
Le tempérament transgressif du chef de l’Etat exaspère de nombreux diplomates et militaires qui s’inquiètent de plus en plus ouvertement de la perte d’influence de la France, notamment en Afrique, et regrettent des déclarations urbi et orbi aussi inutiles qu’inopportunes et qui sont même parfois blessantes.

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Leila Slimani, le joker d’Emmanuel Macron sur la Francophonie https://mondafrique.com/international/leila-slimani-joker-demmanuel-macron-francophonie/ Thu, 22 Feb 2018 19:13:10 +0000 https://mondafrique.com/?p=17070 La journée de la Francophonie qui aura lieu le 20 mars prochain est l’objet de toutes les attentions du président français, Emmanuel Macron, et de sa conseillère Leila Slimani. A l’occasion de la journée de la francophonie, le président français, Emmanuel Macron, devrait prononcer un discours sur l’avenir et la promotion de la langue française […]

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La journée de la Francophonie qui aura lieu le 20 mars prochain est l’objet de toutes les attentions du président français, Emmanuel Macron, et de sa conseillère Leila Slimani.

A l’occasion de la journée de la francophonie, le président français, Emmanuel Macron, devrait prononcer un discours sur l’avenir et la promotion de la langue française dans le monde. Sa représentante personnelle, la franco-marocaine Leïla Slimani prépare activement cette annonce. Dans cette perspective, cette écrivaine a été omniprésente à la conférence internationale sur la place de la langue française et le plurilinguisme dans le monde, organisée à Paris , les 14 et 15 février 2018, par l’Institut français et plusieurs ministères du gouvernement français. Cette conférence, qui a réuni plusieurs centaines de participants, prolonge la consultation citoyenne en ligne qui s’achèvera le 20 mars.

En même temps, forcément

Le président français qui s’est récemment illustré en prononçant des discours officiels en langue anglaise va-t il, dans ce domaine aussi, appliquer son slogan « en même temps » ? De nombreux intellectuels africains, des hommes et femmes politiques et l’Organisation internationale de la Francophonie( OIF) s’inquiètent de cette vision qui passe pour « deringardiser » la Francophonie. La mondialisation des échanges et le plurilinguisme revendiqué ne vont-ils pas accentuer le déclassement de la langue française ? Le 20 mars prochain on attend aussi le discours de la Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, qui devrait faire entendre sa voix pour la promotion de la langue française.

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