Bouteflika - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/bouteflika/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Sun, 19 Sep 2021 08:37:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Bouteflika - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/bouteflika/ 32 32 Abdelaziz Bouteflika ou la religion du pouvoir https://mondafrique.com/politique/algerie-abdelaziz-bouteflika-lambitieux/ https://mondafrique.com/politique/algerie-abdelaziz-bouteflika-lambitieux/#comments Sun, 19 Sep 2021 07:51:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=26477 Malade et affaibli depuis dix ans, mais toujours chef de l’Etat jusqu’en 2019, l’ex président algérien, Abdelaziz Bouteflika vient de s’éteindre à l’âge de 84 ans Le président Bouteflika, aussi épuisé qu’il ait été à la fin de son rêgne, avait toujours rêvé de disparaitre alors qu’il était encore aux commandes de l’État et de […]

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Malade et affaibli depuis dix ans, mais toujours chef de l’Etat jusqu’en 2019, l’ex président algérien, Abdelaziz Bouteflika vient de s’éteindre à l’âge de 84 ans

Le président Bouteflika, aussi épuisé qu’il ait été à la fin de son rêgne, avait toujours rêvé de disparaitre alors qu’il était encore aux commandes de l’État et de connaitre un enterrement national qu’il n’aura probablement pas, alors qu’il a été forcé de quitter lepouvoir contre son gré en 2019.

Le protégé de Boumedienne

Né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc, Abdelaziz Bouteflika intègre à 19 ans l’Armée de Libération Nationale (ALN) retranchée derrière les frontières marocaines à qui on donne le nom d’Armée des frontières. Au sein du clan dit ‘’d’Oujda’’, il rencontrera le futur Président de la République Algérienne : Houari Boumediene, qui sera son soutien dans toutes les crises au sein des futurs gouvernements qu’il présidera.

Certains historiens n’hésiteront pas à évoquer une confiscation de l’indépendance par le ‘’clan d’Oujda’’ lorsque l’Armée des Frontières s’emparera du pouvoir en plaçant Ahmed Ben Bella au pouvoir avant de le destituer 3 années après.

Le journaliste Mohammed Benchicou avait déclaré en 2003 que c’est Bouteflika qui aurait négocié une alliance entre le clan d’Oujda et Ahmed Ben Bella pour le porter momentanément à la tête du pays.

Depuis, peu de choses ont changé et l’armée est encore en 2019 omniprésente dans les décisions politiques de l’Algérie.

Une ascension fulgurante

Elu député de Tlemcen, sa région d’origine, pour deux mandats tout juste après l’indépendance de l’Algérie, Bouteflika entame sa véritable carrière politique à 25 ans, après avoir été nommé Ministre de la jeunesse, des sports et du tourisme par Ben Bella.

Après à peine une année à ce poste, il est nommé Ministre des affaires étrangères en Septembre 1963, une position qu’il gardera jusqu’en Mars 1979. C’est à ce poste qu’il se distinguera par ses talents de négociations et de porte-parole du mouvement des non-alignés rééquilibrant les rapports Nord-Sud.

Membre du Conseil de la Révolution à partir de 1965 jusqu’à la fin de l’année 1976, le diplomate chevronné, porte-parole de la jeune nation algérienne et du tiers monde, est élu Président de la 29ème Assemblée Générale des Nations Unies en 1974, année ou fut exclue l’Afrique du Sud qui avait érigé un système prônant l’apartheid.

La traversée du Désert

Après la mort du Président Boumediene, Abdelaziz Bouteflika est nommé en Mars 1979, Ministre d’Etat et conseiller du nouveau président Chadli Bendjedid, avant de s’exiler de 1981 à 1987, après les accusations lancées par la Cour des Comptes de détournement de fonds de près de 60 Millions de Francs, équivalent aujourd’hui à plus de 35 Millions d’Euros !

Bouteflika avait pensé pouvoir succéder au président Houari Boumediene. Mais l’Armée, qui détenait la majorité des mandats au sein du comité centrale du FLN, alors parti unique, et Kasdi Merbah, patron de la redoutable sécurité militaire (SM), feront un tout autre choix. Cette éviction a constitué un épisode traumatisant pour Abdelaziz Bouteflika.

Une revanche sur l’histoire

Abdelaziz Bouteflika a été élu président de la République en Avril 1999, alors que l’Algérie bénéficiait d’une embellie financière conjoncturelle conséquente à la remontée des prix du pétrole. C’est le puissant général Toifik, le patron de l’ex DRS (services algériens), qui arbitre en sa faveur.

Profitant des milliards de Dollars générés par l’exportation des hydrocarbures, le nouveau président algérien va engager une politique de grands travaux, et le lancement d’un programme de création d’un million de logements. Il choisit par ailleurs d’achever le remboursement anticipé de la presque totalité de la dette extérieure algérienne rééchelonnée.

Dès son arrivée, le président Bouteflika mettra en place une politique de réconciliation qui aboutira à une amnistie des islamistes armés à travers la loi dite de la concorde civile. C’est sans doute cette politique d’apaisement qui évitera au peuple algérien d’être touché par le printemps arabe et de descendre massivement dansla rue.

Si l’histoire continentale se rappelle qu’il a été l’artisan de la l’accord de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée en 2000, l’opinion publique retiendra, point noir de sa présidence, que c’est sous sa présidence que la corruption a pris une ampleur inégalée dans le pays.

Qu’à cela ne tienne, Abdelaziz Bouteflika s’installe durablement dans le pouvoir et s’octroie le poste de Ministre de la Défense dès le début du mois de Mai 2003, avant d’être élu Président d’honneur du FLN au mois de janvier 2005.

C’est d’ailleurs durant cette année 2005, dans le cadre de la loi sur la réconciliation nationale, qu’il élargit l’amnistie aux membres des services de sécurité tout en offrant des indemnités et réparations à certains membres des groupes armés et leurs familles.

Soucieux de son avenir à la tête de l’Etat, Bouteflika s’est, tout au long de ces vingt dernières années, entouré de personnes issues de la région de Tlemcen dont il est originaire en les plaçant à la tête des institutions les plus importantes d’Algérie.

D’ailleurs, c’est en 2008 que le parlement algérien décidera de modifier la constitution pour faire disparaitre la disposition 74 sur la limitation de mandats consécutifs qu’un président peut exercer. Une entorse à la loi fondamentale algérienne passée comme une lettre à la poste…

Glissement vers une autocratie

‘’Je ne serais pas un président aux trois quarts’’ avait déclaré Abdelaziz Bouteflika dès son arrivée au pouvoir. Sans contre-pouvoir aucun, il remaniera la constitution à trois reprises. Dans les faits, aucune critique ne sera plus tolérée par le système algérien quant à l’action de la présidence. La presse privée est muselée, les journalistes harcelés et emprisonnés par une justice aux ordres. Il exclut même les binationaux de l’accès aux postes ‘’sensibles’’ de l’Etat dans la constitution de 2016.

Bouteflika prend seul ses décisions et gère le plus souvent par ordonnances afin de contourner le parlement censé représenter ce peuple à qui on interdit d’exercer son droit à manifester et en réduisant son espace d’expression.En même temps, opposé à l’officialisation de la langue Tamazight (langue berbère) durant ses deux premiers mandats, Bouteflika cède finalement en 2016 et inscrit la langue Tamazight comme langue nationale et officielle dans la nouvelle constitution. Une concession de campagne, diront certaines mauvaises langues.

Malgré les défaillances de son état de santé, suite à un ulcère de l’estomac en 2005 et un AVC en 2013, Bouteflika réussit chaque fois à se faire réélire à la présidence de la République par un appareil d’Etat tout acquis à sa cause.

Il entreprendra même une restructuration visant l’armée et les services de sécurités en 2015, dont il écarte le puissant chef du DRS, le général Toufik,afin de s’affranchir des militaires et renforcer un pouvoir présidentiel qu’il se veut : civil.

Alors que son état de santé et son absence de la scène politique relancent les rumeurs sur son incapacité à gouverner, Bouteflika, à la veille des prochaines échéances électorales, laissera un bilan imparfait pour les plus sceptiques et mitigé pour les plus optimistes.

Les promesses illusoires

Cela ne découragera pas l’entourage de ‘’Boutef’’, comme aiment l’appeler les algériens, de soutenir le président valétudinaire pour un cinquième mandat.

Le message qui a accompagné la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, indique qu’aux attentes des jeunes générations, le président sortant apporterait des réponses nécessitant des réformes de la gouvernance, de la croissance économique, et du développement socio-éducatif et culturel. Ce vœu pieux se concrétiserait concrétisé par une hypothétique conférence nationale pour dégager les voies d’un consensus parmi les composantes politiques, économiques et sociales de la Nation.

C’est en fait la promesse d’une deuxième république que promet Abdelaziz Bouteflika pour son cinquième mandat. Pourra-t-il répondre à la charge de travail qu’il veut s’imposer avec un état de santé aussi précaire et dans un contexte rendu difficile par la baisse des revenus pétroliers ? Certainement pas

Aujourd’hui, même si son bilan ne peut être jugé au vu des défis et des chantiers engagés inachevés notamment sir le plan du développement du pays, Abdelaziz Bouteflika aura été un Homme d’Etat en matière de réconciliation nationale après vingt années passées, pour l’instant, à la Présidence.

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La démission du président Bouteflika saluée par la presse algérienne https://mondafrique.com/politique/la-demission-du-president-bouteflika-saluee-par-la-presse-algerienne/ https://mondafrique.com/politique/la-demission-du-president-bouteflika-saluee-par-la-presse-algerienne/#comments Wed, 03 Apr 2019 06:39:06 +0000 https://mondafrique.com/?p=27940 El Moudjahid PUBLICITÉ   L’Expression Le Soir Le Temps El Biled El Khabar PUBLICITÉ   Liberté Reporters El Watan

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Algérie, la trahison du chef de la garde présidentielle https://mondafrique.com/confidentiels/algerie-la-trahison-du-chef-de-la-garde-presidentielle/ https://mondafrique.com/confidentiels/algerie-la-trahison-du-chef-de-la-garde-presidentielle/#comments Tue, 02 Apr 2019 21:57:17 +0000 https://mondafrique.com/?p=27924 Le dernier rempart du clan présidentiel, le général-major Ben Ali Ben Ali, a fini par céder. En effet, le premier responsable de la Garde républicaine, a accepté finalement le deal proposé par Ahmed Gaïd Salah, le chef d’Etat-Major de l’ANP. Naguère de redoutables adversaires, Gaïd Salah et Benali Benali ont enterré la hache de guerre […]

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Le dernier rempart du clan présidentiel, le général-major Ben Ali Ben Ali, a fini par céder. En effet, le premier responsable de la Garde républicaine, a accepté finalement le deal proposé par Ahmed Gaïd Salah, le chef d’Etat-Major de l’ANP.

Naguère de redoutables adversaires, Gaïd Salah et Benali Benali ont enterré la hache de guerre au nom de « l’intérêt général » et la « nécessité de préserver l’unité nationale » en cette période très compliquée de l’histoire de l’Algérie. Les deux généraux, les seuls qui détiennent le grade de général de corps d’armée, ont conclu un accord à l’amiable qui permet à l’Algérie de tourner la page Abdelaziz Bouteflika pour jeter les bases d’une nouvelle feuille de route.

Le général-major Benali Benali a préféré ainsi mettre fin à son alliance avec Saïd Bouteflika en partant assister à la réunion organisée ce mardi 2 avril au siège de l’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, avec les Commandants de Forces, les Commandants des Régions Militaires, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale et les Chefs des deux Départements de l’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire. Une réunion au cours de laquelle l’institution militaire a décidé à l’unanimité de ne plus laisser le pouvoir entre « les mains de la Présidence de la République ». En perdant ainsi son dernier allié, Saïd Bouteflika a échoué à conserver le pouvoir et son influence au plus sommet de l’Etat du pays.

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Algérie, l’ombre du général Toufik sur la transition démocratique https://mondafrique.com/politique/algerie-lombre-du-general-toufik-sur-la-transition-democratique/ https://mondafrique.com/politique/algerie-lombre-du-general-toufik-sur-la-transition-democratique/#comments Sun, 31 Mar 2019 07:03:14 +0000 https://mondafrique.com/?p=27812 Face au rapprochement qui se dessine entre le clan Bouteflika et l'ancien patron du DRS (services algériens), le général Toufik, le chef d'état major, Gaïd Salah, qui se veut le pivot de la transition démocratique algérienne, tape du poing sur la table.

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Face au rapprochement qui se dessine entre le clan Bouteflika et l’ancien patron du DRS (services algériens), le général Toufik, le chef d’état major, Gaïd Salah, qui se veut le pivot de la transition démocratique algérienne, tape du poing sur la table.

Les couteaux sont sortis à Alger, notamment au sein de l’institution militaire, la colonne vertébrale du régime qui est plus divisée que jamais. Dans un communiqué incroyablement brutal publié le 30 mars par le ministère de la Défense, le chef d’état major, Gaïd Salah, s’étonne qu’une réunion aie pu être tenue par « des individus connus, dont l’identité sera dévoilée en temps opportun », en vue de mener « une campagne médiatique » virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l’ANP (Armée algérienne).

Gaïd Salah qui s’était prononcé en faveur de la déposition du président Bouteflika, via l’article 102 de la Constitution, dénonce dans son communiqué ceux qui s’orienteraient vers d’autres sorties de crise.

Le général Toufik à la manoeuvre

Seul souci, de nombreux manifestants qui sont descendus dans la rue le vendredi 28 mars se sont prononcés contre la solution légaliste, via l’article 102 de la constitution, défendue par le patron de l’armée. « On appelle le 102, ont-ils clamé, et le peuple algérien ne répond plus ». Le scénario qui verrait le président du Conseil de la Nation, proche de Bouteflika, assurer un intérim court débouchant rapidement sur des présidentielles ne semble pas avoir les faveurs des mobilisations populaires. « Le dégagisme » fait recette!

Les proches du général Gaïd Salah voient la main des proches de l’ancien DRS (services algériens) dans cette offensive de la rue contre les propositions du chef de l’armée. Une certitude, le général Toufik qui à la tète des services fut le véritable maitre de l’Algérie pendant vingt cinq ans, oeuvre activement pour déstabiliser le patron de l’armée qui obtenait sa tète en 2015, date de sa démission forcée. Tout annonce un choc frontal violent entre les deux principaux clans de l’institution militaire.

Discrets conciliabules!

Selon les sources du siteAlgérie Part, proche de la Présidence algérienne, une importante réunion a en effet été organisée ce samedi 30 mars à Hydra dans la domicile personnel du général Toufik, entre ce derneir et Liamine Zeroual, l’ancien Président de la République élu en 1995 au coeur de la décennie noire.

Les deux hommes auraient parlé, d’après Algérie Part, de l’urgence à trouver des solutions à la situation actuelle qui paralyse le pays. Le général Toufik aurait fait des propositions concrètes à Zeroual pour qu’il conduise la période de transition. Les généraux Toufik et Zeroual ont abordé enfin le rôle que doit jouer le haut commandement militaire dans cette future transition que l’Algérie va connaître après le 28 avril, date à laquelle le mandat présidentiel de Bouteflika arrive à son terme.

Au terme de ces échanges, le général Zeroual, d’un caractère entier et ombrageux, aurait finalement renoncé à jouer un rôle devant le refus de son interlocuteur d’accepter ses propositions.

Deux réunions pour le prix d’une !

Une autre réunion, tenue le même jour, a regroupé, toujours d’après Algérie Part, une dizaine de personnalités politiques très influentes en Algérie autour là encore de Liamine Zeroual. Au cours de ces conciliabules, une feuille de route a été proposée pour contrer la proposition de sortie de crise que propose aux Algériens Ahmed Gaïd Salah.

Parmi les participants, se trouvaient Ahmed Benbitour, l’ancien Premier ministre, l’ex commandant de l’Armée de Libération Nationale Lakhdar Bouregaâ, un représentant officiel dépêchée par la Présidence de la République ainsi qu’un proche du général Toufik, l’ex-patron influent du DRS.

Tous aux abris !

La façon dont les proches du clan Bouteflika relaient sur les réseaux sociaux les réunions animées par les hommes du DRS semble prouver que le général Toufik reste, à leurs yeux, l’ultime bouée de sauvetage. Illeur faut en effet sauvegarder l’essentiel de leurs intérêts dans une Algérie pré révolutionnaire et éviter des mises en cause judiciaires pour des fortunes indument constituées..

L’arrestation, ce vendredi 31 mars, d’Ali Haddad, l’ancien patron des patrons et un des oligarques les plus proches de Saïd Bouteflika, qui tentait de fuir l’Algérie via la Tunisie, a en effet semé une certaine panique dansle camp présidentiel.

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Algérie, Ahmed Ouyahia interdit de quitter le territoire https://mondafrique.com/confidentiels/algerie-ahmed-ouyahia-interdit-de-quitter-le-territoire/ https://mondafrique.com/confidentiels/algerie-ahmed-ouyahia-interdit-de-quitter-le-territoire/#comments Thu, 28 Mar 2019 09:01:10 +0000 https://mondafrique.com/?p=27646 Le vendredi 22 mars, l'ex-premier ministre Ahmed Ouyahia qui s'est présenté au port d'Alger avec une Mercedes pour se rendre à Alicante, a été refoulé.

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Le vendredi 22 mars, l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia qui s’est présenté au port d’Alger avec une Mercedes pour se rendre à Alicante, a été refoulé.

Ahmed Ouyahia venait de se remettre  de ses émotions, qui le conduisirent, après son limogeage comme Premier ministre, à l’hôpital militaire de Aïn Naadja, où il dut subir quelques examens. Après les formalités de passage au guichet du contrôle douanier, l’ancien Premier ministre a été empêché d’embarquer par des hommes en civil qui n’appartiennent à aucun des services ayant des bureaux aux ports et aéroports et qui lui ont signifié l’interdiction de quitter le territoire.

Ahmed Ouyahia, la plume de Bouteflika?

Il semblerait que cette interdiction soit liée aux révélations accusant Ouyahia d’avoir été le rédacteur des lettres attribuées à Bouteflika. Ce qui pourrait justifier une inculpation pour usurpation d’identité.

Certains se demandent si le contenu de la Mercedes a pu justifier également cette interdiction de quitter le territoire, après la rumeur persistante concernant la vente à 50 milliards de centimes de sa villa d’Hydra, acquise au dinar symbolique.

Si Ouyahia préférait s’embarquer pour l’Espagne plutôt que pour la France (où il compte bon nombre d' »amis »), c’est parce que la péninsule ibérique est devenue le lieu de prédilection en matière de placements immobiliers pour l’ancien Etat-DRS (services algériens) et sa mouvance.

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Algérie, la tentative ratée d’éviction de Gaïd Salah https://mondafrique.com/politique/algerie-la-tentative-ratee-delimination-de-gaid-salah/ https://mondafrique.com/politique/algerie-la-tentative-ratee-delimination-de-gaid-salah/#comments Tue, 27 Nov 2018 10:27:49 +0000 https://mondafrique.com/?p=24194 Après l’échec d’une ultime négociation, la semaine dernière, entre la Présidence algérienne et les militaires, une rumeur a été lancée, le samedi 24 novembre, sur le renvoi imminent du chef d’état major, Gaïd Salah, par le président Bouteflika. Il faut suivre à la loupe la situation intérieure algérienne qui se durcit d’heure en heure. Ce […]

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Après l’échec d’une ultime négociation, la semaine dernière, entre la Présidence algérienne et les militaires, une rumeur a été lancée, le samedi 24 novembre, sur le renvoi imminent du chef d’état major, Gaïd Salah, par le président Bouteflika.

Il faut suivre à la loupe la situation intérieure algérienne qui se durcit d’heure en heure. Ce qui n’est pas simple, compte tenu du silence assourdissant des médias à Alger. Pas un mot ou presque dans la presse sur la guerre qui fait rage entre les principaux clans au pouvoir.

D’un coté, la Présidence où règne désormais le vice roi et frère du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika, est l’alliée des oligarques qu’elle a toujours favorisés outrageusement. De l’autre coté, le général et chef de l’état major, Gaïd Salah, est parvenu, ces derniers mois, à nommer des fidèles comme chefs de région, patrons de la gendarmerie ou responsables du renseignement militaire.

L’impossible compromis

Le samedi 24 novembre, un blogueur algérien du nom d’Alsaid Bensedira annonce que le président Bouteflika a décidé de renvoyer « dans les heures à venir » Gaïd Salah. Ce propagandiste qui fut très lié à l’ancien DRS (services algériens), avant de rallier le RND, le mouvement créé par l’actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia, est aujourd’hui basé à Londres et généralement fort bien renseigné par ses anciens amis. Sauf que, cette fois, le bougre est allé un peu vite en besogne.

La réalité telle qu’elle est décrite à « Mondafrique » par des sources fiables à Paris et à Alger, est bien différente. Dans la matinée de samedi 24 novembre, le frère du Président, accompagné du Premier ministre, a fait savoir à Gaïd Salah que le chef de l’Etat souhaitait son départ. Durant la semaine qui a précédé cette rencontre,  les deux clans n’ont pas réussi en effet à composer. La Présidence a proposé des fonctions de ministre de la Défense et une hypothétique promotion au poste de vice président à Gaïd Salah. Lequel a mis deux conditions à son éventuelle nomination: conserver son titre actuel de chef d’état major, pour ne pas se couper de sa base militaire, et voir le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, écarté du gouvernement.

Aucun compromis n’a pu être trouvé. Ce qui ouvrait la voie, pour sortir de la paralysie institutionnelle, à un possible coup de force, qui fut tenté, samedi dernier, par le clan présidentiel.

Tensions extrêmes

Face à l’oukase de Said Bouteflika et Ahmed Ouyahia, la réaction du chef d’état major fut immédiate. « Je ne démissionnerai que si le Président en personne me le demande ». Et Gaïd Salah de gagner, dans la foulée, le Palais de Zéralda, où réside en permanence un Abdelaziz Bouteflika à bout de forces.

Mais ce jour là, le gradé n’a pas voulu se rendre au chevet du Président en voiture comme il l’a toujours fait. Pas question, selon lui, de prendre le risque d’être bloqué à l’entrée du Palais par la garde présidentielle, dirigée par le général Ben Ali, un des derniers gradés à avoir conservé ses fonctions ces derniers mois et dont il connait l’hostilité à son endroit. Gaïd Salah a donc gagné Zéralda dans un gros hélico de transport de troupe, qui a décollé avec à bord deux cent hommes venus des corps d’élite de l’armée.

Sur place, quelques échanges assez vifs eurent lieu entre les hommes de Gaïd Salah et les patrons de la garde présidentielle, mais heureusement sans des coups de feu qui auraient provoqué un embrasement général. Dans ces conditions qui montrent l’état de tension extrême qui règne à Alger, le chef d’état major a pu rencontrer Abdelaziz Bouteflika. Lequel, dans le grand état de faiblesse qui est le sien, lui a assuré qu’il n’avait jamais donné l’ordre de le renvoyer. Depuis la nomination de Gaïd Salah voici quatorze ans, les deux hommes ont appris à cohabiter loyalement et s’apprécient.

Le jeu ambigu de la France

Ces ultimes rebondissements politiques confirment plusieurs hypothèses, guère réjouissantes, sur la situation algérienne. Une poignée d’hommes, dont Saïd Bouteflika, Ahmed Ouyahia et les principaux oligarques, profitent du vide du pouvoir et de leur proximité physique avec le Président malade pour imposer leurs vues et prêter à un homme épuisé et privé de parole des intentions qui ne sont pas les siennes. Ce qui est politiquement inadmissible, sinon moralement coupable.

Deuxième certitude, la possibilité d’un accord à l’amiable entre les clans qui s’opposent parait de plus en plus improbable. On voit difficilement comment l’élection présidentielle prévue pour avril 2019 pourrait se tenir dans des conditions sereines. Un possible état de transition, type le HCE en 1992 après la destitution de l’ex président Chadli par l’armée, parait une hypothèse pertinente.

Enfin on peut s’interroger sur le rôle de la France dans les luttes actuelles de pouvoir. Une certitude, le général Gaïd Salah qui a généralisé l’usage de l’arabe dans l’armée et préféré acheter des armes à Moscou plutôt qu’à Paris, n’a guère la cote chez les Français. Ce nationaliste ombrageux ne cherche d’ailleurs pas à améliorer son image chez l’ancien colonisateur.

En revanche, Ahmed Ouyahia aurait reçu à Paris, sinon un soutien franc et massif, du moins quelques encouragements, y compris dernièrement lorsqu’il a participé, le 11 novembre, à la cérémonie organisée par Emmanuel Macron pour le centième anniversaire de la fin de la guerre de 1914-18. Le discours que le Premier ministre algérien a prononcé à cette occasion a été considéré chez beaucoup à Alger comme un signe d’allégeance à la France. N’a-t il pas qualifié la révolution algérienne de «guerre» et les martyrs de «morts», des expressions qui heurtent la sensibilité nationaliste  des Algériens?

Le maintien ou l’éviction du chef du gouvernement dans les semaines qui viennent sera un test probant de l’état du rapport de force et sur l’influence du « Hibz França », « le parti de la France », dans l’Algérie d’aujourd’hui.

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Ahmed Ouyahia, le joker de Bouteflika  https://mondafrique.com/politique/ahmed-ouyahia-joker-de-bouteflika/ Sun, 28 Feb 2016 09:48:10 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=5691 L’ancien Premier ministre du Président algérien, Ahmed Ouyahia, nommé simple conseiller au Palais d’El-Mouradia, est devenu, dans l’ombre, un des principaux acteurs de la transition hasardeuse qui se joue en Algérie.   Il occupe le devant de la scène, explique dans des confidences calculées les intrigues du sérail, anime des conférences de presse pour éclairer […]

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L’ancien Premier ministre du Président algérien, Ahmed Ouyahia, nommé simple conseiller au Palais d’El-Mouradia, est devenu, dans l’ombre, un des principaux acteurs de la transition hasardeuse qui se joue en Algérie.  
Il occupe le devant de la scène, explique dans des confidences calculées les intrigues du sérail, anime des conférences de presse pour éclairer les Algériens, à sa façon, sur les principales décisions majeures prises dans leur pays.
C’est lui qui décrypte la restructuration du DRS, le puissant service secret algérien décapité par le président algérien. Lui qui a piloté le très délicat chantier de la révision constitutionnelle. Et lui encore qui a défié l’autorité de Saïd Bouteflika dans le carré intime du Palais d’El-Mouradia.
Au fil du temps, ce simple conseiller à la Présidence, fort de la confiance du Prince, est devenu l’un des piliers incontournables du régime algérien. Et sans lui, il est difficile de donner une chance de survie à ce régime en transition.
Tel un Phoenix 
Cet homme s’appelle Ahmed Ouyahia. Lors du début du quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika en 2014, beaucoup à Alger ont misé sur sa « décapitation ». Le clan présidentiel autour du frère du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika, n’en voulait pas: trop aguerri, trop ambitieux, trop proche du DRS honni, trop lié aux réseaux d’hier. Pourtant l’ancien chef du gouvernement de Bouteflika, trop vite enterré, a pris son envol cette dernière année. C’est que Si Ahmed, comme l’appellent ses proches, a le cuir épais.
Un des innombrables « accords » passés ces dernières années par Bouteflika avec le général Toufik a fait d’Ahmed Ouyahia un conseiller de la Présidence, une sorte de caution du DRS auprès du chef de l’Etat. Une fois parvenu dans ce sérail miné, Ahmed Ouyahia est traité froidement par les autres conseillers de la Présidence, avec à leur tête un certain Saïd Bouteflika. Mais Si Ahmed tient la dragée haute à ses adversaires et concurrents.
Au nom de l’équilibre des pouvoirs
Avec l’aide des réseaux du DRS, qui ont parfois survécu au départ de leur chef, le redouté général Toufik, Ouyahia fait le ménage. Sur ses conseils pressants, Bouteflika met à la retraite plusieurs conseillers très influents. Ainsi le très actif Mohamed M’guedem, qui sévissait déja à la Présidence sous Chadli où il surveillait de près les journalistes étrangers, est poussé vers la sortie. De même, le puissant Mohamed Rougab est démissionné de ses fonctions.
Ahmed Ouyahia a compris que Bouteflika ne veut pas de divorce brutal avec son frère ennemi du DRS, le général Toufik. Le modeste conseiller qu’il est apparemment va occuper le créneau. Il va jouer ensuite les intermédiaires entre le Général Toufik et Abdelaziz Bouteflika, ne serait ce que pour sceller une fois pour toute la restructuration du DRS.
Deuxième étape de sa reconquête, Si Ahmed tente de marginaliser le FLN d’Amar Saâdani, qui a fait allégeance au général Gaït Salah, le puissant chef d’Etat Major qui a imposé son autorité au sein de l’institution militaire
Jeux de sérail.  
Il faut à Ahmed Ouyahia casser l’influence de Saadani pour couper les ailes de Gait Salah qui se verrait bien comme le sauveur de l’Algérie, à l’instar du maréchal Sissi en Egypte.
Et notre homme de l’ombre réussira à empêcher la mainmise du FLN sur la vie parlementaire algérienne.
Ahmed Ouyahia jouera aussi un rôle important dans l’affaire Isaad Rerbrab. C’est lui qui a plaidé la cause de l’homme d’affaires en le défendant contre les manoeuvres déstabilisatrices. Car il faut bien rassurer les chancelleries occidentales, notamment les Français, qui ont applaudi, ces dernières années, aux investissements que Rebrab a fait en Europe.
Le Si Ahmed de 2016 rappelle étrangement le Larbi Belkheïr des débuts des années 2000. Avec ses manières de cardinal, ce Mazarin algérien manie l’art du compromis pour permettre au régime de survivre le plus longtemps possible.

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Alger, du rififi au sein du FLN https://mondafrique.com/politique/alger-rififi-sein-fln/ Sun, 21 Feb 2016 08:09:23 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=5579 A Alger, rien ne va plus entre Amar Saâdani, le patron du FLN, le principal parti algérien et plusieurs de ses lieutenants. Le courant notamment ne passe plus avec Mohamed Djemaï, le président du groupe parlementaire. Amar Saâdani avait promis à ce dernier de faire partie du nouveau gouvernement que toute l’Algérie attendait depuis l’adoption […]

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A Alger, rien ne va plus entre Amar Saâdani, le patron du FLN, le principal parti algérien et plusieurs de ses lieutenants. Le courant notamment ne passe plus avec Mohamed Djemaï, le président du groupe parlementaire. Amar Saâdani avait promis à ce dernier de faire partie du nouveau gouvernement que toute l’Algérie attendait depuis l’adoption de la Nouvelle constitution par les deux chambres du Parlement.
Depuis l’élection présidentielle d’avril 2014, Mohamed Djemaï  s’est mis entièrement au service du clan présidentiel comme de nombreux acteurs politiques algériens. Mais après tant d’efforts, il s’attendait à un retour sur investissement.
La course aux postes
Le sieur Djemaï, originaire de la wilaya de Tébessa, à l’est du pays tout près de la frontière algérienne, a même mobilisé des sommes colossales pour satisfaire les projets de son clan. Réputé pour être l’un des propriétaires du groupe Starlight, un opérateur économique spécialisé dans l’électroménager, Djemaï a dépensé sans compter dans l’espoir d’être récompensé un jour par un portefeuille ministériel.
A la veille de l’adoption de la nouvelle constitution, Amar Saâdani a promis à son lieutenant le plus fidèle le poste de ministre des Sports et de la jeunesse. Mohamed Djemaï en rèvait.
Mais ce rêve ne se réalisera pas car au Palais d’EL-Mouradia, la Présidence Algérienne, le « provincial » Djemaï n’est pas apprécié. Cet homme de main issu des milieux de la contrebande est même méprisé par les proches de Bouteflika. Un Djemaï ministre ? Non, jamais.
Bouteflika sur la défensive
Le couperet est tombé lorsqu »une source autorisée » à la Présidence Algérienne apporte un cinglant démenti à toutes les spéculations : la démission de l’actuel gouvernement « n’est pas à l’ordre du jour ». Contre toute attente, Bouteflika bloque le remaniement ministériel et refuse de signer la feuille de route que les différents clans voulaient lui proposer.
Les Bouteflika se méfient de ces nouveaux noms qu’on voulait leur imposer.
Coup dur et camouflet pour Amar Saâdani qui ne doit pas perdre la face. Est ce qu’il ne paierait pas sa trop grande proximité avec le géénral Gaït Salah, l’homme dort aujourd’hui de l’institution militaire qui peut être tenté, un jour, d’abattre ses propres cartes sans se soumettre aux décisions du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika?

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Bouteflika veut envoyer en prison de nombreux officiers du DRS  https://mondafrique.com/politique/bouteflika-veut-envoyer-prison-de-nombreux-officiers-drs/ Sat, 30 Jan 2016 11:31:32 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=5160 En Algérie, les anciens officiers du DRS mis à la retraite ne sont pas au bout de leurs peines. Après la condamnation du général Hassan, l’ex-patron de la direction chargée de la lutte anti-terroriste au sein du DRS, à cinq années de prison, la justice militaire, qui a été réorganisée par le général Gaïd Salah, […]

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En Algérie, les anciens officiers du DRS mis à la retraite ne sont pas au bout de leurs peines. Après la condamnation du général Hassan, l’ex-patron de la direction chargée de la lutte anti-terroriste au sein du DRS, à cinq années de prison, la justice militaire, qui a été réorganisée par le général Gaïd Salah, chef d’Etat Major, lance plusieurs enquètes contre des hauts gradés qui n’occupent, désormais, plus aucune fonction au sein des services de renseignement algériens.
Des trésors immobiliers
Dans le collimateur de la présidence algérienne se trouve notamment le colonel Ahmed Lahlouh, alias Sofiane, a-t-on appris de plusieurs sources. Anciennement responsable de la caserne d’Antar, l’une des bases stratégiques du DRS à Alger, et responsable de la sécurité des ports et aéroports au cours des années 2000, le colonel Ahmed Lahlouh fait aujourd’hui l’objet d’une enquête concernant plusieurs affaires d’emprisonnement arbitraire de cadres de l’Etat.
Mis à la retraite en 2011,le bon colonel serait à la tête d’une véritable fortune: trois villas à Alger, une autre à Biskra, une enfin à Batna, à l’est du pays, sans oublier des appartements à Paris en France ainsi que des biens immobiliers à Londres en Angleterre. Ahmed Lahlouh a acquis récemment une belle demeure en Espagne à Marbella en Espagne pour une modique somme qui dépasse les 2 millions d’euros.
Chakib Khelil blanchi?
Abdelaziz Bouteflika veut faire payer le prix fort aux anciens officiers du DRS soupçonnés de manoeuvres politiques. Au delà, le chef de l’Etat veut à tout prix prouver à l’opinion publique algérienne que son grand ami Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie aujourd’hui en fuite, et d’autres hauts cadres accusés de corruption par des enquêtes du DRS, ont été, en réalité, victime d’une cabale politique. Il fallait, prétendent ces proches du chef de l’Etat, affaiblir la Présidence dans son bras de fer avec l’institution du DRS. La réhabilitation de Chakib Khelil serait pourtant un tour de force quand on connait les charges retenues contre lui et ses amis par les justices algérienne et italienne.
Lutte finale
Le général Tartag, le nouveau patron des services algériens, qui viennent de se restructurer pour donner naissance à une nouvelle agence centrale dénommée la DSS, aurait fini par donner son feu vert à la justice militaire pour qu’elle lui transmette toutes les informations nécessaires. Pour l’heure, à Alger, très peu d’information filtrent sur ces dossiers de justice qui sont encore cachés dans les tiroirs. Les proches d’Abdelaziz Bouteflika préfère faire passer la nouvelle constitution avant de traîner devant les très secrets tribunaux militaires les « ripoux » du DRS pour nettoyer, prétendent-ils, les écuries d’Augias.

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Avec la nouvelle constitution, l’immobilisme est définitivement en marche en Algérie https://mondafrique.com/libre-opinion/4737-2/ Thu, 07 Jan 2016 16:23:59 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=4737 Le cercle présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika n’exprime nullement en public sa déception pour ne pas reconnaître une cuisante défaite. La nouvelle constitution dévoilée la semaine dernière par Ahmed Ouyahia, conseiller de la présidence algérienne, ne correspond guère aux promesses faites par le chef de l’Etat algérien. Quatre ans de travail, de conciliabule et de négociations pour […]

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Le cercle présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika n’exprime nullement en public sa déception pour ne pas reconnaître une cuisante défaite. La nouvelle constitution dévoilée la semaine dernière par Ahmed Ouyahia, conseiller de la présidence algérienne, ne correspond guère aux promesses faites par le chef de l’Etat algérien.

Quatre ans de travail, de conciliabule et de négociations pour aboutir à une nouvelle constitution retouchée légèrement. Dans l’entourage du Président, on impute « cette reculade » à « un contexte politique hostile ». A les entendre, « le cercle présidentiel ne peut plus opérer de grands virages en Algérie sans opérer d’importantes concessions ».

Luttes intestines
Le chef du FLN, l’ancien parti unique resté le premier mouvement au Parlement,, Amar Saâdani fait semblant d’afficher sa satisfaction. Ce qui est normal, vu qu’il a été nommé pour jouer les godillots. Mais, en son for intérieur, ce fidèle serviteur du pouvoir actuel sait très bien que son lobbying a été saboté par les manoeuvres d’un Ahmed Ouyahia au meilleur de sa forme.
Alors que tout le monde le donnait pour mort, l’ancien chef du gouvernement, qui fut le chouchou de plusieurs anciens généraux du DRS mis à la retraite par Bouteflika, a réussi l’improbable : imposer le statu quo à la révision constitutionnelle voulu et désirée depuis longtemps par un Président qui voulait mettre fin à l’absolutisme des militaires en Algérie.
Soutenu par de nombreux officiers à la retraite ou pas, mais toujours influents, Ouyahia a réussi à convaincre Bouteflika de ne pas permettre à une majorité parlementaire de choisir le futur Premier ministre. Et pourtant, c’était l’une des réformes phares voulues par les partisans de Bouteflika, notamment au sein du FLN. Amar Saâdani espérait ainsi contourner le « pouvoir parallèle » des entourages en imposant la désignation du Premier ministre par l’appareil de son parti.
Au grand dam de ses partisans, Bouteflika sera contraint d’abandonner cette option qui aurait pu, tout de même, déverrouiller politiquement l’Algérie en permettant au parlement d’avoir un véritable poids démocratique. Ahmed Ouyahia et son clan savent très bien qu’une telle option signifierait la fin des partis comme le sien, le RND, soutenus par l’appareil militaire.
Le DRS toujours vivant 
En dépit du soutien d’Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat Major et didèle du Président, Abdelaziz Bouteflika et son entourage n’ont pas réussi à constitutionnaliser le rôle de l’armée et des services secrets, le puissant DRS. Toujours aucun contrôle parlementaire n’est exercé sur les dépenses budgétaires de l’institution militaire.
Abdelaziz Bouteflika, très affaibli par de longs mois de maladie et un contexte économique catastrophique, ne pouvait se permettre d’ouvrir un nouveau front avec les militaires.

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