Ali Bongo - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/ali-bongo/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Mon, 17 Jun 2024 17:12:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg Ali Bongo - Mondafrique https://mondafrique.com/tag/ali-bongo/ 32 32 Gabon, Brice Oligui Nguema affiche ses ambitions https://mondafrique.com/politique/gabon-brice-oligui-nguema-affiche-ses-ambitions/ Mon, 08 Jan 2024 10:25:51 +0000 https://mondafrique.com/?p=102593 Nouvelle capitale, compagnie aérienne, armée, vision politique… Brice Oligui Nguema dévoile de plus en plus ses ambitions pour le  Gabon.  Brice Oligui Nguema est un homme ambitieux et ne le cache pas. Il nourrit des ambitions pour le Gabon et les affiche. Il veut comme – il est  répété à l’envi – que le Gabon connaisse « un essor vers la félicité » comme cela est […]

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Nouvelle capitale, compagnie aérienne, armée, vision politique… Brice Oligui Nguema dévoile de plus en plus ses ambitions pour le  Gabon. 

Brice Oligui Nguema est un homme ambitieux et ne le cache pas. Il nourrit des ambitions pour le Gabon et les affiche. Il veut comme – il est  répété à l’envi – que le Gabon connaisse « un essor vers la félicité » comme cela est mentionné dans son hymne national : La Concorde. Dans son premier discours à la nation Brice Oligui Nguema a déclaré « Mon ambition est de faire du Gabon un pays modèle dans tous les sens du terme et dans tous les domaines possibles ». Intéressons nous à certains aspects de cette ambition du nouvel homme fort du Gabon.

Un nouvel aéroport

Dans son premier discours à la nation, Le Chef de l’Etat gabonais a annoncé la construction d’un nouvel aéroport dans la périphérie de la capitale Libreville. Ce projet qui date du temps d’Omar Bongo puis qui avait été remis au goût du jour par son successeur Ali Bongo, n’avait jamais vu le jour malgré les fonds investis. Brice Oligui Nguema en a fait un des symboles de sa politique et veut en faire le fleuron et le symbole de sa politique en matière de transport qui inclut le développement des voies et des infrastructures.

Nouvelle compagnie aérienne

Mais Brice Oligui Nguema veut aussi que son pays possède à nouveau une compagnie aérienne comme ce fut le cas après la sortie du Gabon d’Air Afrique où Air Gabon avait été créée avec une flotte d’avions neufs et de pointe, dont un Boeing 747. Mal gérée et siphonnée, la compagnie nationale gabonaise avait fini par faire faillite. Remplacée par une autre compagnie, privée cette fois-ci, cette dernière n’avait pas fait long feu non plus.

« L’envol que nous voulons pour notre pays nous commande la création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale » a déclaré à ce propos Brice Oligui Nguema lors de son premier discours à la nation du 31 décembre 2023.

Une armée puissante

Pour son armée, Brice Oligui Nguema nourrit aussi de grandes ambitions. Dans le budget 2024, le budget des militaires a été augmenté. Brice Oligui Nguema souhaite « une montée en puissance des Forces de Défense et de Sécurité ». Il veut une armée forte, capable de faire face à toute éventualité. Une armée « Opérationnelle et Républicaine » en somme comme le prônait dans les années 2000 un certainAli Bongo !

Mais Brice Oligui Nguema contrairement à son prédécesseur a déjà montré ses qualités de réformateur au sein de la Garde Républicaine où il a indéniablement amélioré les conditions de vie et de travail des éléments de cette garde qui avait été pourtant créée pour empêcher les coups d’Etat. 

« C’est moi le seul chef »

Peu après le coup d’Etat, Brice Oligui Nguema avait déclaré qu’il n’y avait plus ni majorité ni opposition au Gabon. Sa politique d’ouverture a permis de faire travailler ensemble des opposants, des activistes et des fervents partisans d’Ali Bongo qui ont retourné leur veste avec une rapidité rarement vue. Les ambitions politiques de Brice Oligui Nguema sont claires : être le leader derrière qui tous les Gabonais doivent rassembler «Aujourd’hui, c’est moi le leader (…) les champions nationaux, c’est nous, c’est le CTRI. Je suis votre illustre guerrier, Akoma Mba [nom du plus grand personnage de la mythologie du peuple Fang dont Oligui Nguema par son père fait partie]. C’est moi le seul chef. Parce que tout pouvoir vient de Dieu (…) je ne vous demande qu’une chose, c’est d’être derrière moi » A déclaré Brice Oligui Nguema à Oyem la capitale du Woleu Ntem, la province septentrionale du Gabon, le 21 décembre 2023.

« Libreville 2 »

Mais le vaisseau-amiral des projets de Brice Oligui Nguema est sans doute la construction d’une nouvelle capitale « en harmonie avec l’ordre des architectes gabonais, nous avons envisagé la construction de la ville éblouissante et fière qui respectera les normes environnementales, et sera digne des plus grandes capitales modernes » a déclaré le Chef de l’Etat du Gabon. Cette ville, dont l’emplacement ni le budget ne sont pas encore rendus publics, sera, si elle voit le jour, sans conteste la mère des réalisations de Brice Oligui Nguema qui la veut selon certaines indiscrétions à l’image du « Grand Gabon, qu’il veut construire ».

Selon le chronogramme officiel susceptible de modifications, une élection présidentielle devrait se tenir en août 2025 au Gabon. Cette élection présidentielle que l’on promet « libre et transparente » devra remettre le pouvoir aux civils.

Reste à savoir si entretemps Brice Oligui Nguema ne sera pas devenu un civil lui-même…

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Mondafrique avait prévu le putsch militaire de Brice Oligui Nguema.  https://mondafrique.com/limage-du-jour/gabon-quand-mondafrique-pressentait-larrivee-au-pouvoir-de-brice-oligui-nguema/ Tue, 26 Dec 2023 23:37:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=102043 Le 14 novembre 2022, Mondafrique publiait un portrait de Brice Oligui Nguema alors commandant en chef de la Garde Républicaine du Gabon, la garde prétorienne d’Ali Bongo fondée par Léon M’ba le premier président du Gabon et développée par Omar Bongo qui en a fait un véritable instrument de conservation du pouvoir. Mondafrique republie cet […]

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Le 14 novembre 2022, Mondafrique publiait un portrait de Brice Oligui Nguema alors commandant en chef de la Garde Républicaine du Gabon, la garde prétorienne d’Ali Bongo fondée par Léon M’ba le premier président du Gabon et développée par Omar Bongo qui en a fait un véritable instrument de conservation du pouvoir.

Mondafrique republie cet article intitulé à sa parution  : Le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, la nouvelle pièce-maîtresse du pouvoir gabonais. Un article qui est le premier portrait de l’homme qui a fini par renverser Ali Bongo le 30 août 2023 et qui a pour auteur Jocksy Andrew Ondo-Louemba. 

Installé à la tête de la Garde Républicaine du Gabon – la puissante garde prétorienne du régime – en avril 2020, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema fait partie désormais des personnalités incontournables du Gabon. Mondafrique propose un portrait de cet officier gabonais aussi puissant que secret.

Au Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema est un homme puissant, très puissant. Actuel commandant en chef de la Garde Républicaine – la garde prétorienne d’Ali Bongo, chef de l’exécutif gabonais – depuis deux ans, il a su s’imposer comme la clé de voûte de l’appareil sécuritaire du régime et plus encore.

Aide de camp d’Omar Bongo

Fils d’un Officier Général gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema est né le 3 mars 1975 à Ngouoni dans le Haut Ogooué au Gabon et choisit lui aussi le métier des armes très tôt en intégrant l’actuelle Garde Républicaine du Gabon. Formé à l’académie royale militaire de Meknès (où il est admis en 1997) au Maroc et ayant suivi le stage d’aguerrissement commando du Centre d’entraînement commando en forêt équatoriale du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema est vite remarqué par la hiérarchie militaire de la garde prétorienne et devient l’un des aides de camp d’Omar Bongo et le restera jusqu’à sa disparition en juin 2009.

Maître-espion

À l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema est d’abord nommé à la tête du Groupement d’intervention parachutiste de la Garde Républicaine (GIP) avant d’être envoyé en diplomatie en 2014 où il restera pendant près de 5 ans. Ainsi, il est attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Maroc puis au Sénégal et selon certaines sources, il le vit comme un exil.

Un an après l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) d’Ali Bongo survenu à Ryad en Arabie Saoudite en octobre 2018, le colonel Brice Clotaire Oligui Nguema est rappelé au Gabon où il remplace un autre colonel – Frédéric Bongo – à la tête du service de renseignement de la Garde Républicaine : la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS).

À la tête de la « G.R. »

 

Portrait de Brice Oligui Nguema alors commandant en chef de la Garde Républicaine du Gabon (G.R.).

Six mois après, Brice Clotaire Oligui Nguema est encore promu, mais cette fois-ci à la tête de la Garde Républicaine où il remplace le général Grégoire Kouna. À la tête de la « G.R. », il impulse des réformes en vue de la rendre plus efficace dans sa mission fondamentale : le maintien du régime.

Pour cela, il renforce le dispositif de protection d’Ali Bongo, mais sa réforme la plus marquante est sans doute le développement de la Section des Interventions Spéciales (S.I.S – une unité spéciale placée sous l’autorité directe d’Ali Bongo, ndlr.) qu’il fait passer d’une trentaine à plus de 300 éléments (avec près de 100 tireurs de précision !), qu’il dote d’équipements de pointe et dont il compose même le chant ! Un chant qui dit entre autres : « Je défendrais mon président avec honneur et fidélité », tout un programme !

Des propriétés d’un million de dollars !

Mais Brice Clotaire Oligui Nguema est aussi dans les « affaires ». Ainsi, il dispose de plusieurs propriétés aux États Unis d’Amérique d’une valeur de plus d’un million de dollars selon une enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) de 2020. En 2018, par exemple, il a acheté – en cash ! – une propriété à Silver Spring dans le Maryland à 447. 000 dollars !

Acte d’achat d’une des propriétés de Brice Oligui Nguema aux Etats Unis.

Protecteur du régime Bongo?

À un an des élections présidentielles au Gabon dont le vrai enjeu est la préparation de « l’après Ali Bongo », Brice Clotaire Oligui Nguema a donc la charge de maintenir le pouvoir d’Ali Bongo « quoi qu’il en coûte » et prend son rôle très au sérieux.

Mais cet officier qui, contrairement à ses prédécesseurs, soigne de plus en plus son image dans les médias tout en clamant sa « fidélité au président de la République » restera-t-il fidèle ou sera-t-il tenté d’aller plus loin ?

Lui qui ne se trouve qu’à un pas du pouvoir suprême…

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La transition démocratique au Gabon n’est pas pour demain https://mondafrique.com/libre-opinion/la-transition-democratique-au-gabon-nest-pas-pour-demain/ Tue, 27 Jun 2023 10:01:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=92397 Depuis plusieurs jours une  rumeur persistante – relayée par les médias gabonais – parle d’une rencontre à Paris entre Ali Bongo et Jean Ping prévue prochainement.  Mondafrique décrypte.       Les journaux gabonais l’ont évoqué, certaines personnalités politiques aussi sous couvert. Il aura très certainement (ou probablement c’est selon) une rencontre à Paris  entre […]

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Depuis plusieurs jours une  rumeur persistante – relayée par les médias gabonais – parle d’une rencontre à Paris entre Ali Bongo et Jean Ping prévue prochainement.  Mondafrique décrypte.
 
 
 
Les journaux gabonais l’ont évoqué, certaines personnalités politiques aussi sous couvert. Il aura très certainement (ou probablement c’est selon) une rencontre à Paris  entre Jean Ping, ancien Président de la Commission de l’Union Africaine qui réclame toujours avoir remporté l’élection présidentielle d’août 2016 au Gabon, et Ali Bongo, bien installé sur le fauteuil de président de la République gabonaise.
 
 
Les accords de Paris
 
Cette rencontre annoncée mais non confirmée ni par Jean Ping ni par le camp présidentiel du Gabon sonne comme un air de déjà vu. 
En effet, Paris a été plusieurs fois le lieu de règlement de conflits politiques au Gabon. Ce  fut le cas en 1994 lorsque la classe politique gabonaise accepta de dialoguer avec Omar Bongo qui venait de passer en force lors des élections présidentielles de 1993. De cette grande concertation naquit les « accords de paris » qui permit des « reformettes », une distribution de strapontins mais qui n’empêcheront pas Omar Bongo de rester président jusqu’à la fin de sa vie en 2009.
 
La rencontre Ali Bongo- Pierre Mamboundou à Paris 
 
C’est à Paris aussi en septembre 2010 qu’Ali Bongo qui venait d’arriver au pouvoir sur fond de répression sanglante en août 2009 scella son entente  avec Pierre Mamboundou opposant historique qu’il appelait affectueusement « tonton ».
L’accord politique qui avait prévu un partage effectif du pouvoir entre Ali Bongo et son « oncle »  n’aboutit pas.  Et Pierre Mamboundou n’a jamais obtenu le partage de pouvoir qui lui avait été promis bien qu’il avait apporté son soutien politique à un Ali Bongo qui selon les chiffres officiels n’avait pas obtenu la majorité des voix des électeurs gabonais…
 
Cession du pouvoir à Jean Ping ? 
 
Selon plusieurs personnes pour le moins proches de Jean Ping, la rencontre prévue entre Ali Bongo et Jean Ping ne débouchera pas par un partage du pouvoir, mais par une transition politique au Gabon ! Autrement dit la rencontre Ping-Bongo devra déboucher sur la prise de pouvoir par Jean Ping pour une période transitoire d’au moins 24 mois! 
 
Quid de l’armée 
 
Si les jours proches nous diront si la rencontre entre Ali Bongo et Jean Ping a effectivement eu lieu à Paris, la transmission du pouvoir à Jean Ping est pour le moins très improbable. 
Si au niveau du Parti Démocratique Gabonais (PDG –   au pouvoir depuis 1968 dont Jean Ping a été un des cadres) on pourrait s’accomoder d’un tel projet, pas sûr qu’au niveau de l’armée notamment de la très « dévouée » Garde Républicaine forte de plus de 2500 hommes, on valide une telle chose.
Bien qu’ignorée dans les analyses sur le Gabon, la Garde Républicaine est le pilier de ce pouvoir. Elle est  acquise à Ali Bongo « le patron » et au système dynastique en place au Gabon. Elle tient le pouvoir, le détient et  pas sûr qu’elle veuille le céder alors qu’Ali Bongo est en vie et que tout désigne son héritier.
 
« La garde meurt mais ne se rend pas » 
 
Un des chants de cette armée dit « Je défendrai mon président au péril de ma vie ».  Pas sûr que lorsqu’ils le chantent, les soldats  de la Garde Républicaine « qui meurt mais ne se rend pas » pensent à obéir un jour  à …Jean Ping dont ils ont attaqué le siège et massacré les partisans le 31 août 2016.
 
Il y a de quoi, en effet, avoir quelques doutes…
 
 
 
 
 
 
 
 

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La France ne veut pas armer la « Garde Républicaine » d’Ali Bongo https://mondafrique.com/confidentiels/la-france-ne-veut-pas-armer-la-garde-republicaine-dali-bongo/ https://mondafrique.com/confidentiels/la-france-ne-veut-pas-armer-la-garde-republicaine-dali-bongo/#comments Thu, 13 Oct 2022 07:25:20 +0000 https://mondafrique.com/?p=78543 Le quai d’Orsay s’est opposé à la livraison d’armes destinée à la Garde Républicaine du Gabon par peur que ces armes ne servent dans la répression qui pourrait avoir lieu après l’élection présidentielle prévue en Août 2023 au Gabon. Mondafrique s’intéresse à cette garde prétorienne africaine qui a depuis longtemps du sang sur les mains.   La Garde Républicaine (G.R.) du […]

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Le quai d’Orsay s’est opposé à la livraison d’armes destinée à la Garde Républicaine du Gabon par peur que ces armes ne servent dans la répression qui pourrait avoir lieu après l’élection présidentielle prévue en Août 2023 au Gabon. Mondafrique s’intéresse à cette garde prétorienne africaine qui a depuis longtemps du sang sur les mains.

 

La Garde Républicaine (G.R.) du Gabon qui fait office de protectrice farouche d’Ali Bongo et de son régime n’a pas été créée par lui, ni par son père Omar Bongo qui a régné sans partage sur le Gabon pendant 42 ans mais par Léon Mba, le premier président du Gabon à la suite du coup d’Etat qui l’avait renversé brièvement le 18 février 1964.

Aux heures les plus difficiles du régime Bongo, la Garde présidentielle, « la G.P. », a montré qu’elle est bien le cerbère du pouvoir d’Omar Bongo. En 1990, elle se déploie dans la capitale pour mater les contestations très fortes qui manqueront de renverser le régime d’Omar Bongo. C’est elle qui débarque au domicile du président de l’Assemblée nationale de l’époque qui devra se réfugier dans une ambassade en 1990. En 1993 et 1994, elle contribue – par la violence et l’assassinat – à maintenir le régime d’Omar Bongo très contesté….

Avions, blindés, renseignements …

Disposant de plusieurs bases dans la province de l’Estuaire où se trouve la capitale Libreville, mais aussi dans le haut Ogooué, la Garde Républicaine du Gabon est une armée entièrement à part et à part entière. Depuis longtemps, elle dispose de blindés, d’avions, d’hélicoptères, mais aussi d’un redoutable service de renseignements (La Direction Générale des Services spéciaux), d’un puissant système d’écoutes et de surveillance électronique le SILAM créé au début des années 80…

« Vous n’avez pas honte d’avoir voté pour un Chinois ? »

Après l’élection frauduleuse d’août 2016, c’est la Garde Républicaine (qui a changé de nom en 1994, mais qui est restée la même) qui donne l’assaut du quartier général de Jean Ping dans un climat de répression généralisée. Cette nuit-là, La G.R. est sans pitié. Elle tue, et torture sans ménagements au cours d’une nuit d’horreur tout en reprochant aux partisans de Jean Ping d’avoir choisi l’ancien beau-frère d’Ali Bongo, « Le patron » comme ils l’appellent : « vous n’avez pas honte d’avoir voté pour un Chinois? ».

Mais des agents de la garde Républicaine torturent aussi et dans l’enceinte même du palais présidentiel du Gabon ! Un journaliste gabonais un peu trop critique sur un membre de la famille présidentielle y a été sévèrement battu et plus récemment, le Lieutenant Kelly Ondo Obiang qui avait tenté de renverser le régime le 7 janvier 2019 y a été torturé : « J’ai été conduit à la présidence de la République. Le directeur des services de renseignement (Direction générale des Services Spéciaux qui était Fréderic Bongo, ndlr) et ses gars m’ont conduit après dans une pièce isolée. J’étais attaché et torturé pendant plus d’une heure ».

« La garde meurt, mais ne se rend pas»

Le 17 août 2022, lors de la fête nationale du Gabon, la garde républicaine étale encore sa puissance.  Elle dispose désormais d’une force spéciale de plus de 300 hommes nommée Section des Interventions Spéciales (SIS) qui est une nouvelle unité d’élite à la disposition d’Ali Bongo et dont les éléments promettent : « Je défendrai mon président avec bravoure au péril de ma vie » et ajoutent « La garde meurt, mais ne se rend pas, nous défendons le président » (sic). Dépassant de loin en équipement l’armée régulière gabonaise (qui est elle-même acquise au régime !), la Garde Républicaine du Gabon s’est aussi dotée d’unités de combat en milieu forestier mais surtout – et fait très étrange – d’une unité anti-émeute sans doute au cas où des Gabonais trop excités seraient tenté de s’emparer du palais présidentiel…

Ayant exprimé sa volonté d’être « président à vie » du Gabon et de voir « son fils chéri » Noureddine Bongo lui succéder, Ali Bongo compte bien sur « sa Garde » pour concrétiser son projet. 

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Frédéric Bongo, le come back d’un prince banni https://mondafrique.com/politique/frederic-bongo-le-come-back-dun-prince-banni/ https://mondafrique.com/politique/frederic-bongo-le-come-back-dun-prince-banni/#comments Sat, 26 Jun 2021 07:34:10 +0000 https://mondafrique.com/?p=52641  L’annonce de son retour à Libreville a semé une peur panique au cœur du pouvoir gabonais qui pensait l’avoir définitivement écarté en l’envoyant dans les limbes d’une ambassade en Afrique du Sud. Mais qui est Frédéric Bongo et pourquoi fait-il peur ? Portrait d’un « Prince Africain » sur le retour.   Frédéric Bongo est […]

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 L’annonce de son retour à Libreville a semé une peur panique au cœur du pouvoir gabonais qui pensait l’avoir définitivement écarté en l’envoyant dans les limbes d’une ambassade en Afrique du Sud. Mais qui est Frédéric Bongo et pourquoi fait-il peur ? Portrait d’un « Prince Africain » sur le retour.

 

Frédéric Bongo est né à Paris dans le 16ème arrondissement parisien le 26 août 1979. Son père est le président de la République du Gabon Omar Bongo et sa mère est Jacqueline Coq de nationalité française, originaire des Antilles françaises. Frédéric Bongo suit une scolarité normale à Paris. Adepte des sports de combat, féru de football, Frédéric Bongo est un fervent supporter du Paris Saint Germain dont il ne manque aucun match. Après une maîtrise de sociologie, il intègre sur concours en tant que français l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr Coëtquidan où il est très bien noté, à sa sortie il choisit de devenir gendarme et pour parfaire sa formation il intègre le 1er groupement d’instruction de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale Française à Melun. Mais il ne fait pas carrière dans la gendarmerie française, son père Omar Bongo envoie Ali Bongo son frère aîné et ministre de la Défense du Gabon assister à sa remise de diplôme et le chercher.

Carrière fulgurante

Au Gabon, Frédéric Bongo intègre la Gendarmerie plus précisément la Direction Générale des Recherches qui est à la fois un bureau d’investigations et une agence de renseignements placée sous l’autorité directe du Président du Gabon, son père. Officier de terrain, il enquête et prend part aux interventions. Dans un pays où les forces de l’ordre sont d’une très grande brutalité et où les interrogatoires sont souvent très violents, il finit par lui aussi s’adonner aux mêmes pratiques que ses collègues.

A 27 ans, il est nommé à la tête de la Direction générale des Recherches, peu après il se rapproche un peu plus de son père en intègre la Garde Républicaine du Gabon. Content de son fils, Omar Bongo le nomme à la tête du plus puissant service de renseignement du Gabon : La Direction générale des services spéciaux (DGSS- Garde Républicaine).  A ce poste il a directement la charge de la protection de son père et travaille en tandem avec son frère Ali Bongo inamovible au ministère de la Défense.

Ali Bongo, en pleine possession de ses moyens avant l’accident cérébral dont il a été victime

L’allié d’Ali Bongo

Après la mort de son père en juin 2009 en Espagne, Frédéric Bongo veille sur la sécurité de son frère, de sa famille et du clan Bongo. Pendant les élections présidentielles anticipées de 2009, il fait feu de tout bois pour que son frère Ali Bongo accède au fauteuil présidentiel. Après l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo, il est confirmé par son frère à son poste et continue de veiller sur lui. Pièce maîtresse du pouvoir de son frère, comme de son père jadis, Frédéric Bongo finit peu à peu par passer de l’ombre à la lumière tant par sa réputation que par ses méthodes brutales. Au Gabon il est haï et il est craint.

Guerre de clans

Lorsqu’en octobre 2018 Ali Bongo est victime d’un accident vasculaire cérébral, Le Lieutenant-Colonel Frédéric Bongo prend les choses en main. Il verrouille l’information et le pays, débarque à Ryad et organise la convalescence de son frère au Maroc s’opposant ainsi à l’épouse d’Ali Bongo qui avait souhaité que ce soit à Londres. Il s’oppose également à Brice Laccruche Alihanga, le très puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo, à qui il interdit même de quitter le territoire. Au Maroc, il s’occupe de tout, au Gabon il surveille tout.

Après la tentative de coup d’Etat du 07 janvier 2019 du Lieutenant Kelly Ondo Obiang officier de la Garde Républicaine, Frédéric Bongo voit son étoile pâlir mais il résiste. Frédéric Bongo échappe à la première purge qui voit la mise à l’écart par Sylvia Bongo de 18 collaborateurs très proches d’Ali Bongo dont son garde du corps le plus ancien, le Coréen Park Sang Chul dit Monsieur Park. S’imposant de plus en plus comme la régente du Gabon, Sylvia Bongo réussit quand même à lui interdire l’accès à la résidence privée d’Ali Bongo. Ses adversaires le présentent soit comme l’artisan de la tentative du coup d’Etat qui a voulu renverser son frère, soit comme un incompétent n’ayant pas pu l’empêcher.

En avril 2019, il supervise le retour de son frère et lors de la grande parade militaire célébrant l’indépendance du Gabon, Frédéric Bongo, athlétique, impeccable dans son uniforme rouge et noir bardé de décorations, est assis à deux pas d’Ali Bongo, son frère dont il reste le premier garde du corps.

Le bannissement

Pourtant le 15 Octobre 2019, une décision est lue lors du communiqué final du conseil des ministres Présidé par Ali Bongo Ondimba en personne : « Ministère des affaires étrangères- Ambassade du Gabon en Afrique du Sud – Attaché militaire : Lieutenant-Colonel : Frédéric bongo Ondimba ». Selon une source bien introduite : « Seul Ali pouvait débarquer Frédéric, d’abord parce que c’est son grand frère, ensuite parce que c’est le seul qui pouvait éviter que Frédéric et ses éléments tentent quelque chose, n’oubliez pas que l’armée obéit à Ali ! Mais je pense qu’il n’a jamais pensé que son frère puisse le démettre de ses fonctions vu tout ce qu’il a fait pour lui ».

Frédéric Bongo  accepte le poste. Mais très vite, il finit par obtenir un stage de perfectionnement en France où il se trouve actuellement.

 Curieusement, l’annonce de son retour au Gabon a plongé le pouvoir gabonais dans la crainte.

Un retour redouté

Mais pourquoi l’annonce de son retour provoque-t-il ce branle-bas de combat au Palais Rénovation, la Présidence au Gabon ? Ancien patron du plus puissant service de renseignement du Gabon, Frédéric Bongo a été une pièce maîtresse du pouvoir gabonais tant sous son père que sous son frère. Possédant forcément des dossiers, l’idée de le voir revenir à Libreville n’enchante pas le pouvoir qui ressemble de plus en plus avec un Ali Bongo diminué à une régence qui ne dit pas son nom.

Apprécié par ses hommes, il est resté populaire au sein des militaires notamment dans la gendarmerie où il a laissé le souvenir d’un chef qui n’hésite pas – arme au poing – à monter au feu avec ses hommes et dans la Garde Républicaine où il a laissé le souvenir d’un officier compétent et très efficace.

Fils bien aimé d’Omar Bongo, désigné par lui comme « protecteur du royaume », il a montré au « clan Bongo » qu’il pouvait loyalement veiller sur son père et sur son frère ; et au Gabon, pays bantou, cela compte énormément.

Si personne ne peut prévoir ce qui arrivera au Gabon dans les prochains mois, on peut affirmer sans grand risque de se tromper que Frédéric Bongo aura un rôle à jouer, reste à savoir lequel…

Frédéric Bongo (volet 2), le bannissement du chaouch

Frederic Bongo (volet 1), la grandeur d’un tortionnaire

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Gabon, les coulisses du coup d’état raté https://mondafrique.com/politique/gabon-les-coulisses-du-coup-detat-rate/ Fri, 01 Nov 2019 10:10:45 +0000 https://mondafrique.com/?p=32903 Le 7 Janvier 2019, le Lieutenant Kelly Ondo Obiang à la tête d’un petit commando lance un appel à l’insurrection sur les ondes de la Radiodiffusion publique du Gabon. Un an plus tard, Mondafrique revient ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Lundi 07 Janvier 2019, le Gabon se réveille avec la gueule de bois. […]

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Le 7 Janvier 2019, le Lieutenant Kelly Ondo Obiang à la tête d’un petit commando lance un appel à l’insurrection sur les ondes de la Radiodiffusion publique du Gabon. Un an plus tard, Mondafrique revient ce qui s’est réellement passé ce jour-là.

Lundi 07 Janvier 2019, le Gabon se réveille avec la gueule de bois. Des militaires de la Garde Républicaine – La garde prétorienne du régime – ont pris d’assaut la « Maison Georges Rawiri » le complexe qui abrite la radio et la Télévision et annoncent par la voix de leur chef de 24 ans le Lieutenant de la Garde Républicaine (et commandant adjoint de la Garde d’Honneur) Kelly Ondo Obiang « L’instauration d’un conseil national de la restauration » pour « sauver la démocratie en péril ». Ces militaires appartiennent au « Mouvement patriotique des jeunes des Forces de défense et de sécurité du Gabon » et par la voix de leur leader demandent aux militaires « De se procurer par tous les moyens une arme et des munitions », « de prendre le contrôle de toutes les casernes » et de tous les endroits stratégiques du pays et aux civils en particulier aux jeunes de « prendre le contrôle de rue ». Le fait n’est pas inédit mais la dernière fois que les militaires étaient passés à la radio pour annoncer un changement de régime, c’était le 18 Février 1964 et rare sont les gabonais qui s’en souviennent.

Un commando de 4 hommes…

Contrairement aux chiffres annoncés, le commando du lieutenant Kelly Ondo Obiang n’était composé au départ que de 4 hommes en plus de lui-même :  des adjudants Dimitri-Wilfried Nze Mekom, Estimé Bidima et du Sergent Etienne Nze tous de la Garde Républicaine.

Ce sont ces hommes qui vont à 4h du matin neutraliser sans effusion de sang les gendarmes responsables de la sécurité de la télévision et prendre le contrôle de la Radio.

Ne trouvant aucun technicien sur place et ne sachant pas utiliser le matériel de la radio, Le lieutenant Kelly Ondo Obiang et ses hommes devront attendre l’arrivée des techniciens à 5h15 et pouvoir diffuser leur message à 5h30. A 6 heures, Kelly Ondo Obiang – entre-temps rejoint par l’adjudant de gendarmerie Simon Pierre Ekong – ordonne à ses hommes de prendre position. Deux restent avec lui et deux (L’adjudant Simon Pierre Ekong et le Sergent Etienne Nze Cekirge) prennent position sur le toit. L’ancien élève du Prytanée militaire de Libreville sait sa position intenable mais il espère que les militaires répondront à son appel. Il pense alors que l’enjeu est de tenir la position comme un signe d’engagement et aussi de ralliement. Mais il se trompe, aucun militaire ne le suivra.

La réaction des loyalistes

Dès 5h du matin, les autorités militaires du Gabon sont au courant de l’action du Lieutenant Kelly Ondo Obiang et de ses hommes, dans une réunion d’état-major elles décident d’un plan qu’elles soumettent aux autorités civiles. Participant à cette réunion de crise et particulièrement affecté par cette action menée par des éléments de la garde républicaine ayant à leur tête un ancien enfant de troupe d’un établissement fondé par Ali Bongo lui-même, le Lieutenant-Colonel Frédéric Bongo décide de prendre part activement à l’assaut qui est décidé.

A 6h30 des blindés du Groupement Blindé d’Intervention quittent leur base à proximité de l’aéroport et prennent position autour du Centre de Radiodiffusion et de télévision du Gabon. Ils sont accompagnés des éléments de la gendarmerie du Gabon, de la police et de la garde républicaine notamment de l’Unité d’intervention avec dans ses rangs le Directeur Général des Services Spéciaux en personne. Dès leur arrivée, les blindées appuyés par des hélicoptères de la Garde Républicaine ouvrent le feu et tentent de déloger le commando positionné au tour de l’édifice par des tirs à l’arme lourde en direction du bâtiment, sans tentative de négociation, sans aucune sommation et malgré la présence du personnel civil à l’intérieur de l’édifice, en toute violation des règles d’intervention en cas de trouble et de proportionnalité dans l’usage de la force armée.

Les insurgés n’ayant en leur possession que des armes individuelles de type AK 47 et M14 répliquent et espèrent toujours recevoir un appui de leurs frères d’armes et de la population. Mais aucun militaire ne rejoint les insurgés et si des civils essaient d’ériger des barricades, celles-ci sont très vites détruites et la foule dispersée sans ménagement.

L’assaut final

A 9h30, l’assaut est donné. Appuyé par les tirs d’hélicoptères et des blindés, le Colonel Frédéric Bongo à la tête de l’unité d’intervention de la Garde Républicaine pénètre dans le bâtiment, suivie par le GIGN et des éléments de la BAC du Gabon. A l’intérieur, le lieutenant Kelly Ondo Obiang ordonne le repli vers la salle de réunion qui se trouve au cœur du bâtiment. Deux membres du commando y conduisent les gendarmes de la garde et le personnel de la radio.

L’unité d’intervention de la GR ayant investi le bâtiment, ne tarde pas à trouver la salle de réunion dans laquelle est regroupé deux membres du commando, l’ensemble des journalistes, et de 5 des six gendarmes présents. Tous sont sommés de sortir de la salle, les mains en l’air, ce qu’ils firent tous.

Les hommes en noir cagoulés de l’unité d’intervention de la GR tentent alors d’isoler les 2 membres du commando Putschiste présents afin de les exécuter. Ces derniers sont sommés de s’agenouiller les mains sur la tête, des armes pointées sur eux dans leur dos, ces derniers n’ont la vie sauve que grâce à l’intervention d’un colonel expatrié de la Garde Républicaine qui leur donne ordonne : « Ne faites pas cette bêtise, baissez vos armes, il y a des journalistes gabonais qui ont assisté à leur interpellation ».

Le Sergent Etienne Nze Cekirge de la garde républicaine et l’Adjudant Simon Pierre Ekong de la Gendarmerie gabonaise ont moins de chance, rejoints par des éléments de l’unité d’intervention de la Garde Républicaine du Gabon, ils sont exécutés sommairement. 

La traque du lieutenant

Après l’assaut, le Lieutenant Kelly Ondo Obiang, chef de du commando des insurgés est toujours introuvable. L’unité d’intervention de la GR, fouille minutieusement le bâtiment à la recherche du chef du commando, en vain.

Aux environs de 10h les deux membres du commando et certains journalistes sont conduit à la Direction Générale des Services Spéciaux dans l’enceinte du Palais présidentiel pour y subir des interrogatoires.

En réalité le Lieutenant Kelly Ondo Obiang n’a pas quitté l’enceinte du bâtiment, il se trouve à côté du transformateur dans l’enceinte de la « Maison Geeorges Rawiri ». De sa position, il observe observait tous les faits et gestes de ceux qui sont à sa recherche. Il possède toujours son fusil d’assaut de type M16 et de plusieurs chargeurs pleins mais n’en fait pas usage. Selon un agent de la GIGN « Kelly aurait pu abattre plusieurs membres de toutes les unités et semer la panique et même endommager l’hélicoptère volant à basse attitude au-dessus de sa tête ».

La Reddition du Lieutenant Kelly Ondo Obiang

Vers 12h, Le lieutenant Kelly Ondo Obiang décide de se dévoiler à un agent isolé de la Police afin d’assumer les conséquences ses actes.  Il est aussitôt mis aux arrêts et conduit à la Direction Générale des Contres Ingérences et de la Sécurité Militaire « Le B2 ».  Alors qu’on le présente à la télévision en compagnie de ce qu’il reste de ses hommes pour prouver qu’il n’est pas un mythe et qu’il est bien aux arrêts, le lieutenant Kelly Ondo Obiang officier brillant à la carrière prometteuse mais soldat perdu a étrangement le regard d’un homme libre…

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Le chèque en blanc de Le Drian à Ali Bongo https://mondafrique.com/confidentiels/le-cheque-en-blanc-de-le-drian-a-ali-bongo/ Mon, 01 Apr 2019 16:26:45 +0000 https://mondafrique.com/?p=27871 Interrogé le 20 mars dernier sur la situation au Gabon par un député d'En Marche, Bruno Fuchs, le ministre des Affaires Etrangères a dressé un portrait idyllique du régime gabionais et de son préisdent Ali Bongo

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Interrogé le 20 mars dernier sur la situation au Gabon par un député d’En Marche, Bruno Fuchs, le ministre des Affaires Etrangères a dressé un portrait idyllique du régime gabionais et de son préisdent Ali Bongo

« Depuis l’accident de santé du président Ali Bongo qui est en convalescence à Rabat, il s’est rendu 2 fois à Libreville. Il a pu recevoir la prestation de serment du nouveau gouvernement. Il a pu présider un conseil des ministres, son premier depuis 4 mois. Nous constatons que  les institutions fonctionnent, dans le respect de la Constitution, et c’est là l’essentiel. Le gouvernement gouverne, la nouvelle Assemblée nationale issue des législatives a été installée. Et, nous voulons travailler avec le nouveau gouvernement de M. Békalé, pour approfondir nos relations qui sont déjà excellentes, et un colloque d’affaire franco-gabonais organisé par Business France va d’ailleurs se tenir au Sénat le 29 mars, et ce sera l’occasion de relancer le dialogue économique. Donc, le président Bongo a été victime d’un AVC, il se remet au Maroc, et on peut espérer qu’il pourra reprendre ses activités normalement. Il a été élu, l’assemblée nationale a été élue, il y a un gouvernement, les institutions fonctionnent, la réalité est celle-là. »

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Gabon : magistrate de haut vol au service du clan Bongo https://mondafrique.com/politique/gabon-magistrate-de-haut-vol-service-clan-bongo/ Tue, 04 Apr 2017 11:16:27 +0000 http://mondafrique.com/?p=10844 Marie Madeleine Mborantsuo est sans doute la femme la plus puissante du Gabon. Magistrate de formation, docteur en Droit public de l’Université d’Aix, passée par la Sorbonne, cette dame qui fut autrefois également une reine de beauté (Elle fut Miss Franceville, Capitale du Haut Ogooué) et une maitresse attitrée d’Omar Bongo (avec qui elle a […]

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Marie Madeleine Mborantsuo est sans doute la femme la plus puissante du Gabon. Magistrate de formation, docteur en Droit public de l’Université d’Aix, passée par la Sorbonne, cette dame qui fut autrefois également une reine de beauté (Elle fut Miss Franceville, Capitale du Haut Ogooué) et une maitresse attitrée d’Omar Bongo (avec qui elle a deux enfants) trône au poste de présidente de la cour constitutionnelle depuis sa création en 1991 il y a 26 ans.

Juge « ad libitum »

En tant que présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, c’est à sa juridiction – la plus haute du pays – qu’il revient notamment de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles au Gabon. Ce qu’elle a assuré avec ses pairs en 1993 en validant les « 51% » dont avait besoin Omar Bongo pour se maintenir au pouvoir. En 1998, la tâche fut moins ardue en dépit de quelques contestations. Mais ce n’est qu’en 2005 que celle qui trônait déjà depuis 14 ans à la tête de la cour Constitutionnelle est sévèrement remise en cause.

Selon l’article 89 de la constitution Gabonaise en vigueur en 2005, la présidente de la cour constitutionnelle est nommée par le Président de la République pour sept ans renouvelables une fois (en tout la cour compte neuf membres dont 3 sont nommés par le président de la République, 3 par le président du Sénat et 3 par le président de l’assemblée nationale qui sont tous du parti au pouvoir). Sauf qu’en Décembre 2005 et Janvier 2006, lors du contentieux électoral, la Cour constitutionnelle était dirigée Marie Madeleine Mborantsuo qui, en théorie, n’avait plus le droit d’occuper ce poste à l’issue de ses deux mandats précédents.

Cette ineptie avait d’ailleurs été décriée à l’époque par Pierre Mamboundou, président du parti d’opposition de l’Union du Peuple Gabonais (U.P.G.) qui avait récusé Marie Madeleine Mborantsuo en lui déniant le droit de juger et en demandant à la cour de sursoir à statuer. Sans résultat. La présidente de la Cour avait pris acte de ses propos et déclaré Omar Bongo vainqueur.

En 2009, suite à la mort d’Omar Bongo à Barcelone en Espagne, c’est encore la présidente de la Cour Constitutionnelle dont le mandat était fini depuis quatre ans qui va organiser l’intérim. Quelques semaines plus tard, elle valide l’élection d’Ali Bongo tout en balayant d’un revers de la main la demande formulée par les requérants de l’opposition de confronter les procès verbaux. Le nouveau président se fera un devoir de « régulariser » la situation de l’inamovible présidente en faisant sauter le verrou de la limitation des mandats. Désormais la présidente est nommée pour sept ans renouvelables ad libitum.

« Les affaires sont les affaires »

Si la loi interdit les magistrats gabonais de « faire des  affaires », la pratique est tout autre. La présidente de la cour Constitutionnelle possède (entre autres) un Lycée ultramoderne dans la périphérie de Libreville dénommé Berthe et Jean où l’Etat gabonais scolarise des enfants.

La présidente de la Cour est aussi agent immobilier. Pendant la reconstruction du siège de la Cour Constitutionnelle, celle-dernière s’est installée provisoirement dans un immeuble appartenant à la présidente de la cour en personne situé dans le quartier très huppé de la sablière. Outre les travaux d’aménagement de son immeuble effectué par l’Etat Gabonais pour accueillir provisoirement la cour, celle-ci recevait un loyer de près de 300 millions de Fracs CFA par mois soit près de 500.000 euros !

L’enquête de TracFin, révèle en réalité ce que tout le Gabon politique sait : Marie Madeleine Mborontsuo, magistrate pilier du régime Bongo, possède un patrimoine dont l’étendue défie l’imagination et dont acquisition s’est faite au mépris des lois du Gabon qu’elle est censée pourtant protéger. Quant à ceux qui pensent qu’elle va démissionner, suite à cette « affaire visant à la salir et à salir l’honneur du Gabon » : il n’est pas interdit de rêver.

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Jean Ping brave Ali Bongo dans son fief du haut Ogooué https://mondafrique.com/politique/gabon-jean-ping-brave-ali-bongo-fief-haut-ogooue/ Tue, 29 Mar 2016 10:38:43 +0000 http://www.mondafrique.com/?p=6192 Candidat à la présidence, Jean Ping a achevé une tournée au coeur du sanctuaire du clan Bongo.  Un opposant en campagne électorale, voici une image à priori banale. Pourtant dans le Gabon d’aujourd’hui et pour peu que nous nous trouvions au coeur du fief du clan Bongo, une telle vision est bel et bien inimaginable. […]

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Candidat à la présidence, Jean Ping a achevé une tournée au coeur du sanctuaire du clan Bongo. 

Un opposant en campagne électorale, voici une image à priori banale. Pourtant dans le Gabon d’aujourd’hui et pour peu que nous nous trouvions au coeur du fief du clan Bongo, une telle vision est bel et bien inimaginable. Président de la commission de l’Union Africaine, qui a succédé à l’Organisation pour l’Unité Africaine, l’opposant Jean Ping a bien tenu un meeting, le 23 mars dernier, à Bongoville, la ville natale de feu Omar Bongo, le propre père de l’actuel Président Ali Bongo. Une première ! Jusqu’à présent, le « village natal » du grand Bongo, au coeur de la province du Haut Ogooué, avait toujours été strictement interdit à tous les pourfendeurs du régime.

En « terre sainte »

Au Gabon, une logique tribaliste a voulu que la province dont le président Omar Bongo Ondimba était originaire et plus encore l’endroit où il est né soient des terres inviolables. Il y est formellement interdit d’y critiquer sa politique pis encore d’accueillir ceux qui le font et osent s’opposer à lui. Cette logique tribale et complément hors du temps avait entrainé les thuriféraires du pouvoir à s’opposer à la venue d’opposants dans le haut Ogooué, «  la province du président ».

De nombreux hommes politiques n’essayaient même plus d’y mettre les pieds préférant simplement « aller ailleurs ». Progressivement, le Haut Ogooué avait cessé d’être une province à part entière pour devenir une province entièrement à part. D’ailleurs plus personne ne s’étonnait d’y voir « scores à la soviet » (100%) obtenus par Omar puis Ali Bongo lors des élections présidentielles…

Province interdite

Pourtant, plusieurs hommes politiques avaient tenté d’organiser des meetings dans le haut Ogooué. Pierre Mamboudou de l’Union du Peuple Gabonais avait essayé en 2005 de tenir un meeting à Franceville, il s’était fait lapider par des « ultra-tribalistes » et n’avait pas pu le terminer. Quelques jours après, une certaine foule armée de gourdins et de pierres lui avait barré le passage alors qu’il se rendait dans une autre localité l’empêchant ainsi de poursuivre sa tournée dans le Haut Ogooué.

En 2009, André Mba Obame, un ancien proche d’Ali Bongo Ondimba, avait lui aussi tenté d’y tenir des meetings, mais les nombreuses tracasseries avaient fini par avoir raison de sa détermination.

Pour Pierre Mamboundou comme pour André Mba Obame, il était hors de question qu’un meeting politique se tienne dans la ville natale d’Omar Bongo, Bongoville.  Personne n’avait osaé sérieusement s’y aventurer.

Pour les défenseurs de cette dangereuse aberration, la province du Haut Ogooué et la ville natale d’Omar Bongo ne pouvaient accueillir que des inconditionnels chantant des cantiques magnifiant l’œuvre du « grand camarade fondateur du Parti démocratique Gabonais », ou à défaut le « rénovateur du Gabon ».

Le Haut Ogooué, le « G2 » était donc pour toute personne opposée au régime une province interdite et Bongoville, ville natale d’Omar Bongo un « lieu saint » où les empêcheurs de tourner en rond n’étaient pas admis.

Tour de force

Il a donc fallu attendre Jean Ping pour qu’un opposant au régime au pouvoir depuis 1967 puisse s’exprimer dans le haut Ogooué. Mais cela ne s’est pas fait sans embuches, puisque lors de sa première tentative, Jean Ping s’était vu refuser toute chambre d’hôtel pour dormir et toute salle pour tenir son meeting, on lui avait aussi formellement interdit de tenter un meeting sur la voie publique. Malgré tout, Jean Ping avait tenu à s’exprimer à Franceville mais c’est dans une concession privée qu’il avait pu tenir son premier meeting dans le haut Ogooué.

Après une tournée dans le reste du Gabon, Jean Ping annonce à la mi – mars 2016 son retour dans le Haut Ogooué. Jean Ping y est reçu avec ferveur. On lui remet même les clés de la ville de Léconi.

Pour autant, les tracasseries  n’ont pas cessé. L’électricité a été coupée durant ses meetings. Mais il n’en reste pas moins que Jean Ping a pu parler à Bongoville le 23 Mars dernier. A la grande satisfaction de nombreux gabonais heureux de constater le retour  de ce territoire dans le giron républicain.

Certains ont bien tenté de perturber le meeting de Jean Ping à Bongoville; mais la clameur populaire a recouvert leurs vociférations, mettant fin à un interdit qui avait prévalu pendant près de 50 ans.

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