Palestine, les nouvelles balles des snipers israéliens

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L’équipe des chirurgiens de Médecins sans frontières (MSF) de Gaza vient de publier un article sur le changement de nature des blessures constatées chez les Palestiniens, dont un millier ont été blessés hier par balle.
Une chronique de Michel Rami
Les médecins de MSF ont constaté que les blessures provoqués par les tirs israéliens sont beaucoup plus graves et définitivement mutilantes, car elles nécessitent souvent une amputation du membre blessé. Leur description est stéréotypée: orifice de pénétration de la balle de 5 cms environ, tissus arrachés, muscles déchiquetés, et os pulvérisés, excluant toute réparation des fractures. Et surtout, élément caractéristique, l’orifice de sortie est gigantesque dans lequel, expliquent-ils, « on peut mettre un poing fermé ».
L’hypothèse de balles Dum-dum
Tous ces éléments sont absolument caractéristiques des plaies par balles Dum-dum,  inventées par des officiers de l’armée coloniale anglaise en Inde à la fin du 19ème siècle. Elle porte le nom d’une banlieue de Calcutta (Dumdum) où était installée une manufacture d’armes.
Ces officiers trouvaient que les balles en usage ne faisaient pas de blessures assez spectaculaires pour faire peur aux rebelles palestiniens. Cette balle s’obtient en pratiquant une incision cruciforme à la pointe de la balle, de telle manière que lors de son trajet elle s’élargit en étoile, perd de son énergie cinétique, et pénètre la cible en arrachant tout sur son passage. Sa « signature » est l’orifice de sortie, constamment géant.
Cette munition a été interdite par la convention de la Haye, en 1899, pour les guerres entre « pays civilisés », mais toujours autorisée pour les guerres contre les « sauvages ».Les Autrichiens les ont utilisées contre les Serbes pendant la première guerre mondiale. Je sais qu’elle a été plus tard interdite par la convention de Genève, mais j’ignore la date. Elle est restée en usage pendant la première moitié du 20ème siècle, sous différentes versions , dont une Russe.
Depuis, elle est régulièrement utilisée pour la chasse au gros gibier, mais plus officiellement contre l’homme.
Des descriptions cliniques inquiétantes
Il faut signaler une réapparition spectaculaire  en 2014, sous forme d’une balle terrifiante, fabriquée par une firme américaine, présentée comme le « must » de la self defence, la balle R.I.P. (sigle évocateur !), ce qui signifie « Radically Invasive Projectile ». Elle est en vente libre !
La pointe est remplacée par 5 branches de cuivre installée en cercle, et selon le même principe que la balle dumdum, se transforme en étoile sous l’effet du frottement de l’air. D’après le fabricant, les lésions sont en général mortelles et/ou mutilantes, avec force vidéos de démonstration, où on la voit détruire des pastèques, des poulets rôtis et des pavés de « balistic gel ». Tout est visible sur internet, notamment Youtube. Son apparition est trop récente pour avoir fait l’objet de rapports ou de signalements, elle n’est donc pas interdite, mais il s’agit à ma connaissance du premier « test expérimental » grandeur nature, sur des civils.
Bien entendu, il va falloir en ramasser et les confier à des experts, pour  » prouver » mes  suppositions, mais la description clinique est absolument concordante
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Nadia
Invité
Nadia

Ces balles dites « a blanc », utilisees contre les palestiniens, sont des balles comprenant des lames de type « rasoir ». De vraies armes de destruction massive. Ce n’est pas la bombe atomique certes mais elles n’epargnent pas la masse physique qu’elles atteignent. Elles font un carnage. Et seuls « Medecins sans frontiere » les denonce depuis au moins une vingtaine d’annees sans que personne d’autre n’aie leve le petit doigt.