Royaume Uni-Afrique : 16 pays trouvent un accord post-Brexit

Seize pays africains ont signé un nouvel accord commercial avec Londres. Objectif : préserver l'accès au marché britannique à des conditions fiscales avantageuses.

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Entré en vigueur le 1er janvier, l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) a aussi des conséquences sur les pays africains.

 

Cinquante deux pays africains possèdent un accord commercial avec l’UE, au travers duquel ils bénéficient d’un accès privilégié au marché européen. « Ces pays paient moins de droits – voire aucun droit – sur les exportations vers l’UE, ce qui leur donne un accès vital au marché de l’Union et favorise leur croissance », rappelle l’UE. Depuis le 1er janvier, le marché britannique ne leur est plus accessible via ces accords.

Un nouveau partenariat

Londres s’est donc activée en coulisses des négociations européeennes pour proposer un Economic Partnership Agreement (EPA) au continent. Les enjeux : sauvegarder un cadre d’échanges fiscalement avantageux, tel qu’il existe avec l’UE.

Pour l’heure, selon le site du gouvernement britannique, 16 pays africains ont ratifié ce nouvel accord. Des EPA ont été signés avec la Southern Africa Customs Union and Mozambique (Sacum), qui englobe six pays (Botswana, Swaziland, Lesotho, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud) et représente près de 11,9 milliards de livres sterling d’échanges commerciaux.

Le Cameroun, dernier signataire

L’Eastern dans Southern Africa (ESA), dont les échanges atteignent 1,5 milliard de £, a également validé le document (Maurice, Seychelles et Zimbabwe – Madagascar et les Comores n’ayant pas encore officiellement signé).

Enfin, l’Égypte (qui représente 3,5 milliards de livres d’échanges), le Maroc (2,2 milliards de £), le Kenya (1,4 milliard de £), la Tunisie (561 millions de £), la Côte d’Ivoire (398 millions de £) et le Cameroun (200 millions de £) ont ratifié de leur côté.

Le dernier a été signé le 31 décembre avec Yaounde. « L’accord permet aux entreprises de commercer librement comme elles le font actuellement, sans barrières ni tarifs supplémentaires, et fournit une base pour étendre nos relations commerciales à l’avenir », a indiqué le gouvernement britannique.

 

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