Kaouther Adimi publie un nouveau roman « Au vent mauvais »

a romancière algérienne Adimi Kaouther. Photo: D. R.
Après deux premiers romans, Des ballerines de papicha (prix de la Vocation 2011) et Des pierres dans ma poche (2016), Kaouther Adimi connaît un important succès en 2017 avec Nos richesses (prix Renaudot des lycéens), évocation du légendaire libraire et éditeur Edmond Charlot. Son quatrième roman, Les Petits de décembre (prix du Roman Métis des lycéens), a été publié au Seuil en 2019.  Pensionnaire à la Villa Médicis à Rome, Kaouther Adimi y a travaillé sur son dernier roman, Au vent mauvais qui paraît aujourd’hui aux Éditions Le Seuil.
Kaouther Adimi, Au vent mauvais, Pairs, Ed. du Sueil

Leïla, Tarek et Saïd grandissent dans un village de l’est de l’Algérie, au début des années 1920. La première, mariée très jeune contre son gré, décide de se séparer et retourne chez ses parents, avec son fils, dans la réprobation générale. Tarek est un berger timide et discret. Saïd, lui, vient d’une famille plus aisée et poursuit des études à l’étranger. Tous deux sont secrètement amoureux de Leïla.

La Seconde Guerre mondiale envoie les hommes au front, ils se perdent de vue. Saïd devient un homme de lettres. Tarek, rentré au village, épouse Leïla et adopte l’enfant. Trois filles suivront. Bientôt il rejoint la lutte pour l’indépendance, puis participe au grand tournage de La Bataille d’Alger, avant de partir travailler dans une usine, en région parisienne. Par une suite de hasards inattendus, il se retrouve gardien d’une magnifique villa à Rome, temps suspendu dans une trajectoire tourmentée.

Leïla, elle, connaît la vie des femmes rurales de cette époque. Cantonnée dans l’éducation des enfants et les tâches ménagères, elle décide d’apprendre à lire et à écrire. Mais la publication du premier roman de Saïd vient bouleverser la vie du couple. Tarek doit rentrer au plus vite.

À travers les destins croisés de trois personnages, Kaouther Adimi dresse une grande fresque de l’Algérie, sur un siècle ou presque, de la colonisation à la lutte pour l’indépendance, jusqu’à l’été 1992, au moment où le pays bascule dans la guerre civile

Renseignements

Institut du monde arabe
Samedi 17 septembre 2002, 16h30
https://www.imarabe.org/fr/litterature-et-poesie/une-heure-avec-kaouther-adimi-2

La rencontre est animée par Bernard Magnier

Journaliste, Bernard Magnier collabore à diverses revues et radios (RFI, France Culture). Il est également directeur de la collection « Lettres africaines » aux éditions Actes Sud, conseiller littéraire du Tarmac et anime des stages de formation sur les littératures d’Afrique, du Maghreb, de la Caraïbe. Concepteur de diverses manifestations littéraires en France et à l’étranger, il est notamment programmateur du festival Littératures métisses depuis 1999.

La rencontre prend place dans le cycle « Une heure avec… » / Les rencontres littéraires de l’IMA, une heure avec un auteur, en dialogue avec un modérateur, journaliste ou critique littéraire : Paula Jacques, Leïla Kaddour, Bernard Magnier, Francesca Isidori, Sylvie Tanette, Farouk Mardam-Bey…, et les lectures d’un(e) comédien(ne). Le principe de la programmation étant de saisir l’opportunité du passage à Paris d’auteurs, pour leur proposer un lieu et un public où présenter leur actualité littéraire.

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