Les familles des 170 victimes de l’attentat du DC10 d’UTA, en 1989, expliquent, dans un documentaire auto-produit de bonne facture visible sur YouTube, pourquoi elles se sont engagées en tant que parties civiles dans le procès sur le financement libyen contre Nicolas Sarkozy.
En effet, au-delà de la valse des millions au centre des débats devant la cour d’appel de Paris, il faut rappeler que le mobile du pacte de corruption entre le guide libyen et Nicolas Sarkozy était le sort judiciaire d’Abdallah Senoussi, le beau-frère du colonel Kadhafi, condamné par contumace en 1999 par la cour d’assises de Paris pour son rôle dans l’attentat, qu’il avait piloté pour punir la France de sa politique au Tchad voisin.
Le journal d’éternels prisonniers, répondant au titre du livre à succès de l’ancien Président Le journal d’un prisonnier, publié par le groupe Bolloré à la sortie de la Santé de Nicolas Sarkozy, donne la parole à plusieurs proches de passagers et membres d’équipage du vol martyr. Au-delà de la perte de personnes chères, les témoins racontent l’histoire d’un abandon par la France, loin des récits de solidarité nationale autour des autres victimes du terrorisme.
Il faut dire que François Mitterrand, ses ministres et ses services secrets ont longtemps cru que la Libye était étrangère à l’attentat, imputé initialement à des réseaux syriens. C’est le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui a finalement rapporté la preuve contraire, après avoir reconstitué l’épave de l’appareil et le cheminement de la valise piégée, embarquée à Brazzaville. Dans les années qui ont suivi, les victimes ont fait les frais du processus de réconciliation engagé avec Tripoli, jusqu’à l’échange de valises reproché à Nicolas Sarkozy, perçu par les parties civiles comme une véritable trahison.
En attendant que soit réuni le financement du 2e épisode, voici le lien pour visionner le premier (35’51).





























