Nigeria, Shell et Eni accusés de négliger la pollution

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Par l’intermédiaire d’un réseau des décodeurs, une plateforme novatrice et participative dans le domaine de la recherche sur les droits humains, Amnesty International a mobilisé des milliers de sympathisants et de militants pour analyser des données sur les déversements d’hydrocarbures dans le delta du Niger.
Les internautes ont étudié les informations sur le contenu des rapports que Shell et Eni publient à chaque fois que leur personnel va constater un déversement d’hydrocarbures.Ces renseignements ont ensuite été analysés par les chercheurs d’Amnesty International et vérifiés par Accufacts, une entreprise d’expertise indépendante spécialisée dans les oléoducs.
Preuve 1: Shell et Eni ignoraient les signalements
En examinant les éléments accessibles au public, ils ont constaté que Shell et Eni mettaient des semaines à réagir aux signalements de déversements et publiaient des informations erronées sur la cause et la gravité de ces fuites, ce qui pouvait compromettre la possibilité d’une indemnisation pour la population.Shell et Eni affirment faire tout leur possible pour prévenir les déversements d’hydrocarbures mais les recherches des décodeurs laissent à penser qu’il en est autrement. Ceux-ci ont découvert que les deux entreprises ignoraient souvent les signalements de fuites pendant de longs mois ; une fois, Eni a même mis plus d’un an à réagir. Le delta du Niger est l’un des endroits les plus pollués de la planète et le fait que les entreprises responsables fassent encore preuve d’une telle négligence dépasse l’entendement.Preuve 2: Shell et Eni publiaient des informations erronées
Pour couronner le tout, Shell et Eni semblent publier des informations peu fiables sur la cause et l’ampleur des déversements.

Cela fait trop longtemps que la population du delta du Niger paie le prix de l’imprudence de Shell et d’Eni. Grâce aux décodeurs, la perspective d’amener ces entreprises à rendre des comptes se rapproche.

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