Niger, l’armée arbitre souhaité de la Présidentielle

Mohamed Bazoum en campagne au Niger (Photo Cabaneprod)
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L’opposition à l’élection du candidat du pouvoir Mohamed Bazoum, arrivé largement en tête au premier tour, réclame que l’armée soit présente dans les bureaux de vote au deuxième tour du scrutin.

L’opposition nigérienne a réclamé l’annulation du scrutin dans certaines zones et leur reprise sous la surveillance de l’armée « parce que c’est un corps véritablement respectueux de la réserve que lui impose la loi et capable de sécuriser les électeurs et les délégués », a déclaré le porte-parole de la Coalition pour l’Alternance Politique 20/21 mardi lors d’un meeting.

Les recours contre les législatives et le premier tour de la présidentielle doivent être déposés ce mercredi au plus tard.

Dans la même logique. la CAP 20-21 estime que l’armée doit être mobilisée au deuxième tour, le 21 février, pour assurer la transparence et l’honnêteté du scrutin. « Le second tour de l’élection présidentielle devra être transparent et honnête, sans bourrages d’urnes et usage d’armes à feu, sous la surveillance de l’armée ou verra ses résultats rejetés par l’opposition et le peuple. »

Rappelant le Président Mahamadou Issoufou à son serment coranique, l’opposition lui demande de mettre « à disposition l’armée pour la sécurisation des votes dans certaines contrées et assurer la quiétude du vote dans d’autres. »

Selon des témoins, plusieurs tentatives de fraude ont été déjouées et leurs auteurs interpellés, le 27 décembre dernier, après des interventions des électeurs, de la police et de la Garde nationale. Les élections de 2011, remportées par Mahamadou Issoufou après une transition militaire, avaient été accompagnées d’un déploiement systématique des forces de sécurité sur le terrain.

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