L’ancien directeur libanais de la Sûreté générale (SG), Abbas Ibrahim, très proche du mouvement pro iranien, le Hezbollah, est venu à Paris pour transmettre, sans grandes précautions diplomatiques, les menaces d’intervention des milices chiites si les Israéliens entraient dans Gaza, révèle le site libanais « Ici Beyrouth »
Les signes de tension sont en tout cas perceptibles. L’armée libanaise a indiqué dans un communiqué que « l’ennemi israélien a pris pour cible un poste d’observation désert de l’armée libanaise, situé aux abords de la ville de Aalma el-Chaab ». « Ce poste est utilisé de manière intermittente lors de l’exécution de missions et de mesures de sécurité », ajoute l’armée, assurant qu’aucun militaire n’a été blessé.
Plusieurs journalistes déployés au Liban-sud en revanche ont été blessés dans un bombardement israélien à Aalma el-Chaab, a annoncé l’AFP dans une alerte. La chaîne qatarie Al Jazeera évoqué de son côté deux blessés parmi ses journalistes. L’agence de presse Reuters annonce officiellement qu’un de ses journalistes caméraman, Issam Abdallah, a été tué au Liban-Sud. L’agence Reuters précise que deux de ses journalistes ont été blessés : Thaer al-Sudani and Maher Nazeh.
Lors de sa récente visite à Paris et profitant d’une réunion avec des journalistes de l »’Association de la presse étrangère » (APE), le général Abbas Ibrahim, l’ancien patron du contre espionnage libanais, fer de lance de la lutte contre Daech, a donné des indications très inquiétantes sur l’état d’esprit des dirigeants du Hezbollah.
Ce général reconnu, fin tacticien et homme de réseaux, a indiqué à ses interlocuteurs avoir communiqué aux responsables américains un message émanant de l’axe de la « résistance », du nom que ce parti libanais radical aime se parer face à « l’ennemi sioniste ». Le mouvement chiite libanais « ouvrirait tous les fronts si Israël osait entrer par la force dans Gaza et si les États-Unis venaient en aide militaire à l’État hébreu », a indiqué Abbas Ibrahim qui aurait également transmis ce même message aux responsables français du renseignement qu’il connait fort bien.

