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Farah Pahlavi appelle à rompre avec la paix factice des mollahs

Dans un entretien exclusif à i24NEWS, Farah Pahlavi dénonce le double langage du régime iranien, accuse une paix de façade et appelle à une transition fondée sur la souveraineté populaire, les libertés fondamentales, l’unité nationale et une réconciliation sans vengeance.

Dans un entretien exclusif accordé à i24NEWS, l’ancienne impératrice d’Iran, Farah Pahlavi, a fustigé « le double langage du régime iranien », dénoncé une paix de façade et a appelé à une transition fondée sur la liberté, la souveraineté populaire et l’unité nationale.

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Interrogée par Christian Malard, Farah Pahlavi a livré une analyse de la situation iranienne, tout en esquissant une vision d’espoir pour l’avenir du pays. Elle a dénoncé le double discours du régime de Téhéran, accusé d’invoquer la paix pour gagner du temps et masquer ses responsabilités.

Selon Farah Pahlavi, lorsque les dirigeants iraniens affirment que la guerre n’est dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis, ils cherchent avant tout à détourner l’attention. « La véritable menace n’est pas extérieure », souligne-t-elle, rappelant que la violence principale est « exercée contre le peuple iranien lui-même ». Pour l’ancienne impératrice, aucune « paix authentique ne peut exister sans légitimité politique, sans respect des droits fondamentaux et sans la confiance du peuple ».

Évoquant l’avenir, Farah Pahlavi rappelle que son fils, Reza Pahlavi, ne revendique « pas le pouvoir mais le service ». Si une transition devait s’ouvrir, les priorités seraient de « restaurer la souveraineté du peuple iranien, garantir les libertés fondamentales et l’intégrité territoriale de l’Iran et séparer la religion de l’État et reconstruire des institutions sur des bases démocratiques » insiste-t-elle avant d’ajouter que « l’avenir de l’Iran doit être décidé par les iraniens eux-mêmes ».

Quant aux divisions et résistances possibles, elle répond : « Toute transition historique s’accompagne de débats, parfois de divisions. L’essentiel est de rester fidèle à des principes que sont l’unité nationale, le respect mutuel et le rejet d’une vengeance. L’Iran aura besoin de rassemblement, pas de règlements de comptes ».

Concernant l’avenir à court terme, Farah Pahlavi sait que « les épreuves peuvent être douloureuses, les transitions étant rarement simples. Mais à moyen terme, je suis profondément confiante. L’Iran possède une jeunesse éduquée, une culture millénaire et une capacite de résistance extraordinaire ». Elle conclut : « Je crois en un Iran libre, réconcilié avec son histoire, respecté dans le monde et capable d’offrir à ses enfants un avenir sans peur ».