Mosquée de Paris, une gestion calamiteuse du cabinet de Tebboune

Partages

Noureddine Layadi, le chef de cabinet du président algérien Tebboune, vient d’être demis de ses fonctions à la Présidence. Rn cause, la gestion du dossier de la Grande Mosquée de Paris, sujet sensible s’il en est.

Cet ancien ambassadeur en Hollande n’aura pas fini l’hiver à El Mouradia, siège de la Présidence, à cause de plusieurs ratés. Il lui est notamment reproché de s’être laissé manipuler par un réseau qui l’a convaincu de recevoir le recteur intérimaire de la mosquée de Paris qui croyait pouvoir « légaliser » à Alger le putsch du 11 janvier par une simple déclaration à la sortie de la présidence. C’est Layadi , et non Tebboune, qui devait recevoir Hafiz seul, en laissant l’ame damnée de la Mosquée de Paris, l’ancien sergent Louanoughi, faire le pied de grue à l’extérieur.

La vraie fausse audience

La nouvelle communication propagande de la Grande Mosquée de Paris (GMP) fait croire à une audience présidentielle, malgré l’absence totale d’images, même dans le bureau de Layadi. Alors que l’audience dans le bureau du ministre des  » affaires » religieuses avait été filmée, diffusée rediffusée sur les réseaux sociaux.

Il est reproché à Layadi d’avoir convaincu le ministre- conseiller chargé de la Communication à la Présidence, Mohand Saïd Belaid de laisser les deux acolytes désinformer aux médias officiels, l’APS et la chaîne Canal Algérie. On sait maintenant que Hafiz a utilisé les souvenirs de sa rencontre à Paris avec le journaliste Belhimer, promu ministre de la Communication dans le gouvernement Djerrad. Louanoughi avait vainement essayé de faire intervenir Missaid, un ancien chef de cabinet de Sellal nommé à la Présidence par Tebboune, qui l’avait gardé comme collaborateur durant la brève période où il a été premier ministre en 2017.

Prudence toute

 Le ministre des « affaires religieuses » n’est pas prêt à recevoir de nouveau ce qu’on appelle à Alger la mini-Issaba de mosquée de Paris. Car il a été sévèrement rappelé à l’ordre. Son cas a été aggravé par une déclaration de Hafiz qui, avec une touchante humilité ( une fois n’est pas coutume) déclara ne rien connaître à la religion. Que fait-il, en ce cas, à la tête d’une institution religieuse? Qu’a-t-il été faire au ministère de la Religion?La mascarade du 11. 1 marquera les annales de la désinformation plus que l’histoire de l’Islam en France. 

Partages