Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz aux ordres d’Alger

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Le nouveau patron de la Mosquée de Paris, l’avocat Chems-Eddine Hafiz, investi par un coup de force le 11 janvier 2020 comme successeur de l’ancien recteur Dalil Boubakeur, est plus que son prédécesseur sous l’influence des services algériens.

Le nouveau recteur de la Mosquée, Maitre Hafiz, et son fidèle second et directeur général de cette noble institution,, Mohamed Louanougi, un ancien sergent de l’armée algérienne qui appartient aux réseaux occultes et toujours vivaces de l’ex DRS (services algériens) sont certainement, de tous les représentants de l’Islam en France, les moins indépendants qui soient des Etats Etrangers. Ces deux hommes ont été, ces dernières années, dans des relations étroites des patrons des services algériens en France; A savoir le Colonel Ali BEN DAOUD ancien représentant du DRS a Paris de 1999 a 2012 et son successeur le Lieutenant-colonel BOUGHABA dit Ziyade. Lequel est actuellement chargé de mission auprès de la direction de la sécurité extérieure (DGSE) à Alger.

Mais ces deux hommes ont le mérite de servir aux autorités françaises le siscours qu’ils veulent entendre. Ainsi sur l’affaire des caricatures, Maitre Hafisz s’est empressé de dénoncer le boycott contre la France.

La Mosquée de Paris, au coeur de Paris, prétend jouer le rôle d’interlocuteur privilégié des Pouvoirs Publics français, qui s’accommodent fort bien de ce mirage

Les deux dirigeants de la Mosquée de Paris, sont reçus en permanence au ministère français de l’Intérieur et des cultes et cités en exemple

On n’a su que récemment, après l’insistance de l’intéressé à ne révéler qu’une partie de son parcours, que Hafiz avait fait ses premières armes au service juridique d’Air Algérie à Alger.

Ceux qui cherchent depuis l’intronisation de Maitre Hafiz à retracer son parcours ont eu beaucoup de mal à ne pas se contenter son compte twitter. Longtemps ce juriste entrerprenant fut l’avocat de l’ambassade d’Algérie à Paris, de la « Société des Habous » qui gère la mosquée de Paris, de l’Ecole algérienne, du Centre Culturel Algérien, de plusieurs consulats et d’Air Algérie. Un joli portefeuille qui évidemment ne garantit en rien son indépendance face au pouvoir qui l’a nourri.

On n’a su que récemment, après l’insistance de l’intéressé à ne révéler qu’une partie de son parcours, que Hafiz avait fait ses premières armes au service juridique d’Air Algérie à Alger. Il est entré dans ce service, dirigé par Mr Abdelghani BOUTEFLIKA, après des études à la faculté de droit de Ben Aknoun, où, selon les témoignages concordants, il aura été  un étudiant dissipé et peu assidu. Il doit son recrutement surtout à son frère aîné Hassan, qui dirigeait l’escale d’Oran, après celle de Casablanca au Maroc. Au début des années 1990, il a été détaché au bureau d’Air Algérie à Paris, ce fut sa chance

Maitre Hafiz va lorgner longtemps sur la Mosquée de Paris, où son prédécesseur, Dalil Boubakeur, ne l’appréciait guère, mais qu’il va finalement investir début 2020 avec l’appui des autorités algériennes

A Paris, la carrière de Hafiz sera boostée après l’arrivée à l’ambassade, en 1999, d’un colonel du DRS venu de Suisse, Ali-Abdelhamid BEN DAOUED, qui l’aurait connu dans un lycée d’Alger. Il fera son entrée à la Société des habous, sur recommandation du colonel, et contre l’avis de Dalil BOUBAKEUR, qui ne supportait pas ses interventions dans tous les aspects de la vie de la mosquée. Le soutien du colonel avait toute sorte de contreparties. L’avocat sortait du cadre de ses prérogatives pour participer activement à la traque de tous ceux qui participaient aux débats sur le « qui tue qui? » des années 1992-1998.

Ceux qui eurent droit aux cartes de visite de Hafiz quand il venait à Alger, se souviennent d’un cabinet d’avocats dans le huitième arrondissement de Paris, près du parc Monceau. Mais la carte distribuée ces dernières années mentionne un cabinet international ayant des bureaux au Luxembourg, à Hong-Kong, à Singapour et autres paradis fiscaux. Et ce n’est pas pour rien si Hafiz fréquentait souvent la CACI (Chambre algérienne de Commerce et d’industrie) ouverte à Paris par Aït Yala, un proche de plusieurs milliardaires du FCE (Forum des Chefs d’Entreprises, sorte de MEDEF algérien), parmi lesquels Haddad, qui fut sous Bouteflika le patron des patrons algériens avant de finir aujourd’hui en prison. Les Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia faisaient également partie de ses proches. On le vit à la in du rêgne de Bouteflika participer à des émissions de télévision au nom des « comités de soutien à un nouveau mandat du Président « . 

C’est un ancien collaborateur de SELLAL repêché par TEBBOUNE qui l’a reçu mais avec interdiction de prendre des selfies.

C’est en raison de cette proximité avec les principaux membres de la « Issaba » ( la famille Bouteflika au ouvoir) que furent accueillies avec beaucoup de scepticisme les déclarations dans lesquelles Hafiz prétendait avoir été reçu par le président Abdelmadjid TEBBOUNE, dont on connaît la haine de tout ce qui tourne autour de cette « Bande ». On sait maintenant que le successeur de Boubakeur, qu’était dans une recherche éperdue de tout geste pouvant servir à « légaliser » le coup de force du 11 janvier 2020  a bien été reçu à la Présidence, mais pas par le président.

Cet ancien membre du cabinet de SELLAL connaissait surtout Mohaned LOUANOUGI, l’homme à tout faire de la Mosquée,  dont on voit la trace peu glorieuse dans le livre de Mohamed Samraoui, « laChronique des années de sang. » ( Denoël. 2005). Cet ex-sous-officier qui avait été démobilisé pour des raisons inconnues, se serait signalé, au début des années 90, infiltrant les groupes islamistes pour le compte des services; Après son exfiltration en France, il a créé une société de bagagistes pour couvrir ses activités occultes. Ceux qui regardent les chaînes satellitaires algériennes se souviennent de ses passages à la chaîne Ennahar TV proche alors des services

Ils donnent quelques tuyaux traditionnellement aux responsables du ministère français de l’Intérieur et des cultes.

Maitre Hafiz obtint la direction de l’émission islamique su service public de la télévision grace à l’appui de Nicolas Sarkozy

.Les deux acolytes optèrent pour une stratégie d’occupation des espaces médiatiques en France en Algérie. Ils prirent l’habitude de dire en arabe le contraire de ce qu’ils déclarent en français. En Algérie, ils disent avoir le soutien d’une partie des autorités françaises- ce qui en partie vrai dans la mesure où ils donnent quelques tuyaux traditionnellement aux responsables du ministère français de l’Intérieur et des cultes.

Reconnaissant ses insuffisances théologique et son absence totale de légitimité religieuse , Maitre Hafiz cherche a attendrir des décideurs marqués par la guère d’indépendance en rappelant qu’un de ses frères mort avant 1962 serait un « chahid »(martyre) . Ne désespérant pas de revendiquer ” légitimité historique” familiale, il prétend que sa sœur Nassima aurait été tissal (agent de liaison) d’un sous-fifre de la zone autonome d’Alger.

Les deux compères savent qu’une certaine indulgence des organisateurs passés et ffuturs de l’Islam en France leur permettront de continuer à faire de la figuration

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