Mauritanie, on privatise les écoles, les amis d’Aziz s’enrichissent

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La Présidente de Groupe de travail sur les droits économiques, sociaux et culturels de la Commission africaine des droits de l’Homme critique la marchandisation de l’éducation en Mauritanie. Au profit de quelques promoteurs proches du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz

Le 20 décembre 2018, l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF), la Coalition des organisations mauritaniennes pour l’Education et la Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights (GI-ESCR), ont publié publiquement leur rapport qu’ils avaient soumis au Comité pour les droits de l’enfant en août 2018, concernant la croissance de la privatisation et de la commercialisation de l’éducation en Mauritanie. La société civile mauritanienne a été entendue. Le Comité a exprimé ses graves inquiétudes concernant « la fermeture récente de six écoles publiques à Nouakchott » ainsi que « la prolifération d’écoles privées.

De juteuses opérations immobilières

A qui profite ce crime contre l’avenir de la jeunesse? Et bien à quelques promoteurs qui bétonnent la ville de Nouakchott en construisant sur les sites laissés vacants par les écoles publiques. Et ces entrepreneurs sont pour la plupart proches du président Asiz qui, deux mois avant les élections présidentielles auxquelles il ne se représente pas, tente de profiter encore de sa position pour s’enrichir.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)