Mauritanie, l’opposition dénonce la farce électorale

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L’opposition dénonce les nombreuses fraudes qui ont marqué le scrutin législatif du premier septembre en Mauritanie

Contrairement aux précédents scrutins, les partis d’opposition en Mauritanie ont accepté de participer aux élections législatives. Aujourd’hui, la plupart déchantent.

« Nos représentants ont été chassés des bureaux de vote. Nous avons signalé les irrégularités à la Céni (Commission électorale nationale indépendante). Dans certains cas, il y a eu des réactions positives. Mais dans la plupart des cas, c’est le fait accompli », s’est offusqué Mohamed Ould Maouloud, président du forum national pour l’unité et la coopération qui regroupe les principaux partis d’opposition.

La CENI réfute l’existence de ces « irrégularités ». Et pour cause: cet organisme ne comprend que des représentants nommés par le pouvoir. L’opposition a été totaleemnt exclue de son fonctionnement

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)