Mauritanie, l’ex président Aziz bien seul

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Les 27 et 28 décembre, se tient au Palais des Congres de Nouakchott le congrès de l’UPR , le parti au pouvoir fondé par l’ex président Aziz et qui va faire allégeance au nouveau chef d’état, le président Ghazouani.

Le Secrétaire général du comite de gestion intérimaire de l’UPR, Ould Abdel Vettah  jadis proche d’Aziz, a fait, vendredi, un discours d’ouverture qui annonce un parti « en marche » pour le président Ghazouani.

2000 délégués vont élire le nouveau président du parti fondé par le président Aziz, mais désormais bien seul. La question se pose de savoir si les enquêtes qui vont être déclenchées sur ses biens mal acquis lui permettront ou non de profiter des fonds conservés notamment chez ses amis émiratis.

La démocratie « en marche »

Un nouveau climat semble se créer en Mauritanie où les exilés sont réhabilités et les opposants reçus à la Présidence. On a déjà vu le retour au bercail, il y a quelques jours, de Ahmed Baba Ould Aziz, un autre homme d’affaires qui a eu maille à partir avec le régime Ould Abdelaziz.

Plus récemment, les autorités mauritaniennes ont tenu à saluer publiquement la personnalité de Mohamed Bouamatou, l’ancien patron des patrons condamné à l’exil par le régime d’Aziz.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)