Mauritanie, l’appel de Biram à l’opposition

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Depuis la prison civile de Nouakchott où il a été emprisonné durant la campagne électorale à partir d’un dossier vide, le leader anti esclavagiste Biram Dah Abeid, qui vient d’obtenir un siège de député aux élections législatives, s’est adressé aux leaders de l’opposition

Tout d’abord, je vous félicite pour votre vaillante résistance face à la machine à fraude du régime tyrannique et votre fermeté face à la propagande malveillante du chef du régime en déclin.

Et je vous conjure à l’unité en vue de la bataille du deuxième tour à l’issue victorieuse.

Je porte à la connaissance des présidents que les paliers de la bataille que je mène en compagnie des gens libres, tant au niveau international qu’en Mauritanie, et particulièrement les masses déshéritées , soumises au joug de l’exploitation et de la privation, confrontées au dictateur Mohamed ould Abdel Aziz, bataille au cours de laquelle le régime a utilisé ses victimes comme espions, sous couvert du noble métier de journaliste, instrumentalisant pour ce faire la justice ; je vous informe, dis-je, que les paliers de cette bataille n’ont point changé, de sorte que cela nécessite de solidarité pour qui n’y voit une raison d’exprimer sa solidarité dès le début. Aussi, ma position en faveur de tout opposant à ce régime maléfique, de quelque obédience soit-il, est un devoir et particulièrement au second tour de ces élections.

C’est un devoir dicté par la conscience, c’est aussi une décision du parti et l’orientation de mon organisation et j’en appelle à votre grandeur et à mon humble personne d’œuvrer en ce sens, sans aucune autre considération et loin de tous calculs.

Ma cause face au chef de la tyrannie Mohamed ould Abdelaziz et de sa horde n’a pas enregistré de nouveau rebondissement nécessitant la solidarité de ceux qui ne l’étaient auparavant, et ce pour l’heure ce n’est pas une priorité. La priorité est de gagner le pari et notre soulèvement comme un seul homme pour ce qui reste de cette compétition électorale.

Par ailleurs, je suis à même de mener la bataille de la prison et la remporter tôt ou tard, comme d’habitude, contre le régime lâche qui se sert de ses geôliers espérant que leur zèle pourrait à notre capitulation. Nous vaincrons.

Biram Dah Abeid

 

 

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)

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