Mauritanie : les deux journalistes emprisonnés ont été relachés

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Accusés de diffamation par le fils du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, deux journalistes ont été placés en détention pendant vingt quatre heures

Jedna Ould Deida et Babacar Baye Ndiaye, journalistes pour les sites d’information « Mauriweb » et « Cridem.org » en Mauritanie, deux médias partenaires de Mondafrique, ont été interpellés et placés en détention hier jeudi, à la suite d’une plainte en « diffamation » déposée contre eux par Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, le fils du président mauritanien.Une première !

La plainte avait été déposée mercredi 6 avril à la suite de la parution sur le site Mauriweb géré par Babacar Baye Ndiaye d’un article accusant le fils du président mauritanien Beder d’avoir tiré tiré à balle réelle sur un berger”,dans le ranch de son père situé dans la région d’Inchiri au nord du pays. L’article a ensuite été repris par le site Cridem.org pour lequel ttravaille Jedna Ould Deida.

L’article incriminé souligne par ailleurs que “Bedr est n’est pas à son coup d’essai », et rappelle que ce dernier « avait tiré à bout portant, en 2012 sur une fille” et que « lui même avait reçu en 2014, une balle par inadvertance par un de ses amis”.

Onde de choc

A Nouakchott, la mise sous mandat de dépôt des deux journalistes et leur transfert à la prison centrale de Nouakchott ont créée un vrai choc. En effet, le délit de presse a été dépénalisé depuis plusieurs années en Mauritanie, rendant impossibles les peines de prison mais permettant des amendes.

Avant d’être écroués, les deux journalistes ont été interrogés plusieurs heures par la police judiciaire. Plusieurs journalistes mauritaniens prévoient de faire un sit-in ce vendredi 8 Avril  devant la prison de Nouakchott pour protester contre la mise en accusation de leur collègues.

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