Maroc, l’affaire du boycott fragilise le gouvernement

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L’affaire du boycott marocain des produits de grande consommation, dont l’essence et l’eau minérale, qui a pris une ampleur sans précédent fragilise le gouvernement.

Le sentiment que rien ne peut arrêter le printemps numérique marocain fait partir en vrille le gouvernement de l’islamiste El Othmani. Ne serait ce qu’en raison de la mise en cause de l’actuel ministre de l’Agriculture et multi millionnaire, Aziz Akhanouch,  qui contrôle dans des conditions contestables une grande partie de la distribution de carburant.

Il ne manquait plus que l’initiative pour le moins étonnante d’un des ministres, Lahcen Daoudi, qui a pris part à une manifestation de protestation organisée par plusieurs centaines d’employés de Centrale Danone pour que la boucle du grand n’importe quoi soit bouclée. Daoudi a répondu au Chef du gouvernement qui lui reprochait son initiative sans précédent, qu’en tant que citoyen il a le droit de participer à une telle manifestation.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)