L’opposant congolais Mbaou, cible d’un assassinat en France

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Ancien patron de la sécurité présidentielle sous Pascal Lissouba (1992-1997), Ferdinand Mbaou, 62 ans, était visé « dans les prochaines semaines » par un projet d’assassinat en France, où il vit en exil depuis 1997.Un article de Russel Morley Moussala

Deux anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Daniel Forestier et Bruno Susini, recrutés, selon toute vraisemblance, par le régime de Sassou, nourrissaient le projet d’élimination physique « dans les prochaines semaines » de l’opposant Ferdinand Mbaou. Deux de trois hommes sont mis en examen au Tribunal de Lyon pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif ». Le troisième homme, Alain Brunet, 52 ans, a été placé sous le statut de témoin assisté.

« L’insurrection armée » contre Sassou

D’un tempérament indomptable, Ferdinand Mbaou exclut toute solution pacifique aux crises multiformes que vit la République du Congo. Il prône « l’insurrection armée » pour déposer Sassou N’Guesso, arrivé au pouvoir grâce à un putsch, en juin 1997.

Fin 2015, à proximité de sa résidence dans le Val-d’Oise, il a été grièvement blessé par balle, touché dans le dos, par des tirs d’un homme non identifié ayant aussitôt pris la fuite. Toutefois, l’hypothèse d’une tentative d’assassinat visant Ferdinand Mbaou avait été écartée par le procureur de la République de Pontoise. Cette fois, la justice française est prévenue des réelles menaces qui pèsent sur des opposants aux régimes dictatoriaux sur son territoire.

 

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