Des scènes de la Goutte d’Or aux planches d’Accra, l’Afrique culturelle se déploie cette semaine en archipel vivant. Conakry s’invite à Paris avec Africapitales, les réalisatrices du Maghreb prennent l’écran au Chaplin Denfert, la Fashion Week Africa rallume les silhouettes, tandis que Rocé et Jann Halexander portent, chacun à leur manière, une mémoire diasporique en mouvement.
Du 6 au 15 mars 2026, Africapitales consacre sa cinquième édition à Conakry. Dix jours de spectacles, expositions, rencontres littéraires, cinéma et concerts investissent la Goutte d’Or et plusieurs lieux parisiens pour célébrer la vitalité culturelle guinéenne.

Du 6 au 15 mars 2026, le festival Africapitales met Conakry à l’honneur. Après Bamako, Kigali, Cotonou et Dakar, la capitale guinéenne devient, le temps de dix jours, le centre d’une programmation pluridisciplinaire déployée entre le Lavoir Moderne Parisien, l’Institut des Cultures d’Islam, la Fondation Lucien Paye, FGO-Barbara, Le Louxor, La Scène Barbès et plusieurs structures partenaires du nord parisien.
Initié par la compagnie Graines de Soleil et porté par Khalid Tamer, Africapitales se définit comme une « hyper-rencontre » entre artistes africains, diasporas et publics européens. L’ambition est claire : créer des circulations durables entre capitales africaines et Paris, favoriser la diffusion d’œuvres contemporaines et interroger les récits culturels à l’œuvre sur le continent.

Cette édition 2026 s’inscrit dans un contexte particulier : en octobre 2025, Conakry a intégré le Réseau des villes créatives de l’UNESCO dans la catégorie Littérature. Une reconnaissance qui souligne la vitalité d’une scène marquée par l’oralité, les traditions griotiques et les dynamiques contemporaines du livre, notamment autour des 72 Heures du Livre.
Dix jours pour parcourir la scène guinéenne
La soirée d’ouverture, vendredi 6 mars, se déploie entre le Lavoir Moderne Parisien (LMP) et l’Institut des Cultures d’Islam (ICI). Au programme : inauguration officielle, vernissage des expositions, puis veillée de conte à l’ICI avec Petit Tonton et son spectacle Hirdhè, avant un temps musical au LMP.
Les arts visuels occupent une place centrale durant toute la durée du festival. La photographe suisse-guinéenne Namsa Leuba présente deux séries, The Kingdom of Mountains et Ya Kala Ben, explorant hybridité culturelle, rituels et esthétiques contemporaines. À ses côtés, l’artiste Mélissa Diallo expose un travail plastique autour des questions de mémoire et d’identité. Le Lavoir Moderne Parisien est transformé par la scénographie du collectif guinéen Scénoraba, qui investit l’ensemble du théâtre en espace immersif.
La littérature est à l’honneur samedi 7 mars à la Fondation Lucien Paye, avec une journée consacrée à Conakry ville créative en littérature. Deux tables rondes interrogent l’histoire du livre en Guinée, les politiques culturelles et les perspectives contemporaines. La rencontre est organisée en partenariat avec L’Harmattan Guinée.

La musique se déploie sur plusieurs scènes. Samedi 7 mars à FGO-Barbara, Queen Rima et Niariu incarnent la vitalité d’une nouvelle génération. Queen Rima, figure majeure du dancehall féminin guinéen et lauréate du Prix Découvertes RFI, partage l’affiche avec Niariu, artiste franco-guinéenne aux accents Afro R&B. Un autre concert est prévu vendredi 13 mars au Poulpe avec Mamady Diabaté.
Le théâtre et la performance occupent également une place importante. Les 10 et 11 mars, Hakim Bah présente 8 novembre, une lecture musicale autour de la mémoire politique guinéenne, accompagnée par Victor Pitoiset. Le 14 mars, la conférence performée Une histoire panafricaine, portée par Elara Bertho et Armand Gauz, revient sur la présence de Miriam Makeba et Stokely Carmichael en Guinée à la fin des années 1960, mettant en lumière les circulations intellectuelles et militantes du panafricanisme.

Le conte traverse le festival avec Petit Tonton, figure majeure de la transmission orale. Outre Hirdhè, il propose le spectacle Ingratitude le 8 mars au LMP, ainsi qu’un atelier conte dans le cadre du Café des enfants organisé avec Home Sweet Mômes.
Le cinéma guinéen bénéficie d’un focus spécifique. Le 12 mars au Louxor, projection de Au cimetière de la pellicule de Thierno Souleymane Diallo, en présence du réalisateur, suivie d’un débat. Le 14 mars au LMP, Il va pleuvoir sur Conakry de Cheick Fantamady Camara est présenté, suivi d’un atelier Ciné-Cercle organisé par le collectif Mind the Gap.
La danse est représentée par un atelier de danse guinéenne animé par Aïssata Kouyaté, le 7 mars à FGO-Barbara, ouvert à tous les niveaux. L’écriture trouve sa place avec un atelier animé par Hakim Bah le 14 mars à la Bibliothèque de la Goutte d’Or.
Le festival s’ouvre aussi à la mode et à l’humour. Le 15 mars au LMP, Barbi Black présente un défilé en partenariat avec les étudiants du Master Industries Culturelles de l’Université Paris 8. Le même jour, à La Scène Barbès, l’humoriste Bappa Oumar joue L’Étranger, un spectacle autobiographique interrogeant les notions d’appartenance et d’identité.
Enfin, la gastronomie n’est pas oubliée : un repas solidaire guinéen est proposé le 14 mars à la ressourcerie Le Poulpe.
Au-delà de la diversité des disciplines, Africapitales #5 affirme une ligne cohérente : donner à voir la complexité historique et culturelle de Conakry, faire dialoguer héritage et création contemporaine, et offrir à la jeunesse guinéenne une scène de visibilité à Paris. Entre mémoire politique, scènes urbaines, arts visuels et littérature, le festival compose un panorama dense d’une capitale en mouvement.
Informations pratiques
Africapitales #5 : Conakry à Paris
Du 6 au 15 mars 2026
Lieux principaux : Lavoir Moderne Parisien (35 rue Léon, 75018), Institut des Cultures d’Islam (19 rue Léon, 75018), Fondation Lucien Paye (45 bis boulevard Jourdan, 75014), FGO-Barbara (1 rue Fleury, 75018), Le Louxor (170 boulevard Magenta, 75010), La Scène Barbès (11 rue d’Oran, 75018), Le Poulpe (4 bis rue d’Oran, 75018).
Programmation détaillée : www.lavoirmoderneparisien.com et africapitales.org
Certains événements sont gratuits, d’autres payants sur réservation selon les lieux.
Akwaaba Festival 2026 : Accra célèbre la culture ghanéenne
Du 5 au 7 mars 2026, le National Theatre d’Accra accueille l’Akwaaba Festival 2026. Pendant trois jours, concerts, artisanat, gastronomie et traditions se rencontrent pour célébrer la vitalité culturelle du Ghana et la richesse de son héritage panafricain.

Du 5 au 7 mars 2026, la capitale ghanéenne vibrera au rythme de l’Akwaaba Festival 2026. Organisé au National Theatre d’Accra, cet événement culturel de trois jours promet de rassembler artistes, artisans, entrepreneurs culturels et passionnés autour d’une célébration vivante du patrimoine ghanéen et panafricain.
Pensé comme un espace de rencontre et de découverte, le festival met en lumière la diversité des expressions culturelles du Ghana. Musique, danse, arts visuels et gastronomie y dialoguent dans une programmation ouverte à tous les publics. L’objectif est clair : offrir une vitrine à la créativité locale tout en valorisant les traditions qui façonnent l’identité culturelle du pays.
Placée sous le thème « Welcome to Ghana », l’édition 2026 entend également accueillir un public international. En invitant visiteurs, créateurs et acteurs culturels venus d’horizons différents, l’événement se veut un lieu d’échanges où se croisent initiatives artistiques, savoir-faire artisanaux et expressions contemporaines.
Trois jours de culture, d’artisanat et de gastronomie
Durant ces trois journées, les visiteurs pourront découvrir une programmation riche mêlant concerts, performances artistiques et expositions. Des artisans et créateurs présenteront leurs œuvres à travers des stands consacrés à l’art et à l’artisanat ghanéens. Textiles traditionnels, accessoires et objets décoratifs permettront d’explorer l’esthétique et les techniques qui traversent les cultures locales.

La musique occupera également une place centrale dans le festival. Concerts et performances rythmeront les journées et les soirées, offrant un aperçu de la scène artistique ghanéenne et de ses influences multiples. Des formes musicales traditionnelles aux expressions plus contemporaines, la programmation reflète la diversité d’une culture en constante évolution.
Au-delà des arts visuels et de la musique, l’Akwaaba Festival mettra aussi à l’honneur la gastronomie locale. Un grand espace culinaire réunira boissons traditionnelles et spécialités issues des différentes régions du pays. Ce marché alimentaire permettra aux visiteurs de découvrir la richesse des cuisines indigènes, dans une atmosphère conviviale et festive.
L’événement vise également à soutenir les entrepreneurs culturels et les créateurs locaux. En réunissant artistes, artisans et acteurs économiques du secteur culturel, le festival offre une plateforme de visibilité et d’échanges. Il encourage ainsi la circulation des idées, des talents et des projets au sein d’un écosystème créatif en pleine expansion.
L’Akwaaba Festival 2026 est organisé par Ceejay Multimedia en partenariat avec la MUSIGA, l’Union des musiciens du Ghana. Ensemble, ces organisations souhaitent renforcer la place des industries culturelles dans le paysage artistique national et promouvoir les talents ghanéens auprès d’un public plus large.
Les inscriptions sont d’ailleurs ouvertes pour les exposants et les vendeurs souhaitant participer au festival. Artisans, créateurs et entrepreneurs peuvent ainsi rejoindre cette plateforme culturelle qui ambitionne de devenir un rendez-vous incontournable de la scène artistique locale.

En réunissant musique, arts visuels, artisanat et gastronomie, l’Akwaaba Festival se présente comme une célébration de la créativité et de l’héritage culturel du Ghana. Dans un contexte où les industries culturelles jouent un rôle croissant dans les économies africaines, ce type d’événement contribue également à soutenir les artistes et les producteurs culturels tout en renforçant les liens entre traditions et modernité.
Pendant trois jours, Accra se transformera ainsi en un espace de rencontres, de découvertes et de célébration culturelle, où le public pourra explorer la richesse et la vitalité des expressions artistiques ghanéennes.
Informations pratiques
Lieu : National Theatre, Accra (Ghana)
Dates : du 5 au 7 mars 2026
Organisation : Ceejay Multimedia, en partenariat avec la MUSIGA
À Paris, les femmes cinéastes du Maghreb prennent l’écran
Du 4 au 9 mars 2026, le cinéma Chaplin Denfert à Paris consacre un cycle aux réalisatrices du Maghreb. Projections, débats et rencontres accompagnent cette programmation qui met en lumière les voix féminines du cinéma nord-africain.

Chaque mois de mars, conférences, rencontres et manifestations culturelles rappellent les luttes et les avancées liées aux droits des femmes. En 2026, le cinéma s’invite à ces célébrations avec un cycle dédié aux réalisatrices du Maghreb. Intitulée « Femmes cinéastes des pays du Maghreb », cette programmation spéciale se déroule du 4 au 9 mars au cinéma Chaplin Denfert, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.
Organisé en marge de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’événement propose plusieurs projections accompagnées de discussions avec le public. L’initiative entend mettre en lumière les réalisatrices d’Afrique du Nord et rappeler leur rôle dans l’évolution du cinéma maghrébin.
Au programme figurent plusieurs films récents signés par des réalisatrices reconnues. Le cycle s’ouvre notamment avec La Mère de tous les mensonges, documentaire de la cinéaste marocaine Asmae El Moudir, qui interroge les mémoires familiales et collectives. La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania est également à l’honneur avec le court métrage Peau de colle et le long métrage La Belle et la Meute, film salué dans de nombreux festivals pour son regard sur les violences faites aux femmes.

La programmation se poursuit avec Aucune rue ne portera ton nom, court documentaire de Nadia Salem, ainsi que 10949 Femmes, documentaire de Nassima Guessoum consacré aux femmes engagées dans la guerre d’indépendance algérienne. Certaines projections seront suivies de débats animés avec la participation des réalisatrices, offrant au public l’occasion de prolonger la réflexion sur les thématiques abordées.
Créé en 2009 sous l’impulsion de l’association culturelle Coup de Soleil, le festival Le Maghreb des films s’est donné pour mission de promouvoir le cinéma maghrébin auprès du public francophone. Chaque année, ce rendez-vous parisien explore les dynamiques artistiques et politiques qui traversent les cinématographies d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.
L’édition 2026 met particulièrement à l’honneur deux réalisatrices tunisiennes : Kaouther Ben Hania, figure majeure du cinéma contemporain, et Salma Baccar, pionnière du cinéma maghrébin. Ce choix reflète la volonté du festival de rappeler la contribution des femmes dans un secteur longtemps dominé par les hommes.
Des pionnières aux nouvelles générations
L’histoire du cinéma maghrébin s’est construite dans le contexte des indépendances nationales : 1956 pour le Maroc et la Tunisie, 1962 pour l’Algérie. Avant cette période, la production cinématographique dans la région relevait largement d’un cinéma colonial, réalisé principalement par des cinéastes européens et rarement par des créateurs locaux.

Dans ce paysage dominé par les hommes, les premières femmes cinéastes du Maghreb apparaissent à la fin des années 1960. En Tunisie, Sophie Ferchiou devient la première Maghrébine à réaliser un documentaire avec Chéchia en 1966. Deux ans plus tard, Salma Baccar signe le court métrage L’Éveil et s’impose comme l’une des figures fondatrices du cinéma tunisien.
Salma Baccar poursuivra ce parcours en réalisant Fatma 75, considéré comme le premier long métrage signé par une cinéaste maghrébine. Son œuvre aborde déjà la condition féminine dans une société en transformation, marquée par les réformes progressistes mises en place en Tunisie après l’indépendance.
En Algérie, la romancière et cinéaste Assia Djebar marque un tournant en 1978 avec La Nouba des femmes du Mont Chenoua, film récompensé à la Mostra de Venise. Au Maroc, Farida Ben Lyazid devra attendre plusieurs années après son premier scénario pour réaliser en 1988 Une Porte sur le ciel, œuvre devenue une référence du cinéma marocain.
Aujourd’hui, une nouvelle génération de réalisatrices poursuit cet héritage en explorant des thèmes liés à la mémoire, aux identités et aux transformations sociales.

Malgré ces avancées, les femmes restent minoritaires dans l’industrie cinématographique africaine. Selon le rapport « Statistiques de l’industrie cinématographique africaine », publié en février 2026 par l’organisation Wifitalents, les réalisatrices représentent moins de 15 % des effectifs du secteur au Maroc. À l’échelle du continent, seulement 10 % des films produits sont réalisés par des femmes, tandis qu’elles ne constituent qu’environ 30 % des professionnels de l’industrie cinématographique.
Ces chiffres illustrent les inégalités persistantes dans un secteur encore largement masculin. Pourtant, les réalisatrices maghrébines se distinguent par des œuvres souvent marquées par des prises de position fortes et des regards singuliers sur les sociétés nord-africaines.
Le cycle proposé au cinéma Chaplin Denfert s’inscrit dans cette dynamique. En mettant à l’honneur les réalisatrices du Maghreb, il rappelle que le cinéma peut être un espace de réflexion sur les transformations sociales, les mémoires collectives et les aspirations à davantage d’égalité dans la région.
Informations pratiques
Lieu : Cinéma Chaplin Denfert
Adresse : 24 place Denfert-Rochereau, Paris 14ᵉ
Dates : du 4 au 9 mars 2026
Certaines projections seront suivies de débats avec les réalisatrices.
À Paris, la fashion Week Africa celebre la creativite du continent
Le 7 mars 2026, Paris accueille une nouvelle édition de la Fashion Week Africa Paris. Défilés, artisanat, performances artistiques et gastronomie se réunissent pour mettre en lumière la créativité africaine et les talents de la diaspora au cœur de la capitale.

Le 7 mars 2026, l’Espace MAS, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, accueillera une nouvelle édition de la Fashion Week Africa Paris, un événement dédié à la promotion des créateurs africains et des cultures du continent. Pensée comme une immersion dans l’univers de la mode africaine contemporaine, cette journée entend réunir designers, artistes et public autour d’un programme mêlant défilés, artisanat et performances artistiques.
Si Paris demeure l’une des capitales mondiales de la mode, les initiatives mettant à l’honneur les créateurs africains et afro-diasporiques s’y multiplient depuis plusieurs années. La Fashion Week Africa Paris s’inscrit dans cette dynamique, avec l’ambition de créer une plateforme de visibilité pour des talents encore trop peu représentés dans les circuits traditionnels.
Au cœur de l’événement figure le Grand Défilé Africain, présenté comme le moment phare de la journée. Des créateurs venus de différents horizons du continent et de la diaspora y dévoileront leurs collections, dans un dialogue entre traditions textiles et influences contemporaines. Wax, bogolan, kente ou encore broderies artisanales côtoieront ainsi des silhouettes modernes, témoignant de la vitalité d’une mode africaine en pleine transformation.

Au-delà des défilés, la manifestation se veut également un espace de rencontre et de découverte culturelle. Les visiteurs pourront explorer un univers mêlant artisanat, design, musique et gastronomie, dans une ambiance immersive inspirée des cultures africaines. L’événement entend ainsi dépasser le simple cadre d’un défilé de mode pour proposer une expérience culturelle plus large.
L’initiative s’inscrit dans le travail de structures et de collectifs engagés dans la promotion de la création africaine à Paris. À travers ce type de rendez-vous, leurs organisateurs cherchent à soutenir l’émergence de designers, d’artisans et d’entrepreneurs culturels issus du continent africain ou de sa diaspora.
La mode africaine connaît depuis plusieurs années une visibilité croissante sur la scène internationale. Des créateurs comme Imane Ayissi, Thebe Magugu ou Kenneth Ize ont contribué à faire entrer l’esthétique africaine dans les circuits de la mode mondiale. Dans ce contexte, des événements comme la Fashion Week Africa Paris participent à structurer des réseaux et à créer des espaces de rencontre entre créateurs, professionnels et public.
Installé dans le 13ᵉ arrondissement, l’Espace MAS accueillera ainsi, le temps d’une journée, une célébration de la créativité africaine contemporaine. Entre défilés, performances artistiques et rencontres culturelles, la Fashion Week Africa Paris entend offrir un aperçu de la richesse et de la diversité des expressions stylistiques venues du continent.
Informations pratiques:
Fashion Week Africa Paris 2026
Date : 7 mars 2026
Horaire : 11h – 18h
Lieu : Espace MAS, 10 rue des Terres-au-Curé, 75013 Paris
Tarifs :10 € en ligne et 15 € sur place
Billetterie : dreamteamafrica.com/fashion- week-africa-paris
Rocé fait vibrer le New Morning le 11 mars
Le 11 mars 2026, le rappeur franco-algérien Rocé investit la scène du New Morning à Paris. Entre hip-hop engagé, influences soul-jazz et mémoire afro-diasporique, l’artiste y présentera les titres de son sixième album studio, « Palmier ».

Le 11 mars 2026, le New Morning à Paris accueillera Rocé pour un concert attendu qui marque une nouvelle étape dans le parcours de l’un des rappeurs les plus singuliers de la scène francophone. L’artiste franco-algérien y présentera les titres de son sixième album studio, Palmier, un projet qui prolonge et transforme son rap engagé en y introduisant des textures plus lumineuses, aux accents soul et jazz.
Depuis ses débuts, Rocé s’est imposé comme une figure à part dans le paysage du hip-hop français. Rappeur, compositeur et violoniste, il a bâti une œuvre attentive à la mémoire musicale des diasporas africaines et aux histoires politiques qui traversent ces héritages. Son travail mêle réflexion historique, recherche sonore et écriture poétique, dans une approche où le rap devient à la fois espace d’expression artistique et outil de transmission.
Avec Palmier, Rocé poursuit cette démarche en explorant une palette musicale plus ample. L’album tisse des liens entre hip-hop, soul et jazz, tout en conservant la dimension narrative et engagée qui caractérise son œuvre. Instruments acoustiques, textures orchestrales et mélodies fluides composent un univers sonore où l’histoire, l’art et le rythme se répondent.
Parmi les collaborations marquantes du disque figure notamment la chanteuse Natacha Atlas, dont la voix apporte une dimension supplémentaire à ce dialogue entre influences musicales. L’album s’inscrit ainsi dans la continuité d’un travail de recherche et de transmission que Rocé développe depuis plusieurs années autour des circulations culturelles afro-diasporiques.

Un trio entre hip-hop, soul et jazz
Sur scène, Rocé défendra ce nouvel album dans une formation en trio qui promet une expérience musicale dense et organique. À ses côtés, la saxophoniste Nathalie Ahadji et la DJ Juicy Fruit accompagneront sa voix sur des arrangements mêlant improvisation jazz, textures soul et rythmes hip-hop.
Cette configuration permet à Rocé de proposer un concert à la fois intime et puissant, où la parole, la musique et le rythme se répondent en permanence. Le saxophone de Nathalie Ahadji apporte une dimension mélodique et expressive, tandis que Juicy Fruit construit un paysage sonore où se croisent samples, beats et textures électroniques.
L’ensemble crée une atmosphère musicale qui oscille entre la douceur de la soul et la précision rythmique du hip-hop. Les influences évoquées par l’artiste situent d’ailleurs cet univers à la croisée de deux figures majeures : la sensualité musicale de Sade et la rigueur rythmique du rap de Rakim.
Au fil de ses projets, Rocé a développé une approche singulière du hip-hop, nourrie par les archives sonores, les musiques diasporiques et les traditions musicales afro-atlantiques. Son travail de recherche autour des voix et des musiques oubliées s’est notamment exprimé à travers plusieurs projets consacrés aux archives du rap et de la musique noire francophone.
Cette dimension historique traverse également ses concerts, où le rap devient un espace de dialogue entre passé et présent. Sur scène, les textes de Rocé se déploient dans un univers musical ouvert, où les influences se croisent sans hiérarchie entre tradition et modernité.
Le concert du 11 mars au New Morning s’inscrit ainsi dans la continuité d’un parcours artistique exigeant, où le rap se nourrit de multiples héritages musicaux. Entre engagement politique, exploration sonore et mémoire culturelle, Rocé propose une musique qui interroge les histoires collectives tout en restant profondément ancrée dans le présent.
Informations pratiques
Lieu : New Morning, Paris
Date : 11 mars 2026
Artistes :Rocé – voix : Nathalie Ahadji – saxophoneJuicy Fruit – DJ
Jann Halexander en concert à La Camilienne avec Cœur Canari
Chanteur, auteur et performeur à la plume acérée, Jann Halexander poursuit son exploration musicale entre confidences personnelles et regards sur le monde. Le 13 mars prochain, il présentera à Paris Cœur Canari, un concert inspiré de la chanson éponyme extraite de l’album Libreville Confidentiel, né de son récent séjour au Gabon.

Souvent surnommé le « Jacques Brel gabonais », l’artiste s’est fait connaître par des titres marquants comme C’était à Port-Gentil, Le poisson dans mon assiette ou encore Rester par habitude. Des chansons qui mêlent ironie, mélancolie et poésie, dans une écriture incisive qui lui vaut depuis plus de vingt ans un public fidèle.
Pour cette soirée, Jann Halexander sera entouré de plusieurs musiciens : Bertrand Ferrier au piano et à la clarinette, Sébastyen Defiolle à la guitare et Naïma aux percussions. La chanteuse Charlotte Grenat participera également au concert en tant qu’invitée.

Entre chansons, confidences et fragments de récit – notamment issus de son livre Cœur Canari, journal de son retour au Gabon natal – l’artiste promet une performance où l’intime se transforme en moment de partage avec le public.
Informations pratiques
Date : 13 mars 2026
Lieu : Théâtre La Camilienne
Adresse : 12 rue des Meuniers, 75012 Paris
Ouverture des portes : 19h30
Concert : 20h
Réservations : 06 16 13 98 32 / BilletReduc / Weezevent





























