La semaine culturelle africaine débute à Saint Denis ce 29 août

De Paris à Brazzaville, de Casablanca à Chicago, la scène africaine s’affirme cette semaine dans les galeries, festivals, cinémas et salles de concert. Entre nuits électro, cinéma au féminin, foires d’art contemporain et rituels ancestraux, huit événements incontournables dessinent une Afrique inventive, plurielle et résolument ouverte sur le monde.

Amapianoland Paris : le 29 août, la nuit où l’Afrique danse

Le 29 août, Amapianoland transforme Saint-Denis en temple de l’afrobeat et de l’amapiano : une nuit vibrante où Paris danse au rythme d’une Afrique créative, audacieuse et métissée.

Sur la scène nocturne parisienne, il est des rendez-vous qui claquent comme une promesse d’évasion. Le 29 août 2025, au cœur de Saint-Denis, la soirée Amapianoland réunit tout ce que la capitale compte d’amateurs d’afrobeat, d’électrons libres et d’esprits festifs en manque de chaleur continentale. Paris, ville-monde et carrefour des diasporas, s’apprête à vibrer au rythme d’un courant musical qui fait tomber les frontières et invite chacun à lâcher prise jusqu’au petit matin.

Imaginée comme la plus grande soirée afrobeats et amapiano de France, Amapianoland investit le G Club pour une nuit sans limites, où les basses s’entrelacent à la douceur des percussions sud-africaines, où les hits nigérians tutoient les beats urbains de Johannesburg. Depuis trois ans, le phénomène Amapiano, né dans les townships sud-africains avant de conquérir les dancefloors de Londres, Lagos ou Accra, s’impose à Paris comme le nouveau souffle d’une jeunesse métisse et créative.

Dans la moiteur électrique du club, le public, bigarré et intergénérationnel, vient chercher une expérience. Ici, la piste est un terrain d’expression, un espace où se mêlent les gestes chorégraphiques venus du continent, les influences hip-hop, la sensualité urbaine et les codes vestimentaires affûtés. DJs invités et collectifs de la diaspora rivalisent de sélections affûtées pour transporter l’assistance de Lagos à Pretoria, avec des escales par Accra ou Maputo. C’est un moment rare où se croisent artistes émergents, aficionados de la scène afro, étudiants en quête d’authenticité, et curieux venus explorer un territoire sonore en pleine effervescence.

Amapianoland est la vitrine d’une Afrique créative et décomplexée. Le 29 août, la promesse est simple : oublier la morosité, embrasser la nuit, laisser la musique dicter le tempo d’une rentrée qui s’annonce intense. L’événement s’inscrit dans la continuité d’un été parisien rythmé par les grandes messes africaines, mais s’affirme, par sa liberté et son éclectisme, comme un manifeste pour toutes les identités métissées qui font battre le cœur de la capitale.

Que l’on soit puriste du groove, amoureux de la découverte ou simplement en quête de partage, Amapianoland est une escale obligatoire, un moment de communion où l’Afrique contemporaine se raconte par la danse et l’énergie. Ici, pas de programme institutionnel ni d’artifice muséal : juste le plaisir brut d’une nuit qui ne ressemble à aucune autre.

Infos pratiques :

Amapianoland Paris – France’s Biggest Afrobeats & Amapiano Party
Vendredi 29 août 2025, à partir de 21h (jusqu’à 4h du matin)
G Club, 3 Rue Saint-Denis, 93200 Saint-Denis (Paris)
Prévente recommandée. Programmation et infos : eventbrite.com/réseaux sociaux du G Club

Fayçal Azizi enflamme Marrakech le 29 août

Sous la chaleur estivale de Marrakech, Fayçal Azizi offre une soirée unique le 29 août : pop électro, voix ensorcelante de Sakina Lafdaili, rythmes méditerranéens et énergie transgénérationnelle.

Dans l’écrin sophistiqué de Meydene Expérience, Fayçal Azizi donne rendez-vous le 29 août 2025 à 20h30, pour un concert hybride et lumineux, véritable manifeste de créativité : son projet solo Oberon, ses racines dans le groupe culte K’lma, et l’ouverture inattendue de son univers à la voix profondément envoûtante de Sakina Lafdaili, invitée d’honneur. L’artiste transmet une émotion rare à travers des compositions où se mêlent les textures électroniques, la pop méditerranéenne et une sensibilité intimiste, tout en revisitant des classiques de son parcours. Cette fusion esthétique, généreuse et électrique, s’adresse à toutes les générations, transcende les genres, et incarne l’audace d’une scène marocaine en pleine effervescence.

L’ambiance s’annonce immédiatement immersive : dès 19h30, les portes s’ouvrent, laissant filtrer les accents animés des convives, l’effervescence de jeunes créatifs, la douce fragrance de thé à la menthe. L’espace de Meydene, alliant modernité et tradition, devient théâtre d’une communion vibrante entre sonorités actuelles et héritage culturel. Le public, curieux et réceptif, est transporté par la voix de Lafdaili, puissante et grave, qui contraste avec la fluidité électronique d’Azizi, apportant chaleur, élégance et gravité à chaque note. Yassir Tarjoumani, dans son rôle complémentaire, enrichit la palette sonore d’une profondeur mélodique, sculptant un moment fort et solennel.

Ce concert parle à la fois à ceux qui ont grandi avec K’lma, à ceux qui suivent Oberon, et à ceux-là même qui cherchent un souffle neuf, réinventé, lumineux. Le mélange opère, sans artifices, avec sincérité et générosité.

On ressort de la salle avec le cœur un peu plus grand, la tête pleine d’airs nouveaux, l’intime conviction qu’on a assisté à une rencontre rare, spontanée et viscérale. Un moment suspendu, qui laisse une empreinte douce, comme un murmure distinct dans la mémoire sensorielle.

 

Date : Vendredi 29 août 2025 — 20h30 (ouverture des portes à 19h30)
Lieu : Meydene Expérience, L’Hivernage, Marrakech, Maroc
Tarif : Environ 250 MAD (billetterie en ligne via Guichet.com)   
Billetterie & infos : sur Guichet.com (événement « Fayçal Azizi en Concert avec Sakina Lafdaili & Yassir Tarjoumani ») ou directement via le site de Meydene

Sunrise Vibe Festival embrase Abidjan le 29 août

À la Fabrique Culturelle d’Abidjan, le 29 août 2025 dès 17h30, le Sunrise Vibe Festival conclut l’été en apothéose : musique urbaine, créateurs montants et ambiance décoiffante.

Le 29 août 2025, à partir de 17h30, la Fabrique Culturelle d’Abidjan s’apprête à vibrer comme jamais. Sunrise Vibe Festival ne promet rien de moins qu’une clôture estivale explosive, un rendez-vous festif où la jeunesse se réunit pour célébrer la créativité, l’énergie et la musique. Dès l’entrée, l’atmosphère est électrique : jeunes créatifs, curieux insatiables et amateurs de bonne vibes convergent vers ce lieu iconique, épicentre culturel et liberté incarnée. On y entend le murmure de beats prometteurs, la promesse de découvertes inattendues.

Sur scène, des talents émergents puisent dans les pulsations afro-urbaines, les klaxons joyeux de la ville résonnent en arrière-plan. Le décor, à la fois brut et arty, est une invitation à lâcher prise. L’ambiance : chill, décomplexée, solaire. Sunrise Vibe, c’est cette vibration collective qui vous prend dès les premières notes et ne vous lâche plus. On y vient pour danser, s’émouvoir, croiser des talents inconnus aujourd’hui et culte demain.

Ce festival, plus qu’un spectacle, incarne la vitalité ivoirienne : il célèbre ceux qui créent désormais, ceux qui écoutent avec passion, ceux qui inventent des modes. Il est le pont entre une fin d’été languide et une rentrée pleine de promesses. La musique est polyvalente : tantôt envue sonore frénétique, tantôt tempo doux et introspectif, selon que l’on écoute un nouveau DJ-identité ou un artiste local en pleine affirmation. Le public, les jeunes en particulier, s’y reconnaît : ici, on vit ensemble une parenthèse libre, hors des calculs, dans la seule exaltation du partage et du moment.

Les tickets, accessibles à 5 000 F CFA, sont disponibles en ligne ou via WhatsApp : la simplicité et l’ouverture sont au cœur du projet. On y va entre amis, on y rencontre des têtes nouvelles, on y crée des souvenirs. Quand la nuit tombe, les lumières reprennent le pouvoir, révélant des silhouettes dansantes, des rires, des regards complices. Le mix est juste, les vibes sont hautes, et l’été, qui semblait déjà loin, se poursuit dans le rythme des corps en mouvement.

Sunrise Vibe Festival, c’est cette affirmation que relâcher, se retrouver, célébrer n’est jamais inutile : c’est un geste d’espoir, un appel à la vie après des mois confinés dans le rythme quotidien. On y va pour s’oublier, pour oublier les jours de plus en plus pressés, en échange d’instants à la chaleur humaine inégalée.

Le festival se termine tard, dans une euphorie douce, celle de ceux qui savent que l’été est prolongé, la musique infinie et les âmes complices. Quand on sort, on a l’impression d’emporter un morceau d’Abidjan avec soi : vibrant, sensible, plein de désir. Et plus encore, on est prêt pour la rentrée… avec une flamme encore intacte.

Informations pratiques

Date : Vendredi 29 août 2025 — 17h30
Lieu : La Fabrique Culturelle, Abidjan, Côte d’Ivoire
Tarif : À partir de 5 000 F CFA, tickets disponibles sur Tikerama ou via WhatsApp. 
Billetterie et infos : Plateforme Tikerama – Sunrise Vibe Festival (code événement 3735) 

La Nuit Gnawa électrise Casablanca le 30 août

Le 30 août 2025, la Nuit de fête Gnawa transforme le Théâtre Mohamed VI à Casablanca en écrin mystique avec les rythmes sacrés de Maâlem Hassan Boussou et sa transe en partage.

Dans la quiétude d’une soirée d’été à Casablanca, le 30 août 2025 à 20h, le Théâtre Mohamed VI s’illumine d’une aura singulière pour accueillir la Nuit de fête Gnawa. À l’origine de cette tradition vivante, Maâlem Hassan Boussou, héritier de la riche lignée gnawa, revient avec sa troupe pour une « Lila gnaouia » pleine d’intensité. Les premières notes résonnent comme un écho lointain, un appel au voyage intérieur. Peu à peu, les sabirs démarrent, les percussions se font plus insistantes, et les chants se chargent d’un vertige collectif : la transe commence.

Impossible de rester immobile. Le public, d’abord dans un silence respectueux, se laisse gagner par un mouvement intérieur. Boussou, dans sa posture immuable, dirige l’atmosphère comme un maître des arcanes, entre lyrisme méditatif et fureur rituelle. Chaque instrument – guembri, qarqaba, chants polyphoniques – tisse une trame sonore hypnotique, porteuse d’une mémoire millénaire. Ce moment est une alchimie : la spiritualité gnawa se mêle à l’instant présent, les corps se libèrent, les esprits s’élèvent.

La force de cette Nuit de fête réside dans cette communion subtile : spectateur et musicien ne font plus qu’un. Une sensation rare, quasi chamanique, où la musique devient véhicule de résilience, de soin, d’espoir. Autour de la scène, les regards se croisent, complices, fascinés. On échappe à la géographie : la musique tisse une carte perceptive où Casablanca devient Essaouira, Marrakech, Tanger. Le temps s’efface, l’âme s’allège.

Plus qu’un concert, c’est un rite, un moment de partage authentique, à la fois humble et puissant. On est témoin d’un vivant transmis, d’une tradition en mouvement. On part de la salle avec une sensation physique, presque palpable : celle d’avoir été touché dans ce qui nous traverse, nous rassemble et nous humanise.

Vivre une Nuit de fête Gnawa, c’est entrer dans une dimension où le visible et l’invisible dansent ensemble, où la musique devient prière, catharsis, rencontre. L’énergie retient son souffle, et le silence qui suit la dernière note dure plus longtemps qu’on l’aurait cru possible.

Infos pratiques

Date : Samedi 30 août 2025 – 20h00
Lieu : Théâtre Mohamed VI, Casablanca, Maroc
Tarif : À partir de 180 MAD (billets disponibles sur Guichet.com)  
Billetterie et infos : Guichet.com – « Nuit de Fête Gnawa avec Maâlem Hassan Boussou » 

FNB Art Joburg propulse l’art africain à Johannesburg du 5 au 7 septembre

À Johannesburg, du 5 au 7 septembre 2025, le FNB Art Joburg ouvre ses portes aux meilleurs artistes, galeries et curieux du monde, vibrante vitrine de la création africaine.

Chaque année, Johannesburg se transforme en capitale artistique du continent. Quand le FNB Art Joburg lève le rideau, c’est tout un monde de créativité, de diversité et d’innovation qui s’invite à la table. Du 5 au 7 septembre 2025, la ville palpite au rythme de l’art contemporain africain : peintures, installations monumentales, performances déroutantes, photographies engagées, design et même gastronomie fusionnent dans une effervescence rare. Ce salon est une immersion, un carrefour d’influences et d’énergies où la scène africaine affirme sans complexe son inventivité et sa modernité.

Dans le quartier de Sandton, au cœur de l’immense Sandton Convention Centre, des galeries majeures du continent – Stevenson, Goodman Gallery, Galerie Cécile Fakhoury, SMAC – côtoient des espaces indépendants et collectifs émergents. Le public navigue de stand en stand, parfois ébloui, parfois interloqué, toujours stimulé. Les artistes y explorent sans retenue les grands thèmes du monde contemporain : identité, mémoire, politique, migrations, écologie, amours et fractures du présent. Ici, la voix africaine n’est pas en marge : elle est centrale, puissante, inventive et sûre d’elle-même.

La force du FNB Art Joburg, c’est sa capacité à conjuguer l’audace et la pédagogie. On y vient pour découvrir, bien sûr, mais aussi pour comprendre : chaque œuvre est replacée dans son contexte, souvent accompagné d’un texte, d’une médiation ou d’une discussion spontanée avec les artistes présents. Les visiteurs s’y pressent – collectionneurs, curieux, journalistes, étudiants – pour sentir le pouls du continent, anticiper les tendances de demain, et parfois acquérir une pièce unique qui portera la trace de l’Afrique contemporaine.

Mais Art Joburg, c’est aussi l’inattendu. En parallèle de l’exposition principale, l’événement « Open City » envahit les rues de Johannesburg pendant toute la semaine : visites guidées dans les ateliers, happenings, projections en plein air, rencontres dans les cafés-galeries ou performances sur les toits. La ville se laisse parcourir autrement, guidée par le flair des amateurs d’art et l’audace des jeunes créateurs. On croise une danseuse sur une place, un DJ à l’intérieur d’un bus, une installation qui se fond dans le paysage urbain. L’art déborde des murs, se propage dans la vie réelle, réinvente la façon de regarder, de sentir, de s’émouvoir.

Johannesburg, ville intense et contrastée, offre le décor parfait à cette effervescence : cosmopolite, insatiable, souvent déroutante, elle se fait le miroir d’un continent en pleine affirmation. Ici, l’art est une aventure collective, un dialogue permanent et une invitation à dépasser les frontières.

Le soir venu, la fête se prolonge dans les galeries partenaires, les restaurants fusion, les bars à jazz. Les conversations, commencées devant une œuvre, se poursuivent jusqu’à l’aube. On repart le cœur gonflé d’images, la tête pleine de questions, et la certitude que l’Afrique, bien loin des clichés, se raconte désormais par la voix de ses créateurs.

Infos pratiques

Dates : du 5 au 7 septembre 2025
Lieu principal : Sandton Convention Centre, Johannesburg, Afrique du Sud
Billetterie et infos : fnbartjoburg.com
Tarifs : Tickets journée ou pass week-end (réservation en ligne recommandée)

African Festival of the Arts : Chicago à l’heure africaine 

Du 30 août au 1er septembre 2025, Chicago devient le carrefour vibrant des cultures africaines avec l’African Festival of the Arts : musique, arts, gastronomie et esprit communautaire en pleine effervescence.

À la toute fin de l’été, alors que la ville de Chicago se prépare à la transition vers l’automne, une énergie particulière embrase le quartier de Washington Park : celle de l’African Festival of the Arts. Depuis plus de trente ans, ce festival emblématique transforme le Sunken Garden du DuSable Museum en un véritable village africain, où se mêlent sons, saveurs et couleurs venus de tout le continent. Du 30 août au 1er septembre 2025, Chicago s’ouvre ainsi à la diversité et à la puissance créative de l’Afrique et de ses diasporas.

Dès l’entrée, le public plonge dans une atmosphère festive et immersive. Les allées s’animent de musiciens traditionnels, de troupes de danse, d’acrobates, de griots, de DJ et de stars afro-américaines et africaines. Sur la grande scène, des concerts ininterrompus électrisent la foule, naviguant du highlife nigérian à la rumba congolaise, du jazz au hip-hop, du gospel à l’afrobeat le plus contemporain. Les têtes d’affiche partagent la lumière avec des artistes locaux, rendant chaque passage sur scène unique, entre virtuosité et générosité.

Mais le festival ne s’arrête pas à la musique. C’est un véritable panorama de la culture africaine qui s’y déploie : expositions de peintures et de sculptures, stands de mode et de bijoux, ateliers de percussion ou de batik, lectures de contes, salons littéraires, espaces dédiés aux enfants, visites guidées du musée et projections en plein air. Au détour des stands, on découvre une gastronomie aussi variée que savoureuse, du yassa sénégalais aux grillades d’Afrique du Sud, en passant par les douceurs caribéennes. Les senteurs d’épices et de manioc flottent dans l’air, invitant à la gourmandise et au voyage.

Ce festival, c’est aussi un espace de réflexion et de dialogue : tables rondes sur l’histoire africaine et afro-américaine, conversations sur l’identité, l’art, la mémoire, la justice sociale. Les générations s’y croisent, partagent souvenirs, espoirs et récits de migration. La communauté y trouve une force, un souffle nouveau, dans un climat de tolérance et de célébration. Familles, enfants, jeunes et aînés se mêlent dans une joyeuse cacophonie, où chacun trouve sa place.

À la tombée de la nuit, les rythmes s’intensifient, les pas de danse se multiplient, et la fête se prolonge sous les guirlandes colorées. On repart du festival les bras chargés de souvenirs, la tête pleine de musiques, le cœur enrichi d’avoir touché à l’essence même de la diversité humaine.

L’African Festival of the Arts, c’est bien plus qu’un événement : c’est une invitation à la découverte, à la fraternité, à la joie partagée. Pour Chicago, et pour tous les visiteurs, c’est une expérience dont on ne ressort jamais tout à fait le même.

Infos pratiques

Dates : du 30 août au 1er septembre 2025
Lieu : Sunken Garden, DuSable Museum of African American History, Washington Park, Chicago
Horaires : 10h – 22 h chaque jour
Billetterie et infos : aihusa.org

Tarifs : de 15 à 30 $ selon les jours et formules (pass week-end, tarifs enfants, etc.)

 

Mwassi : Brazzaville célèbre le cinéma africain au féminin du 25 août au 8 septembre

Pour sa première édition, le Festival Mwassi Film d’Afrique Ô Féminin transforme Brazzaville en capitale du cinéma africain porté par les femmes. Quinze jours de projections, rencontres et célébrations.

Brazzaville, cœur battant du Congo, s’apprête à vibrer au rythme du septième art africain au féminin. Du 25 août au 8 septembre 2025, la capitale congolaise accueille la première édition du Festival Mwassi Film d’Afrique Ô Féminin, une manifestation inédite dédiée à la créativité et à la voix des femmes dans le cinéma du continent.

Tout au long de ces quinze jours, les boulevards, salles de projection et esplanades du fleuve s’animeront de films, de débats et de performances, avec un objectif clair : donner la parole aux réalisatrices africaines, questionner les représentations, et offrir une vitrine à des œuvres trop souvent éclipsées.

Ce nouvel événement, soutenu par la Ville de Brazzaville et plusieurs institutions panafricaines, est né de la volonté d’encourager la production cinématographique au féminin et de favoriser le dialogue entre générations, disciplines et pays.

Au programme, une sélection officielle ambitieuse : courts et longs métrages inédits, documentaires percutants, fictions, animations et masterclasses réunissent des figures majeures du cinéma africain, des talents émergents et des militantes culturelles. Parmi les invitées attendues, citons la Franco-Malienne Aïssa Maïga, la Congolaise Marlène N’Garo, ou encore la Burkinabè Apolline Traoré, à la tête d’un jury 100 % féminin.

Le festival s’ouvre par une projection en plein air sur la corniche, célébrant l’héritage des pionnières africaines, avant de se prolonger dans les salles et les quartiers, avec des séances pour la jeunesse et des ateliers autour de l’écriture, de la technique et de la production.

La dimension sociale du Mwassi Film d’Afrique Ô Féminin n’est pas en reste : chaque journée est ponctuée de rencontres avec les associations, de tables rondes sur la place des femmes dans l’industrie et de concerts mettant à l’honneur les voix féminines d’Afrique centrale.

L’ambition de cette première édition ? Faire de Brazzaville, durant deux semaines, la scène d’une Afrique qui raconte, invente et résiste à travers le regard de ses créatrices.

Dans une ville où la culture se vit au quotidien, le festival veut aussi encourager les jeunes filles à s’emparer de la caméra, pour qu’à leur tour, elles écrivent leur histoire et bousculent les codes.

Quinze jours durant lesquels Brazzaville deviendra, le temps d’un festival, la capitale continentale du cinéma des femmes. À suivre de près : une promesse de découvertes, d’émotions et de rencontres au féminin pluriel.

Infos pratiques :

Festival Mwassi Film d’Afrique Ô Féminin
Du 25 août au 8 septembre 2025
Boulevards, cinémas et lieux culturels de Brazzaville
Programme détaillé à venir sur : adiac-congo.com et congotimes.com

 

La Galerie Africaine illumine Paris jusqu’au 9 septembre

Peintures, sculptures et photographies dialoguent au cœur du Marais, dans une exposition vivante qui met à l’honneur la créativité contemporaine africaine et les talents de la diaspora, entre rencontres et découvertes.

Dans le foisonnant quartier du Marais, à deux pas des quais de Seine, la Galerie Africaine s’impose, une nouvelle fois, comme un carrefour essentiel de la scène artistique à Paris. Du 21 août au 9 septembre 2025, l’exposition « L’Afrique célébrée » propose un voyage inédit au sein de la création contemporaine africaine, conjuguant la diversité des médiums, des regards et des récits. Le visiteur est invité à circuler librement entre les univers d’artistes confirmés et les promesses d’une jeune génération, tous porteurs d’une énergie singulière.

Fondée par Aude Minart, grande passeuse d’art et infatigable dénicheuse de talents, la Galerie Africaine n’a jamais été un simple espace d’accrochage : c’est un lieu de transmission, de découverte et de dialogue. « L’Afrique célébrée » incarne cette philosophie, en offrant une véritable mosaïque de voix et de formes où chaque œuvre devient un pont entre l’intime et l’universel. L’exposition refuse toute vision monolithique : ici, l’Afrique se déploie plurielle, foisonnante, mêlant les traditions revisitées et les explorations avant-gardistes, le souvenir des racines et la vitalité de l’exil.

Sur les murs, les toiles chatoyantes de Camara Gueye, avec leurs scènes de vie et leurs couleurs vives, dialoguent avec les abstractions poétiques de Yao Metsoko, dont chaque motif évoque une mémoire fragmentée ou un rêve éveillé. À leurs côtés, les sculptures de Siriki Ky, façonnées dans le bronze, laissent deviner la trace de la main, la tension du geste, la force du regard. Yacouba Touré et Issouf Dermé, quant à eux, façonnent des formes épurées qui s’élèvent comme des totems contemporains, porteurs de récits anciens et de promesses nouvelles. Sur les cimaises, la photographie trouve aussi sa place : Junior Mvunzi, étoile montante de la scène congolaise, capte les visages et les gestes du quotidien, avec une tendresse qui n’exclut jamais la lucidité. Ses images, baignées de lumière, racontent le lien entre l’individuel et le collectif, la tradition et l’audace de l’invention. Chaque cliché devient un fragment d’histoire, une invitation à repenser la notion d’appartenance, d’héritage ou d’avenir.

Un cocktail, le 4 septembre au soir, rassemblera artistes, collectionneurs, amateurs éclairés et simples curieux. L’atmosphère, loin des codes parfois figés du vernissage traditionnel, se veut ouverte et chaleureuse, propice aux échanges sincères. Aude Minart, fidèle à sa démarche, circulera de groupe en groupe, racontant la genèse d’une œuvre, l’histoire d’une rencontre, ou la promesse d’un projet à venir. Les tea-times des 6 et 7 septembre, nouveauté de cette édition, promettent eux aussi des moments précieux : autour d’une sélection de thés africains et de douceurs, les visiteurs pourront prolonger la découverte, dialoguer avec les artistes présents ou simplement s’imprégner de la magie des lieux. Dans le calme ouaté de la galerie, la conversation prend une autre densité, l’art se fait plus accessible, moins intimidant.

Pour de nombreux visiteurs, cette exposition s’impose comme un rendez-vous à ne pas manquer : le plaisir de la découverte, la beauté du dialogue entre les arts, l’émotion brute devant une toile ou une sculpture. Mais aussi le sentiment de participer, le temps d’une visite, à une aventure collective où la création redevient, enfin, une langue universelle.

Infos pratiques :

L’Afrique célébrée – La Galerie Africaine
Du 21 août au 9 septembre 2025
19 rue du Pont Louis‑Philippe, 75004 Paris
Entrée libre.
Cocktail le 4 septembre (18h‑ 21h), tea-time les 6 et 7 septembre.
Programme sur : lagalerieafricaine.com