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La mort de l’actrice Halima Gadji bouleverse le Sénégal

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Décédée en France dans des circonstances encore inexpliquées, l’actrice sénégalaise Halima Gadji laisse derrière elle une carrière marquante et une onde de choc dans le monde culturel africain.

La mort de Halima Gadji a été annoncée dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 janvier 2026. L’actrice sénégalaise est décédée à l’âge de 37 ans en France, selon une information confirmée par l’Agence de presse sénégalaise (APS). À ce stade, les circonstances exactes de son décès demeurent floues, suscitant incompréhension et émotion au Sénégal comme au sein de la diaspora.

Quelques heures avant l’annonce de sa mort, Halima Gadji était encore active sur les réseaux sociaux. Dans la journée du lundi 26 janvier, elle avait publié un message sur Facebook pour relayer le lancement du casting de la saison 2 de Nouvelle Reine, une production diffusée sur Canal+ Afrique. « Si tu es ambitieuse, authentique, prête à représenter ta culture et à vivre une aventure unique, c’est le moment de tenter ta chance », écrivait-elle. Après cette publication, plus aucun signe de vie n’a été signalé.

Dans la soirée, des rumeurs sur sa disparition ont commencé à circuler en ligne, avant d’être confirmées officiellement par l’APS. Selon l’agence, l’actrice serait décédée « des suites d’un malaise en France ». Aucun autre détail n’a été communiqué par les autorités françaises ou sénégalaises, ni par son entourage, concernant les circonstances précises du décès. Cette absence d’informations a alimenté de nombreuses interrogations, sans qu’aucune hypothèse ne soit à ce jour étayée.

L’APS a toutefois rappelé que le parcours personnel de l’actrice avait été marqué ces dernières années par des périodes difficiles. L’agence évoque notamment des épisodes de dépression ayant affecté sa carrière. « La vie n’a pas été de tout repos aussi pour cette jeune artiste qui, à plusieurs reprises, a été rattrapée par des crises de dépression qui ont régulièrement perturbé sa carrière », écrit l’APS, sans établir de lien direct avec son décès. Aucune déclaration officielle ne permet pour l’instant d’en savoir davantage.

Au Sénégal, la disparition d’Halima Gadji a provoqué une vive émotion. Très connue du grand public, elle s’était imposée comme l’un des visages majeurs de la télévision sénégalaise. Elle avait été révélée par son rôle de Marième Dial dans la série Maîtresse d’un homme marié, une production populaire qui avait suscité de nombreux débats de société. Qualifiée par l’APS de « série à polémique, mais à succès », cette fiction avait contribué à installer durablement l’actrice dans le paysage audiovisuel national.

Ce rôle avait marqué un tournant décisif dans sa trajectoire, faisant d’elle l’une des actrices les plus sollicitées de sa génération. À travers ses personnages, Halima Gadji abordait des thématiques sensibles liées aux rapports de genre, à la famille ou aux normes sociales, tout en conservant une forte proximité avec le public. Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Sénégal lui a rendu hommage dans un message publié le 27 janvier sur Facebook, saluant une artiste engagée et profondément attachée aux valeurs culturelles de son pays.

Née en 1989 à Dakar, Halima Gadji avait grandi entre les quartiers de la Médina et de Sacré-Cœur. Issue d’une famille aux origines sénégalaises et marocaine-algérienne, elle s’était orientée très jeune vers le mannequinat avant de se tourner vers la comédie. Selon l’APS, elle avait commencé les castings dès l’âge de 15 ans avec la volonté affirmée de faire carrière dans le milieu artistique.

Actrice, mannequin, consultante mode et entrepreneuse, elle menait plusieurs projets de front, incarnant une figure féminine moderne et indépendante. Sa disparition laisse aujourd’hui un vide important dans le paysage culturel sénégalais, alors que de nombreuses questions demeurent sans réponse sur les circonstances de sa mort.