Le Comité pour la protection des journalistes vient de publier un rapport d’enquête sur les sévices subis en prison par 58 journalistes palestiniens.
Des coups, de la musique à très haut volume (dans ce que les prisonniers surnomment « la chambre disco »), des chocs électriques, des violences sexuelles, la pendaison par les bras (surnommée le strappado), la négligence médicale, la privation sensorielle et la privation de nourriture (le CPJ a calculé une perte de poids moyenne de 23,5 kg) sont très souvent décrits par les témoins, qui ont été détenus dans 13 établissements différents dans le cadre d’une rétention administrative.
Le CPJ a documenté l’arrestation de 94 journalistes et d’un travailleur des médias, dont 33 à Gaza, 60 en Cisjordanie et deux en Israël. Trente étaient toujours emprisonnés le 19 février 2026 et 48 d’entre eux n’ont jamais fait l’objet de poursuites judiciaires. Interrogées par le CPJ, les autorités israéliennes ont protesté de leur innocence et affirmé respecter les conventions internationales en vigueur.
Le rapport est téléchargeable en ligne ici en anglais et en arabe.
Pour la deuxième année consécutive, Israël est le pays qui a tué le plus de journalistes au monde.




























