- Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Wed, 18 Mar 2026 09:44:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ 32 32 Passe d’arme virulente entre le Mali et la Mauritanie https://mondafrique.com/decryptage/passe-darme-virulente-entre-le-mali-et-la-mauritanie/ https://mondafrique.com/decryptage/passe-darme-virulente-entre-le-mali-et-la-mauritanie/#respond Wed, 18 Mar 2026 13:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148981 Un échange de communiqués virulent a marqué, ces dernières heures, les relations entre Bamako et Nouakchott, dont les autorités s’inscrivent dans des camps diplomatiques rivaux, après l’évasion, annoncée par l’état-major malien, de deux militaires retenus en otages, selon Bamako, dans un camp de réfugiés de l’autre côté de la frontière. Les forces armées maliennes ont […]

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Un échange de communiqués virulent a marqué, ces dernières heures, les relations entre Bamako et Nouakchott, dont les autorités s’inscrivent dans des camps diplomatiques rivaux, après l’évasion, annoncée par l’état-major malien, de deux militaires retenus en otages, selon Bamako, dans un camp de réfugiés de l’autre côté de la frontière.

Les forces armées maliennes ont annoncé que les deux soldats de première classe avaient, dans la nuit du 13 au 14 mars, « réussi à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire national. » Le communiqué ajoute que « cette évasion a été rendue possible grâce aux opérations menées par les FAMa le long de la ligne frontalière Mali-Mauritanie et dans la forêt du Wagadou », un bastion occidental de la katiba Macina, le groupe armé affilié à Al Qaida qui contrôle le delta central. Les deux soldats avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger pendant une permission.

Le préfet de Diolla, Alidji Bagna, enlevé le 14 février dernier entre Fana et Diolla, a lui aussi « pu échapper à ses ravisseurs », dans la zone de Macina, le 13 mars dernier, et il est arrivé sains et sauf à Tenenkou, poursuit le communiqué.

Réponse ulcérée de Nouakchott

En affirmant, au détour d’une phrase, que les deux militaires otages étaient gardés prisonniers dans un camp de réfugiés en Mauritanie, l’état-major malien met en cause la neutralité de son voisin de l’ouest ainsi que sa capacité à maintenir l’ordre sur son sol et il sous-entend, finalement, que la République islamique serait complice des djihadistes.  

Les autorités de Nouakchott ne s’y sont pas trompées. Elles ont répliqué lundi par un communiqué furibond. « La Mauritanie rejette, avec la plus grande fermeté, ces accusations totalement infondées et profondément offensantes », « émises sans la moindre preuve ni consultation préalable par les anaux appropriés », et elle y voit « une démarche indécente qui ne saurait être tolérée. »

La Mauritanie, qui héberge plus de 160 000 réfugiés maliens sur son territoire avec l’appui du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés, rappelle que « le camp de M’Bera accueille des dizaines de milliers de Maliens et d’autres nationalités depuis près d’une trentaine d’années. » Elle souligne que ce camp immense « a reçu la visite des ministres de l’actuel gouvernement malien, de manière transparente et en présence de la presse», ces représentants gouvernementaux ayant alors «loué tant le professionnalisme des services locaux que l’hospitalité des populations hôtes. »

« Préserver la cohésion » des deux peuples frères 

Et les Mauritaniens de rappeler qu’ils protègent « toute personne secourue tant qu’elle s’abstient de conduire une action hostile à la paix, de part et d’autre de la frontière. » Dès lors, « laisser entendre que des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes relève d’une accusation grave. »

La Mauritanie est épargnée par l’action des groupes djihadistes sur son sol depuis 2011, malgré l’escalade de la guerre chez son voisin de l’est et des incursions répétées de militaires maliens et russes à la frontière. Nouakchott profite de l’occasion pour faire la leçon aux militaires au pouvoir à Bamako, affirmant avoir « toujours misé sur la retenue, l’esprit de responsabilité et le sens de l’apaisement », à travers sa préférence pour « le dialogue direct et les échanges diplomatiques avec les autorités du Mali frère », afin de préserver « la cohésion des deux peuples ».

La relation entre les deux pays fait régulièrement l’objet de frictions frontalières car des civils et des membres de groupes armés indépendantistes (touareg) et djihadistes trouvent refuge du côté mauritanien. De plus, Nouakchott fait office de nouvelle base arrière au Sahel des armées occidentales dont les relations avec les trois juntes du Sahel central sont notoirement exécrables.

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Madagascar : un nouveau Premier ministre atypique https://mondafrique.com/international/madagascar-un-nouveau-premier-ministre-atypique/ https://mondafrique.com/international/madagascar-un-nouveau-premier-ministre-atypique/#respond Tue, 17 Mar 2026 10:21:41 +0000 https://mondafrique.com/?p=148861 Mamitiana Rajaonarison, un haut fonctionnaire issu du maintien de l’ordre et de la lutte contre la corruption, a été nommé à la primature dimanche en remplacement de Herintsalama Rajaonarivelo. Inconnu du grand public, l’heureux élu est un compagnon de longue date du président de la Refondation de la République (PRRM), le colonel Michael Randrianiriana, les […]

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Mamitiana Rajaonarison, un haut fonctionnaire issu du maintien de l’ordre et de la lutte contre la corruption, a été nommé à la primature dimanche en remplacement de Herintsalama Rajaonarivelo. Inconnu du grand public, l’heureux élu est un compagnon de longue date du président de la Refondation de la République (PRRM), le colonel Michael Randrianiriana, les deux officiers s’étant connus à la 23e promotion de l’Académie militaire d’Antsirabe. 

Par Daniel Sainte-Roche

Mamitiana Rajaonarison

Un professionnel de la lutte anti-corruption

Administrateur civil, Mamitiana Rajaonarison a servi comme officier supérieur dans la gendarmerie nationale après des formations à l’EOGN (École des Officiers de la Gendarmerie Nationale de Melun). Affecté dans un premier temps à Fianarantsoa, il a été muté à l’école de la gendarmerie nationale de Moramanga, avant de rejoindre en 2004 le Bureau indépendant contre la corruption (BIANCO), où il a débuté comme enquêteur principal avant de devenir responsable du département des enquêtes à Tananarive et à Tamatave. De 2018 à 2021, il a été placé à la tête de la branche du BIANCO à Tuléar.

En 2021, Andry Rajoelina le nomme directeur général du SAMIFIN (Service de renseignement financier), sur proposition de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Il a occupé cette position jusqu’à sa nomination en tant que Premier ministre.

Qui suscite l’espoir de la société civile 

L’entrée de Mamitiana Rajaonarison dans l’arène politique n’a pas enthousiasmé l’opinion publique malgache mais la société civile s’est félicitée de sa nomination, souhaitant que le nouveau Premier ministre « apporte son expérience en matière de lutte contre la corruption et la criminalité financière, à un moment où le peuple attend une transparence accrue et une meilleure gouvernance dans les affaires nationales ».

Et de rappeler au passage que sous le mandat de Rajaonarison à la SAMIFIN, Madagascar a nettement amélioré sa notation auprès du GAFI (Groupe d’action financière, créé en 1989 lors du sommet du G7 à Paris), évitant ainsi une relégation de la Grande Île dans la « liste grise » des pays qui ne respectent pas les standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Lors des manifestations de septembre 2025 qui ont fait tomber le régime.

Mais doit encore convaincre 

Le citoyen lambda, quant à lui, reste dubitatif. Sous la présidence de Andry Rajoelina, de multiples allégations de blanchiment d’argent ont été étalées aussi bien dans la presse que sur les réseaux sociaux sans que le SAMIFIN ait daigné ouvrir la moindre enquête. Hery, membre de l’association estudiantine d’Ankatso, relève à ce propos : « Mamitiana Rajaonarison a occupé le poste de directeur général de SAMIFIN durant deux mandats successifs, mais apparemment il n’a pas pu détecter les nombreux mouvements de fonds frauduleux réalisés par Mamy Ravatomanga entre Madagascar et l’Île Maurice ».

Cet immobilisme jette le doute sur l’indépendance véritable de Mamitiana Rajaonarison et sa capacité à lutter contre la corruption des lors que des « gros poissons » proches du régime sont impliqués. « Fera-t-il le poids face aux très influents affairistes, comme Koufali Daya, et à la mafia indo-pakistanaise ? ». Ses actions seront certainement scrutées à la loupe par les participants au mouvement de septembre 2025, dont une grande partie commence à déchanter.

« On l’attend à l’œuvre », note avec intérêt un fonctionnaire au ministère de l’Économie. «Le nouveau Premier ministre a un profil atypique, qui peut être très intéressant dans le domaine bien précis de la lutte contre la corruption ». Mais, estime-t-il, la conduite des affaires de l’État nécessite une vision plurisectorielle.

 

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Le Congo-Brazzaville a voté https://mondafrique.com/limage-du-jour/le-congo-brazzaville-a-vote/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/le-congo-brazzaville-a-vote/#respond Mon, 16 Mar 2026 13:20:47 +0000 https://mondafrique.com/?p=148747 Après quarante-deux ans passés au pouvoir, Denis Sassou-Nguesso a rempilé ce dimanche 15 mars pour un cinquième mandat consécutif. Le suspense étant inexistant, le Président sortant peut déjà se rassoir dans son fauteuil. Les Congolais, eux, ont assisté à ce scrutin comme à la rediffusion d’un film dont la fin est déjà connue.   Le […]

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Après quarante-deux ans passés au pouvoir, Denis Sassou-Nguesso a rempilé ce dimanche 15 mars pour un cinquième mandat consécutif. Le suspense étant inexistant, le Président sortant peut déjà se rassoir dans son fauteuil. Les Congolais, eux, ont assisté à ce scrutin comme à la rediffusion d’un film dont la fin est déjà connue.

 

Le mauvais souvenir de 2016

A part quelques affiches arrachées ici et là, cette élection présidentielle s’est passée sans anicroche. Denis Sassou Nguesso a tout fait pour ne pas rééditer le cauchemar de 2016, l’unique campagne électorale où il fut vraiment en danger. Cette année-là, face à une opposition organisée et unie, Sassou et son clan avaient tremblé. L’opposant le plus dangereux, son ancien chef d’état-major, le général Jean-Marie Michel Mokoko, avait contesté la victoire du président sortant et appelé à la désobéissance civile. La tension avait rapidement débordé et dans la région du Pool, elle avait dégénéré en affrontements armés. La crise post-électorale avait duré des semaines, inquiétant toutes les chancelleries. Dans la foulée, Mokoko et un autre opposant, André Okombi Salissa, avaient été arrêtés. Depuis 2016, ils dorment toujours en prison.

Dans un fauteuil…

Dix ans plus tard, le paysage politique s’est nettement éclairci et simplifié. Face à Denis Sassou-Nguesso, il ne reste plus que six candidats chargés d’assurer le minimum syndical du pluralisme électoral. Reste donc la seule véritable inconnue du scrutin : la participation. Sur ce point, les premiers témoignages convergent. Dimanche matin, les médias sur place décrivaient des bureaux de vote clairsemés à Brazzaville comme à Pointe-Noire. Cette abstention n’a rien de très surprenant dans un pays où les résultats électoraux sont connus d’avance et où l’alternance politique reste théorique. Au Congo-Brazzaville, difficile de parler de recul démocratique : il eût fallu, pour cela, d’abord des avancées.

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Soudan : la guerre en Iran n’explique pas l’avancée de l’armée https://mondafrique.com/limage-du-jour/soudan-la-guerre-en-iran-nexplique-pas-lavancee-de-larmee/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/soudan-la-guerre-en-iran-nexplique-pas-lavancee-de-larmee/#respond Sun, 15 Mar 2026 14:02:39 +0000 https://mondafrique.com/?p=148650 Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires attribuent les récentes avancées de l’armée soudanaise à l’affaiblissement des Émirats arabes unis par l’Iran, Abou Dhabi étant considéré comme le principal soutien extérieur des paramilitaires. Mais cette lecture est simpliste. Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre opposant l’armée régulière dirigée par le général […]

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Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires attribuent les récentes avancées de l’armée soudanaise à l’affaiblissement des Émirats arabes unis par l’Iran, Abou Dhabi étant considéré comme le principal soutien extérieur des paramilitaires. Mais cette lecture est simpliste.

Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre opposant l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan aux Forces de soutien rapide (FSR), une puissante milice paramilitaire commandée par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti et soutenue par les Émirats arabes unis.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes attribuent les succès militaires de l’armée aux frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis. Ces derniers, affaiblis, n’auraient plus les moyens d’assurer la logistique des FSR, ce qui expliquerait les revers de ces dernières au Soudan.

Plusieurs éléments contredisent cette thèse. D’une part, la guerre en Iran n’a commencé que depuis quinze jours, ce qui est relativement peu pour provoquer une rupture d’approvisionnement. De plus, la milice d’Hemedti bénéficie encore de ressources importantes, notamment grâce au contrôle qu’elle exerce sur des territoires au Darfour et sur des circuits économiques informels liés à l’or.

Une série de victoires pour l’armée

D’autre part, les progrès de l’armée soudanaise ont commencé bien avant le début de la guerre en Iran, le 28 février dernier. Depuis plusieurs mois, les forces armées ont repris l’initiative sur plusieurs fronts. Fin janvier 2026, elles ont notamment desserré les sièges d’al-Dalanj et de Kadugli ; le 5 mars, elles ont repris la ville stratégique de Bara au Kordofan-Nord. Dans la foulée de ces succès, le 12 mars,  Jort Est et le camp de Ballamo dans l’État du Nil Bleu tombaient entre leurs mains

En réalité, l’affaiblissement relatif des FSR s’explique surtout par des dynamiques internes au conflit. Ce mouvement a perdu certains cadres militaires importants, dont Hamid Ali Abubakar, conseiller sécuritaire de Hemedti, tué dans une frappe de drone près de Zalingei le 1er janvier 2026. Des tensions et des divergences sont également apparues entre certains chefs tribaux au Darfour, avec à la clé de nombreuses défections de combattants.

En outre, après des affrontements mi-février entre des soldats de l’armée tchadienne et les paramilitaires soudanais à la frontière entre le Tchad et le Soudan, N’Djamena a décidé de fermer sa frontière, compliquant les routes d’approvisionnement de la milice.

Autrement dit, si l’armée soudanaise progresse sur plusieurs fronts, ces avancées s’expliquent avant tout par l’évolution du rapport de force sur le terrain soudanais, et non par les développements géopolitiques autour de l’Iran.

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Notre semaine culturelle débute avec la 22ᵉ édition du New African Film Festival https://mondafrique.com/limage-du-jour/notre-semaine-culturelle-debute-avec-la-22%e1%b5%89-edition-du-new-african-film-festival/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/notre-semaine-culturelle-debute-avec-la-22%e1%b5%89-edition-du-new-african-film-festival/#respond Fri, 13 Mar 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148502 Cinéma, littérature, débats et performances artistiques : de Washington à Paris, en passant par Toulouse et Genève, plusieurs rendez-vous mettent à l’honneur les cultures africaines et leurs diasporas. Festivals de films, salons du livre et rencontres intellectuelles dessinent une scène culturelle dynamique où se croisent écrivains, cinéastes, chercheurs et publics autour des créations, des mémoires […]

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Cinéma, littérature, débats et performances artistiques : de Washington à Paris, en passant par Toulouse et Genève, plusieurs rendez-vous mettent à l’honneur les cultures africaines et leurs diasporas. Festivals de films, salons du livre et rencontres intellectuelles dessinent une scène culturelle dynamique où se croisent écrivains, cinéastes, chercheurs et publics autour des créations, des mémoires et des enjeux contemporains du monde africain.

Du 13 au 26 mars 2026, Washington accueille la 22ᵉ édition du New African Film Festival. Présentée par l’AFI Silver Theatre et l’Africa World Now Project, la manifestation met à l’honneur 25 films venus d’Afrique et de sa diaspora.

 

Le New African Film Festival revient à Washington du 13 au 26 mars 2026 pour sa 22ᵉ édition, confirmant sa place parmi les principaux rendez-vous nord-américains consacrés au cinéma africain et afro-diasporique. Organisé par l’AFI Silver Theatre and Cultural Center en collaboration avec l’Africa World Now Project, le festival propose cette année l’une de ses programmations les plus ambitieuses.

Au total, 25 films provenant de 18 pays seront présentés. Fictions, documentaires et premiers longs métrages composent une sélection qui reflète la diversité des cinémas africains contemporains et les dialogues croissants entre le continent et sa diaspora. Le programme complet doit être dévoilé le 18 février, mais plusieurs titres majeurs ont déjà été annoncés.

Le festival s’ouvrira avec My Father’s Shadow, premier long métrage du cinéaste nigéro-britannique Akinola Davies Jr.. Le film s’est déjà distingué sur la scène internationale en devenant la première production nigériane sélectionnée au Festival de Cannes, où il a obtenu une mention spéciale de la Caméra d’Or. Il a également été choisi comme représentant officiel du Royaume-Uni aux Oscars 2026.

Interprété notamment par les frères Godwin Egbo et Chibuike Marvellous Egbo, aux côtés de l’acteur Sope Dirisu, le film explore les thèmes de la mémoire, de la paternité et de la transition politique. L’histoire se déroule le jour de la première élection organisée au Nigeria après un coup d’État militaire, offrant une réflexion intime sur les transformations politiques et familiales.

Une vitrine du cinéma africain contemporain

La programmation de cette édition témoigne de la vitalité et de la diversité du cinéma africain actuel. Parmi les films attendus figure The Eyes of Ghana, réalisé par le double lauréat de l’Oscar Ben Proudfoot. Le documentaire rend hommage au célèbre chef opérateur ghanéen Chris Hesse, figure majeure du cinéma ouest-africain.

Le festival présentera également Cotton Queen, premier long métrage de fiction réalisé par une cinéaste soudanaise, Suzannah Mirghani. Ce film marque une étape importante pour le cinéma soudanais, encore peu représenté sur la scène internationale.

Autre œuvre notable, Laundry, un drame sud-africain se déroulant pendant l’apartheid. Le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, où il a attiré l’attention pour son regard sensible sur les réalités sociales de l’époque.

La sélection comprend également plusieurs films remarqués au Festival de Cannes. Parmi eux figure Untamable du réalisateur franco-camerounais Thomas Ngijol, ainsi que The Little Sister, récompensé par la Queer Palm. Le premier long métrage du réalisateur égyptien Morad Mostafa, intitulé Aisha Can’t Fly Away, fait aussi partie de la programmation.

Le New African Film Festival se distingue aussi par sa dimension internationale. Plusieurs films présentés ont été sélectionnés comme candidats officiels aux Oscars pour représenter leur pays. Des œuvres venues d’Égypte, du Maroc, de Suède, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni figurent ainsi dans la sélection.

 

Au fil des années, le festival s’est imposé comme un espace de découverte pour les cinéastes africains et afro-descendants. Il permet aux publics américains de découvrir des œuvres souvent peu diffusées dans les circuits commerciaux. Il constitue également un lieu de rencontre pour les réalisateurs, producteurs et professionnels du cinéma africain.

En mettant en lumière des films venus de multiples régions du continent et de la diaspora, le New African Film Festival contribue à renforcer la visibilité internationale des cinémas africains. L’événement rappelle surtout que ces cinémas ne cessent de se renouveler, portés par une nouvelle génération de réalisateurs qui explorent à la fois l’histoire, la mémoire et les réalités contemporaines.

Informations pratiques

New African Film Festival – 22ᵉ édition
Du 13 au 26 mars 2026
Lieu : AFI Silver Theatre and Cultural Center
Ville : Silver Spring, Washington D.C. (États-Unis)
Programme :
– projections de films africains et afro-diasporiques
– rencontres avec des réalisateurs et acteurs
– discussions et panels autour du cinéma africain contemporain
Sélection : 25 films provenant de 18 pays d’Afrique et de la diaspora.



Le Grand Festival revient au Palais de la Porte Dorée (17-22 mars)

Du 17 au 22 mars 2026, le Grand Festival célèbre sa 10ᵉ édition au Palais de la Porte Dorée à Paris. Cinéma, danse, théâtre, performances musicales et expériences immersives composent une programmation engagée contre le racisme et l’antisémitisme.


 

Du 17 au 22 mars 2026, le Palais de la Porte Dorée à Paris accueille la dixième édition du Grand Festival, un rendez-vous culturel consacré aux questions de mémoire, de diversité et de lutte contre les discriminations. Organisé à l’occasion de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, l’événement propose une programmation artistique et culturelle ouverte au public.

Depuis sa création, le festival s’est donné pour objectif de faire dialoguer création artistique et réflexion citoyenne. Pendant six jours, artistes, réalisateurs, écrivains et performeurs se succèdent pour proposer des œuvres qui interrogent les questions d’identité, d’histoire et de vivre-ensemble.

Le Grand Festival se distingue par la diversité des disciplines représentées. Le programme mêle cinéma, spectacles de danse et de théâtre, performances littéraires et musicales, mais aussi expériences immersives en réalité virtuelle. Cette approche pluridisciplinaire permet d’aborder les questions de racisme et de discriminations à travers différentes formes d’expression artistique.

Le cinéma occupe une place importante dans la programmation. Les projections proposent des œuvres qui explorent les histoires de migrations, les héritages coloniaux ou encore les trajectoires individuelles marquées par l’exil et la mémoire. Ces films offrent souvent un regard sensible sur les réalités contemporaines et les défis du vivre-ensemble.

La scène constitue un autre temps fort du festival. Des spectacles de danse et de théâtre invitent le public à découvrir des créations qui interrogent les identités et les récits historiques. Les chorégraphies et les mises en scène explorent les tensions entre mémoire et présent, tout en proposant de nouvelles formes de narration artistique.

Le festival accueille également des performances littéraires et musicales inédites. Ces moments permettent de croiser les disciplines et de faire dialoguer littérature, musique et oralité. Les artistes invités y proposent des créations spécialement conçues pour l’événement, transformant le festival en un espace d’expérimentation artistique.

L’une des particularités de cette édition est la place accordée aux expériences en réalité virtuelle. Grâce à ces dispositifs immersifs, les visiteurs peuvent explorer des récits interactifs qui abordent les questions de mémoire et d’identité sous un angle technologique. Ces expériences permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives sur la manière dont les technologies numériques peuvent contribuer à raconter des histoires et à transmettre des mémoires.

Pour les organisateurs, le Grand Festival constitue avant tout un espace de dialogue. En réunissant artistes, chercheurs et publics, il cherche à favoriser une réflexion collective sur les discriminations et les héritages historiques qui continuent de marquer les sociétés contemporaines.

Installé au Palais de la Porte Dorée, un lieu lui-même chargé d’histoire, le festival s’inscrit dans une démarche culturelle et pédagogique. L’ancienne porte monumentale de l’Exposition coloniale de 1931 abrite aujourd’hui le Musée national de l’histoire de l’immigration, un espace consacré à la mémoire des migrations et à la diversité de la société française.

À travers ses projections, ses spectacles et ses performances, le Grand Festival propose ainsi une approche artistique de ces enjeux. L’événement invite le public à réfléchir aux formes contemporaines du racisme et de l’antisémitisme, tout en mettant en avant la puissance de la création artistique comme outil de dialogue et de compréhension.

Informations pratiques
Événement : Le Grand Festival – 10ᵉ édition
Dates : du mardi 17 au dimanche 22 mars 2026
Lieu : Palais de la Porte Dorée
Adresse : 293 avenue Daumesnil, 75012 Paris (France)
Au programme :
– projections de cinéma
– spectacles de danse et de théâtre
– performances littéraires et musicales
– expériences immersives en réalité virtuelle.

Toulouse accueille une rencontre sur les héritages du panafricanisme (19 mars)

Le 19 mars 2026 à Toulouse, la troisième édition du cycle L’Afrique en luttes, organisée par l’association ART Weapon, propose une réflexion publique sur l’aliénation, les réparations et les héritages des luttes panafricaines à l’ère contemporaine.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, l’association ART Weapon organise à Toulouse la troisième édition de son cycle de rencontres L’Afrique en luttes. L’événement se tiendra le jeudi 19 mars 2026 à l’Espace des diversités et de la laïcité, dans le centre-ville, sous la forme d’une table ronde suivie d’un débat avec le public.

Cette initiative entend ouvrir un espace de réflexion à la fois académique et citoyen autour de questions qui traversent aujourd’hui les débats politiques et intellectuels : héritages coloniaux, mécanismes contemporains de domination, mémoire des luttes anticoloniales et perspectives de réparations, qu’elles soient symboliques ou matérielles.

L’édition 2026 intervient dans un contexte particulier. L’année 2025 a en effet marqué les centenaires de trois grandes figures des luttes anticoloniales et panafricaines : Patrice Lumumba, Malcolm X et Frantz Fanon. Leurs analyses ont profondément marqué la compréhension des structures coloniales, des processus d’aliénation et des dynamiques d’émancipation politique.

En se référant à ces héritages intellectuels, la rencontre entend interroger leur actualité dans un monde globalisé où les tensions identitaires, les débats mémoriels et les revendications liées à l’histoire coloniale occupent une place croissante dans l’espace public.

Penser l’aliénation et les réparations aujourd’hui

La table ronde réunira plusieurs intervenants issus du monde académique et intellectuel, dont les travaux s’inscrivent dans le champ des études décoloniales, postcoloniales et panafricaines.

Parmi eux figure Hagère Mogaadi, psychanalyste décoloniale et intersectionnelle. Son travail s’inscrit dans une démarche qui cherche à repenser l’écoute clinique en tenant compte des réalités sociales et politiques des oppressions systémiques. Elle participe notamment à la construction d’un collectif de praticiens engagés dans une réflexion critique sur les effets psychiques des rapports de domination.

La rencontre accueillera également Norman Ajari, philosophe et maître de conférences en études noires francophones à l’Université d’Édimbourg. Spécialiste des théories critiques de la race et des pensées décoloniales, il s’inscrit dans la lignée d’intellectuels tels que Frantz Fanon ou Aimé Césaire. Ses travaux portent notamment sur la question de la dignité politique et sur les transformations contemporaines du racisme.

Norman Ajari est notamment l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués, parmi lesquels La Dignité ou la mort (La Découverte, 2019), Où commence le racisme ? (Philosophie Magazine Éditeur, 2023, coécrit avec Marylin Maeso) et Le Manifeste afro-décolonial (Seuil, 2024). Son ouvrage récent, Technofascisme, analyse quant à lui les recompositions contemporaines des idéologies suprémacistes à l’ère des technologies numériques.

La discussion réunira également Amzat Boukari-Yabara, historien spécialiste du panafricanisme. Ses recherches portent sur les dynamiques politiques et culturelles des mouvements panafricains à l’échelle internationale. Dans Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme (La Découverte, 2014), il retrace les trajectoires intellectuelles et militantes qui ont structuré ce courant politique. Il est également co-auteur de L’Empire qui ne veut pas mourir : une histoire de la Françafrique (Seuil, 2021), consacré à la persistance des logiques néocoloniales dans les relations entre l’Afrique et l’ancienne puissance coloniale française.

Au cœur de la rencontre, plusieurs axes de réflexion structureront les échanges: les mécanismes contemporains de l’aliénation, les enjeux mémoriels dans l’espace public, les perspectives de réparations symboliques ou matérielles, ainsi que la transmission des héritages politiques et intellectuels issus des luttes panafricaines.

Pour les organisateurs, l’objectif est double. Il s’agit d’abord de favoriser une compréhension éclairée des héritages coloniaux et postcoloniaux, souvent réduits à des débats polarisés. Mais aussi d’encourager un dialogue entre chercheurs, institutions et société civile, dans une perspective d’éducation citoyenne.

En proposant ce type de rencontre ouverte au public, ART Weapon entend participer à la démocratisation culturelle et à la diffusion de débats intellectuels parfois confinés aux milieux universitaires. La discussion sera suivie d’un temps d’échange avec le public, afin de prolonger la réflexion collective.

Informations pratiques

Événement : L’Afrique en luttes – 3ᵉ édition
Format : table ronde – conférence-débat
Date et heure : jeudi 19 mars 2026, de 18h30 à 20h30
Lieu : Espace des Diversités et de la Laïcité – Centre LGBT
Adresse : rue d’Aubuisson, 31000 Toulouse (France)
Capacité : 150 places
Inscription : recommandée
Organisation : Association ART Weapon
Cadre : événement organisé dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

 

Un anniversaire littéraire pour le Salon du Livre de Genève (18-22 mars)

Du 18 au 22 mars 2026, le Salon du Livre de Genève célèbre sa 40ᵉ édition. Pendant cinq jours, près de 800 auteurs et autrices, de nombreuses rencontres, expositions et animations invitent le public à explorer toute la richesse du monde du livre.

Du 18 au 22 mars 2026, le Salon du Livre de Genève célèbre sa quarantième édition. Pour cet anniversaire symbolique, l’un des plus grands rendez-vous littéraires francophones d’Europe promet une programmation particulièrement riche, mêlant rencontres d’auteurs, expositions, animations et événements spéciaux.

Installé au Palexpo de Genève, le salon réunit chaque année éditeurs, écrivains, illustrateurs et lecteurs venus de nombreux pays. Cette édition anniversaire entend célébrer quatre décennies de littérature et de rencontres autour du livre, tout en mettant en valeur la diversité des formes d’écriture contemporaines.

Le public pourra rencontrer près de 800 auteurs et autrices. Romans, bandes dessinées, science-fiction, poésie, littérature jeunesse, polar, philosophie, récits de voyage ou encore fantasy seront représentés. Cette pluralité reflète l’évolution du salon au fil des années : d’un événement consacré principalement à l’édition francophone, il est devenu un espace ouvert à toutes les formes de création littéraire.

Les rencontres constituent l’un des moments les plus attendus du salon. Conférences, discussions publiques et débats permettent aux visiteurs de dialoguer directement avec les écrivains. Les séances de dédicaces offrent également l’occasion de découvrir de nouveaux ouvrages et d’échanger avec leurs auteurs.

Pour cette édition spéciale marquant les 40 ans du salon, les organisateurs ont imaginé plusieurs temps forts inédits. Des événements particuliers ont été conçus pour célébrer l’histoire du salon et rappeler son rôle dans la vie culturelle genevoise. Ces moments festifs s’inscrivent dans la volonté de faire du salon non seulement un lieu de découverte littéraire, mais aussi un espace de célébration de la lecture.

Les arts visuels occupent également une place importante dans la programmation. Cinq expositions thématiques seront présentées tout au long de la manifestation. Photographie, dessin et narration graphique permettront d’explorer les multiples formes de dialogue entre image et littérature. Ces expositions invitent les visiteurs à parcourir différents univers artistiques et à découvrir comment l’image peut prolonger ou transformer le récit.

Au-delà des rencontres littéraires, le salon propose aussi des animations originales destinées à un public large. Parcours d’énigmes, ateliers créatifs ou encore dictées insolites figurent parmi les activités proposées. L’objectif est de faire du salon un lieu vivant où l’on ne se contente pas de lire, mais où l’on peut également expérimenter et jouer avec les mots.

La littérature jeunesse occupe elle aussi une place importante dans la programmation. Des espaces et activités spécifiques sont prévus pour les enfants et les adolescents. Ateliers, rencontres avec des auteurs jeunesse et animations pédagogiques visent à encourager les jeunes lecteurs et à transmettre le goût de la lecture aux nouvelles générations.

Comme chaque année, plusieurs prix littéraires et artistiques seront également remis durant le salon. Au total, six distinctions récompenseront des œuvres et des auteurs dans différentes catégories. Ces prix offrent au public l’occasion de découvrir de nouvelles voix et de mettre en lumière des ouvrages marquants de l’actualité éditoriale.

Quarante ans après sa création, le Salon du Livre de Genève demeure un rendez-vous incontournable pour les amoureux du livre. En réunissant écrivains, éditeurs et lecteurs, il rappelle que la littérature reste un espace privilégié de rencontre, de réflexion et de partage.

Informations pratiques
Événement : Salon du Livre de Genève – 40ᵉ édition
Dates : du 18 au 22 mars 2026
Lieu : Palexpo
Adresse : Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex, Genève (Suisse)
Au programme :
– rencontres et débats avec des auteurs francophones et internationaux
– séances de dédicaces
– expositions littéraires et culturelles
– animations et ateliers pour le public et les jeunes lecteurs
– événements spéciaux pour célébrer les 40 ans du salon.

 

Paris accueille la 5ᵉ édition du Salon du Livre Africain (21- 22 mars)

Les 21 et 22 mars 2026, la cinquième édition du Salon du Livre Africain de Paris réunit au Réfectoire des Cordeliers près de 400 auteurs et 150 éditeurs venus d’Afrique, d’Europe et des diasporas pour célébrer la vitalité des littératures africaines contemporaines.


Les 21 et 22 mars 2026, Paris accueille la cinquième édition du Salon du Livre Africain de Paris (SLAP), l’un des rendez-vous majeurs consacrés aux littératures africaines et afro-descendantes en Europe. Pour cette nouvelle édition, l’événement change à la fois de lieu et de format. Il se tiendra désormais au Réfectoire des Cordeliers, dans le 6ᵉ arrondissement, un espace historique situé au cœur du Quartier latin.

En quelques années, le salon s’est imposé comme une plateforme essentielle pour la diffusion et la rencontre des littératures africaines francophones. L’édition 2026 confirme cette dynamique avec près de 150 maisons d’édition et environ 400 auteurs attendus. Les participants viennent d’Afrique, d’Europe, des Amériques et des Caraïbes, illustrant l’ampleur de la diaspora littéraire africaine et la circulation internationale des œuvres.

Comme chaque année, le salon met à l’honneur un pays. L’Angola est l’invité spécial de cette cinquième édition. Cette présence permettra de découvrir une scène littéraire encore peu connue du public francophone et d’explorer les liens entre les littératures africaines lusophones et francophones.

Le Salon du Livre Africain de Paris ne se limite pas à une simple foire du livre. Pendant deux jours, il devient un espace de dialogue entre écrivains, éditeurs, chercheurs et lecteurs. Les visiteurs peuvent assister à de nombreuses rencontres, conférences et tables rondes consacrées à la création littéraire africaine contemporaine.

L’événement donne également l’occasion de découvrir la richesse de la production éditoriale africaine et caribéenne. Une vingtaine de pays seront représentés, témoignant de la diversité linguistique, culturelle et littéraire du continent. Romans, essais, poésie, bande dessinée ou littérature jeunesse seront présentés au public.

L’un des moments les plus attendus du salon reste la rencontre directe entre auteurs et lecteurs. Près de 400 écrivains seront présents en dédicace, offrant au public la possibilité d’échanger avec eux et de découvrir leurs ouvrages. Parmi les auteurs annoncés figurent notamment Marguerite Abouet, figure majeure de la bande dessinée africaine, In Koli Jean Bofane, romancier congolais reconnu, Véronique Tadjo, autrice ivoirienne traduite dans de nombreuses langues, ou encore Rodney Saint-Éloi, poète et éditeur haïtien.

La programmation réunit également de nombreuses autres voix importantes de la littérature contemporaine : Kebir Ammi, Maurice Bandaman, Gaëlle Bellem, Meryem Belkaïd, Jocelyn Danga, Jean Aimé Dibakana, Asya Djoulaït, Henri Djombo, Suzanne Dracius, Amadou Elimane Kane, Yamen Manai, Boniface Mongo Mboussa, Eric Mukendi, Nimrod, Ousmane N’diaye, Gaël Octavia, Philomé Robert, Samir Toumi, Anne Terrier ou encore Fawzia Zouari.

 

 

Une autre initiative sera également présentée durant cette édition : le lancement de la Place des Auteurs Francophones Africains, une plateforme dédiée à la visibilité et à la promotion des écrivains africains de langue française. Ce nouvel espace vise à renforcer la découvrabilité des auteurs et à structurer un réseau actif tout au long de l’année autour de la création littéraire africaine. Les visiteurs pourront y découvrir les missions et les actions de cette plateforme, ainsi que rencontrer plusieurs écrivains membres du réseau. Quatre auteurs seront notamment présents pour des séances de dédicaces : Mona Azzam, Sadia Tabti, Héla Saïdi et Nadège Sanou.



Cette diversité d’auteurs reflète la richesse des écritures africaines contemporaines. Les écrivains explorent aujourd’hui des thématiques multiples : mémoire historique, migrations, identités diasporiques, transformations sociales ou encore urbanisation accélérée des sociétés africaines. La littérature devient ainsi un espace d’expression privilégié pour raconter les mutations du continent et de ses diasporas.

Le salon joue également un rôle important pour les professionnels du livre. Les éditeurs africains et européens y échangent sur les défis de la diffusion des œuvres africaines, la circulation des livres entre les pays du continent ou encore la traduction vers d’autres langues. Ces échanges participent à structurer un espace littéraire africain de plus en plus visible sur la scène internationale.

Au fil de ses éditions, le Salon du Livre Africain de Paris s’est affirmé comme un rendez-vous incontournable pour découvrir les nouvelles voix de la littérature africaine et renforcer les liens entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Il rappelle surtout que les littératures africaines constituent aujourd’hui l’un des espaces les plus dynamiques de la création francophone.

Informations pratiques

Événement : 5ᵉ édition du Salon du Livre Africain de Paris (SLAP)
Dates : 21 – 22 mars 2026
Lieu : Réfectoire des Cordeliers
Adresse : 15 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris
Pays invité d’honneur : Angola
Au programme :
– rencontres et conférences
– dédicaces d’auteurs
– tables rondes littéraires
– présentation d’éditeurs africains et caribéens.

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Opération reconquête des États-Unis dans l’AES https://mondafrique.com/limage-du-jour/operation-reconquete-des-etats-unis-dans-laes/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/operation-reconquete-des-etats-unis-dans-laes/#respond Wed, 11 Mar 2026 05:03:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148371 Alors que la guerre en Iran mobilise l’attention de Washington, les États-Unis poursuivent leur entreprise de séduction auprès des pays de l’Alliance des États du Sahel. Après une première étape au Mali en février, Nick Checker est arrivé ce 10 mars à Ouagadougou avant de poursuivre sa tournée au Niger. Peu connu du grand public, […]

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Alors que la guerre en Iran mobilise l’attention de Washington, les États-Unis poursuivent leur entreprise de séduction auprès des pays de l’Alliance des États du Sahel. Après une première étape au Mali en février, Nick Checker est arrivé ce 10 mars à Ouagadougou avant de poursuivre sa tournée au Niger.

Peu connu du grand public, Nick Checker n’est pas un diplomate de carrière. Depuis janvier 2026, il dirige par intérim le Bureau des affaires africaines du département d’État. Mais son parcours est celui d’un homme du renseignement : il a passé plus d’une décennie à la CIA comme analyste militaire, spécialisé dans les conflits du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique. Son profil reflète l’approche actuelle de Washington : transactionnelle et sécuritaire, plutôt que diplomatique.

La tournée qu’il mène dans les capitales de l’AES vise à proposer une coopération concrète dans la lutte contre les groupes jihadistes. Les États-Unis cherchent notamment à remettre sur la table un partage de renseignements de type ISR intelligence, surveillance et reconnaissance reposant sur leurs capacités satellitaires, leurs drones et leurs réseaux d’analyse.

Recueillir et partager des renseignements

Côté pile, Washington offrirait aux armées sahéliennes un accès à des informations précieuses sur les mouvements des groupes armés, en échange d’un retour progressif de la coopération sécuritaire américaine dans la région. Côté face, les Américains recueilleraient eux-mêmes des renseignements qui leur font défaut depuis qu’ils ont été contraints par le Niger de quitter leur grande base de drones d’Agadez. Pour parvenir à leurs fins, ils tentent de séduire les gouvernements de la région en insistant sur le respect de la souveraineté des États et sur une coopération fondée sur des intérêts communs.

Les signaux de ce retour progressif se multiplient. Après la visite de Nick Checker à Bamako début février, Washington a levé des sanctions visant plusieurs responsables maliens. Des discussions ont également été engagées sur une possible reprise des vols de drones américains au-dessus du territoire malien et sur le retour d’une base américaine dans ce pays. Selon, TV5 Monde, ils seraient sur le point de signer un accord.  

Reste une inconnue : comment militaires américains et russes pourraient-ils coexister sur le terrain sahélien, alors même que les négociations sur l’Ukraine patinent et que l’on assiste à une montée des tensions entre Washington et Moscou en raison de la guerre en Iran ?

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Un 2e aéroport attaqué au Niger par l’État islamique https://mondafrique.com/limage-du-jour/un-2e-aeroport-attaque-au-niger-par-letat-islamique/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/un-2e-aeroport-attaque-au-niger-par-letat-islamique/#respond Tue, 10 Mar 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148354 L’aéroport de la ville de Tahoua, le chef-lieu de la région du même nom, a été victime d’une attaque dans la nuit du 9 au 10 mars, un peu plus d’un mois après un assaut de même nature contre celui de la capitale, revendiqué alors par l’État islamique. Cette fois, la cible des assaillants était […]

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L’aéroport de la ville de Tahoua, le chef-lieu de la région du même nom, a été victime d’une attaque dans la nuit du 9 au 10 mars, un peu plus d’un mois après un assaut de même nature contre celui de la capitale, revendiqué alors par l’État islamique.

Cette fois, la cible des assaillants était la base aérienne 401 et les drones qui y sont entreposés. Le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa et les responsables politiques et militaires locaux ont fait l’inventaire des dégâts au matin, quelques heures après la fin des combats.

Selon l’Agence nigérienne de presse (ANP), l’attaque s’est produite vers 03h00. Selon le bilan officiel, plusieurs morts et plusieurs arrestations (5) ont été enregistrés côté ennemi ainsi que des blessés légers côté ami. Sur les personnes arrêtées, il a été trouvé « une importante quantité de devises et d’autres matériels », écrit l’ANP, qui diffuse une photo de quelques hommes entravés. 

Le communiqué officiel indique les assaillants ont « réussi à endommager quelques hangars de drones ». « Des impacts et des douilles sont visibles un peu partout dans la base. » Les autorités ont félicité la population pour sa coopération et réitéré leurs appels à la vigilance dans un contexte de destabilisation interne et externe.

Selon des sources proches de l’ancien président Bazoum très actives sur les réseaux sociaux, plusieurs drones militaires auraient été endommagés.

Les kamikazes de l’aéroport de Niamey ciblaient les drones

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Guinée Conakry : en route vers le parti unique https://mondafrique.com/decryptage/guinee-conakry-en-route-vers-le-parti-unique/ https://mondafrique.com/decryptage/guinee-conakry-en-route-vers-le-parti-unique/#respond Mon, 09 Mar 2026 05:02:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148311 Le monde recule à la vitesse grand V et la Guinée met les bouchées doubles. Quelques heures à peine après son retour au pays, Mamadi Doumbouya a frappé un grand coup en dissolvant une quarantaine de formations politiques parmi les plus importantes du pays. Après avoir fermé plusieurs médias et poussé nombre de journalistes à […]

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Le monde recule à la vitesse grand V et la Guinée met les bouchées doubles. Quelques heures à peine après son retour au pays, Mamadi Doumbouya a frappé un grand coup en dissolvant une quarantaine de formations politiques parmi les plus importantes du pays. Après avoir fermé plusieurs médias et poussé nombre de journalistes à l’exil, c’est désormais l’opposition organisée qui se retrouve dans le viseur du pouvoir. Jusqu’où ira-t-il et jusqu’à quand ?

Dans la conclusion de son dernier article sur Conakry, Mondafrique posait la question : « Où va la Guinée ? ». La réponse semble désormais claire : vers un inquiétant retour en arrière. À peine revenu de son hospitalisation à Singapour, le chef de l’État a entériné une décision spectaculaire : la dissolution de quarante partis politiques pour non-conformité à la loi organique adoptée en septembre 2025. Officiellement, ces formations n’auraient pas respecté les nouvelles exigences administratives imposées par le ministère de l’Administration du territoire.

L’opposition rayée de la carte

La mesure frappe au cœur du paysage politique guinéen. Parmi les partis visés figurent les principales forces d’opposition : le RPG Arc-en-ciel de l’ancien président Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, ou encore l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré. Privées de leur personnalité juridique, ces formations n’ont plus le droit d’exercer d’activités politiques et leurs biens sont désormais placés sous séquestre. Leurs sièges ont été mis sous scellés. Rien de moins… 

Cette décision intervient à quelques semaines d’échéances électorales importantes prévues en mai. Pour l’opposition et une partie de la société civile, il ne fait guère de doute que cette opération administrative ressemble davantage à une mise au pas du pluralisme qu’à un  exercice de régulation juridique. Plusieurs responsables politiques dénoncent déjà un processus visant à marginaliser toute contestation et à préparer le retour du parti-État. La Guinée n’avait plus connu un tel rétrécissement de l’espace politique depuis Sékou Touré.

Disparitions et intimidations

Dans le même temps, le climat politique reste marqué par une série de disparitions inquiétantes qui s’inscrivent dans une stratégie d’intimidation visant les voix critiques du pouvoir. Comme par exemple, le père du journaliste en exil Babila Keita, enlevé le 29 septembre 2025 par des hommes armés. Les enfants du musicien et opposant Élie Kamano, ont subi le même sort en novembre 2025 à Conakry. Plus récemment encore, deux femmes âgées, la mère et la sœur de l’ancien ministre Tibou Kamara, ont été kidnappées à leur domicile de Dinguiraye par des hommes armés vêtus d’uniformes militaires.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a enfin réagi, mais son communiqué trouble par son ambiguïté. Il évoque de simples « allégations » d’enlèvement tout en appelant les autorités guinéennes à faire la lumière sur ces disparitions. Une prudence de langage très étonnante puisque les faits sont avérés et les responsables connus.  

 

 

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Cacao : Abidjan réduit drastiquement le prix payé aux planteurs https://mondafrique.com/limage-du-jour/cacao-abidjan-reduit-drastiquement-le-prix-paye-aux-planteurs/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/cacao-abidjan-reduit-drastiquement-le-prix-paye-aux-planteurs/#respond Sat, 07 Mar 2026 05:29:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148241 Le retournement brutal du marché mondial du cacao rattrape la Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial, le pays a révisé le prix bord champ payé aux planteurs pour la campagne intermédiaire 2025-2026. Il passe d’environ 2 800 francs CFA à 1 200 francs CFA le kilogramme, une baisse spectaculaire proche de 60 %. Le retournement spectaculaire […]

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Le retournement brutal du marché mondial du cacao rattrape la Côte d’Ivoire. Premier producteur mondial, le pays a révisé le prix bord champ payé aux planteurs pour la campagne intermédiaire 2025-2026. Il passe d’environ 2 800 francs CFA à 1 200 francs CFA le kilogramme, une baisse spectaculaire proche de 60 %.

Le retournement spectaculaire du marché mondial

Cette décision illustre la dépendance de la filière ouest-africaine aux cycles du marché mondial. Le cacao sort, en effet, d’une période de volatilité exceptionnelle. Après avoir atteint des sommets historiques en 2024 plus de 12 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux les cours se sont fortement corrigés pour revenir autour de 3 000 dollars. La perspective d’un retour de l’offre mondiale et le reflux des positions spéculatives ont accéléré ce mouvement.

En Côte d’Ivoire, cette chute impacte directement le revenu des producteurs. Le prix bord champ est fixé administrativement par l’État à partir des ventes anticipées réalisées sur les marchés internationaux, un système piloté par le Conseil du Café-Cacao. Conçu pour stabiliser les revenus agricoles, ce mécanisme oblige néanmoins les autorités à ajuster le prix intérieur lorsque les cours mondiaux reculent.

Cela dépend également d’une volonté politique. Pour la campagne précédente, dans un contexte de cours internationaux record et à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, les producteurs ivoiriens avaient bénéficié d’une rémunération exceptionnellement élevée.

L’exemple du Ghana voisin est souvent avancé par les planteurs. Deuxième producteur mondial, le pays applique lui aussi un prix administré via son organisme public, mais il a historiquement cherché à mieux rémunérer les producteurs afin de préserver la qualité des fèves et de limiter la contrebande transfrontalière. Si Accra a également ajusté ses prix à la baisse en 2026, la correction y apparaît moins brutale que celle décidée en Côte d’Ivoire, aux environs de 29 %, soit environ la moitié de la baisse pratiquée par Abidjan.

La bataille de la valeur ajoutée

La situation met en lumière un paradoxe structurel. La Côte d’Ivoire et le Ghana produisent ensemble plus de la moitié du cacao mondial, mais ils ne fixent pas les prix, déterminés sur les marchés internationaux, et transforment encore une part limitée de leur production. La valeur ajoutée du chocolat est captée en grande partie en Europe ou en Amérique du Nord. Cette dépendance aux marchés extérieurs rend les économies cacaoyères particulièrement vulnérables.

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L’Afrique de l’Ouest moins corrompue que l’Amérique latine https://mondafrique.com/economie/lafrique-de-louest-moins-corrompue-que-lamerique-latine/ https://mondafrique.com/economie/lafrique-de-louest-moins-corrompue-que-lamerique-latine/#respond Sat, 07 Mar 2026 05:05:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=148227 Selon le dernier rapport annuel publié par Transparency International, et grâce aux grandes avancées dernièrement réalisées, l’Afrique de l’Ouest francophone est désormais moins touchée par la corruption que l’Amérique latine. Une évolution qui contredit certains discours et qui a contribué à faire de l’Afrique de l’Ouest francophone la zone la plus dynamique économiquement du continent […]

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Selon le dernier rapport annuel publié par Transparency International, et grâce aux grandes avancées dernièrement réalisées, l’Afrique de l’Ouest francophone est désormais moins touchée par la corruption que l’Amérique latine. Une évolution qui contredit certains discours et qui a contribué à faire de l’Afrique de l’Ouest francophone la zone la plus dynamique économiquement du continent en 2025, pour la douzième année consécutive.

Par Ilyes Zouari

Selon les données du dernier rapport de Transparency International (l’indice de perception de la corruption, 2025) publié le 10 février, qui classe les pays du monde en fonction du niveau de corruption et qui constitue la référence mondiale en la matière, l’Afrique de l’Ouest francophone affiche un score global de 36,5 points. Elle devance ainsi l’Amérique latine qui affiche, pour sa part, un score de 32,2 points.

Ces résultats correspondent à la moyenne globale pondérée en fonction du poids démographique des pays concernés. 

L’Afrique de l’Ouest francophone plus vertueuse 

Les grands efforts accomplis ces dernières années en matière de lutte contre la corruption et de bonne gouvernance ont permis à l’Afrique de l’Ouest francophone, ensemble composé de neuf pays (les pays membres de l’espace UEMOA sans la lusophone Guinée-Bissau, ainsi que la Guinée et la Mauritanie – qui ont quitté cet espace et sa monnaie unique, le franc CFA, il y a déjà quelques décennies), en seulement une année, de progresser considérablement dans les classements internationaux, pour dépasser désormais un certain nombre de régions du monde, dont l’Amérique latine. Dans cet ensemble francophone, le Sénégal (classé 65e mondial, avec 46 points), le Bénin (70e, 45 points) et la Côte d’Ivoire (76e, 43 points) obtiennent les meilleurs résultats, tandis que la Mauritanie (130e), le Mali (136e) et la Guinée (142e) affichent les scores les plus faibles. N’étant pas membres de l’UEMOA, la Mauritanie et la Guinée tirent la moyenne globale vers le bas.

Le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire devancent un certain nombre de pays européens, dont deux pays d’Europe de l’Est membres de l’Union européenne (la Hongrie et la Bulgarie, classés chacun au 84e rang mondial), et font surtout mieux que la grande majorité des pays d’Amérique latine, qui regroupe vingt pays au total. Et notamment les cinq plus peuplés d’entre eux, à savoir le Brésil (107e), le Mexique (141e), la Colombie (99e), l’Argentine (104e) et le Pérou (130e).

Les cinq pays les moins bien classés d’Amérique latine (le Paraguay, 150e, le Honduras, 157e, Haïti, 169e, le Nicaragua, 175e et le Venezuela, 180e) se classent loin derrière les pays les moins bien positionnés d’Afrique de l’Ouest francophone. De leur côté, l’Uruguay (17e), le Chili (31e), le Costa Rica (46e), Cuba (84e) et la République dominicaine (99e) affichent les meilleures performances de la zone.

Les francophones devant les anglophones

Au niveau africain, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin se classent devant l’Afrique du Sud (81e) et loin devant des pays comme le Nigeria (autre pays d’Afrique de l’Ouest, classé 142e), l’Éthiopie (96e), le Kenya (130e), ou encore l’Angola (120e). Les cinq pays les plus touchés par la corruption au niveau continental sont des pays anglophones, à savoir le Soudan (175e), l’Érythrée, (177e), la Libye (177e ex aequo), la Somalie et le Soudan du Sud (181e chacun).

La corruption étant un phénomène difficilement mesurable, les classements en la matière ne peuvent en donner une idée qu’approximative. Cependant, il n’en demeure pas moins vrai que ce classement, constituant la référence mondiale en la matière, met en évidence les avancées considérables réalisées par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest francophone au cours de la dernière décennie, d’une part, et la persistance, d’autre part, d’importants niveaux de corruption en Amérique latine, qui s’aggravent même dans de nombreux pays de la région.

 

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