- Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 21 Feb 2025 10:28:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ 32 32 La semaine culturelle débute à Paris avec Ismael Isaac le 21 février https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-semaine-culturelle-africaine-21-28-fevrier-debute-a-lome-le-20-fevrier/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-semaine-culturelle-africaine-21-28-fevrier-debute-a-lome-le-20-fevrier/#respond Fri, 21 Feb 2025 04:50:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=127976 Des « Afropéennes » à Lomé au FInAB au Bénin, en passant par Ismaël Isaac à Paris, Mdou Moctar à New York, John Legend à Move Afrika et le festival d’humour d’Abidjan, cette semaine célèbre l’effervescence culturelle africaine. Concerts, arts visuels, danse et théâtre rayonnent dans une programmation d’exception. Ismaël Isaac en concert au New Morning à […]

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Des « Afropéennes » à Lomé au FInAB au Bénin, en passant par Ismaël Isaac à Paris, Mdou Moctar à New York, John Legend à Move Afrika et le festival d’humour d’Abidjan, cette semaine célèbre l’effervescence culturelle africaine. Concerts, arts visuels, danse et théâtre rayonnent dans une programmation d’exception.

Ismaël Isaac en concert au New Morning à Paris le 21 février !

Après une longue absence, la légende du reggae ivoirien Ismaël Isaac fait son grand retour sur la scène parisienne. Le 21 février 2025, le New Morning accueillera cet artiste engagé dont les messages de paix et de justice sociale résonnent depuis plus de trois décennies.

Paris s’apprête à vibrer aux rythmes du reggae africain avec le retour tant attendu d’Ismaël Isaac, figure emblématique de la scène musicale ivoirienne. Le 21 février 2025, le New Morning, temple de la musique live dans le 10e arrondissement, accueillera celui que l’on surnomme affectueusement le « Gangaba de Treichville », en référence au quartier populaire d’Abidjan qui l’a vu grandir. Ce concert exceptionnel marque le retour de l’artiste dans la capitale française, promettant une soirée riche en émotions et en messages forts.

Le parcours d’Ismaël Isaac, né Kaba Diakité Issiaka en 1966, force l’admiration. Frappé par la poliomyélite à l’âge de deux ans, il n’a jamais laissé son handicap entraver sa passion pour la musique. Dans les années 1980, inspiré par les œuvres de Bob Marley et d’Alpha Blondy, il forge son propre style en fusionnant le reggae jamaïcain avec les sonorités africaines. Sa participation à l’émission « Première Chance » marque le début d’une carrière fulgurante, qui s’envole avec la sortie de son premier album « Tchilaba » en 1986.

Chantant principalement en dioula, Ismaël Isaac s’est imposé comme l’une des voix les plus authentiques et engagées du reggae africain. Ses textes, porteurs de messages universels, dénoncent les injustices sociales et prônent l’unité et la solidarité. À travers des albums marquants comme « Yatiman », « Rahman », « Taxi Jump » et « Black System », il aborde des sujets cruciaux tels que le terrorisme, les guerres fratricides et l’apartheid, utilisant sa musique comme vecteur de sensibilisation et de changement social.

Son dernier album, « Je reste », sorti en 2014 après quatorze ans de silence discographique, témoigne de l’évolution de son art tout en restant fidèle à ses racines. Les collaborations avec des artistes comme Mokobé et Bony RAS enrichissent son univers musical tout en préservant l’essence de son message. Ce concert au New Morning sera l’occasion pour le public de découvrir ces nouvelles compositions tout en redécouvrant les classiques qui ont fait sa renommée.

La salle mythique du New Morning, qui a accueilli les plus grands noms de la musique, offre un cadre intimiste parfait pour ce retour sur scène. Les fans pourront apprécier au plus près le charisme et l’énergie communicative de l’artiste, dans une ambiance qui promet d’être électrique. Les billets, proposés à 30 euros en prévente et 35 euros sur place, donnent accès à un moment unique de partage et de communion musicale.

Pour les amateurs de reggae, ce concert s’annonce comme un moment fort de la programmation musicale parisienne de ce début d’année 2025. L’opportunité est rare de voir se produire sur scène une légende vivante du reggae africain.

« Les Afropéennes »: quand l’Afrique et l’Europe dansent ensemble

 

La troisième édition du festival « Les Afropéennes » s’installe à Lomé du 20 au 23 février 2025. Entre le Magic Mirrors de l’Institut français et le Marché de Cacavéli, l’événement promet quatre jours de rencontres artistiques vibrantes, célébrant les ponts entre les cultures africaine et européenne.

La capitale togolaise s’apprête à vibrer au rythme des échanges culturels avec le retour du festival « Les Afropéennes », un événement qui s’est rapidement imposé comme un carrefour incontournable des expressions artistiques africaines et européennes. Pour sa troisième édition, du 20 au 23 février 2025, le festival investira deux lieux emblématiques de Lomé, créant ainsi une dynamique unique entre le cœur historique de la ville et ses quartiers populaires.

Les deux premières soirées, les 20 et 21 février, transformeront le Magic Mirrors de l’Institut français du Togo en un creuset d’expérimentations musicales et de rencontres artistiques. Ce lieu chargé d’histoire culturelle accueillera une programmation éclectique où se croiseront artistes confirmés et talents émergents. La scène s’animera sous les performances d’Innocent Kimpe & Praktika, dont les créations transcendent les frontières musicales, et d’Aron & The Jeri Jeri Band, qui fusionnent avec brio traditions ancestrales et sonorités contemporaines.

Le festival prendra ensuite ses quartiers au Marché de Cacavéli, dans le quartier d’Agoè, les 22 et 23 février. Ce déplacement stratégique vers un lieu emblématique de la vie quotidienne loméenne illustre la volonté des organisateurs de rendre la culture accessible à tous. Le marché, traditionnellement espace d’échanges commerciaux, se métamorphosera en une scène vivante où les performances de Siân Pottock, Kin’Gongolo Kiniata, Vovolectro et Paki Chenzü résonneront au cœur de la communauté.

Cette édition 2025 des Afropéennes se distingue par sa capacité à créer des ponts entre les générations et les cultures. En programmant des artistes aux influences diverses, le festival célèbre la richesse des échanges culturels tout en encourageant l’émergence de nouvelles formes d’expression artistique. Chaque performance devient ainsi un dialogue entre tradition et modernité, entre l’Afrique et l’Europe, offrant au public une expérience immersive unique.

L’engagement du festival en faveur de l’inclusion et de l’ouverture au monde se manifeste particulièrement dans son approche des jeunes générations. En proposant des collaborations artistiques innovantes et des rencontres inédites entre musiciens africains et européens, « Les Afropéennes » contribue à façonner une vision moderne et dynamique des échanges culturels. Cette démarche résonne particulièrement auprès des jeunes spectateurs, qui y trouvent un reflet de leur propre quête d’identité et d’ouverture sur le monde.

La programmation diversifiée reflète également l’ambition du festival de transcender les genres musicaux traditionnels. Des rythmes ancestraux aux beats électroniques, des mélodies traditionnelles aux compositions contemporaines, chaque performance témoigne de la vitalité de la création artistique africaine et de sa capacité à se réinventer au contact d’autres influences.

En choisissant d’ancrer le festival dans deux espaces distincts de la ville, les organisateurs créent une dynamique unique qui permet de toucher des publics variés.

« Les Afropéennes » s’affirme ainsi comme un catalyseur de rencontres, un espace de dialogue et de création qui contribue à enrichir le paysage culturel togolais. Du Magic Mirrors au Marché de Cacavéli, du 20 au 23 février 2025, Lomé vivra au rythme de ces échanges culturels qui font la richesse et la singularité de ce rendez-vous devenu incontournable.

Mdou Moctar, le Hendrix du Sahara, enflamme New York !

Le guitariste nigérien Mdou Moctar, figure légendaire du rock touareg, se produira le 21 février 2025 au Sony Hall de New York. Une occasion unique d’assister à la performance acoustique de cet artiste autodidacte qui a conquis le monde avec ses riffs enflammés et ses mélodies sahariennes.

Du village reculé de Tchintabaraden aux prestigieuses salles de concert internationales, le parcours de Mdou Moctar incarne un véritable conte moderne. Né Mahamadou Souleymane en 1984 à Abalak, au Niger, cet artiste hors du commun a forgé son destin musical contre vents et marées. Dans une région où la musique séculière était mal vue, le jeune Mdou a fait preuve d’une détermination sans faille, allant jusqu’à fabriquer sa première guitare avec des câbles de vélo en guise de cordes.

Cette passion dévorante pour la musique, nourrie par l’écoute clandestine d’artistes comme Abdallah Oumbadougou, l’a conduit à développer un style unique, fusionnant les traditions touareg avec les sonorités électriques du rock moderne. Son premier album, « Anar », enregistré en 2008 à Sokoto au Nigeria, s’est propagé comme une traînée de poudre à travers le Sahel grâce aux réseaux informels d’échange de fichiers sur téléphones portables, témoignant de l’impact profond de sa musique sur les communautés locales.

La reconnaissance internationale est venue avec son apparition sur la compilation « Music from Saharan Cellphones: Volume 1 » du label Sahel Sounds, ouvrant la voie à une carrière florissante. Son album « Ilana: The Creator », sorti en 2019 sous le prestigieux label Matador Records, a définitivement consacré son statut d’artiste majeur, ses solos de guitare incandescents lui valant le surnom de « Hendrix du Sahara ».

Le 21 février 2025, le Sony Hall de New York accueillera cet artiste d’exception pour une performance acoustique qui s’annonce mémorable. Dans cette salle réputée pour son acoustique exceptionnelle, située au 235 W 46 th St, les amateurs de musique pourront découvrir l’intensité et la magie du rock touareg dans des conditions optimales. Les portes ouvriront à 18h15, avec différentes options de billetterie pour satisfaire tous les publics : des places VIP à 40 dollars aux places debout à 30 dollars, en passant par des places assises en admission générale à 35 dollars.

L’événement promet d’être une expérience immersive totale, avec la possibilité de profiter d’un menu complet incluant une formule à prix fixe, moyennant un minimum de 20 dollars par personne pour les tables. Le caractère tous âges de la soirée permettra aux familles de partager ce moment unique, découvrant ensemble la richesse des traditions musicales sahariennes revisitées par le génie créatif de Mdou Moctar.

Les performances de Mdou Moctar sont reconnues pour leur capacité à transporter le public au cœur du désert nigérien.

Pour les amateurs de musique souhaitant vivre cette expérience unique, les billets sont disponibles sur les plateformes AXS et Ticketweb. Une réservation anticipée est vivement conseillée, tant l’attente est grande pour ce concert qui promet d’être l’un des moments forts de la programmation musicale new-yorkaise de ce début d’année 2025.

Le 22 février, le Festival Ticket Africa revient pour une deuxième édition

Une soirée exceptionnelle attend les amateurs de musiques africaines le 22 février à Boulogne-sur-Mer. Le Festival Ticket Africa propose une programmation éclectique mêlant reggae, blues et afrobeat, portée par six artistes talentueux dans une ambiance festive et culturelle unique.

La ville de Boulogne-sur-Mer s’apprête à vibrer au son des musiques africaines avec la deuxième édition du Festival Ticket Africa, qui investira la salle de la Faïencerie le samedi 22 février 2025. Organisé par l’Association Promotion, l’événement s’est rapidement imposé comme un rendez-vous culturel incontournable dans les Hauts-de-France. Avec une ambition renouvelée, le festival promet une immersion totale dans des sonorités envoûtantes, réunissant sur scène six artistes aux univers singuliers et complémentaires.

Dès 19 heures, la soirée s’ouvrira sur une programmation audacieuse. Afrokan, figure emblématique de l’afro-fusion, tissera un lien entre traditions et modernité, ses compositions invitant au voyage à travers un dialogue entre les générations et les cultures. Le reggae trouvera en Benijah un ambassadeur de choix, sa voix chaude et ses textes engagés rappelant que la musique demeure un puissant vecteur de paix et de solidarité. À ses côtés, Blow Biguiz apportera une touche rock et blues, bousculant les frontières musicales avec une créativité sans limite. La voix envoûtante de Jem Charcie ajoutera une dimension soul à l’événement, tandis que le groupe Chokan électrisera la salle avec son énergie communicative et ses compositions originales. Le jeune prodige Maliamvn, dernier nom de cette affiche éclectique, viendra insuffler une modernité rafraîchissante qui séduira toutes les générations.

Le Festival Ticket Africa propose une véritable célébration de la culture africaine, offrant aux festivaliers une expérience immersive qui va bien au-delà des concerts. Stands d’artisanat, spécialités culinaires et ateliers interactifs permettront au public de plonger dans l’univers africain sous toutes ses facettes, faisant du festival un lieu privilégié de rencontre et d’échange. En choisissant la salle de la Faïencerie, située au cœur de Boulogne-sur-Mer, les organisateurs ont misé sur un cadre à l’acoustique exceptionnelle, idéal pour magnifier la richesse musicale de l’événement. L’engagement des acteurs locaux – commerçants, associations culturelles et bénévoles – témoigne de l’ancrage du festival dans le tissu culturel de la région et de son importance grandissante.

Avec un tarif d’entrée de 10 euros, le Festival Ticket Africa rend la culture africaine accessible à tous, alliant qualité artistique et partage culturel.

L’Œil d’Afrique illumine Cotonou

Le Festival Œil d’Afrique transformera la place du Bicentenaire de Cotonou en un vibrant carrefour artistique du 21 au 23 février 2025. Expositions, concerts, théâtre et slam sont au programme de cet événement qui célèbre la diversité culturelle africaine et révèle les talents émergents.

La ville de Cotonou s’apprête à vibrer au rythme de la création africaine avec la nouvelle édition du Festival Œil d’Afrique, un rendez-vous culturel majeur orchestré par l’Association pour le développement des arts et de la culture (ADAC) Bénin. Durant trois jours intenses, la place du Bicentenaire deviendra l’épicentre d’une célébration artistique qui promet de captiver les visiteurs par sa richesse et sa diversité.

L’événement, qui se déroulera du 21 au 23 février 2025, propose une programmation ambitieuse qui traverse l’ensemble du spectre artistique africain. Les expositions d’art contemporain offriront une vitrine exceptionnelle aux artistes émergents et confirmés, leur permettant de présenter des œuvres qui reflètent les préoccupations et les aspirations du continent. La musique, pilier central du festival, fera résonner les sonorités traditionnelles et modernes à travers des performances live qui promettent de faire voyager le public des rythmes de l’afrobeat au highlife, en passant par le makossa et le coupé-décalé.

Les arts de la scène ne seront pas en reste, avec des spectacles de théâtre et de danse qui puisent dans le riche patrimoine immatériel africain tout en l’inscrivant dans la modernité. Ces performances témoigneront de la vitalité créative du continent et de sa capacité à réinventer ses traditions. Le cinéma africain trouvera également sa place dans cette célébration, avec des projections qui exploreront les réalités sociales et culturelles contemporaines, suivies de rencontres enrichissantes avec les créateurs.

L’un des moments phares du festival sera sans conteste le concours de slam, dont les sélections ont débuté dès janvier 2025. Cette compétition donnera une tribune aux voix de la nouvelle génération, permettant aux jeunes poètes urbains d’exprimer leur vision du monde devant un jury de professionnels. Cette initiative souligne la volonté du festival de soutenir l’émergence de nouveaux talents et de nouvelles formes d’expression artistique.

Le choix de la place du Bicentenaire, lieu emblématique de Cotonou et carrefour naturel des rencontres et des échanges, incarnera pendant trois jours l’esprit d’ouverture et de partage qui caractérise le Festival Œil d’Afrique. Les visiteurs pourront déambuler entre les stands d’un marché artisanal qui mettra en valeur le savoir-faire des artisans locaux, proposant une gamme variée de créations allant des textiles aux sculptures, en passant par la bijouterie et la poterie.

Le festival se veut également un espace de réflexion et de formation. Des ateliers et des conférences animés par des professionnels du secteur culturel aborderont des questions cruciales telles que la gestion de carrière artistique, le financement de projets culturels ou l’impact du numérique sur la création. Ces sessions permettront aux participants d’acquérir de nouvelles compétences et de tisser des liens professionnels précieux.

Le Festival Œil d’Afrique 2025 s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de valorisation de la culture africaine et de renforcement des échanges artistiques sur le continent. En rassemblant artistes, professionnels et public dans un même élan créatif, l’événement contribue à positionner Cotonou comme un pôle culturel majeur en Afrique de l’Ouest.

Du 21 a 28 février, Abidjan célèbre dix ans de rires

Le festival « Abidjan capitale du rire » fête sa dixième édition du 21 au 23 février 2025 au Palais de la Culture d’Abidjan. Créé par l’humoriste Mamane, l’événement est devenu un rendez-vous incontournable de l’humour en Afrique francophone, mêlant talents confirmés et nouvelles étoiles du stand-up.

L’humour africain célèbre une décennie de succès dans la capitale économique ivoirienne, qui s’est imposée comme l’épicentre du rire continental. Depuis sa création en 2015, « Abidjan capitale du rire » a su fédérer un public fidèle, attiré par la diversité et la richesse des styles comiques africains. Pour marquer cet anniversaire exceptionnel, le festival promet une programmation mémorable, avec des artistes de renom et des spectacles inédits qui feront vibrer le Palais de la Culture au rythme des éclats de rire.

Cette dixième édition s’annonce comme un véritable feu d’artifice, avec un point d’orgue le dimanche 23 février à 16 h, lors d’un spectacle réunissant les meilleurs humoristes du moment. Parmi eux, PrissK, déjà confirmé, promet une performance détonante. Face à l’engouement que suscite cet anniversaire, les organisateurs ont fixé les billets à 15 000 FCFA, disponibles à la Fnac Cap Sud, et encouragent vivement à réserver à l’avance.

Mais « Abidjan capitale du rire » ne se limite pas à une série de spectacles. Au fil des années, l’événement s’est imposé comme un incubateur de talents, révélant de nouveaux artistes et offrant une plateforme d’expression aux jeunes humoristes. Grâce aux masterclasses et ateliers, ces derniers ont l’opportunité d’affiner leur art auprès des plus grands, consolidant ainsi la professionnalisation de l’humour africain. Cette transmission du savoir-faire témoigne de l’ambition du festival : pérenniser et structurer le stand-up africain.

L’impact du festival dépasse le cadre artistique. Il repose sur des partenariats solides, notamment avec Sococé et Pro Cash, qui soutiennent l’événement depuis ses débuts. Sa dimension économique est indéniable : chaque année, l’afflux de festivaliers dynamise les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des services, renforçant le positionnement d’Abidjan en tant que destination culturelle majeure.

Pour marquer cette décennie de rires et de partage, les organisateurs ont prévu un programme riche en surprises. Des expositions retraçant l’histoire du festival, des projections de documentaires sur ses éditions précédentes et des rencontres exclusives avec les humoristes permettront au public de mesurer le chemin parcouru en dix ans.

 Cette dixième édition s’annonce mémorable, à la hauteur de son histoire. En dix ans, « Abidjan capitale du rire » est devenu la référence incontournable de l’humour africain, tout en restant fidèle à sa mission : offrir une scène aux talents du continent et faire rayonner la culture africaine à travers le rire.

Move Afrika 2025: John Legend enflamme Kigali et Lagos

Global Citizen frappe fort avec Move Afrika 2025, un événement majeur qui unit musique et développement économique. John Legend, accompagné d’artistes locaux talentueux, se produira à Kigali et Lagos en février, marquant une nouvelle étape dans la transformation de l’industrie musicale africaine.

L’Afrique s’apprête à vivre un moment historique avec Move Afrika 2025, une initiative ambitieuse orchestrée par Global Citizen qui transcende le simple cadre d’un festival musical. Les 21 et 25 février 2025, Kigali et Lagos accueilleront successivement un événement qui promet de redéfinir les contours de l’industrie du spectacle sur le continent africain. Avec John Legend en tête d’affiche, cette double manifestation s’inscrit dans une vision à long terme visant à créer un véritable circuit de tournées à travers l’Afrique.

L’artiste multi-récompensé, figure emblématique de la musique soul et R&B, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de participer à cette aventure unique. Son engagement va bien au-delà de la performance artistique : il s’agit de contribuer activement à la création d’opportunités pour la jeunesse africaine dans les industries créatives. À Kigali, la BK Arena vibrera aux sons de sa musique, mais aussi au talent de Bwiza, étoile montante de la scène rwandaise, accompagnée par les sets électrisants de DJ Toxxyk. Quelques jours plus tard, c’est au Palms de Lagos que John Legend partagera la scène avec Simi, dont la fusion d’Afro-pop et de R&B a conquis le Nigeria, tandis que DJ Consequence assurera l’ambiance avec ses mix innovants.

Move Afrika 2025 s’inscrit dans la continuité des succès précédents de Global Citizen sur le continent, notamment l’édition 2023 à Kigali avec Kendrick Lamar et le mémorable Global Citizen Festival : Mandela 100 de 2018 à Johannesburg. L’extension de l’événement au Nigeria témoigne d’une ambition croissante : celle de créer un impact durable sur l’ensemble du continent africain. Cette initiative vise à stimuler l’économie locale, créer des emplois et soutenir l’entrepreneuriat dans chaque pays hôte.

L’engagement va au-delà du divertissement, avec une campagne de sensibilisation focalisée sur le développement durable et le renforcement des systèmes de santé. Global Citizen et ses partenaires appellent les nations africaines à intensifier leurs investissements dans la santé publique, les soins primaires et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Cette approche holistique reflète la volonté de l’organisation de conjuguer musique et progrès social.

Francis Gatare, directeur général du Rwanda Development Board, souligne l’importance stratégique de l’événement pour le continent. Le Rwanda, en accueillant à nouveau Move Afrika, affirme son ambition de devenir un hub majeur du divertissement en Afrique, créant ainsi des opportunités économiques précieuses pour la jeunesse. Cette vision partagée entre Global Citizen et les autorités locales illustre le potentiel transformateur de l’industrie du spectacle pour le développement économique.

L’accessibilité est au cœur du projet, avec des billets disponibles à l’achat sur moveafrika.org, mais aussi la possibilité d’obtenir des places gratuites en s’engageant dans des actions citoyennes via l’application Global Citizen.

En réunissant des artistes internationaux et locaux, en investissant dans les infrastructures et en créant des opportunités économiques, l’événement pose les jalons d’un futur où l’Afrique occupera une place centrale dans l’industrie mondiale du spectacle. Les 21 et 25 février 2025 marqueront ainsi une étape cruciale dans cette transformation.

Festival international des Arts : le Bénin célèbre l’art africain

La troisième édition du Festival international des arts du Bénin promet dix jours d’effervescence culturelle du 21 février au 2 mars 2025. Cotonou, Porto-Novo, Ouidah et Abomey accueilleront artistes, écrivains, musiciens et artisans venus de tout le continent pour célébrer la créativité africaine.

Le Bénin s’apprête à vivre un moment culturel exceptionnel avec la troisième édition du Festival international des Arts (FInAB), qui transformera quatre de ses villes historiques en véritables capitales de la création africaine. Du 21 février au 2 mars 2025, cet événement majeur, placé sous le thème « Tisser les liens : Le narratif africain à travers l’art », promet de faire rayonner la richesse et la diversité des expressions artistiques du continent. Une programmation ambitieuse qui transcende les frontières traditionnelles entre les disciplines pour offrir une expérience culturelle totale.

Les villes de Cotonou, Porto-Novo, Ouidah et Abomey vibreront au rythme des performances du prestigieux Ballet National Djoliba de Guinée, dont la présence témoigne de l’envergure internationale acquise par le festival. Cette troupe renommée, fusionnant avec brio traditions ancestrales et modernité, incarnera la vitalité de la danse africaine contemporaine. Parallèlement, les expositions d’art contemporain dévoileront le talent des créateurs africains à travers une multitude de médiums, de la peinture traditionnelle aux installations numériques les plus innovantes.

La mode, vecteur essentiel de l’identité culturelle africaine, occupera une place de choix dans cette édition. Les défilés mettront en lumière des créateurs qui réinventent les textiles traditionnels dans une approche résolument contemporaine et écoresponsable. Cette célébration du style africain s’accompagnera d’un marché artisanal vibrant, où les visiteurs pourront découvrir le savoir-faire exceptionnel des artisans locaux à travers sculptures, bijoux, textiles et instruments de musique traditionnels.

Le festival ne se contente pas d’exposer l’art ; il crée aussi des espaces de réflexion et de dialogue essentiels. Les projections cinématographiques et les rencontres littéraires ouvriront des fenêtres sur les réalités africaines contemporaines, tandis que les ateliers et formations permettront aux jeunes talents d’affiner leur pratique et de mieux comprendre les enjeux du marché de l’art. Cette dimension pédagogique, chère aux organisateurs, s’inscrit dans une volonté plus large de développer les industries culturelles et créatives béninoises.

Comme le souligne Ulrich Adjovi, président du festival, le FInAB s’est imposé comme une « plateforme pluridisciplinaire » dont la reconnaissance repose sur un effort collectif. Cette initiative ambitieuse participe activement au positionnement du Bénin comme destination culturelle majeure, attirant un public toujours plus nombreux, tant national qu’international. Les éditions précédentes ont déjà démontré l’impact significatif du festival sur le dynamisme culturel et économique du pays.

Pour cette troisième édition, les organisateurs ont renforcé leur stratégie de communication, notamment sur les réseaux sociaux, afin d’accroître la visibilité de l’événement. Cette approche moderne, combinée à l’engagement des autorités locales et des partenaires institutionnels, devrait permettre au FInAB de franchir une nouvelle étape dans son développement.

Le Festival international des arts du Bénin 2025 s’annonce ainsi comme un rendez-vous incontournable du calendrier culturel africain. Pendant dix jours, il offrira une plateforme unique où tradition et modernité se rencontrent, où les artistes dialoguent avec leur public, et où la créativité africaine s’exprime dans toute sa splendeur.

 

 

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L’hommage à Ahmed Taleb El Ibrahimi, une personnalité politique incontestée https://mondafrique.com/limage-du-jour/lhommage-a-ahmed-taleb-el-ibrahimi-une-personnalite-politique-incontestee/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/lhommage-a-ahmed-taleb-el-ibrahimi-une-personnalite-politique-incontestee/#respond Thu, 20 Feb 2025 13:59:08 +0000 https://mondafrique.com/?p=127908 La Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information met en lumière, pour la jeunesse maghrébine, une lecture approfondie et indépendante de leur histoire nationale. Ces universitaires de premier plan valorisent les personnalités politiques qui ont contribué à l’émancipation des peuples d’Afrique du Nord. Ahmed Taleb el Ibrahimmi, l’ancien ministre de Boumedienne et de Chadli, est un […]

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La Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information met en lumière, pour la jeunesse maghrébine, une lecture approfondie et indépendante de leur histoire nationale. Ces universitaires de premier plan valorisent les personnalités politiques qui ont contribué à l’émancipation des peuples d’Afrique du Nord. Ahmed Taleb el Ibrahimmi, l’ancien ministre de Boumedienne et de Chadli, est un d’entre eux. Cette personnalité de premier plan a  servi les gouvernements successifs en conservant une image forte et consensuelle dans l’opinion algérienne. Ce qui explique qu’il continue à jouer discrètement un rôle de conseiller influent auprès de la Présidence algérienne..

Une chronique de Djafar Amokrane

La ville de Tunis accueillera, le 22 février, une rencontre dédiée à la mémoire d’Ahmed Taleb Ibrahimi, organisée par la Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information. Cet événement vise à rendre hommage à cette figure emblématique de l’histoire algérienne et à son rôle dans le renforcement des liens entre l’Algérie et la Tunisie.

Après le coup d’État de Boumedienne, il a été son ministre de l’éducation de 1965 à 1970, puis de l’information et de la culture de 1970 à 1977. Il a enchaîné en tant que ministre des affaires étrangères du président Chadli Bendjedid de 1982 à 1988. Il a tenté un come-back sur la scène politique lors de l’élection présidentielle anticipée, pourtant promis par le chef d’État major Mohamed LAMARI comme ouverte à tous, en tant que candidat libre. Il s’est retiré en compagnie des 5 candidats après le passage en force du candidat des casernes Abdelaziz Bouteflika à travers des fraudes avérées.

Cette personnalité politique de poids tente une candidature en 2004, sciemment disqualifié par la mascarade de Mohamed Bejaoui, président du conseil constitutionnel qui a évoqué « l’air marin » qui a endommagé les serrures des urnes où sont entreposés les formulaires utiles au scrutin. Taleb a compris que le pacte entre l’armée et Abdelaziz Bouteflika est scellé, Même l’agrément de son parti, « Wafa », n’a pas été accordé par le ministère de l’Intérieur de Bouteflika, sans doute jaloux de l’aura de ce grand serviteur de l’Algérie

Taleb, Habib Bouguiba et Ferhat Hachad

Habib Bourguiba

Depuis sa création, en 1974, par l’historien tunisien Abdeljelil Temimi, et à travers sa « Revue d’histoire maghrébine », l’activité de la Fondation Temimi n’a cessé de marquer son espace académique dans le domaine relevant de l’histoire du Maghreb. Plusieurs congrès consacrés à des personnalités maghrébines, comme Bourguiba, « le premier Président de la Tunisie et Ferhat Hachad, ont été couronnés de succès permettant aux universitaires de constituer un corpus sur l’histoire contemporaine de l’Algérie.

Le 22 février 2025, la fondation organise une conférence consacré à  Ahmed Taleb El Ibrahimi. Il est vrai que la conjoncture est propice, les relations entre l’Algérie et la Tunisie sont aux beau fixe,. des nombreux projets de développement entre les deux pays sont en cours. L’ancien ministre de Boumedienne et de Chadli a joué un rôle dans le renforcement des relations fraternelles entre les deux peuples.

Depuis son retrait de la vie politique, après l’élection présidentielle de 1999 et sa disqualification orchestrée de celle de 2004, il a consacré le reste de son temps à l’écriture de l’histoire. Il a produit plusieurs ouvrages relatant un pont important de l’histoire au sein du mouvement national. « Lettre de prison », « Mémoire d’un algérien rédigé en plusieurs tome » sont autant de témoignages dans un parcours de lutte pour la libération du pays et de la construction de État après l’indépendance. Les combats avortés d’intégration régionale au Maghreb sont relatés dans le derniers ouvrages. Ceux ci peuvent servir de cadre de réflexion pour de nouvelles perspectives de construction maghrébine.

La démarche de la fondation Temimi consolide les liens historiques entre la Tunisie et l’Algérie dans un contexte régional fragmenté. Une occasion pour rappeler les sacrifices partagés du massacre de Saquiet Sidi Youcef, commis par l’armée française le 8 février 1958, dont on célèbre le 67ème anniverssaire à cette occasion,

Un politique doublé d’un intellectuel

Il est pratiquement le seul homme politique qui a écrit ses mémoires en plusieurs volumes. Ses publications seront d’une grande utilité, pour les générations montantes dans la lecture mais aussi l’écriture de l’histoire. Il est connu du personnel politique algérien de quitter ce monde avec des secrets amenés dans leur tombe privant ainsi des générations de connaître des ponts de leur histoire.

Issu de famille de lettré, étant le fils de Cheikh El Bachir El Ibrahimi président de l’association des Oulémas algérien, il est le président de l’UGEMA (union générale des étudiants musulmans algériens) en France. Arrêté et incarcéré à la prison de la santé à Paris jusqu’au 19 mars 1962. Des cinq années passées dans les prisons françaises, il faut ajouter les 8 mois passés dans la prison du premier président de l’Algérie indépendante.

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« Le rêve de Mombass », l’avenir trahi des étudiants camerounais (video) https://mondafrique.com/limage-du-jour/seraphin-assonguo-sonwah/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/seraphin-assonguo-sonwah/#respond Tue, 18 Feb 2025 17:59:22 +0000 https://mondafrique.com/?p=125572 « Le Rêve de Mombass » de Séraphin Assonguo Sonwah, qui habite Yaounde au Cameroun où il est professeur de lettre est un roman criant de réalisme sur les rêves d’étudiants africains réduits au néant. Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique « Mombass a réussi au baccalauréat ! », la nouvelle retentit comme un chant d’espoir […]

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« Le Rêve de Mombass » de Séraphin Assonguo Sonwah, qui habite Yaounde au Cameroun où il est professeur de lettre est un roman criant de réalisme sur les rêves d’étudiants africains réduits au néant.

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« Mombass a réussi au baccalauréat ! », la nouvelle retentit comme un chant d’espoir et se propage dans tout le village. Désormais, pour ce jeune orphelin et aîné d’une fratrie de cinq enfants, c’est une vie extraordinaire qui commence. Pourtant, optimiste, avec des rêves pleins la tête, Mombass se retrouve très vite confronté à une réalité qui n’a malheureusement rien d’idyllique, et perçoit, bien malgré lui, les sombres dessous d’un système politique, économique et social à la dérive.

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Le Premier ministre Bayrou fragilisé par les violences d’un collège catholique https://mondafrique.com/limage-du-jour/francois-bayrou-fragilise-par-les-revelations-sur-un-college-catholique-de-sa-circonsription/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/francois-bayrou-fragilise-par-les-revelations-sur-un-college-catholique-de-sa-circonsription/#respond Mon, 17 Feb 2025 07:30:46 +0000 https://mondafrique.com/?p=127600 François Bayrou sous pression. Mis en cause par une partie de la gauche dans l’affaire des violences et abus sexuels au collège-lycée de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), le Premier ministre s’est contredit à plusieurs reprises cette semaine. Alors qu’il avait affirmé mercredi à l’Assemblée nationale n’avoir « jamais eu la moindre information » sur ce dossier, le chef du gouvernement […]

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François Bayrou sous pression. Mis en cause par une partie de la gauche dans l’affaire des violences et abus sexuels au collège-lycée de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), le Premier ministre s’est contredit à plusieurs reprises cette semaine. Alors qu’il avait affirmé mercredi à l’Assemblée nationale n’avoir « jamais eu la moindre information » sur ce dossier, le chef du gouvernement a revendiqué samedi le déclenchement d’une inspection de l’établissement après un signalement. 

« Quand j’ai appris, en 1996, alors que j’étais ministre de l’Éducation nationale, la première plainte pour une claque, j’ai fait organiser une inspection générale de l’établissement », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec les victimes à Pau disant ignorer toute violence sexuelle.  

Dès 1998, une enquête pour viol a été ouverte contre le père Carricart, l’ancien directeur de l’établissement Notre-Dame de Bétharram. À cette époque, François Bayrou est président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Le gendarme alors chargé de l’enquête, Alain Hontang, interrogé par « Sept à Huit », se souvient d’avoir entendu parler de François Bayrou, juste avant de présenter le père Carricart au juge d’instruction en charge du dossier, Christian Mirande, pour la mise en examen du religieux.

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Le 15 février, un voyage au cœur du Caire https://mondafrique.com/limage-du-jour/le-15-fevrier-un-voyage-au-coeur-de-la-rue-el-moez-au-caire/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/le-15-fevrier-un-voyage-au-coeur-de-la-rue-el-moez-au-caire/#respond Fri, 14 Feb 2025 17:58:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=127353 Après la visite de la mosquée Ibn Touloun et de la maison Gayer-Anderson, ce deuxième volet, prévu le 15 février, explore la rue El Moez, au cœur du Caire islamique. Monuments historiques et souks animés offrent une immersion dans l’histoire et l’atmosphère de la ville. Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique Au cœur du Caire, la […]

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Après la visite de la mosquée Ibn Touloun et de la maison Gayer-Anderson, ce deuxième volet, prévu le 15 février, explore la rue El Moez, au cœur du Caire islamique. Monuments historiques et souks animés offrent une immersion dans l’histoire et l’atmosphère de la ville.

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Au cœur du Caire, la rue El Moez est un véritable musée à ciel ouvert, concentrant des siècles d’histoire et d’architecture islamique. La visite guidée du 15 février débute à Bab Zuweila, l’une des dernières portes médiévales encore debout dans la ville. Construite en 1092, elle marquait l’entrée sud du Caire fortifié. Ses minarets offrent une vue panoramique sur la vieille ville, et gravir ses escaliers permet d’observer les toits de la capitale et ses monuments historiques.

En remontant la rue, le complexe du sultan Al-Ghuri se distingue par son architecture soignée. Construit au début du XVIe siècle, il regroupe une mosquée, une madrasa et un mausolée aux façades finement sculptées. À proximité, les rues commerçantes regorgent d’activités, où étoffes, encens et objets d’artisanat côtoient les devantures des échoppes traditionnelles. L’animation et les parfums d’épices participent à l’ambiance vivante du quartier.

Le complexe du Sultan Qelawun

Le complexe du sultan al-Mansour Qalawun Source: [https://islamicart.museumwnf.org/database_item.php?id=monument;ISL;eg;Mon01;15;fr&cp]

Poursuivant la découverte, la rue El Moez dévoile plusieurs édifices emblématiques. Parmi eux, le complexe du sultan Qalawun, datant du XIIIe siècle, qui réunit un mausolée, une madrasa et un ancien hôpital, témoignant du raffinement architectural de l’époque mamelouke. Les ruelles pavées, les façades en bois sculpté et les coupoles imposantes rappellent l’héritage du Caire islamique. Sous les arcades, des artisans perpétuent des savoir-faire anciens, façonnant lanternes en cuivre, étoffes brodées et poteries décorées.

La visite s’achève à Khan Al-Khalili, l’un des plus anciens souks du Moyen-Orient, où l’on trouve bijoux en argent, tapis tissés à la main, objets en cuir et épices parfumées. Ce marché, actif depuis le XIVe siècle, est un lieu animé où l’on peut observer l’art du commerce cairote. Un arrêt au café El Fishawy, fondé au XVIIIᵉ siècle, permet de se détendre autour d’un thé à la menthe tout en profitant de l’ambiance particulière du souk.

Cette visite du 15 février commence à 7h45 pour ceux empruntant le bus, avec un départ devant le lycée français de Maadi. Ceux en transport individuel pourront rejoindre le groupe à 8h45 sur le site. Les tarifs sont de 250 EGP pour les adhérents (150 EGP pour les enfants) et de 350 EGP pour les non-adhérents, avec un supplément de 300 EGP pour l’entrée du site. Une tenue adaptée est recommandée : vêtements longs et foulard ou écharpe pour les lieux religieux. 

La Mosquée Ibn Touloub à découvrir au Caire le 11 février

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Ce passeport que Sarkozy demandait au Niger pour Bechir Saleh https://mondafrique.com/limage-du-jour/ce-faux-passeport-que-nicolas-sarkozy-demandait-au-niger-a-offrir-a-bechir-saleh/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/ce-faux-passeport-que-nicolas-sarkozy-demandait-au-niger-a-offrir-a-bechir-saleh/#respond Fri, 14 Feb 2025 11:28:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=127180 Sur la demande insistante de la France, le Niger de l’ex-président Mahamadou Issoufou avait établi en 2012 un passeport diplomatique à B échir Saleh, l’ancien argentier du guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, que les proches de Nicolas Sarkozy avaient discrètement exfiltré de France où ce dernier s’était réfugié, comme cela a été rappelé […]

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Sur la demande insistante de la France, le Niger de l’ex-président Mahamadou Issoufou avait établi en 2012 un passeport diplomatique à B échir Saleh, l’ancien argentier du guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, que les proches de Nicolas Sarkozy avaient discrètement exfiltré de France où ce dernier s’était réfugié, comme cela a été rappelé lors du procès qui se tient actuellement à Paris pour le supposé finacement de la campagne présidentielle de 2007 de l’ancien Président. ses informations erronées figuraient sur le document.

Seidik Abba

 
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C’est un des angles morts de l’instruction et du procès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy jugé actuellement devant le tribunal judiciaire de Paris pour le financement présumé de sa campagne par Kadhafi à travers l’ex gardien de son coffre-fort Béchir Saleh.

De Niamey à Johannesburg

Bechir Saleh Bechir, ou Bechir Salah Bechir (Libye), ancien directeur de cabinet officieux, conseiller et confident du Guide libyen Mouammar Kadhafi, ancien directeur du fonds souverain, le Libya Africa Investment Portfolio (LAP).
Après son exfiltration de sa France par le renseignement intérieur français (DCRI, devenu DGSI), alors même qu’il faisait l’objet d’une fiche d’Interpol, Béchir Saleh avait atterri à Niamey, au Niger, pays dirigé par Mahamadou Issoufou qui accepta de lui délivrer un passeport diplomatique nigérien. Sur le document officiel nigérien, il était mentionné « Bechir Saleh né à Agadez », ce qui était totalement faux.
 
Lorsque le scandale de ce faux éclate plus tard, les officiels nigériens l’admettent mais affirment que le document a été établi à la demande expresse voire instante de la France. « Oui, mais sur les conseils et la pression d’un pays européen », avait affirmé alors, sans citer nommément la France, le colonel Tahirou Djibo, Secrétaire général du ministère de la Défense. Plus tard, l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, alors ministre des Affaires et donc signataire du passeport diplomatique avait avoué avec la franchise qu’on lui connaît : « c’est à la demande de la France que nous l’avons fait ».

La Président Issoufou inféodé à Paris

La photo fait le tour du Niger : Mahamadou Issoufou, le Président du Niger, reçu avec son épouse Malika par Emmanuel et Brigitte Macron à l’Elysée. Avec dans l’ombre Mohamed Bazoum
 
Personne n’a jamais dit ni à Paris ni à Niamey qui a demandé et à quel niveau de l’appareil d’Etat en France aux Nigériens de fabriquer ce vrai-faux passeport à Béchir Saleh qui l’a ensuite rendu lorsque le scandale avait éclaté. De qui est certain est que l’ex Président Issoufou était inféodé à la France et n’avait rien à lui refuser. On n’a non plus jamais su qui et à quel niveau de l’appareil d’Etat nigérien la décision a été prise d’accepter de céder au désidérata de la France et de fabriquer le vrai-faux passeport à l’ex-argentier de Kadhafi.
 
L’affaire dite du financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy n’a toujours pas fini de livrer ses mystères. Mais, ce qu’on sait indiscutablement, c’est que Kadhafi a été assassiné le 20 octobre 2011, près de Syrte, après une intervention de l’OTAN déclenchée par l’ex-président Sarkozy et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair après avoir entretenu des relations troubles avec les deux personnalités politiques de premier plan.
 
 

 

 
 
 
 
 
 

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La Saint-Valentin en Afrique: Out of Africa à (re)découvrir ! https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-saint-valentin-enafrique-out-of-africa-a-redecouvrir/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-saint-valentin-enafrique-out-of-africa-a-redecouvrir/#respond Wed, 12 Feb 2025 06:50:26 +0000 https://mondafrique.com/?p=127313 Un film culte et un best-seller bouleversant, deux histoires d’amour et d’engagement sur fond de nature kenyane. Out of Africa et Une histoire d’amour africaine, des œuvres à (re)voir ou (re) lire pour une Saint-Valentin placée sous le signe de la passion. Rejoignez la nouvelle chaine Whatsapp de Mondafrique  « Out of Africa » : une fresque […]

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Un film culte et un best-seller bouleversant, deux histoires d’amour et d’engagement sur fond de nature kenyane. Out of Africa et Une histoire d’amour africaine, des œuvres à (re)voir ou (re) lire pour une Saint-Valentin placée sous le signe de la passion.

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 « Out of Africa » : une fresque romanesque et visuelle inégalable

Plus qu’une simple histoire d’amour, ce classique du cinéma nous plonge au cœur de l’Afrique coloniale et des passions humaines. Porté par le duo iconique Meryl Streep – Robert Redford, Out of Africa est une expérience cinématographique envoûtante, idéale pour une soirée de Saint-Valentin empreinte de romantisme et d’aventure.

Réalisé par Sydney Pollack en 1985, Out of Africa adapte avec brio les mémoires de Karen Blixen, une aristocrate danoise dont la vie bascule lorsqu’elle s’installe au Kenya pour gérer une plantation de café. Son mariage de convenance avec le baron Bror von Blixen-Finecke tourne court, mais sa rencontre avec l’aventurier Denys Finch Hatton va bouleverser son existence. Meryl Streep et Robert Redford incarnent avec justesse et intensité cette relation singulière, à la fois passionnée et éprise de liberté, qui se noue sur fond de paysages africains à couper le souffle.

Le film s’appuie sur les mémoires de Karen Blixen, parues en 1937 sous le titre La Ferme africaine. Pour porter cette histoire à l’écran, Sydney Pollack s’entoure d’un casting cinq étoiles. Meryl Streep, déjà deux fois oscarisée, trouve en Karen Blixen un rôle à sa mesure, entre grâce et détermination. Face à elle, Robert Redford incarne avec charisme Denys Finch Hatton, un homme épris de liberté et d’aventure. Leur alchimie à l’écran confère à cette histoire vraie une authenticité et une force émotionnelle rares.

Mais la véritable star du film reste l’Afrique elle-même. Les vastes étendues du Kenya, filmées avec art par Sydney Pollack, deviennent un personnage à part entière. Les scènes aériennes, sur fond de musique tantôt mélancolique, tantôt épique composée par John Barry, offrent des moments de grâce qui resteront longtemps en mémoire. Out of Africa rend un hommage vibrant à la beauté sauvage de ce continent, tout en interrogeant avec subtilité les contradictions du système colonial.

Couronné par 7 Oscars, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation, Out of Africa a marqué durablement l’histoire du cinéma. Sa façon de mêler les destins individuels à la grande histoire, de filmer la nature avec lyrisme et de mettre en scène des personnages complexes en fait un modèle de cinéma romanesque et exigeant. (Re)voir ce classique intemporel, c’est plonger dans un grand film d’amour et d’aventure, porté par des interprètes exceptionnels et une réalisation somptueuse. Une invitation au voyage et à la passion, idéale pour célébrer la Saint-Valentin.

« Une histoire d’amour africaine » : une vie d’amour et de combat au service des éléphants

Véritable monument de la protection animale, Une histoire d’amour africaine retrace le parcours extraordinaire de Daphne Sheldrick. Paru en 2012 et best-seller mondial, ce récit autobiographique vibre d’un amour sans bornes pour le Kenya et ses géants menacés. Un livre intense et émouvant, à offrir ou à s’offrir pour la Saint-Valentin.

Née en 1934 au Kenya, alors colonie britannique, Daphne Sheldrick grandit au contact d’une nature sauvage et envoûtante qui façonne son destin. Sa rencontre avec David Sheldrick, garde-forestier aussi passionné qu’elle par la préservation de la faune, scellera leur engagement commun. Ensemble, ils créent une réserve naturelle bientôt réputée, mais doivent aussi mener une lutte de tous les instants contre le braconnage et la destruction des habitats. Leur amour, fait de passion et de respect mutuel, puise sa force dans ce combat partagé.

La mort soudaine de David en 1977 aurait pu sonner le glas de ce rêve. Il n’en est rien. Avec une résilience et une détermination hors du commun, Daphne Sheldrick perpétue leur œuvre en créant le David Sheldrick Wildlife Trust. Au cœur de son action, le sauvetage des éléphanteaux rendus orphelins par le braconnage. Avec patience et ténacité, elle met au point un lait de substitution révolutionnaire, permettant de les nourrir et de leur redonner une chance dans la vie. Des centaines de destins d’éléphants se verront ainsi bouleversés.

Le livre de Daphne Sheldrick se dévore comme un roman, entre rires et larmes. Sa plume sensible et sans fard nous plonge au cœur de la savane, au plus près des éléphants qu’elle a tant chéris. On y découvre une femme d’exception, guidée par un amour et un sens du devoir hors norme. Chaque victoire face aux braconniers, chaque éléphanteau rendu à la vie sauvage devient sous sa plume un hymne à l’espoir, une preuve que l’engagement individuel peut changer la donne.

Au fil des pages se dessine aussi une formidable histoire d’amour. Celle qui unit Daphne à David, dans une quête commune qui transcende la mort. Et celle, plus vaste, qui lie Daphne à la terre africaine, à ses paysages grandioses et à sa faune menacée. Cet amour, fait d’émerveillement et de respect, est au cœur du combat qu’elle mènera jusqu’à son dernier souffle en 2018.

Récompensée par de multiples distinctions, dont le prestigieux titre de Dame Commander de l’Empire britannique, Daphne Sheldrick laisse un héritage bien vivant. À travers le David Sheldrick Wildlife Trust, son œuvre se perpétue, inspirant des générations de défenseurs de la nature. Lire ou relire son autobiographie, c’est plonger aux racines de cet engagement. C’est aussi une formidable histoire à partager en couple, pour célébrer l’amour sous toutes ses formes en ce jour de Saint-Valentin. Un livre comme une invitation à s’engager, à hauteur d’Homme, pour les générations futures et la beauté du vivant.

 

 

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La semaine culturelle africaine du 7 au 14 février en cinq étapes! https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-semaine-culturelle-africaine-cinq-etapes-un-voyage-unique/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/la-semaine-culturelle-africaine-cinq-etapes-un-voyage-unique/#respond Sun, 09 Feb 2025 06:35:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=126817 De Paris à St Catharines en passant par Toulouse et Le Caire, plongez dans notre sélection d’événements culturels africains : Sidiki Diabaté enflamme La Défense Arena, Festiv’Ébène célèbre les traditions en Ontario, Visions africaines résonne à Toulouse, la mosquée Ibn Touloun dévoile son histoire au Caire, et Netflix revisite Black Hawk Down avec les voix somaliennes. […]

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De Paris à St Catharines en passant par Toulouse et Le Caire, plongez dans notre sélection d’événements culturels africains : Sidiki Diabaté enflamme La Défense Arena, Festiv’Ébène célèbre les traditions en Ontario, Visions africaines résonne à Toulouse, la mosquée Ibn Touloun dévoile son histoire au Caire, et Netflix revisite Black Hawk Down avec les voix somaliennes.

Netflix revisite la bataille de Mogadiscio avec Surviving Black Hawk Down, une série documentaire en trois parties, disponible dès le 10 février 2025. Pour la première fois, les voix somaliennes s’ajoutent aux témoignages américains pour éclairer ce tournant historique de la politique étrangère américaine.

Longtemps racontée à travers le prisme américain, notamment dans le film de Ridley Scott Black Hawk Down (2001), la bataille de Mogadiscio trouve enfin une perspective équilibrée. Netflix s’attaque à cet événement historique avec une série documentaire qui confronte les témoignages des Rangers, des Delta Force et des civils somaliens, révélant une réalité plus complexe que le récit héroïque popularisé par Hollywood.

L’opération « Gothic Serpent », qui devait initialement durer une heure, s’est transformée en un affrontement sanglant de vingt-quatre heures. Le 3 octobre 1993, les forces américaines, déployant 160 hommes, 19 avions et 12 véhicules, tentent de capturer deux lieutenants clés du général Mohamed Farrah Aidid dans le quartier de Bakara. Mais les milices somaliennes, armées de lance-roquettes RPG-7 soviétiques et organisées en petites unités mobiles, parviennent à abattre successivement trois hélicoptères Black Hawk. Le bilan est lourd : 18 soldats américains tués, 73 blessés et entre 133 et 700 morts du côté somalien.

Le contexte de cette intervention était particulièrement tendu. En 1991, la chute du dictateur Siad Barre, après 22 ans de pouvoir, plonge la Somalie dans une guerre civile. La famine qui s’ensuit fait 300 000 morts et pousse l’ONU à lancer l’opération « Restore Hope » en décembre 1992. Washington envoie initialement 28 000 hommes dans le cadre de cette mission humanitaire, mais l’objectif se transforme rapidement en une traque d’Aidid, accusé de détourner l’aide alimentaire.

La série met en lumière les témoignages inédits des civils de Mogadiscio. Ils racontent comment les bombardements américains sur la ville, visant les positions présumées d’Aidid, ont progressivement transformé une population initialement reconnaissante de l’aide humanitaire en opposants farouches à la présence militaire étrangère. Les interviews des anciens combattants somaliens révèlent leur organisation tactique sophistiquée, loin de l’image de miliciens désordonnés véhiculée jusqu’alors.

L’échec de Mogadiscio bouleverse la doctrine militaire américaine. Le « Syndrome de la Somalie » conduit l’administration Clinton à refuser toute intervention au Rwanda en 1994, malgré les alertes du général Roméo Dallaire sur l’imminence du génocide. Cette paralysie ne sera surmontée qu’après le 11 septembre 2001, avec une nouvelle approche privilégiant les forces spéciales et les drones, comme en témoigne la création de l’Africom en 2007.

Surviving Black Hawk Down dévoile également le rôle méconnu des forces maliennes et pakistanaises de l’ONU dans le sauvetage des soldats américains encerclés. La série explore les conséquences durables de cette bataille sur la Somalie : l’effondrement définitif de l’État, la montée des Tribunaux islamiques puis des Shebabs, et la persistance du chaos que l’intervention américaine était censée résoudre.

La série s’appuie sur des archives inédites, notamment des images tournées par les médias somaliens et des documents militaires déclassifiés. On y découvre les communications radio entre les pilotes des Black Hawk et leur base, révélant la confusion qui régnait pendant l’opération. Des séquences filmées par les habitants montrent également l’ampleur des dégâts dans le quartier de Bakara, où la majorité des combats se sont déroulés.

Le documentaire révèle aussi le rôle crucial des femmes somaliennes pendant la bataille. Plusieurs témoignent avoir caché des soldats américains blessés, risquant leur vie face aux milices. D’autres racontent comment elles ont organisé des réseaux d’information pour prévenir les civils des zones de combat.

La série explore également les conséquences psychologiques durables sur les vétérans américains et les habitants de Mogadiscio. Plusieurs Rangers, aujourd’hui engagés dans des associations d’anciens combattants, ont fait le voyage en Somalie pour rencontrer leurs anciens adversaires. Ces retrouvailles, filmées pour la première fois, offrent des moments de réconciliation poignants et une réflexion profonde sur la nature de la guerre.

L’héritage de la bataille de Mogadiscio continue d’influencer la formation des forces spéciales américaines. L’incident a conduit à une refonte complète des procédures d’évacuation en zone urbaine et au développement de nouvelles tactiques de combat en ville, désormais enseignées dans toutes les académies militaires américaines.

En donnant la parole aux Somaliens, le documentaire de Netflix ne réécrit pas seulement l’histoire d’une bataille, il interroge les fondements mêmes des interventions militaires occidentales en Afrique et leurs conséquences imprévues sur les populations locales.

 

Sidiki Diabaté en concert à Paris le 8 février !

Sidiki Diabaté, héritier d’une lignée de griots, fusionne tradition mandingue et sonorités modernes. Il se produira à Paris La Défense Arena le 8 février 2025, offrant un concert exceptionnel qui accompagnera la sortie de son nouvel album. Un événement musical incontournable.

Sidiki Diabaté se produira à Paris La Défense Arena le 8 février 2025, offrant un spectacle qui allie musique traditionnelle mandingue et influences modernes. Ce concert marque la sortie de son nouvel album et célèbre son parcours exceptionnel en tant qu’héritier d’une longue lignée de griots.

Véritable virtuose de la kora, Sidiki Diabaté n’est pas seulement un musicien, mais un véritable ambassadeur de la culture mandingue sur la scène internationale. Issu de la 72e génération de la dynastie Diabaté, il perpétue un héritage familial exceptionnel. Son grand-père, Sidiki Diabaté, fut consacré « Roi de la kora » en 1977 lors du FESPAC, et son père, Toumani Diabaté, a remporté deux Grammy Awards. Élevé dans cet environnement musical, Sidiki a suivi une formation rigoureuse à l’Institut National des Arts du Mali avant de poursuivre ses études au Conservatoire Balla Fasseké Kouyaté. Multi-instrumentiste accompli, il maîtrise la kora, mais aussi le balafon, le tamani, le piano et la guitare.

Dès l’âge de 14 ans, Sidiki Diabaté s’est fait remarquer lors du Festival « Images et Paroles d’Afrique », marquant ainsi le début de sa carrière internationale. En 2014, il collabore avec son père sur l’album « Toumani & Sidiki », une œuvre qui célèbre le dialogue intergénérationnel et la transmission musicale. Ce projet lui vaut une reconnaissance mondiale, notamment une nomination aux Grammy Awards en 2015. Il poursuit ensuite son ascension avec des albums comme « Diabateba Music Vol. 1 » en 2016 et « Lamomali » en 2017, une collaboration avec Matthieu Chedid qui fusionne kora et musiques actuelles.

L’une des grandes forces de Sidiki Diabaté réside dans sa capacité à réinventer la musique traditionnelle en l’intégrant dans des univers contemporains tels que le rap, le RnB et la funk. Son jeu de kora dépasse les frontières classiques et dialogue avec des sonorités urbaines, ce qui lui permet de toucher un large public. Cette approche innovante fait de lui un artiste incontournable sur la scène musicale actuelle.

Son concert à Paris La Défense Arena promet d’être un événement exceptionnel, tant par la qualité de son répertoire que par la richesse de sa mise en scène. Il s’agira d’un véritable voyage musical, où la tradition mandingue se mêlera aux rythmes modernes pour une expérience immersive et vibrante. Avec un nouvel album prévu pour 2025, ce concert offrira au public une occasion unique de découvrir ses dernières compositions en live.

Le choix de Paris La Défense Arena comme lieu de spectacle souligne l’ampleur de l’événement. Cette salle, l’une des plus grandes d’Europe, offre un cadre idéal pour un artiste de son envergure, capable de créer une communion intense avec son audience. Le public pourra ainsi apprécier son jeu de kora virtuose, accompagné d’une mise en lumière soigneusement orchestrée pour sublimer l’expérience.

Les spectateurs pourront facilement accéder à la salle grâce à la station de RER A, Nanterre Préfecture, ou encore par les lignes de bus 160, 163, 259 et N53, qui desservent l’arrêt Esplanade Charles de Gaulle. Les billets sont disponibles à des prix allant de 36 à 99 €, offrant une large gamme d’options pour assister à cet événement exceptionnel.

Sidiki Diabaté continue d’écrire son histoire, entre respect de la tradition et modernité assumée. Son concert à Paris s’annonce comme un moment phare de sa carrière, une célébration de son talent et de son héritage, destinée à captiver le public français et international.

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Un voyage au cœur de l’Afrique avec Festiv’Ébène !

Du 8 au 14 février 2025, Festiv’Ébène investit St Catharines (Ontario,Canada) pour une célébration immersive du patrimoine africain. Expositions, spectacles et rencontres rythmeront cet événement incontournable, où traditions et modernité se rejoignent pour offrir une expérience culturelle unique et captivante.

Festiv’Ébène 2025, rendez-vous incontournable de la scène culturelle, investira St Catharines (Ontario, Canada) du 8 au 14 février. Cet événement, célébrant la richesse et la diversité du patrimoine africain, proposera des expositions immersives et des activités captivantes, ouvertes au public chaque jour de 13h à 19h.

Organisé par SOFIFRAN, une organisation communautaire à but non lucratif fondée en 2007 par des femmes immigrantes francophones, Festiv’Ébène 2025 dépasse le simple cadre d’un festival. Il s’agit d’un véritable hommage aux cultures africaines, mettant en lumière leurs racines ancestrales et leurs expressions contemporaines. L’exposition phare, « Afrique Éternelle : Passé, Présent, Futur », offrira une plongée fascinante dans l’histoire et l’évolution culturelle du continent. À travers des œuvres d’art, des photographies et des installations interactives, le public découvrira les multiples facettes des traditions africaines et leur résonance dans le monde d’aujourd’hui.

L’événement s’ouvrira en grande pompe avec un vernissage, prévu le samedi 8 février de 14h à 16h, une occasion privilégiée pour admirer les œuvres exposées et rencontrer des artistes talentueux. Parmi eux, le renommé percussionniste Amadou Kiénou, dont la présence promet des moments riches en émotions et en partage. En plus de ses performances, des discussions et ateliers interactifs permettront aux visiteurs de mieux comprendre la place de la musique et des percussions dans la culture africaine.

Le point culminant du festival sera sans nul doute la grande soirée spectacle du 15 février à l’École secondaire. Musique, danse et contes traditionnels s’y entremêleront pour offrir au public une immersion sensorielle totale, rendant hommage à la créativité et à l’énergie de la culture africaine. Des troupes de danse et des musiciens viendront d’horizons variés pour illustrer la diversité et la vitalité des arts vivants du continent.

Tout au long de la semaine, le public pourra également assister à des projections de films, des conférences et des rencontres littéraires mettant en lumière des figures emblématiques du monde culturel africain. Les festivaliers auront l’opportunité de participer à des ateliers pratiques, où ils pourront s’initier aux arts traditionnels tels que la teinture textile, la sculpture sur bois et la cuisine africaine.

Durant une semaine, St Catharines vibrera au rythme de l’Afrique, transformant le FirstOntario PAC en un carrefour d’échanges et de découvertes. Accessible à tous, Festiv’Ébène 2025 sera une opportunité unique d’explorer et d’apprécier les trésors artistiques et culturels du continent, promettant émerveillement et enrichissement à chaque visiteur.

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Deux trésors du Caire à (re)découvrir le 11 février !

Le 11 février, partez à la découverte de deux joyaux du patrimoine égyptien : la Mosquée Ibn Touloun et la Maison Gayer-Anderson. Une immersion fascinante dans l’architecture islamique et l’histoire orientale, entre spiritualité, art et traditions intemporelles du Caire.

Le 11 février, une visite culturelle exceptionnelle vous emmènera à la découverte de la Mosquée Ibn Touloun et de la Maison Gayer-Anderson, deux joyaux du patrimoine égyptien. Situés l’un à côté de l’autre, ces lieux chargés d’histoire offrent une plongée fascinante dans l’architecture islamique et la culture orientale.

La Mosquée Ibn Touloun, édifiée au IXe siècle, est le plus ancien monument musulman encore debout en Égypte. Son architecture grandiose et son ambiance intemporelle en font une destination incontournable pour les amateurs d’histoire et de culture. Accessible de 8h à 18h, elle accueille les visiteurs pour un tarif modeste de 60 LE pour les adultes (1,19 USD) et 30 LE pour les étudiants (0,59 USD). Cette mosquée se distingue par son immense patio carré de 90 mètres, doté en son centre d’une fontaine qui ajoute une touche de sérénité au cadre majestueux. Son minaret unique, caractérisé par un escalier extérieur en spirale, est l’un des éléments les plus emblématiques du site. En gravissant cet escalier, les visiteurs peuvent profiter d’une vue panoramique exceptionnelle sur la ville du Caire, un spectacle à couper le souffle qui en vaut la peine.

À quelques pas de la mosquée, la Maison Gayer-Anderson transporte les visiteurs dans un autre univers. Composée de deux maisons historiques datant des XVIe et XVIIe siècles, elle constitue un exemple remarquable d’architecture domestique islamique. Le charme de ses balcons en bois sculpté et ses espaces richement ornés en font un lieu où le passé et l’histoire prennent vie. Autrefois résidence de John Gayer-Anderson, un médecin militaire britannique passionné d’art et de culture orientale, la maison abrite aujourd’hui une collection impressionnante d’objets précieux. On y découvre du mobilier d’influence ottomane, des tapisseries somptueuses, ainsi qu’une riche sélection de céramiques et de peintures européennes et chinoises. Chaque pièce témoigne de l’amour de son ancien propriétaire pour l’histoire et l’artisanat d’Orient.

La visite conjointe de la Mosquée Ibn Touloun et de la Maison Gayer-Anderson constitue une expérience culturelle complète, alliant découverte spirituelle et immersion dans l’art et l’histoire islamique. Pour une meilleure compréhension des lieux et de leur contexte, il est vivement recommandé de faire appel à un guide, qui saura éclairer les visiteurs sur l’évolution architecturale et l’importance culturelle de ces sites.

En parcourant ces lieux d’exception, on perçoit l’empreinte du temps et l’influence de différentes époques sur le patrimoine égyptien. Tandis que la mosquée reflète la grandeur et la puissance de la dynastie toulounide, la Maison Gayer-Anderson incarne le dialogue entre Orient et Occident à travers sa collection éclectique et son architecture préservée.

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Le 8 février, l’Afrique conte son histoire à Toulouse !

La MJC des Ponts-Jumeaux accueille « Visions africaines », un spectacle unique où l’âme de l’Afrique prend vie à travers contes, chants et poésies. Rendez-vous le samedi 8 février 2025, de 15h30 à 17h00, pour une immersion dans les traditions orales africaines qui promet d’être mémorable.

Sur scène, les artistes amateurs de la Compagnie Passeurs d’Histoires, dirigés par Patrick Leclerc, tissent un patchwork vivant d’histoires ancestrales. Le format cabaret-théâtre crée une ambiance intime où les voix des griots d’hier et d’aujourd’hui résonnent avec authenticité, transformant chaque spectateur en gardien temporaire de ces précieux récits.

Ces artistes passionnés ont choisi de donner vie à un répertoire riche et varié, puisant dans les traditions de différentes régions d’Afrique. Des forêts luxuriantes d’Afrique centrale aux vastes étendues du Sahel, chaque histoire porte en elle l’empreinte unique de son terroir d’origine. Les saynètes alternent habilement entre moments de pure poésie et passages plus rythmés, où les percussions traditionnelles viennent soutenir la narration.

Ce spectacle, programmé dans le cadre du Festival Cuba Hoy 2025, célèbre les liens profonds entre l’Afrique et les cultures afrodescendantes. Il révèle comment les traditions orales ont voyagé, des villages africains jusqu’aux Caraïbes, traversant océans et générations pour nous parvenir intactes et vibrantes. Cette programmation souligne l’importance des échanges culturels qui ont façonné notre monde moderne, rappelant que la tradition orale reste un pont vivant entre les peuples.

L’originalité de « Visions africaines » réside aussi dans sa capacité à tisser des liens entre passé et présent. Les récits traditionnels s’entremêlent avec des histoires contemporaines, montrant comment la sagesse ancestrale peut éclairer notre compréhension du monde actuel. Les artistes n’hésitent pas à adapter certains contes pour les rendre plus accessibles au public d’aujourd’hui, tout en préservant leur essence et leur message profond.

Pour seulement 5 €, les spectateurs sont invités à un voyage sensoriel où chaque conte devient une fenêtre sur un monde où mythes, légendes et réalités contemporaines se rencontrent. Cette politique tarifaire volontairement accessible reflète l’engagement de la compagnie à partager ces trésors culturels avec le plus grand nombre, fidèle à l’esprit de transmission qui caractérise la tradition orale africaine.

La mise en scène privilégie la simplicité et l’authenticité, permettant aux récits de toucher directement le cœur du public. Les costumes et les accessoires, choisis avec soin, suggèrent plus qu’ils n’imposent, laissant à l’imagination des spectateurs la liberté de créer ses propres images. Cette approche minimaliste met en valeur la force des mots et la présence des conteurs, véritables passeurs de mémoire.

 

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Donald Trump veut transformer Gaza en une nouvelle Côte d’Azur https://mondafrique.com/limage-du-jour/donald-trump-veut-transformer-gaza-en-une-nouvelle-cote-dazur/ Wed, 05 Feb 2025 07:17:50 +0000 https://mondafrique.com/?p=126662 « C’est l’une des idées les plus provocantes qu’ait osé avancer un dirigeant américain depuis des années », résume le New York Times. Lors d’une conférence conjointe, qui a fait « l’effet d’une bombe », mardi, avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis comptaient prendre le contrôle de la bande de Gaza, rapporte le Jerusalem Post. […]

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« C’est l’une des idées les plus provocantes qu’ait osé avancer un dirigeant américain depuis des années », résume le New York Times.

Lors d’une conférence conjointe, qui a fait « l’effet d’une bombe », mardi, avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis comptaient prendre le contrôle de la bande de Gaza, rapporte le Jerusalem Post.



Le président américain a également « suggéré » que les habitants du territoire palestinien pourraient être « transférés de manière permanente » vers d’autres pays comme la Jordanie ou l’Egypte, remarque le Times of Israel. Il a précisé que Washington comptait « aplanir la zone » afin de développer économiquement GazaDonald Trump « rouvre une boîte de Pandore géopolitique aux implications considérables pour le Moyen-Orient », analyse le New York Times estimant que « l’idée de relocaliser les résidents palestiniens rappelle une époque où les grandes puissances occidentales redessinaient les cartes de la région et déplaçaient les populations sans égard pour leur autonomie locale ».

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Le concours Miss Côte d’Ivoire se refait une beauté https://mondafrique.com/limage-du-jour/le-concours-miss-cote-divoire-se-refait-une-beaute/ Tue, 04 Feb 2025 18:06:50 +0000 https://mondafrique.com/?p=126601 Mèches, perruques, teint non naturel…, le concours Miss Côte d’Ivoire qui débute ses présélections le 15 février prochain refait son canon de beauté tout en allégeant les dispositions en vigueur sur la taille et l’âge des postulantes. Le concours permet enfin aux concurrentes malheureuses de postuler à nouveau. Correspondance à Abidjan, Bati Abouè Une petite […]

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Mèches, perruques, teint non naturel…, le concours Miss Côte d’Ivoire qui débute ses présélections le 15 février prochain refait son canon de beauté tout en allégeant les dispositions en vigueur sur la taille et l’âge des postulantes. Le concours permet enfin aux concurrentes malheureuses de postuler à nouveau.

Correspondance à Abidjan, Bati Abouè

Une petite révolution dans le ciel tranquille des beautés ivoiriennes. A quelques jours des présélections prévues du 15 février au 10 mai prochain, le Concours Miss Côte d’Ivoire (COMICI) a remis les pendules à l’heure en redessinant les canons de beauté représentatifs de la culture ivoirienne. Finies donc les mèches et les perruques pour faire de la place aux cheveux naturels. Ainsi, les candidates ne sont plus autorisées à arborer du tissage ou un teint pas naturel.

« Toutes les candidates qui souhaitent se présenter au concours de Miss Côte d’Ivoire doivent se présenter avec des cheveux naturels. Elles peuvent venir nattées, elles peuvent venir avec les cheveux courts, si elles n’ont pas de cheveux elles peuvent venir rasées. Ce changement vient du fait que nous sommes souvent interpellés sur le fait que les mèches, les perruques et les rajouts ne sont pas issus de la culture ivoirienne et de la culture africaine », a indiqué, lors d’une conférence de presse de lancement, Victor Yapobi, le président du Comité Miss Côte d’Ivoire.

Mais les organisateurs ne durcissent pas seulement les critères. Ils allègent aussi certains d’entre eux tels que la taille des candidates qui a été revue à la baisse, tout comme la limite d’âge qui est en hausse et qui passe de 25 à 28 ans. Cette redéfinition du canon de beauté ivoirienne n’est pas sans poser quelques questions, notamment au sujet du teint naturel. Car les mentalités sur ce sujet n’ont guère évolué et qu’il est impossible de trouver un teint naturel chez les postulantes.

C’est d’ailleurs ce que croit le sociologue Gnelbin Nicaise Hlil. Pour lui, même si ce qui n’est pas naturel est de plus en plus dénoncé, on observe néanmoins « parallèlement, que certaines tendances n’ont pas vraiment diminué. Si on se penche par exemple sur la dépigmentation, le phénomène n’est pas vraiment en recul, tout comme le port de la perruque n’a pas baissé », analyse-t-il.

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