- Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ Mondafrique, site indépendant d'informations pays du Maghreb et Afrique francophone Fri, 16 Jan 2026 10:57:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/11/logo_mondafrique-150x36.jpg - Mondafrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/ 32 32 Ces tirs au but sans Victor Osimhen, le meilleur buteur de la CAN https://mondafrique.com/limage-du-jour/ces-tirs-au-but-qui-ecartent-osimhem-le-meilleur-buteur-de-la-can/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/ces-tirs-au-but-qui-ecartent-osimhem-le-meilleur-buteur-de-la-can/#respond Thu, 15 Jan 2026 18:37:18 +0000 https://mondafrique.com/?p=145348 C’est peut-être la décision tactique la plus critiquée de cette CAN 2025. À seulement cinq minutes du coup d’envoi de la séance fatidique des tirs au but face au Maroc, le sélectionneur nigérian Éric Chelle a décidé à la surprise générale de remplacer son meilleur atout offensif, Victor Osimhen – le buteur phare des Super […]

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C’est peut-être la décision tactique la plus critiquée de cette CAN 2025. À seulement cinq minutes du coup d’envoi de la séance fatidique des tirs au but face au Maroc, le sélectionneur nigérian Éric Chelle a décidé à la surprise générale de remplacer son meilleur atout offensif, Victor Osimhen – le buteur phare des Super Eagles et principal artisan de leurs succès dans le tournoi, même s’il est vrai qu’il n’aura pas brillé dans cette demie finale perdue contre le Maroc.

Jehan Khaled

Alors que le score restait bloqué à 0-0 après 120 minutes de jeu, l’absence du numéro 9 et star du foot, Victor Oshimen, lors d’une séance de penalties tendue, a fait exploser les critiques. Pourquoi sortir l’homme qui a porté l’attaque nigériane tout au long du tournoi ? Selon certains observateurs, Chelle aurait justifié son choix par une légère blessure du joueur après deux heures sur le terrain. 

Victor Osimhen est aujourd’hui un des footballeurs africains les plus riches et les mieux payés du monde — avec des salaires et des contrats de sponsoring très élevés. Par exemple, son transfert vers Galatasaray l’a placé parmi les salaires les plus importants (environ 15 millions € nets par an, plus primes et droits à l’image) pour un joueur de son calibre. Certains fans vont jusqu’à dénoncer une stratégie suspecte soit du joueur, soit de son sélectionneur ou soit de l’équipe toute entière pour « abandonner » tout espoir de qualification en finale.

Les plus complotistes accusent Chelle d’avoir voulu se protéger en cas d’échec. Dépités, d’autres rappellent que le Maroc n’a pas non plus brillé offensivement, mais que le jeu médiocre d’Osimhen, puis son absence aux tirs aux buts auront privé le Nigeria de toute possibilité de menacer la Maroc

Un résultat sans appel

CAN 2025 : Brahim Diaz, le « facteur X » haut débit du Maroc

Sur le terrain, le résultat est sans appel : le Maroc a remporté la séance de tirs au but 4-2 grâce, il faut le dire, arrêts décisifs de Yassine Bounou, et s’est qualifié pour la finale face au Sénégal.  Pour le Nigeria, c’est la douche froide. L’équipe qui abordait cette demi-finale comme l’une des favorites repartira jouer la petite finale contre l’Égypte, avec un moral en berne et une interrogation majeure : le Nigeria s’est-il tiré une balle dans le pied en sortant son meilleur atout avant le moment décisif du match ?

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Plusieurs anciens internationaux nigérians estiment que l’attitude d’Osimhen en fin de match – encore frustré après une autre sortie prématurée lors d’un précédent match du tournoi – a pu peser dans la balance.  La question que tout le football africain se pose désormais est claire : le Nigeria peut-il encore croire au podium avec des tensions internes évidentes ?

Le Sénégal en finale, le Maroc tremble 

Le Maroc affrontera le Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des Nations dimanche. Pays hôte et défendant son maillot devant son public, l’équipe marocaine est portée par une organisation défensive solide et une efficacité clinique lors des tirs au but. 

Quant au Sénégal, champion mono étoilé et désormais face à l’adversaire le plus coriace du tournoi, il n’a pas de raison de s’inquiéter outre mesure : le Maroc peut être battu. 

Il reste que les Lions de l’Atlas seront soutenus par plus de 60 000 spectateurs présents au Stade.

 



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CAN 2025 : Brahim Diaz, le « facteur X » haut débit du Maroc https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-brahim-diaz-le-facteur-x-haut-debit-du-maroc/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-brahim-diaz-le-facteur-x-haut-debit-du-maroc/#respond Wed, 14 Jan 2026 17:58:50 +0000 https://mondafrique.com/?p=145316 Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation. Par Patrick Juillard Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. […]

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Auteur de 5 buts en autant de matchs depuis le début de la CAN, Brahim Diaz s’est imposé comme l’atout majeur d’un Maroc en quête de son premier titre depuis cinquante ans. Présentation.

Par Patrick Juillard

Cinq matchs, 5 buts : depuis le début de la CAN 2025, Brahim Diaz affiche une régularité de métronome. Aux dires mêmes de son sélectionneur, Walid Regragui, le petit ailier droit au sourire malicieux s’est imposé comme le « facteur X » d’un Maroc qui ne survole pas toujours son sujet. Devenu le premier Marocain à inscrire quatre buts lors d’une même édition, le natif de Malaga est aussi le premier joueur de l’histoire à marquer lors de ses cinq premiers matchs de Coupe d’Afrique. Il faut remonter à la CAN 2010 organisée en Angola pour retrouver la trace d’un joueur, en l’occurrence le supersub égyptien Gedo, futur vainqueur, à avoir pareillement scoré contre cinq nations différentes. En course pour le titre honorifique de meilleur buteur, le joueur du Real Madrid reste talonné par le Nigérian Victor Osimhen et l’Egyptien Mohamed Salah (4 buts chacun).

Un éphémère international espagnol…

Marocain par sa grand-mère maternelle, Brahim Abdelkader Diaz a pourtant d’abord repoussé les appels du Maroc, sous les mandats d’Hervé Renard puis de Vahid Halilhodzic. International espagnol dans toutes les catégories jeunes, celui qui porte à l’adolescence les couleurs de Manchester City se voit alors mener une carrière internationale sous les couleurs de la Roja. Le rêve semble devenir réalité le 6 juin 2021 : désormais joueur du Real Madrid, Brahim Diaz fait ses débuts avec l’Espagne contre la Lituanie, marquant un but (victoire 4-0). Mais cette sélection restera sans lendemain, et ne mettra pas le Maroc hors-course : la rencontre en question étant amicale, la FIFA autorise depuis 2009 l’intéressé à changer de nationalité sportive par la suite, sans limite d’âge.

… devenu le visage souriant du football marocain

Ironie de l’histoire, c’est grâce à cet assouplissement de la réglementation obtenu par… l’Algérie que le Maroc va parvenir à ses fins. Au mois de mars 2023, après avoir attendu en vain une convocation pour le Mondial 2022 au Qatar avec l’Espagne, Brahim Diaz choisit de passer sous pavillon marocain, rejoignant les Lions de l’Atlas tombeurs de… l’Espagne et demi-finalistes. La suite, Brahim Diaz l’écrit à coup de passes décisives et de buts. Sur les murs de la ville, son visage souriant orne des affiches pour une célèbre compagnie de téléphonie mobile et ses offres 5G. La pub, une fois n’est pas coutume, tombe juste : qui mieux que Brahim Diaz pour mettre de la connexion dans le jeu du Maroc ?

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Au Bénin, des élections sous le vernis de la normalité https://mondafrique.com/confidentiels/au-benin-des-elections-sous-le-vernis-de-la-normalite/ https://mondafrique.com/confidentiels/au-benin-des-elections-sous-le-vernis-de-la-normalite/#respond Wed, 14 Jan 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145257   Le 11 janvier, les Béninois se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers communaux, dans un pays qui veut afficher un visage apaisé après la tentative de coup d’État du mois dernier. Un épisode brutal, officiellement refermé, mais dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées. Dimanche, pourtant, tout semblait […]

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Le 11 janvier, les Béninois se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leurs conseillers communaux, dans un pays qui veut afficher un visage apaisé après la tentative de coup d’État du mois dernier. Un épisode brutal, officiellement refermé, mais dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées.

Dimanche, pourtant, tout semblait « normal ». Les bureaux de vote ont ouvert et fermé sans incident notable, dans un climat présenté comme calme et maîtrisé. Près de neuf millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, alors que le chef de l’État, au terme de son second mandat, s’apprête à quitter le pouvoir lors de la présidentielle d’avril. Une démonstration de continuité institutionnelle, après les violents événements du 8 décembre dernier.

De discrets observateurs russes

Lors de ce scrutin, aucune mission de l’Union européenne n’a été signalée, Bruxelles se faisant de plus en plus rare lors des élections en Afrique. En revanche, une présence a été remarquée : celle d’une petite délégation d’observateurs russes. Officiellement saluée par la Commission électorale nationale autonome lors d’un briefing le 9 janvier, cette mission, forte de seulement sept membres, est restée très discrète. Mentionnée aux côtés des délégations du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, de l’Union africaine et de la Cedeao, cette présence symbolique s’inscrit dans la volonté du Bénin de diversifier ses partenariats, à l’image de nombreux pays du continent. Dans ce cadre, en juillet 2025, Moscou et Cotonou ont signé un accord de coopération militaire, permettant notamment l’accès des navires russes aux ports béninois. Pour autant, le Bénin demeure solidement ancré dans le camp occidental : les aides de la France et de la Cedeao reçues lors du putsch manqué en témoignent.

Une sécurité toujours sous tutelle régionale

Autre présence, peu mise en avant mais néanmoins très significative, celle des soldats nigérians et ivoiriens, déployés sous l’égide de la Cedeao et toujours présents sur le sol béninois. Envoyés en renfort après la tentative de renversement de Patrice Talon, ils incarnent une stabilité sous perfusion régionale bien réelle.

Entre affichage de normalité démocratique, présence militaire étrangère et nouveaux observateurs, le Bénin avance comme si tout allait très bien, madame la marquise.

 

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CAN. La malédiction du tenant du titre frappe la Côte d’Ivoire https://mondafrique.com/international/la-malediction-du-tenant-du-titre-frappe-la-cote-divoire-a-la-can/ https://mondafrique.com/international/la-malediction-du-tenant-du-titre-frappe-la-cote-divoire-a-la-can/#respond Mon, 12 Jan 2026 16:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145188 Vainqueurs sur leurs terres il y a deux ans, les Éléphants de Côte d’Ivoire vont céder leur couronne, victimes de l’Égypte en course pour retrouver une gloire continentale qui la fuit depuis 2010. Par Patrick Juillard La malédiction du tenant du titre a encore frappé : sa victime est, cette année, la Côte d’Ivoire. Arrivés […]

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Vainqueurs sur leurs terres il y a deux ans, les Éléphants de Côte d’Ivoire vont céder leur couronne, victimes de l’Égypte en course pour retrouver une gloire continentale qui la fuit depuis 2010.

Par Patrick Juillard

La malédiction du tenant du titre a encore frappé : sa victime est, cette année, la Côte d’Ivoire. Arrivés au Maroc avec l’ambition de conserver le trophée gagné chez eux en 2024, les Éléphants et leur équipe rajeunie ont subi la loi de la roublarde Égypte (3-2), samedi, à Agadir. Sous la direction d’Emerse Faé, adjoint promu sélectionneur en pleine compétition et devenu le faiseur de miracles d’Ebimpé, les pachydermes n’ajouteront pas de quatrième étoile sur le maillot national. Deux fois vainqueurs sur les cinq précédentes éditions, les coéquipiers de Franck Kessié ont échoué comme tous leurs prédécesseurs depuis 2010. 

Un défi qui s’annonçait tout sauf simple : depuis la fondation de la CAN, en 1957, seules trois équipes ont réussi le « back to back » en conservant leur titre. Ce fut le cas de… l’Égypte en 1957 et 1959 et lors de son triplé historique en 2006-2008-2010, mais aussi du Ghana, sacré en 1963 et 1965, et du Cameroun, en 2000 et 2002. Encore les Ivoiriens ont-ils fait mieux que bien des champions sortants, à commencer par leurs deux prédécesseurs au palmarès : l’Algérie, titrée en 2019 en Égypte et éliminée sèchement dès le premier tour deux ans et demi plus tard au Cameroun, où triompha le Sénégal, sorti en huitièmes de finale par… la Côte d’Ivoire, future championne. 

Mohamed Salah, un Pharaon en mission

De là à penser que l’Égypte présente une belle tête de vainqueur, il n’y a qu’un pas. En difficulté depuis le début de la saison dans son club de Liverpool, l’attaquant et capitaine des Pharaons, Mohamed Salah, paraît en mission depuis le début de cette édition 2025, décidé à 33 ans à ne pas laisser passer ce qui apparaît comme sa dernière chance de soulever le trophée tant convoité. Unis comme rarement autour de leur star, les hommes d’Hossam Hassan ne visent rien d’autre qu’un huitième titre continental. 

Le sélectionneur aux allures de bonze sous stéroïdes sait faire : vainqueur de trois CAN (1986, 1998 et 2006, face à la Côte d’Ivoire d’un certain Emerse Faé) en tant que joueur, l’ex-attaquant et toujours recordman des buts marqués sous le maillot national avait piqué Salah dès sa prise de fonction au printemps 2024. Pour devenir une authentique « légende » nationale, il lui manquait une CAN, avait en substance dit le nouvel occupant du banc égyptien. Revenu grâce à ses quatre buts à la hauteur de son sélectionneur au classement des joueurs égyptiens les plus prolifiques en phase finale (11 réalisations chacun), Mo Salah est plus que jamais en course pour dépasser son sélectionneur. Et le rejoindre dans la légende. Cela passera d’abord, mercredi, par une revanche contre le Sénégal, qui les priva coup sur coup de la CAN et de la qualification pour le Mondial en 2022.

 

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Macron légitime un retour militaire discret de la France en Afrique https://mondafrique.com/limage-du-jour/macron-legitime-un-retour-militaire-discret-de-la-france-en-afrique/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/macron-legitime-un-retour-militaire-discret-de-la-france-en-afrique/#respond Mon, 12 Jan 2026 05:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=145156 Dans son discours annuel devant les ambassadeurs, le 8 janvier, Emmanuel Macron a défendu sa politique africaine. Le passage consacré à l’armée française révèle surtout une réécriture habile des reculs militaires, présentés comme une brillante stratégie. C’est sans doute le passage le plus révélateur du discours présidentiel. Emmanuel Macron assume avoir « revu » les […]

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Dans son discours annuel devant les ambassadeurs, le 8 janvier, Emmanuel Macron a défendu sa politique africaine. Le passage consacré à l’armée française révèle surtout une réécriture habile des reculs militaires, présentés comme une brillante stratégie.

C’est sans doute le passage le plus révélateur du discours présidentiel. Emmanuel Macron assume avoir « revu » les bases militaires françaises en Afrique, concédant que cette évolution a été « vue comme un abandon », avant d’inviter à s’en « détromper ». Selon lui, la France aurait simplement « rééquilibré le partenariat », en supprimant une « composante militaire qui n’était plus comprise par les pays et les jeunesses ».

Cette lecture occulte pourtant l’essentiel : la réduction de la présence militaire française n’a pas été choisie, mais largement imposée, à la suite d’expulsions et de ruptures diplomatiques que le discours évacue soigneusement. Le retrait est ainsi requalifié en excellence stratégique.

La référence au Bénin, présentée comme la preuve qu’« on a rebâti un partenariat militaire pertinent » est édifiante. Le président français ne parle pas ici de coopération militaire, mais de l’intervention discrète de forces spéciales pour faire échouer une tentative de coup d’État afin de garantir le maintien au pouvoir de Patrice Talon. 

Derrière la fin des bases visibles se dessine donc une continuité. Poussée à la sortie par la grande porte, la France revient par la fenêtre des interventions, en présentant ce retour en arrière comme une réussite.

 

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Venezuela : l’Afrique dit « non » à Washington https://mondafrique.com/limage-du-jour/venezuela-lafrique-dit-non-a-washington/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/venezuela-lafrique-dit-non-a-washington/#respond Fri, 09 Jan 2026 06:00:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=144944 L’attaque américaine du 3 janvier contre le Venezuela a provoqué des réactions africaines surprenantes, révélatrices d’un monde en proie à de profonds bouleversements. La réaction la plus inattendue à l’opération américaine à Caracas est sans aucun doute celle de la Cedeao. Peu habituée à commenter les crises politiques internationales, l’organisation sous-régionale ouest-africaine a fermement condamné […]

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L’attaque américaine du 3 janvier contre le Venezuela a provoqué des réactions africaines surprenantes, révélatrices d’un monde en proie à de profonds bouleversements.

La réaction la plus inattendue à l’opération américaine à Caracas est sans aucun doute celle de la Cedeao. Peu habituée à commenter les crises politiques internationales, l’organisation sous-régionale ouest-africaine a fermement condamné les récents développements au Venezuela : « La Cedeao souhaite rappeler à la communauté internationale son obligation de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque État, comme consacré par le droit international. » Elle a ensuite exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien et exhorté tous les États à respecter l’indépendance et la souveraineté du Venezuela.

Certes, le langage est mesuré et diplomatique ; néanmoins, il traduit une crispation plus profonde, nourrie par le précédent des frappes américaines du 25 décembre sur le Nigeria, vécues dans la région comme un signal inquiétant. En s’exprimant ainsi, la Cedeao, pourtant traditionnellement alignée avec le camp occidental, critique sévèrement son allié américain et se place du côté de la Chine.

À l’inverse, la condamnation de l’Afrique du Sud s’inscrit dans une stricte continuité. Pretoria, fidèle à sa doctrine de non-ingérence et de respect du droit international, a été la première à dénoncer une violation de la Charte de l’ONU et à demander la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité. Il en va de même pour l’Union africaine, attachée aux mêmes principes.

L’Alliance des États du Sahel a condamné encore plus fermement cet « acte d’agression ». Les trois pays membres de l’AES ont également dénoncé le « recours unilatéral à la force » et regretté « la violation du droit international par un membre du Conseil de sécurité ».

Dans un autre registre, la réaction du Somaliland a été tout aussi surprenante. Cette république autoproclamée, non reconnue internationalement, qui s’est récemment enhardie à la suite de sa reconnaissance par Israël, a ouvertement soutenue l’opération américaine. Cette prise de position en faveur de Washington a été la seule sur tout le continent et elle a été abondamment moquée sur les réseaux sociaux.

Enfin, certaines absences ont également surpris. L’Algérie, habituellement prompte à défendre les principes de souveraineté et de non-intervention, n’a toujours pas réagi. Un silence partagé par de nombreuses capitales africaines, qui craignent les foudres de Donald Trump, lequel vient, après son opération à Caracas, de se voir affubler sur les réseaux sociaux du surnom de « Donigula » (mot-valise associant Donald Trump et l’empereur romain Caligula, connu pour son exercice brutal du pouvoir et son imprévisibilité).

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CAN 2025, le cinglant échec des Panthères du Gabon https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025/#respond Thu, 08 Jan 2026 07:56:57 +0000 https://mondafrique.com/?p=144929 Une affaire de maillots a gâché la CAN du Gabon. Éliminé sèchement dès le premier tour, ce pays fait partie des grandes déceptions de la CAN 2025. Derrière ce cinglant échec sportif se cache un imbroglio contractuel et politique autour de l’équipementier des Panthères. Coup de zoom.   Patrick Juillard   Début novembre, tout semblait […]

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Une affaire de maillots a gâché la CAN du Gabon. Éliminé sèchement dès le premier tour, ce pays fait partie des grandes déceptions de la CAN 2025. Derrière ce cinglant échec sportif se cache un imbroglio contractuel et politique autour de l’équipementier des Panthères. Coup de zoom.
 
Patrick Juillard
 
Début novembre, tout semblait au beau fixe pour les Panthères du Gabon. L’équipe avait terminé les qualifications de la Coupe du monde 2026 à la deuxième place d’une poule dominée par la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, et s’apprêtait à disputer les barrages africains face au Nigeria. Le 13 novembre à Rabat, les coéquipiers de Pierre-Emerick Aubameyang s’inclinent en prolongation (4-1) face aux Super Eagles. Et c’est alors que tout va dérailler petit à petit, en raison d’un changement annoncé d’équipementier.
 
Le 28 novembre, à trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, le Gabon annonce officiellement la conclusion d’un partenariat avec la firme marocaine AB Sport, qui prend la succession de l’allemande Puma, qui équipait les Panthères depuis le printemps 2024. Pour parvenir à ce choix, une « consultation restreinte » avait été effectuée. Au cours de cet appel d’offres accéléré, d’autres opérateurs, tels que Locatoni et Macron, avaient également été sollicités, sans que cela n’aboutisse. « Un contrat minimal autorisé d’une durée de six mois sera signé entre les deux parties pour couvrir la période de la compétition et après », avait communiqué l’instance, qui pensait ainsi se sortir in extremis d’une situation délicate.
 
Le chef de l’État intervient…
 
Problème : alors que les discussions paraissaient bouclées dès le mois d’octobre avec l’équipementier basé à Tanger, un coup de pression des joueurs, s’estimant insuffisamment dotés en vêtements de rechange, vont pousser le chef de l’État gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema en personne à se mêler du dossier, via l’Office national du développement du sport et de la culture (ONDSC). Alors que la Fédération pensait avoir réglé le problème de son côté avec AB Sport, un budget spécial de 300 millions de FCFA est débloqué pour trouver une solution rapide, c’est à dire avant les barrages africains de la mi-novembre. L’ONDSC pare d’abord au plus pressé en achetant des maillots génériques à Puma, avant de se lancer dans la fabrication à la va-vite de maillots destinés à l’équipe nationale. L’opération a lieu à Dubaï (Émirats arabes unis).
 
C’est alors que les choses se corsent encore : dans un courrier daté du 19 novembre, la Confédération africaine de football adresse une mise en demeure à la Fegafoot pour défaut de conformité des tenues en question, dont le logo représentant une panthère ressemblait étrangement à celui d’Airness, qui habille les Aigles du Mali. Entre autres irrégularités, la marque en question (Gaboma) n’est répertoriée dans aucun registre officiel d’équipementiers agréés. Sans parler de la qualité des maillots, jugée inférieure aux exigences de la CAF, et surtout de l’amende (150.000 à 300.000 dollars par match) risquée par le Gabon en cas de rencontre jouée avec ces équipements défectueux. Il s’avère en outre, comme l’a démontré le journaliste spécialisé Romain Molina, que les maillots siglés Gaboma ont été produits par la société Gasma, dont le gérant n’est autre que Thierry Mouyouma, autrement dit le sélectionneur de l’équipe nationale du Gabon !

… La Fédération reprend la main
 
Voilà donc pourquoi la Fédération gabonaise de football reprend urgemment la main sur ce dossier et conclut, comme prévu au départ, un accord avec AB Sport. L’incident n’est pas clos. Les Panthères, éliminées par le Nigeria en barrages africains de qualification pour le Mondial, n’entament pas leur préparation de la CAN avec la sérénité requise, ni avec les équipements nécessaires. Repoussée d’une semaine en raison d’un décalage par la FIFA de la période de mise à disposition des joueurs, la préparation du Gabon va subir un autre contretemps fâcheux : attendus pour le lundi 15 décembre, les équipements AB Sport se font attendre. Le stage de préparation commence dans une incertitude qui fait désordre.
 
Le miracle sportif n’a pas lieu ensuite. Le Gabon enchaîne les défaites et effectue son pire parcours à la CAN depuis 2000. Les mêmes causent produisent les mêmes effets : comme l’Azingo national il y a vingt-cinq ans, les Panthères sont dissoutes sur ordre gouvernemental. « Compte tenu de la prestation déshonorante des Panthères à la CAN, le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et de la mise à l’écart des joueurs Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang », déclare le ministre des Sports Simplice-Désiré Mamboula, dans un message diffusé à la télévision gabonaise.
 
Le sélectionneur mis au ban
 
Le Gabon se retrouve alors sous la menace d’une suspension par la FIFA pour ingérence gouvernementale dans les affaires du football. Afin d’éviter une telle mise au ban, la Fédération gabonaise entérine la décision gouvernementale, son président, Pierre-Alain Mounguengui, estimant qu’elle « ne porte pas atteinte aux statuts de la CAF et de la FIFA. » Le dirigeant consent ainsi au limogeage du sélectionneur Thierry Mouyouma, qui occupait le poste depuis septembre 2023. Une « faute lourde » (pour conflit d’intérêts) pourrait être invoquée afin d’éviter à la Fegafoot de débourser de copieuses indemnités. A l’occasion d’une audience avec le nouveau ministre des Sports, l’ancien international Paul Kessany, en présence (par visioconférence) du président de la Fédération, sa mise à l’écart lui a été notifiée de vive voix.
Le football gabonais ouvre une nouvelle page après un énième fiasco politico-sportif.
 
 
 

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Divorce houleux à la tête du groupe Castel https://mondafrique.com/limage-du-jour/divorce-houleux-a-la-tete-du-groupe-castel/ https://mondafrique.com/limage-du-jour/divorce-houleux-a-la-tete-du-groupe-castel/#respond Wed, 07 Jan 2026 10:45:00 +0000 https://mondafrique.com/?p=144867 Les héritiers du géant de la bière en Afrique demandent officiellement la tête du directeur général du groupe. À la veille d’une assemblée générale de la holding du groupe Castel mentionnant à l’ordre du jour la proposition de révocation de Grégory Clerc, le directeur général du groupe, la famille Castel a publié un communiqué exposant […]

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Les héritiers du géant de la bière en Afrique demandent officiellement la tête du directeur général du groupe.

À la veille d’une assemblée générale de la holding du groupe Castel mentionnant à l’ordre du jour la proposition de révocation de Grégory Clerc, le directeur général du groupe, la famille Castel a publié un communiqué exposant les raisons de ce divorce. Aujourd’hui âgée de 99 ans, Romy Castel, la fille unique du fondateur du géant de la bière Pierre Castel, s’est associée à un communiqué publié par l’un de ses neveux, Alain Castel, directeur général de Castel-Vins, pour faire part d’une « rupture profonde de confiance », apparemment irréversible, à l’égard de Grégory Clerc, en raison d’une « concentration sans précédent des pouvoirs » de ce dernier, qui « cumule aujourd’hui plus de 31 mandats au sein des entités du groupe » et gouverne seul. Une partie de ses mandats lui avaient initialement été confiée par Romy Castel, passée depuis dans le camp de son neveu, pour représenter ses intérêts personnel au sein du groupe.

Une logique d’abord financière 

Alain Castel, disant parler au nom de « l’ensemble de la famille Castel’, dénonce également sa propre révocation de plusieurs mandats, le 9 décembre, « sans explication ni débat ».

Le profil de fiscaliste de l’actuel patron du groupe créé en 1949 est également critiqué. Selon les signataires, il oriente en effet la trajectoire de l’entreprise en privilégiant « une logique financière au détriment du développement industriel et entrepreneurial, notamment dans les métiers du vin et de l’agroalimentaire, qui constituent le socle de son identité et de sa réussite ».

Le groupe Castel compte 43 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros, dont 5 milliards dans la bière et les sodas en Afrique

 

 

 

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CAN 2025 : L’Algérie au mieux de sa forme! https://mondafrique.com/limage-du-jour/can-2025-lalgerie-au-mieux-de-sa-forme/ Thu, 01 Jan 2026 17:33:44 +0000 https://mondafrique.com/?p=144581 Jamais citée parmi les favoris avant la compétition, l’Algérie a réussi un premier tour impressionnant lors de la CAN 2025. Il n’en fallait pas davantage pour raviver les souvenirs de l’édition 2019, la dernière remportée par les Fennecs.   Patrick Juillard   Deux équipes seulement ont réussi le carton plein à l’occasion du premier tour […]

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Jamais citée parmi les favoris avant la compétition, l’Algérie a réussi un premier tour impressionnant lors de la CAN 2025. Il n’en fallait pas davantage pour raviver les souvenirs de l’édition 2019, la dernière remportée par les Fennecs.
 
Patrick Juillard
 
Deux équipes seulement ont réussi le carton plein à l’occasion du premier tour de la CAN 2025 au Maroc : le Nigeria, finaliste de la précédente édition et désigné parmi les candidats au titre avant le coup d’envoi de la compétition, et l’Algérie, qui n’était généralement pas citée par les pronostiqueurs après deux phases finales complètement ratées. Après trois matchs, les Fennecs ont de quoi bomber le torse : avec trois victoires, sept buts marqués et un seul encaissé, ils ne sont devancés à l’heure des bilans provisoires que sur une ligne statistique, par les Super Eagles, qui ont fait trembler les filets une fois de plus lors de la phase de poules. 
 
Avant de rencontrer la République démocratique du Congo, mardi prochain en huitièmes de finale, les coéquipiers de Riyad Mahrez ont pu partager un moment avec leurs proches pour le passage à la nouvelle année. Dans le vaste hall du Marriott de Rabat, dans le quartier d’Agdal, à quelques encablures du stade El Barid, les supporters aux couleurs d’Elkhedra (littéralement « la verte », surnom de l’équipe nationale algérienne) faisaient des selfies avec les quelques joueurs qu’ils croisaient, parmi lesquels le virevoltant Ilan Kebbal (Paris FC), sous le regard bienveillant des membres de l’encadrement. 
 
Cette proximité retrouvée entre les joueurs et leurs supporters, venus nombreux les encourager, rappelle des bons souvenirs : ceux de la CAN 2019, remportée en Égypte par l’Algérie. Alors dirigée depuis moins d’un an par Djamel Belmadi, l’équipe avait surpris son monde en devançant au premier tour le Sénégal d’un Sadio Mané au sommet de son art avant de l’exécuter de nouveau en finale pour décrocher la deuxième Coupe d’Afrique de l’histoire de l’Algérie. Rebelote cette année, puisque le certes très expérimenté Vladimir Petkovic dispute sa première CAN à la tête de cette équipe dont il tient les rênes depuis le printemps 2024, et la fin du (trop) long règne de… Djamel Belmadi.
 
S’il est encore évidemment trop tôt aux yeux des supporters algériens pour rêver de voir l’histoire se répéter, certains ressemblances s’avèrent néanmoins troublantes : comme en 2019, les Fennecs disputent en territoire nord-africain (lieux de leurs deux sacres) leur première CAN sous les ordres d’un nouveau sélectionneur en rupture avec ses prédécesseurs. Comme en 2019, ils ont terminé la phase de poules en tête de leur groupe, avec trois victoires et une différence de buts de +6. Comme en 2019, l’homme du match de la deuxième rencontre, face à la plus forte équipe du groupe est un jeune milieu de terrain binational prometteur (Ismaël Bennacer puis Ibrahim Maza). Et comme en 2019, l’homme du match de la troisième rencontre, disputée sans la grande majorité des habituels titulaires, est le remplaçant de Riyad Mahrez (Adam Ounas puis Anis Hadj Moussa). Jusqu’où le parallèle va-t-il durer ? Début de réponse mardi (17h00) avec le huitième de finale contre la RD Congo, au stade Moulay Hassan, où l’Algérie a jusqu’alors joué et gagné tous ses matchs.

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