Au premier jour du Ramadan mercredi, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué une attaque de drones kamikazes dans le nord du Mali, contre un convoi de l’armée malienne et de ses alliés russes d’AfricaCorps circulant entre Anefis et Kidal. Le même jour, les djihadistes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) ont également revendiqué une attaque à l’engin explosif improvisé contre un autre convoi près d’Aguelhoc.
Les deux opérations n’étaient pas coordonnées, a assuré le FLA à Mondafrique.
Les bilans sont contrastés. Le GSIM dit avoir tué 6 hommes, des Touaregs partisans du général Elhadj Gamou, le gouverneur de Kidal, qui guidaient le convoi. Le FLA revendique des dégâts et des victimes mais sans précision de bilan.
En revanche, on sait que deux combattants du FLA ont été tués par une mauvaise manipulation de leur drone. Et pas n’importe qui, puisqu’il s’agit du fils d’Alghabass Ag Intallah, Mohamed, et du plus jeune frère de Fahad Ag Almahmoud, Alyazid Ag Matafa. Alghabass est le chef du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) et Fahad, tué par une frappe de drone il y a quelques mois, était le chef du Groupe auto-défense touareg imghrad et alliés (GATIA), longtemps associé au général Gamou. Fahad avait rejoint la rébellion après l’abandon par Bamako de l’accord de paix d’Alger. Il a été tué par une frappe de drone le 1er décembre 2024.































