CAN 2025 : L’Algérie au mieux de sa forme!

Algeria Team picture during the 2025 Africa Cup of Nations AFCON match between Algeria and Burkina Faso at Moulay Hassan Stadium in Rabat, Morocco on 28 December 2025 ©Samuel ShivambuBackpagePix - Photo by Icon Sport
Jamais citée parmi les favoris avant la compétition, l’Algérie a réussi un premier tour impressionnant lors de la CAN 2025. Il n’en fallait pas davantage pour raviver les souvenirs de l’édition 2019, la dernière remportée par les Fennecs.
 
Patrick Juillard
 
Deux équipes seulement ont réussi le carton plein à l’occasion du premier tour de la CAN 2025 au Maroc : le Nigeria, finaliste de la précédente édition et désigné parmi les candidats au titre avant le coup d’envoi de la compétition, et l’Algérie, qui n’était généralement pas citée par les pronostiqueurs après deux phases finales complètement ratées. Après trois matchs, les Fennecs ont de quoi bomber le torse : avec trois victoires, sept buts marqués et un seul encaissé, ils ne sont devancés à l’heure des bilans provisoires que sur une ligne statistique, par les Super Eagles, qui ont fait trembler les filets une fois de plus lors de la phase de poules. 
 
Avant de rencontrer la République démocratique du Congo, mardi prochain en huitièmes de finale, les coéquipiers de Riyad Mahrez ont pu partager un moment avec leurs proches pour le passage à la nouvelle année. Dans le vaste hall du Marriott de Rabat, dans le quartier d’Agdal, à quelques encablures du stade El Barid, les supporters aux couleurs d’Elkhedra (littéralement « la verte », surnom de l’équipe nationale algérienne) faisaient des selfies avec les quelques joueurs qu’ils croisaient, parmi lesquels le virevoltant Ilan Kebbal (Paris FC), sous le regard bienveillant des membres de l’encadrement. 
 
Cette proximité retrouvée entre les joueurs et leurs supporters, venus nombreux les encourager, rappelle des bons souvenirs : ceux de la CAN 2019, remportée en Égypte par l’Algérie. Alors dirigée depuis moins d’un an par Djamel Belmadi, l’équipe avait surpris son monde en devançant au premier tour le Sénégal d’un Sadio Mané au sommet de son art avant de l’exécuter de nouveau en finale pour décrocher la deuxième Coupe d’Afrique de l’histoire de l’Algérie. Rebelote cette année, puisque le certes très expérimenté Vladimir Petkovic dispute sa première CAN à la tête de cette équipe dont il tient les rênes depuis le printemps 2024, et la fin du (trop) long règne de… Djamel Belmadi.
 
S’il est encore évidemment trop tôt aux yeux des supporters algériens pour rêver de voir l’histoire se répéter, certains ressemblances s’avèrent néanmoins troublantes : comme en 2019, les Fennecs disputent en territoire nord-africain (lieux de leurs deux sacres) leur première CAN sous les ordres d’un nouveau sélectionneur en rupture avec ses prédécesseurs. Comme en 2019, ils ont terminé la phase de poules en tête de leur groupe, avec trois victoires et une différence de buts de +6. Comme en 2019, l’homme du match de la deuxième rencontre, face à la plus forte équipe du groupe est un jeune milieu de terrain binational prometteur (Ismaël Bennacer puis Ibrahim Maza). Et comme en 2019, l’homme du match de la troisième rencontre, disputée sans la grande majorité des habituels titulaires, est le remplaçant de Riyad Mahrez (Adam Ounas puis Anis Hadj Moussa). Jusqu’où le parallèle va-t-il durer ? Début de réponse mardi (17h00) avec le huitième de finale contre la RD Congo, au stade Moulay Hassan, où l’Algérie a jusqu’alors joué et gagné tous ses matchs.