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Mali. « Menaces existentielles pour notre nation »

Kidal, le 27 avril 2026.

Le fils du défunt Président et général Moussa Traoré s’inquiète profondément et s’incline sur les morts, encore non décomptées mais très nombreuses, survenues lors de l’attaque complexe inédite commise samedi à Bamako, Senou, Kati, Mopti, Sévaré, Gao, Bourem et Kidal.

Par Cheick Boucadry Traore

Cheick Boucadry Traoré

C’est encore avec une réelle émotion et consternation que nous accueillons les tragédies terribles qui ont encore eu lieu ce samedi 25 Avril, 2026 dans notre pays. Notre pays a subi les incidents de sécurité les plus graves depuis son indépendance, des attaques quasi simultanées ayant été signalées dans plusieurs villes. Le spectacle affligeant des ravages de la mort et des attaques terroristes, de même que la perte de nos valeureux soldats tombant par milliers sur les champs d’honneur victimes d’une guerre asymétrique ne peuvent nous inspirer que consternation et componction.

Il va sans dire qu’il est dommage de constater que notre peuple qui a beaucoup souffert continue d’être traumatisé par des attentats perpétrés par des terroristes devant des forces de défense et de sécurité qui semblent être toujours en reconstruction. Il est encore plus indignant de constater que nos condamnations de ces crimes deviennent la règle et la norme.

La nation endeuillée continue à pleurer ses morts. Nous exprimons notre compassion et notre solidarité profonde aux familles des victimes. Nous rendons aussi hommage aux braves et héros tombés sur le champ de bataille qui méritent à jamais notre reconnaissance et notre respect relatif à l’ultime sacrifice qu’ils ont accompli pour notre nation. Ce sacrifice consenti pour notre pays ne doit jamais être oublié. Le Mali a toujours été une nation de mémoire. Célébrer la mémoire de nos femmes et hommes en uniformes tombés au champ d’honneur c’est également recevoir le patrimoine de la mémoire et le transmettre. Le devoir de mémoire, c’est l’expression de la dette éternelle que nous avons à l’égard de ceux qui sont tombés en défendant la patrie, et de l’héritage que nous devons à notre tour léguer, en ayant à l’esprit que nous ne sommes que dépositaires de ce patrimoine.

Les populations désarmées de notre pays ne réclament que de meilleures conditions de vie. Considérant que les autorités maliennes n’arrivent toujours pas à prendre des mesures exceptionnelles à la hauteur des menaces existentielles auxquelles fait face notre Nation, nous réitérons une fois de plus qu’il est essentiel que les populations s’impliquent dans la recherche de vraies solutions à la crise politique et la réunification de notre pays. Le destin du Mali ne doit point basculer. Nous devons sortir de la crise et faire naitre un nouveau Mali plus prospère qui fera la fierté des générations futures. Que Dieu nous bénisse tous dans ces efforts.


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