Liban, des interrogations sur l’entretien Macron-Raïssi

Que doit la formation subite d’un gouvernement au Liban aux échanges du président français avec le président chinois? Pour l’instant, on se perd en conjectures

Le pouvoir iranien était suspecté de bloquer en réalité la formation du gouvernement libanais, par le biais du Hezbollah, pour des considérations en rapport avec sa stratégie régionale et son bras de fer avec l’Occident, notamment les Etats-Unis, au sujet du dossier nucléaire. Dans ce contexte, est intervenu il y a quelques jours l’entretien téléphonique entre le président Emmanuel Macron et le nouveau président iranien, Raïssi. Il aurait été question du Liban au cours de cet entretien, à l’issue duquel le président iranien a déclaré que son pays désirait aider le Liban à sortir de la crise dans laquelle il se débat. Ces propos ont été interprétés comme l’indice d’une décision iranienne, à l’insistance de la France, de faciliter la formation d’un gouvernement au Liban.

L’entretien téléphonique entre les présidents français et iranien et le subit déblocage au niveau de la mise sur pied d’une équipe ministérielle seraient-ils le fruit d’un développement régional spécifique et de l’apparition d’une nouvelle donne sur ce plan ? Pour l’heure, il est difficile de répondre de façon tranchée à une telle interrogation et il faudra scruter l’évolution de la situation sur l’échiquier moyen-oriental pour déterminer si la formation du cabinet Mikati est oui ou non le résultat de l’apparition de nouveaux paramètres dans la région.

Il reste que de très fortes pressions internationales, notamment françaises et européennes, ont été exercées ces dernières semaines sur les principaux pôles politiques libanais afin d’accélérer le processus de formation du gouvernement

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