Les groupes Thales et safran négocient avec l’armée algérienne

Les deux groupes français spécialisés dans la Défense Safran et Thales négocient en ce moment secrètement des opportunités de contrats juteux avec le ministère algérien de la Défense.
 
Des représentants des deux groupes français ont fait récemment escale à Alger pour rencontrer des hauts responsables de l’institution militaire algérienne en vue de lancer des pourparlers concernant l’acquisition par l’Algérie de plusieurs équipements militaires made in France.
 
Le rapprochement de ces deux importants groupes français avec l’Armée algérienne intervient dans un contexte politique et diplomatique marqué par une réconciliation entre Alger et Paris depuis la retentissante visite d’Emmanuel Macron à Alger à la fin du mois d’août 2022.
 
L’amélioration de la coopération militaire entre les institutions militaires des deux pays constitue l’un des axes majeurs de cette réconciliation négociée entre Alger et Paris. Elle n’est pas gagnée d’avance compte tenu des liens très forts entre l’État Major algérien et Moscou (voir l’article ci dessous)
 

L’aumône faite à Paris

 
Alger s’est engagée à réserver quelques marchés d’armement à des industriels français pour témoigner sa bonne volonté et sa détermination à approfondir les relations bilatérales. L’Algérie cherche également à diversifier ses sources d’approvisionnement en équipements militaires afin de ne plus dépendre exclusivement de la Russie dont les armes ont démontré leur efficacité très limitée sur le front ukrainien. Selon nos sources, les déroutes récentes de l’Armée Russe en Ukraine ont convaincu les dirigeants algériens à procéder en toute urgence à la diversification de leurs fournitures militaires afin de pallier aux défaillances de l’armement russe.
 
Cette brèche qui permet à Thales et Safran de négocier des opportunités de business en Algérie même si, pour l’heure, aucun contrat n’a été officiellement signé.

Entre Moscou et Alger, des relations plus complexes qu’on ne le croit

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)

1 COMMENT

  1. Article digne de l’AFP, balancer des informations sont qu’on puisse les vérifier.
    Une conclusion vite fait les armes russes sont nulles et celles de l’OTAN magnifiques..

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