Les approximations de RFI au Tchad

Yaya Dillo Djerou Betchi, Président National du PSF. accuse RFI, d’être devenue « une tribune exclusive des officiels de la junte ». Voici son texte

« Monsieur Abdraman Koulamallah a menti ouvertement sur RFI et sans vergogne sur les travaux de l’équipe des « enquêteurs de la CEEAC  qui ne nous a jamais contacté, ne serait-ce que pour la forme. Bien que le Parti Socialiste sans Frontières soit la première force politique qui avait appelé les tchadiens à manifester le 20 octobre 2022, cette Commission régionale de la CEEAC n’a contacté aucun responsable du Parti. Par conséquent, le Ministre de la junte en charge de la « Réconciliation » a menti en disant que cette Commission créée pour couvrir la junte a ‘’rencontré tout le monde’’, selon ses propres termes.


Selon les informations que nous disposons, cette Commission n’a échangé qu’avec les officiels de la junte et a juste exécuté l’agenda de la junte. Quelques organisations intergouvernementales ont échangé avec cette parodie de Commission à leur demande. Je dis bien à leur demande. Ce qui prouve combien de fois cette instance régionale n’a aucune crédibilité et aucune intention de faire une enquête sérieuse et impartiale. Nous avons alerté l’opinion bien avant la mise en place de cette parodie. Car nous avons appris avec des détails précis sur les intentions réelles de la CEEAC. Nul n’ignorait que c’était une machination mise en place par la CEEAC en vue de détourner l’action de la Communauté Internationale et celle de l’Union Africaine et de blanchir la junte des crimes contre l’humanité qu’elle a commis le 20 octobre 2022.

Le PSF porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il n’a pas été contacté par cette parodie de Commission et ni concerné par ses travaux de blanchissement des crimes. Ainsi donc, nous demandons à la Communauté Internationale, notamment l’ONU, l’Union Africaine et l’Union Européenne, de ne pas tenir compte des conclusions de cette « enquête » déjà fondamentalement biaisée, exclusive et conduite par une instance non crédible.

Nous demandons formellement à l’ONU de prendre ses responsabilités et mettre en place une Commission d’Enquête Internationale véritablement indépendante et impartiale. Sinon, le cas tchadien sera vu comme une faiblesse du droit international. Beaucoup de peuples opprimés à travers le monde, et plus particulièrement les Tchadiens ne croiront plus aux instances internationales, moins encore à l’ONU. Nous regrettons qu’après 74 ans de la construction d’une Communauté Internationale avec ses multiples contradictions et velléités de ses États membres, l’ONU reste moins sensible aux questions existentielles humaines. Si l’ultime raison d’être de l’ONU était d’améliorer la condition humaine dans la paix et la justice, elle doit agir et montrer aux tchadiens qu’elle existe pour une bonne cause plus humaine et plus juste.

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