Les ambiguités d’Israel face au Kremlin

An Emirati official stands near an air-plane of El Al, which carried a US-Israeli delegation to the UAE following a normalisation accord, upon it's arrival at the Abu Dhabi airport in the first-ever commercial flight from Israel to the UAE, on August 31, 2020. - A US-Israeli delegation including White House advisor Jared Kushner took off on a historic first direct commercial flight from Tel Aviv to Abu Dhabi to mark the normalisation of ties between the Jewish state and the UAE. (Photo by Karim SAHIB / AFP)

L’Etat hébreu mène depuis plusieurs années des raids aériens contre des groupes iraniens ou pro-Téhéran présents sur le territoire syrien. Des raids rendus possible grâce à un accord tacite entre Tel Aviv et Moscou, maître du ciel syrien. Ce deal russo-israélien pourrait expliquer la position d’équilibriste adoptée par l’Etat hébreu depuis le début de la guerre en Ukraine.

Si Israël s’inquiète du sort des Juifs ukrainiens et des ressortissants israéliens à Kiev, l’Etat hébreu se doit de conserver de bons liens avec le Kremlin. Israël a pourtant condamné à l’ONU l’invasion russe en Ukraine, mais ne s’est pas joint aux autres pays de la communauté internationale qui ont attribué des sanctions économiques à la Russie.

Naftali Benett, faiseur de paix

Le Premier ministre israélien Naftali Benett a d’ailleurs pris dans ce conflit une figure de médiateur en se rendant au Kremlin voir le président russe Vladimir Poutine, et en prenant contact avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky plusieurs fois par téléphone.

Le site de « RadioJ » , proche du gouvernement israélien, affirme que l’ambassade russe à Tel Aviv « assurait il y a quelques jours que le ‘mécanisme’ militaire mis en place entre les deux armées [russe et israélienne, ndlr] avait ‘prouvé son utilité et qu’il continuerait à fonctionner' ». Autrement dit, que l’aviation israélienne « pourra poursuivre ses frappes » contre les cibles iraniennes et/ou supplétifs de Téhéran en Syrie. Ledit communiqué « rappelait aussi au passage que ‘la Russie ne voulait pas que le territoire syrien soit utilisé pour des actions contre Israël ou qui que ce soit d’autre' ». Ce qui peut aussi être interprété, selon le média, comme une « limitation de la marge d’action israélienne en Syrie, d’autant que les Russes auraient tout à fait les moyens d’empêcher par eux-mêmes, l’installation des Iraniens » sur le sol syrien.

2 COMMENTS

  1. C’est évidemment une erreur,nous vous remercions de nous l’avoir signalé Radio J est proche du gouvernement israélien

  2. Le site de « RadioJ » , proche du gouvernement algérien !!!!!!
    On comprend votre obsession de l’Algérie mais pas à ce point !!!!

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