Le report du procès Sonatrach, une stratégie judiciaire

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Devant une foule nombreuse, avocats, journalistes, accusés, témoins, le président de la 8ème chambre du pôle pénal d’Alger a été contraint, dimanche 15 mars, de reporter le procès de la Sonatrach I. Décision prise sous la menace du retrait collectif des avocats accusés. Une mascarade judiciaire est évitée. Mais quelles en seraient les conséquences ? La tactique des avocats est certainement de faire coïncider le procès de la Sonatrach I avec celui de la Sonatrach II qui sera ouvert prochainement par le parquet de Milan où le nom de Chakib Khalil, ancien ministre de l’énergie sera au centre des accusations. Les avocats algériens espèrent bénéficier de l’impartialité de la justice italienne pour obliger le parquet d’Alger d’en tenir compte. Il est clair que le dossier Sonatrach I sera surpolitisé. Les déclarations de l’ancien PDG de la Sonatrach, Mohamed Mezizne, l’un des principaux accusés, dans la presse algérienne au début du mois de mars, laissent entrevoir un grand déballage. A suivre

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