Le pouvoir algériens à nouveau privé de président !

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À peine revenu d’Allemagne où il a été hospitalisé du Covid, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé qu’il allait  y retourner pour  continuer sa convalescence et pour soigner une complication au pied. 

La complication de l’état de santé du président Tebboune serait une conséquence du Covid-19 dont il a souffert pendant plus de 70 jours passés en Allemagne. Visiblement sans se rendre compte de l’impact que cette information peut avoir sur la population algérienne, bloquée à domicile avec un système de santé dégradé, la présidence a tout simplement indiqué que   » Cette thérapie qui devait avoir lieu à la fin de sa convalescence, a été décalée pour permettre au président de regagner le pays car il devait traiter de nombreux dossiers urgents et signer la loi des finances 2021 ».

Et le Hirak toujours vivant

Le même jour, des dizaines de marcheurs ont bravé l’interdiction de manifester pour descendre dans les rues et marquer le 99ème vendredi du Hirak. Pas par millions, les manifestants étaient présents à Beni Ouarthilane dans la wilaya de Sétif, à Azzaba dans la wilaya de Skikda, à Alger, Ain Timouchent, Sidi Bel Abbès, Makouda (Tizi Ouzou), Tiaret, et Oran. 

Un président absent face à un peuple en ébullition, ce n’est pas l’histoire qui se répète, c’est l’Algérie qui stagne. 

Le général Toufik, le retour

Fraichement blanchi et libéré, l’ex-homme fort de l’armée, l’octogénaire Général Toufik, pourrait tout aussi bien reprendre ses consultations pour choisir un président valide qui accepterait de valider les décisions du haut commandement militaire. Le fameux deal.

L’ancien patron de l’ex DRS (services algériens), « moelle épinière » du système selon le mot du président Boumedienne, n’est pas un ange. Mail il est un bon directeur de casting, ce qui est démontré ces dernières semaines avec la nomination de ses anciens collaborateurs aux postes clés de l’armée et des services secrets. Ce fut encore le cas voici deux jours quand un de ses fidèles a été nommé à la tète de la DGSE algérienne chargée des intérèts vitaux du pays à l’international.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)