Le pouvoir algérien vent debout contre une simple intervention sur France 24

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Le ministère algérien des Affaires étrangères (MAE) a fait part des vives protestations de l’Algérie contre les propos jugés diffamatoires tenus par le journaliste Francis Gilhes, sur un plateau de France 24.

Est ce raisonnable? Dans une requête qui rappelle les années 60, lorsque l’ORTF sous contrôle du gouvernement était « la voix de la France », le MAE a demandé à l’ambassadeur de France en Algérie d’émettre une protestation officielle aux plus hautes autorités françaises après un témoignage émis sur France 24.

Le ministre, a ajouté le même communiqué, «a déploré que cette chaîne persiste dans son dénigrement systématique de l’Algérie au moment où tous les efforts doivent converger vers la lutte contre la pandémie du Covid-19».

L’aide chinoise en cause

Francis Ghilès, installé à Barcelone, en Espagne, a évoqué dans une interview à France 24 sur le Covid-19 au Maghreb, la situation en Algérie. Cet ancien du Financial Times a fait état d’une aide médicale de 450 000 dollars d’un consortium chinois qui a construit la Grande Mosquée d’Alger, en affirmant qu’elle aurait été remise à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja. Il semblerait, d’après nos confrères d’Algérie Patriotique, que c’est cette dernière affirmation qui aurait provoqué la colère d’Alger.

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