Le Port de Beyrouth convoité par deux groupes français

ils sont deux grands groupes français, les Saadé et les Bolloré. Les premiers sont soutenus par Emmanuel Macron, les seconds non. Et tous les deux lorgnent sur le port de Beyrouth !

Tout le monde a entendu parler de la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA CGM) : c’est un armateur de porte-conteneurs français, dont l’offre globale de transport intègre le transport maritime, la manutention portuaire et la logistique terrestre. Il occupe la troisième place du transport maritime en conteneurs dans le monde et c’est le premier français. À ce double titre, il espère être choisi comme opérateur du Port de Beyrouth[iii], ravagé par l’explosion de silos mal sécurisés. Mais ce n’est pas sûr.

Le soutien de Macron

Ce groupe fait la fierté du président de la République Française venu au secours moral des Libanais. Or ce fleuron de l’armement maritime appartient à hauteur des trois-quarts à la famille marseillaise des Saadé. Le père de Rodolphe Saadé, l’actuel PDG, est né à Beyrouth et a grandi en Syrie. Le pavillon est pourtant français et il y a toutes les chances pour qu’il le reste. Mais qui sait ? Les membres de la famille Saadé n’ont pas cessé, pendant cinquante ans, de s’écharper !

La Russie sur les rangs

La Russie veut également se positionner dans la liste des pays intéressés par la reconstruction du port de Beyrouth, estimée à plusieurs milliards de dollars. La possibilité de voir « des compagnies russes participer à la restauration des infrastructures endommagées suite aux explosions » a été d’ailleurs évoquée lors d’une récente rencontre entre les ministres des deux pays.

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