Le Hirak algérien, le retour

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Des dizaines de personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre ce lundi 5 octobre 2020 alors que des milliers de manifestants ont investi les rues d’Alger

Les journalistes font toujours partie des cibles du pouvoir algérien qui semble bien éloigné des premières déclarations du président Tebboune en début d’année qui promettait, jute après son élection dans des conditions contestées, de jeter quelques passerelles vers la population algérienne manifestant. Le lundi 5 octobre, malgré un dispositif sécuritaire densifiée, les manifestants du Hirak sont descendus dans la rue et ont réussi à se créer une brèche au niveau de la rue Didouche Mourad, et plus précisément devant le siège wilaya du RCD, le parti kabyle de Said Saadi, d’où la marche est partie. Des dizaines de personnes ont été arrètés par les forces de l’ordre. 

Les journalistes dans le collimateur

Lamine Maghnine, et le directeur artistique d’Interface Médias, Seddik Touaoula, lont été interpellés ors des manifestations qui ont éclaté le 5 octobre en milieu de journée.

Tout parait figé dans une Algérie où l’armée et les services ont repris la main et semblent controler l’essentiel du pouvoir avec unlogiciel qui n’a pas bougé malgré les mobilisations populaires auxquelles on a assisté depuis le départ du Président Bouteflika

 

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)