Le fiasco annoncé de la France au Mali

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Après le drame de ces treize soldats décédés, le 25 novembre 2019, dans un crash d’hélicoptères, il est bon de revenir sur la genèse de la présence militaire française au Mali

A l’occasion du décès tragique de treize militaires français au Mali dans la soirée du lundi 25 Novembre, les politiques et les éditorialistes français remettent une couche, sans questionnement inutile, sur la nécessité absolue d’une présence militaire française au Mali et dans le Sahel tout entier. Sous peine de voir une région « grande sur l’Europe » basculer de façon inéluctable dans le djihadisme.

Dans un livre paru en 2013 « Papa Hollande au Mali », le rédacteur en chef du site Mondafrique, Nicolas Beau, évoquait le risque d’un « fiasco annoncé » de l’intervention française au Mali. Nous y sommes. Les bonnes raisons mises en avant voici sept ans pour mettre en doute l’utilité d’une telle présence restent totalement d’actualité.

Voici l’entretien avec l’auteur de « Papa Holllande au Mali »réalisé par le site oumma.com quelques semaines après l’opération Serval en janvier 2013.

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Ancien du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, Nicolas Beau a été directeur de la rédaction de Bakchich. Il est professeur associé à l'Institut Maghreb (Paris 8) et l'auteur de plusieurs livres: "Les beurgeois de la République" (Le Seuil) "La maison Pasqua"(Plon), "BHL, une imposture française" (Les Arènes), "Le vilain petit Qatar" (Fayard avec Jacques Marie Bourget), "La régente de Carthage" (La Découverte, avec Catherine Graciet) et "Notre ami Ben Ali" (La Découverte, avec Jean Pierre Tuquoi)